L'horloger,réparateur des plus subtils mécanismes, tel un magicien, ne va pas, dans L'invention d'Hugo Cabret, retaper le coq de la liberté comme L'horloger de l'aube (de Yves Heurté), mais remettre à neuf un automate, capable de délivrer un mystérieux message. Cet horloger en herbe, fils d'un horloger mort dans un incendie, n'est autre que Hugo Cabret, un gamin astucieux, au mystérieux carnet de croquis paternel,
qui vit dans un perchoir derrière l'horloge de la gare, l'une des 27 que son oncle, qui l'a recueilli, le charge d'inspecter.
Paris 1931.
"Au voleur!Au voleur!Au voleur!"
Hugo est maintenu fermement par "l'inspecteur de la sécurité" alors que de sa poche tombe "une souris bleue à remontoir".
Le marchand de jouets, dévalisé discrètement au fil des jours par Hugo en quête de pièces pour remonter l'automate de son père, se fache tout rouge.
Sa filleule Isabelle va aider Hugo à déchiffrer le message et à faire revivre celui qui n'était plus rien, juste "un prisonnier, une coquille vide".
L'invention de Hugo Cabret est un joli roman jeunesse, illustré de superbes dessins en noir et blanc, portraits aux regards très expressifs ou gros plans rapprochés comme zoomés pour mettre en valeur certaines situations.
Son auteur
Brian Selznick a reçu pour cet ouvrage (dont l'adaptation en film sort actuellement sur les écrans) la médaille Caldecott 2007.
Il précise en fin de livre que ce conte; avec magie, fantômes et sur fond d'amitié, évoquant le cinéaste Georges Mélies,les débuts du cinéma et le film "Le voyage dans la lune"; est pure fiction.
Brian Selznick, par contre, ne serait-il pas Hugo Cabret lui même féru de vieux films, spectacles du "monde de l'illusion"?
"Le temps peut vous jouer des tours de toutes sortes" affirme l'auteur. Alors pourquoi ne pas jouer à glisser un oeil dans les trucages géniaux du monde fantastique de Mélies, histoire de remonter le temps du cinéma de Papi Georges?