> Danièle Laruelle (Traducteur)

ISBN : 2747024237
Éditeur : Bayard Jeunesse (2008)


Note moyenne : 4.09/5 (sur 53 notes) Ajouter à mes livres
« Ne tournez pas la page trop vite ! Imaginez d'abord que vous êtes assis dans le noir, comme au cinéma avant le début d’un film…….. » Hugo Cabret est orphelin : son père, qui l’élevait, est mort dans l’incendie du musée où il était employé comme horloger. Ses seuls com... > voir plus
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Critiques et avis

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  • Par raton-liseur, le 07 mai 2012

    raton-liseur
    Le monde du cinéma ne m'attire pas particulièrement, mais j'avais vu un très court extrait de l'adaptation de ce livre et je me suis dit, sans savoir de quoi il était question, qu'il fallait que j'en sache plus. J'ai donc commencé avec le livre, dévoré en deux soirées. Un livre original tant dans la forme que le fond.
    Le fond d'abord, parce qu'il est question de rêve mais il n'y a ni fée ni magie ; il est question ici de la création mécanique des rêves, de leur projection sur un écran. Si l'on sent le traitement américain (hollywoodien presque) du sujet, qui est le début de ce que l'on appellera effectivement « l'usine à rêves », j'ai aimé ce petit garçon qui est un héros non parce qu'il a découvert un secret ou une formule magique, mais parce qu'il est habile de ses mains, qu'il sait donner vie à des rouages et des engrenages. Ce petit bonhomme qui tombe en admiration devant le mécanisme d'un automate pourra paraître aux jeunes lecteurs plus proche et plus réel que les héros extraordinaires qui envahissent la littérature. Si vous offrez ce livre à vos enfants, assumez les conséquences et prévoyez un budget “Lego” à la hauteur !
    La forme ensuite, c'est bien sûr ce qui frappe en premier. L'introduction nous invite à nous imaginer dans une salle de cinéma, et c'est bien ce qu'il se passe. Nous voilà propulsés au milieu d'un film muet, où alternent images et textes. Nous sommes spectateurs de cette histoire en noir et blanc et projectionniste au fur et à mesure que l'on tourne les pages. Une idée qui fonctionne plutôt bien et qui donne une bonne idée, me semble-t-il de ce que pouvaient ressentir les premiers spectateurs des films de fiction. Il est un peu dommage seulement que les mots prennent parfois le pas sur l'image, et que les dessins soient principalement cantonnés aux courses-poursuites, donnant un air un peu répétitif à l'ensemble, c'est peut-être le signe de notre difficulté aujourd'hui à imaginer l'histoire à partir d'images, sans que l'on nous guide par les mots.
    En définitive, un livre très intéressant, qui m'a permis de découvrir un peu mieux le personnage de Georges Méliès (dont ce livre s'inspire très librement) et le début du cinéma de fiction, et qui m'a donné envie de voir son Voyage dans la Lune. Une réussite, donc, et maintenant je ne suis pas certaine de vouloir voir le film en couleur, puisque j'ai mon propre film en noir et blanc dans la tête !
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    • Livres 5.00/5
    Par coquelicot5602, le 04 janvier 2012

    coquelicot5602
    Une fois n'est pas coutume, j'ai vu le film avant de lire le livre. J'ai passé un formidable moment dans une salle de cinéma à regarder ce film teinté de sépia, dont l'histoire se déroule dans un Paris des années 30, dans une gare...et qui parle de cinéma. Un moment magique, dans l'ambiance de Noël.
    Alors j'ai acheté le livre!
    4ème de couverture: Hugo Cabret est orphelin. Son père vient de mourir dans l'incendie du musée où il était employé. le garçon est alors recuilli par son oncle qui l'héberge dans les combles de la gare dont il est chargé de régler les horloges. Or, Hugo a une obsession: achever de réparer l'automate sur lequel son père travaillait. Il est en effet persuadé que cet automate a un message important à lui délivrer...
    "Imaginer d'abord que vous êtes assis dans le noir, comme au cinéma avant le début du film". C'est ainsi que débute ce roman qui, dès les premières pages, nous embarque dans un magnifique voyage entre les mots et les images. En effet, Hugo Cabret est un roman graphique: Brian Selznick alterne la narration, parfois sur des pages entières qui se succèdent, d'autres fois sur quelques lignes regroupées en milieu de pages, et les dessins au crayon, tous réalisés par lui-même.
    Les pages se tournent vite, au rythme des aventures du petit garçon. Les yeux pétillent, on frémit avec lui lorsqu'il tente de réparer l'automate et on aimerait en savoir plus sur Georges Méliès, "papi Georges", ce réalisateur du début du siècle, inventeur des effets spéciaux!
    Le lecteur vogue sur les pages de ce livre, les aventures se succèdent et conduisent à d'autres aventures. C'est un voyage au coeur de la littérature, au coeur du cinéma, au coeur de la magie, bref, au coeur de l'Art.
    Je ne peux que vous inviter à embarquer, vous ne le regretterez pas!
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    Critique de qualité ? (13 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 26 décembre 2011

