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> Cyril Morana (Éditeur scientifique)
> Joseph Baillard (Traducteur)

ISBN : 284205637X
Éditeur : 1001 Nuits (2002)


Note moyenne : 4.3/5 (sur 60 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
C'est durant les quelques mois précédant son suicide, en 65, que Sénèque rédige sa correspondance à Lucilius, son vieil ami, sous la forme d'un recueil de méditations stoïciennes.
Quoique amis de longue date, Lucilius est plus jeune que Sénèque, il est donc bien ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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  • Par Aela, le 12 avril 2013

    Aela
    Sénèque est l'héritier de ces écoles philosophiques qui se sont développées dans l'Athènes des IVème et III ème siècles avant Jésus Christ et qui ont contribué à l'émergence d'une nouvelle préoccupation, à savoir la poursuite du bonheur.
    Sénèque s'inscrit dans la tradition d'un thérapeute de l'âme, comme il le dit lui-même. Son but ici est de nous donner des clés pour mieux nous conduire au bien et à la beauté.
    Le rôle de la philia, l'amitié, est ici essentiel.
    Il n'hésite pas à se présenter comme un modèle de vertu.
    La philosophie de Sénèque invite à l'examen préalable de soi, afin de s'assurer un regard lucide.
    Il est né au début de notre ère. Après une formation en rhétorique, il adhère dans un premier temps au pythagorisme et ensuite au stoïcisme.
    Son parcours a été varié: il a été avocat, questeur et sénateur.
    Il est brillant et cela lui attire la jalousie de Caligula qui va le faire condamner à mort en l'an 39.
    Sénèque va côtoyer plusieurs empereurs: il va devenir fonctionnaire de l'empereur Claude. de nouveau des attaques qui l'obligent à s'exiler en Corse.
    A son retour d'exil il va devenir le précepteur de Néron, et c'est là qu'il va écrire son oeuvre philosophique.
    Avant de connaître de nouveau la disgrâce qui le conduira au suicide (on l'accusera d'avoir participé au complot de Pison contre Néron), Sénèque va rédiger sa correspondance avec Lucilius, son vieil ami.
    Lucilius est un homme d'origine modeste qui est devenu chevalier à force de mérite. Il est bien plus jeune que Sénèque et fait figure ici de disciple.
    Sénèque lui donne des conseils pour vivre mieux en harmonie avec soi-même.
    Il exhorte son ami à cultiver sa vie intérieure.
    C'est un langage limpide et concret qu'il emploie.
    Ses propos m'ont beaucoup touchée par leur réalisme et leur simplicité.
    On retrouve souvent l'influence d'Epicure.
    Les chapitres Traités sont d'une grande intemporalité:
    "que faire de son temps", "la sagesse, un travail sur soi", " le sage a-t-il besoin d'amis.."
    A lire et à relire.. pour mieux prendre du recul par rapport à une actualité parfois envahissante...
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    • Livres 4.00/5
    Par Luniver, le 06 août 2012

    Luniver
    Ce livre est un recueil de 124 Lettres que Sénèque adresse à Lucilius, alors gouverneur de Sicile. Leur correspondance aborde une foule de sujet et donne une bonne introduction au stoïcisme. Sénèque conseille de se détacher complètement des plaisirs du monde et de mener une vie sobre : frugalité des repas, exercices simples pour faire travailler le corps, renoncer à la richesse, au luxe et aux honneurs, … D'un autre côté, le sage doit se préparer aux nombreux coups du sort et se rendre indifférent aux malheurs qui pourrait le frapper.
    Le côté «pratique» est très appréciable : l'auteur ne disserte pas pendant des heures sur des concepts purement intellectuels, mais prend des exemples contemporains et réels, et les dissèque en montrant ce qui et ce qui n'est pas digne d'un sage. Les références à Épicure sont nombreuses, ce qui surprend au premier abord, puisque les deux écoles sont opposées sur bien des points. Ça rehausse encore l'estime que j'ai pour le philosophe, qui est capable de reconnaître la valeur des hommes qui sont pourtant en désaccord avec lui.
    Même si le stoïcisme «pur et dur» est un peu trop austère à mon goût, chacun pourra y trouver une foule de conseils pour améliorer sa vie.
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    • Livres 5.00/5
    Par Pingouin, le 20 mai 2012

    Pingouin
    Adepte de la philosophie antique qui veut que cette discipline permette de bien vivre et de mieux vivre davantage que d'impressionner en maniant des concepts abstraits qui n'auront aucun impact existentiel, je ne pouvais qu'apprécier cette correspondance.

    J'y ai retrouvé beaucoup d'opinions que je m'étais déjà faite au fil de mon parcours philosophiques ayant commencé depuis quelques années maintenant. Cet ouvrage est un concentré de sagesse en libre service.
    Comment réagir face à la mort ? La vieillesse ? Comment considérer ses amis et qui considérer en ami ? Pourquoi philosopher ? Des questions -non exhaustives- concrètes dont la réponse aura une conséquence sur votre vie, voilà ce qu'est la philosophie existentielle et c'est bien elle qui se trouve être brillamment illustrée par Sénèque.
    J'ai été surpris de constater de nombreuses citations d'Épicure, alors que je m'attendais à quelques violentes charges face à sa philosophie, connaissant quelques uns des conflits opposant le stoïcisme à son opposant historique qu'est l'épicurisme ; j'ai découvert un stoïcisme prêt à entendre et à se nourrir de son contradicteur, et il s'avère que le Portique et le Jardin s'entendent sur bien des points -ce qu'ils auront, pour la plupart, bien du mal à reconnaître. Sénèque se sera donc bien nourri de cette parole d'Épicure qu'il s'approprie avec élégance et humilité, une parole qui veut que "les bonnes pensées appartiennent à tous", et non pas seulement à ceux qui se disent de votre côté.

