J'avais fait connaissance avec cet auteur à l'occasion de la lecture de
La Théorie quantitative de la démence, savoureux recueil de nouvelles, jouant sur la frontière entre l'absurde et le rêve, le normal et l'anormal, et sur la notion (très relative) de folie. C'était bien écrit, très fluide, et, ce qui ne gâche rien, très drôle.
C'est donc avec espoir et crainte que je me suis emparée de ce roman à la fois burlesque et déjanté.
Pour bien saisir le contenu, il faut bien savoir quel genre de personnage est
Will Self. Décrit dans fluctuat.net comme, je cite, "l'enfant terrible des lettres anglaises", le personnage fait partie intégrante du paysage du roman d'anticipation sociale, au côté, par exemple, de
Douglas Coupland (cf. not. Girl friend dans le coma, dont j'ai déjà eu l'occasion de vous parler ici).
Dans ce roman, Will self est moins ennuyeux qu'Huxley (dont je vous ai aussi parlé là et là ) mais aussi moins subtil que l'inénarrable David lodge . D'ailleurs c'est l'éditeur qui cite au sujet de l'auteur "
Will Self est, selon
Martin Amis, le résultat d'un croisement entre " un
J-G Ballard maniaque et un
David Lodge dépressif "".
L'histoire est la suivante:
Après une débauche nocturne plutôt banale (alcool, sexe et cocaïne), l'artiste peinte Simon Dykes se réveille ... dans ce qu'il croit au départ être un cauchemard: la planète est dominée par les chimpanzés, les hommes occupent un échelon inférieur dans la chaîne de l'évolution et il est persuadé d'avoir sombré soit dans la folie, soit dans un mauvais remake inversé de la planète des singes.
(...)
http://lelabo.blogspot.com/2006/12/les-grands-singes.html