    brigittelascombe
    L'horloger,réparateur des plus subtils mécanismes, tel un magicien, ne va pas, dans L'invention d'Hugo Cabret, retaper le coq de la liberté comme L'horloger de l'aube (de Yves Heurté), mais remettre à neuf un automate, capable de délivrer un mystérieux message. Cet horloger en herbe, fils d'un horloger mort dans un incendie, n'est autre que Hugo Cabret, un gamin astucieux, au mystérieux carnet de croquis paternel,
    qui vit dans un perchoir derrière l'horloge de la gare, l'une des 27 que son oncle, qui l'a recueilli, le charge d'inspecter.
    Paris 1931.
    "Au voleur!Au voleur!Au voleur!"
    Hugo est maintenu fermement par "l'inspecteur de la sécurité" alors que de sa poche tombe "une souris bleue à remontoir".
    Le marchand de jouets, dévalisé discrètement au fil des jours par Hugo en quête de pièces pour remonter l'automate de son père, se fache tout rouge.
    Sa filleule Isabelle va aider Hugo à déchiffrer le message et à faire revivre celui qui n'était plus rien, juste "un prisonnier, une coquille vide".
    L'invention de Hugo Cabret est un joli roman jeunesse, illustré de superbes dessins en noir et blanc, portraits aux regards très expressifs ou gros plans rapprochés comme zoomés pour mettre en valeur certaines situations.
    Son auteur Brian Selznick a reçu pour cet ouvrage (dont l'adaptation en film sort actuellement sur les écrans) la médaille Caldecott 2007.
    Il précise en fin de livre que ce conte; avec magie, fantômes et sur fond d'amitié, évoquant le cinéaste Georges Mélies,les débuts du cinéma et le film "Le voyage dans la lune"; est pure fiction.Brian Selznick, par contre, ne serait-il pas Hugo Cabret lui même féru de vieux films, spectacles du "monde de l'illusion"?
    "Le temps peut vous jouer des tours de toutes sortes" affirme l'auteur. Alors pourquoi ne pas jouer à glisser un oeil dans les trucages géniaux du monde fantastique de Mélies, histoire de remonter le temps du cinéma de Papi Georges?
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    • Livres 5.00/5
    Par Myrtle, le 25 novembre 2011

    Myrtle
    C'est bizarre comme d'un seul coup d'œil, on peut savoir qu'un livre vaut le coup. Comme si certains étaient tellement "forts" qu'ils vous attiraient à eux. C'est ce qu'il s'est passé pour moi avec L'invention d'Hugo Cabret et je n'ai pas été déçue. Ce petit bijou est un roman graphique que je conseille à tout le monde, adultes et enfants. Pour moi, il est plus qu'un livre, il est une vraie petite machine à rêves et un hommage au cinéma. On est happés dès le début : un narrateur nous invite à nous imaginer dans une salle de ciné, dans le noir, avant que le film commence. Les pages qui suivent sont des dessins, qui nous emportent dans le Paris des années 30, sur les pas de notre héros, Hugo, un petit voleur orphelin, petit génie qui va dévoiler des secrets merveilleux en réparant un automate...
    Moins vous en saurez, plus belle sera la découverte. L'histoire est simple, mais touchante et les dessins de Brian Selznick sont époustouflants et nous emmènent très loin...
    Un vrai coup de cœur. J'espère que l'adaptation ciné ne sera pas trop loupée, mais bien entendu, elle ne restituera jamais la richesse du livre...
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    • Livres 2.00/5
    Par sultanne, le 03 mai 2012