    Un excellent ouvrage pour découvrir le stoïcisme par l'intermédiaire de l'un de ses plus éminents représentants, Sénèque. Une philosophie antique et existentielle comme on n'en a pas assez vu dans l'histoire de l'humanité, une philosophie concrète. La philosophie.
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    • Livres 5.00/5
    Par Axielle, le 11 avril 2009

    Axielle
    Cet ouvrage est un chef d'oeuvre.
    Sénèque a été le précepteur de Néron.
    Dans ce recueil de lettres il livre toute son expérience de la nature humaine.
    Ce qu'il décrit est exprimé avec simplicité et pédagogie.
    Je ne savais pas quoi lire pour retrouver des éléments de la sagesse antique. Je conseille cet ouvrage à tous. C'est un régal.
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    • Livres 5.00/5
    Par fdelorme, le 11 mars 2014

    fdelorme
    La philosophie semble souvent réservée à une élite qui s'interroge sur des problèmes bien éloignés du quotidien. Ce n'est pourtant pas le cas de beaucoup de philosophes antiques, qui se demandaient surtout comment vivre heureux, et les "Lettres à Lucilius" en sont à mon avis un des exemples les plus aboutis.
    Y sont Traitées de façon très concrète des questions qui concernent tout le monde, l'amour, l'amitié, la mort, la maladie, l'argent, le travail, dans un style très simple et plutôt accessible.
    S'il faut lire un livre de philosophie dans sa vie, pas pour briller en société mais pour améliorer sa vie, c'est celui-là.
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Citations et extraits

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  • Par solasub, le 22 janvier 2012

    L'homme vraiment malheureux n'est pas celui qui est condamné à obéir, mais celui qui obéit malgré lui. Sachons donc plier notre esprit de telle sorte, que nous voulions toujours ce qu'exigent les circonstances, et surtout envisageons sans tristesse le terme de notre carrière. La raison exige qu'on se prépare à la mort avant de se préparer à la vie. La vie est suffisamment approvisionnée; mais c'est peu pour notre avidité : il nous semble toujours qu'il nous manque quelque chose, et il en sera de même jusqu'à la fin. Ce ne sont pas les années, ce ne sont pas les jours, qui feront que nous aurons assez vécu, mais les qualités de notre âme. Pour moi, mon cher Lucilius, j'ai vécu assez longtemps ; et j'attends la mort comme un homme satisfait.
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  • Par Luniver, le 02 août 2012

    Tu te plains que ta générosité soit tombée sur un ingrat. Si c’est le premier, rends grâce à ta bonne fortune ou à ta prudence. Mais, en pareille matière, la prudence n’est bonne qu’à rendre parcimonieux : car, pour éviter un risque fâcheux, tu ne feras pas le bien, et la crainte de le voir perdu le fera sécher dans tes mains. Renonçons à recueillir plutôt que de ne pas donner. Souvent ce qu’avait fait perdre l’opiniâtre stérilité d’un sol ingrat, une seule bonne année l’a rendu. La chance de trouver un homme reconnaissant vaut bien un essai sur quelques ingrats. Nul n’a la main si sûre en bienfaits que souvent il ne se méprenne : manquons le but plusieurs fois pour l’atteindre une seule.
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  • Par Luniver, le 16 juillet 2012

    Songe donc que cet être que tu appelles ton esclave est né d’une même semence que toi, qu’il jouit du même ciel, qu’il respire le même air, qu’il vit et meurt comme toi. Tu peux le voir libre, il peut te voir esclave. Lors du désastre de Varus, que de personnages de la plus haute naissance, à qui leurs emplois militaires allaient ouvrir le sénat, furent dégradés par la Fortune jusqu’à devenir pâtres ou gardiens de cabanes ! Après cela méprise des hommes au rang desquels avec tes mépris tu peux passer demain !
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  • Par Luniver, le 31 mai 2012

    Suis ton plan, cher Lucilius ; reprends possession de toi-même : le temps qui jusqu’ici t’était ravi, ou dérobé, ou que tu laissais perdre, recueille et ménage-le. Persuade-toi que la chose a lieu comme je te l’écris : il est des heures qu’on nous enlève par force, d’autres par surprise, d’autres coulent de nos mains. Or la plus honteuse perte est celle qui vient de négligence ; et, si tu y prends garde, la plus grande part de la vie se passe à mal faire, une grande à ne rien faire, le tout à faire autre chose que ce qu’on devrait.
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  • Par Luniver, le 01 août 2012

    Ainsi de nous, crois-moi : la vie a mené rapidement les uns au but où il faut bien qu’arrivent même les retardataires ; elle a miné et consumé lentement les autres ; et tu n’ignores pas qu’il ne faut point se cramponner à elle ; car ce n’est pas de vivre qui est désirable, c’est de vivre bien.

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Sénèque, De la brièveté de la vie











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