> Serge Mestre (Traducteur)

ISBN : 207073482X
Éditeur : Gallimard (2004)


Note moyenne : 3.71/5 (sur 7 notes) Ajouter à mes livres
On retrouve dans Vingt ans et un jour le personnage de Federico Sánchez, le vrai-faux nom de Jorge Semprun à l'époque où il était agent de liaison entre les résistants espagnols et le parti communiste.

Cependant, le roman dépasse largement ce cadre autobi... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 4.00/5
    Par brouillard, le 26 juin 2009

    brouillard
    Judith et Holopherne d'Artemisia Gentileschi (1593-1652), peintre italienne de l'école caravagesque. C'est l'image que j'ai choisi de mettre en couverture, car le tableau fait partie intégrante de l'histoire.
    Au niveau de l'écriture même du roman, le narrateur est très présent. Il intervient souvent, apporte de nombreux commentaires, des digressions.Le titre fait référence au délai qui s'est écoulé entre les deux principaux épisodes de l'histoire : le 18 juillet 1936, où un propriétaire terrien est assassiné, et juillet 1956, l'année où se déroule le roman. C'était aussi le « tarif » encouru par tous les dirigeants clandestins anti-franquistes.
    C'est l'Espagne meurtrie par la guerre civile et le franquisme, hantée par ses écarts, ses emportements et débordements, son sens de la tragédie et du drame portés à leurs paroxysmes.
    Il existe deux récits des événements vécus par la famille Avendano, deux versions qui sèment le trouble et s'entrecroisent notamment grâce au choix de rompre toute linéarité.
    C'est un beau livre qui présente une Espagne sous le régime franquiste, la menace du régime contre les opposants notamment suite au mouvement étudiant, mais une lueur de libération se fait jour par cette rébellion qui montre une jeunesse vivante et lectrice d'ouvrages interdits.
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    • Livres 4.00/5
    Par mireille.lefustec, le 18 novembre 2011

    mireille.lefustec
    " le portrait intime d'une Espagne toujours meurtrie par la guerre mais qui rêve d'avenir et de réconciliation"
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Citations et extraits

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  • Par brouillard, le 26 juin 2009

    Il continue à s'abstraire et à admirer ce tableau incontestablement fascinant.(...) La première chose qui retenait l'attention, c'était la blancheur neigeuse des épaules de Judith, ses seins quasiment nus dont la beauté était soulignée par l'ombre qui isolait sur la toile, en la rehaussant, leur respective rondeur. Sur ce tableau, Judith était resplendissante dans sa robe bleue, très décolletée. (C'était un bleu) d'une nocturne obscurité diaphane s'harmonisant avec la sourde couleur rouge de la servante de Judith, (servante qui) immobilisait Holopherne tandis que sa maîtresse lui tranchait la gorge proprement...
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SMEP 2011 Alexandra de Broca
Nouveau numéro de notre série "Les déblogueurs à Saint-Maur en Poche" tourné en juin 2011 avec en diffusion cette semaine l'écrivain-productrice Alexandra de Broca. Elle nous présente son livre "La princesse effacée" sorti récemment en format poche, ainsi que deux coups de cœur... Regardez... L'Ecriture ou la vie de Jorge Semprun aux éditions Gallimard Déporté à Buchenwald, Jorge Semprun est libéré par les troupes de Patton, le 11 avril 1945. L'étudiant du lycée Henri©lV, le lauréat du concours général de philosophie, le jeune poète qui connaît déjà tous les intellectuels parisiens découvre à Buchenwald ce qui n'est pas donné à ceux qui n'ont pas connu les camps : vivre sa mort. Un temps, il va croire qu'on peu exorciser la mort par l'écriture. Mais écrire renvoie à la mort. Pour s'arracher à ce cercle vicieux, il sera aidé par une femme, bien sûr, et peut©être par un objet très prosaïque : le parapluie de Bakounine, conservé à Locarno. Dans ce tourbillon de la mémoire, mille scènes, mille histoires rendent ce livre sur la mort extrêmement vivant. Semprun aurait pu se contenter d'écrire des souvenirs, ou un document. Mais il a composé une oeuvre d'art, où l'on n'oublie jamais que Weimar, la petite ville de Goethe, n'est qu'à quelques pas de Buchenwald. Un aristocrate à la lanterne de Pierre Moustiers aux éditions Gallimard Emprisonné à Marseille au printemps 1793, Philippe Egalité écrit « pour éclairer sa lanterne » et pour écarter de sa pensée le spectre de la guillotine ...








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