    sultanne
    Il a quelque chose d'Oliver Twist, ce petit Hugo Cabret ; son angélisme et sa candeur, sa misère et sa pureté, sa crainte du monde extérieur, son étrange rapport à la lumière, au rêve, aux autres placent ce petit garçon à mi-chemin entre Twist et la Petite fille aux alumettes... avec, peut-être, un décor à la Ha-Ha sorti tout droit des années cartoon.
    Observez bien comme les éléments entretiennent un rapport bien étonnant avec lui : le feu décime son père ; l'eau emporte son oncle, le vent le pousse vers Papi Georges, et c'est dans les entrailles de la terre qu'il se niche.
    Voyez comme ses modèles masculins se répartissent entre un père parfait, un oncle alcoolique, un vieillard fantoche, le modèle féminin, absent, se bornant au cliché de la bonne-maman.
    La gare, véritable ville, est une jungle, matrice dont il semble prisonnier et de laquelle, pourtant, il répugne à sortir.
    Livre-expérience qui fait la part belle à l'art dans toute sa splendeur, L'invention de Hugo Cabret est empreint de mystère ; c'est une quête, celle d'une jeune garçon, qui renouvèle avec vigueur le récit initiatique. Une pépite pour les yeux et le coeur, à condition d'avoir gardé son âme d'enfant et de croire, encore, que l'espoir peut faire vivre.
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Citations et extraits

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  • Par elierim, le 16 mai 2012

    Je me suis plongée dans les illustrations avec ravissement et l'histoire m'a bien plu.
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  • Par Myrtle, le 24 novembre 2011

    - Tu as remarqué que toutes les machines sont créées dans un but précis? demande-t-il à Isabelle. Elles sont conçues pour nous amuser, comme cette souris ; pour donner l'heure, comme les horloges ; pour nous émerveiller, comme l'automate. C'est peut-être ce qui m'attriste quand je trouve une machine cassée. Qu’elle ne soit plus en état de remplir sa fonction.
    Isabelle prend la souris, la remonte de nouveau et la pose.
    - Au fond, c'est peut-être pareil pour les gens, continue Hugo. Quand ils n'ont plus de but dans la vie... en un sens, ils sont cassés.
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  • Par nodreytiti, le 16 octobre 2011

    Je m’imagine que le monde est une machine géante. Tu sais, dans les machines, il n’y a pas de pièces en trop. Elles ont exactement le nombre et le type de pièces qui leur sont nécessaires. Alors, je me dis que, si l’univers entier est une machine, il y a bien une raison pour que je sois là. Et toi aussi tu as une raison d’exister.
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  • Par hotaru, le 02 avril 2012

    Quand je regarde cette assemblée, je tiens à vous dire que je ne vois pas une salle remplie de Parisiens en hauts-de-forme, parrures de diamants et robes de soie. Je ne vois pas de banquiers, de ménagères, ni de commis. Non. Je m'adresse ce soir à ce que vous êtes vraiment : des sorciers, des sirènes, des voyageurs, des aventuriers, des voyageurs, et des magiciens.

    Vous êtes d'authentiques rêveurs.
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  • Par Myrtle, le 25 novembre 2011

    Ils contemplent les étoiles, voient la lune qui flotte là-haut, au dessus d'eux. La ville scintille en bas, et le seul bruit audible est le pouls régulier du mécanisme d'horlogerie. Hugo se souvient d'un autre film qu'il a vu avec son père quelques années plus tôt, un film dans lequel le temps s'arrête à Paris, figeant les habitants sur place. Seuls le veilleur de nuit de la Tour Eiffel et les passagers d'un avion qui vient d'atterrir sont mystérieusement capables de se déplacer à travers la ville silencieuse. Quel effet cela pourrait faire? même si toutes les horloges de la gare s'arrêtaient, songe Hugo, cela n'arrêterait pas le temps. Pas même si on le désirait de tout son cœur.
    Comme maintenant.
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