> Bertille Hausberg (Traducteur)

ISBN : 286424778X
Éditeur : Editions Métailié (2011)


Note moyenne : 3.7/5 (sur 10 notes) Ajouter à mes livres

En 1990, Sepúlveda revient au Chili après la chute de la dictature, il emporte une photoreprésentant un groupe de cinq enfants d’une banlieue ouvrière. Avec la photographe qui l’avaitprise dans les années 70, il entreprend d... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Pasdel, le 18 avril 2012

    Pasdel
    Sepùlveda, par le truchement d'une vieille photo d'un groupe d'enfant pris en 1982, nous invite à visiter son album photo de famille. Nous sommes en 1990, Luis Sepùlveda obtient le droit de retourner dans son pays natal, le Chili, après une dernière démarche au consulat qui lui laisse un goût amer : « J'ai quitté le consulat en me disant que la générosité de la dictature était humiliante. le droit de se déplacer ou pas est inhérent à l'être humain. La permission de se déplacer ou pas est une atteinte, cruelle et planifiée, à la liberté individuelle. »
    Commence alors pour lui la recherche de ces enfants, la recherche de son Chili, de son passé. Dans une série de portraits, l'auteur se raconte, parle de ses amitiés, de sa jeunesse, de ses actions, de ses réactions, de la genèse de son écriture. Si les nouvelles et les articles ne sont pas tous du même calibre, le style fluide du conteur y est bel et bien présent. Un Sepùlveda à cœur ouvert qui peut enfin parler : « Au cours de ma vie, j'ai affronté beaucoup de situations qui m'ont longtemps obligé à me taire, le verbe paralysé par une sclérose qui ne connaît d'autre thérapie que la colère ou l'action. »
    Ce n'est certes pas le meilleur livre du chilien, mais on continue à découvrir les multiples facettes de cet écrivain exilés : « Les exilés sont comme les loups, partout où nous allons, nous rejoignons des meutes qui ne sont pas les nôtres ; nous participons, nous chassons ensemble et pourtant la lune nous invite à nous mettre à l'écart pour hurler de solitude. » Ses différents engagements politiques, écologiques, humanitaires….


    Lien : http://leslecturesdepasdel.over-blog.com/article-histoires-d-ici-et-..
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    Critique de qualité ? (26 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par mariech, le 28 novembre 2011

    mariech
    Une vingtaine de petits récits présentés dans le désordre , sur l'amitié , le temps qui passe , la mort de nos amis , l'oubli ,l'exil et ses conséquences .
    Je ne connaissais pas du tout l'auteur sauf de réputation , surtout pour son célèbre roman ' Le vieux qui lisait des romans d'amour ' . Luis Sepulveda nous relate d'ailleurs ici ce qui inspiré son roman , coup de coeur aussi pour sa première rencontre avec son éditrice , beaucoup d'humour . J'ai ressenti aussi beaucoup de nostalgie . Un seul ( petit bémol ) , les histoires sont assez inégales .
    En résumé , écriture fluide , un réel talent de conteur : j'avais l'impression que l'auteur m'emmenait en voyage , un bon moment de lecture qui donne envie de faire plus ample connaissance avec l'oeuvre de l'auteur et de se renseigner sur l' Histoire du Chili que je connais très peu .
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    Critique de qualité ? (12 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Coeurdechene, le 11 octobre 2011

    Coeurdechene
    1990, c'est l'année du retour. Après un exil de presque vingt ans, l'auteur revient au Chili et compare la réalité aux souvenirs. Un constat inévitable : les choses changent.
    Le premier texte est celui du retour douloureux, quand on s'aperçoit que les années ont marqué ceux qui nous sont chers. Que sur la photo de cinq enfants emportée en exil, il en manque un maintenant. La vie laisse ses marques partout.
    C'est ce que racontent les vingt quatre nouvelles suivantes. Au Chili, en Allemagne, en voyage, avec des amis ou simplement souvenirs liés à un article de presse ou une lettre reçue. Les textes s'enchaînent sans logique ni chronologie, juste comme on se souvient.
    De fait, plus qu'un recueil de nouvelles il s'agit bien ici d'un recueil de témoignages, de souvenirs, d'anecdotes vécues ou vues par Sepulveda durant ses nombreux voyages.
    Les situations s'enchaînent sans se ressembler. On passe d'une époque à l'autre, toujours sur un détail ou un sentiment, le tout raconté avec tendresse.
    De Nushiño, le chasseur Shuar qui l'a inspiré pour Le vieux qui lisait des romans d'amour, aux frères Arancibia, en passant par la voix de la speakerine Katia Olevskaïa, tous ces textes résonnent de manière particulière pour le lecteur, car ils sont mêlés des sentiments des années passées. du souvenir. Et c'est toujours le même leitmotiv qui revient, celui d'écrire pour ne pas oublier. Rendre hommage mais pas que. Faire que ces instants rentrent dans une dimension éternelle, qu'ils deviennent partagés, par-delà le temps et les pages des livres. Et puis il y a ce combat propre à Sepulveda, celui que tous ceux qui ont lu une fois un texte de lui connaissent : celui pour la liberté, pour ne jamais accepter la défaite, même lorsque tout tend à prouver que l'on est vaincu.
    C'est un recueil qui rend les yeux humides. Pas parce que c'est triste. Mais parce qu'une fois, un jour, c'est une situation que l'on a vécu qui est décrite et que nos propres souvenirs s'ajoutent à ceux de l'auteur. Parce que la plume de Sepulveda parle directement au coeur, sans passer par des artifices ou de grandes phrases. Bref, tout le contraire de ce billet... Mais c'est que c'est tellement beau et bon qu'il est difficile d'en parler. En fait, le mieux, c'est d'y jeter un oeil. Les deux, même. Et juste d'apprécier ce moment d'intimité.

    Lien : http://www.biblioblog.fr/post/2011/05/23/Histoires-d-ici-et-d-ailleu..
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    • Livres 5.00/5
    Par Coeurdechene, le 20 mars 2012

    Coeurdechene
    1990, c'est l'année du retour. Après un exil de presque vingt ans, l'auteur revient au Chili et compare la réalité aux souvenirs. Un constat inévitable : les choses changent.
    Le premier texte est celui du retour douloureux, quand on s'aperçoit que les années ont marqué ceux qui nous sont chers. Que sur la photo de cinq enfants emportée en exil, il en manque un maintenant. La vie laisse ses marques partout.
    C'est ce que racontent les vingt quatre nouvelles suivantes. Au Chili, en Allemagne, en voyage, avec des amis ou simplement souvenirs liés à un article de presse ou une lettre reçue. Les textes s'enchaînent sans logique ni chronologie, juste comme on se souvient.
    De fait, plus qu'un recueil de nouvelles il s'agit bien ici d'un recueil de témoignages, de souvenirs, d'anecdotes vécues ou vues par Sepulveda durant ses nombreux voyages.
    Les situations s'enchaînent sans se ressembler. On passe d'une époque à l'autre, toujours sur un détail ou un sentiment, le tout raconté avec tendresse.
    De Nushiño, le chasseur Shuar qui l'a inspiré pour le vieux qui lisait des romans d'amour, aux frères Arancibia, en passant par la voix de la speakerine Katia Olevskaïa, tous ces textes résonnent de manière particulière pour le lecteur, car ils sont mêlés des sentiments des années passées. du souvenir. Et c'est toujours le même leitmotiv qui revient, celui d'écrire pour ne pas oublier. Rendre hommage mais pas que. Faire que ces instants rentrent dans une dimension éternelle, qu'ils deviennent partagés, par-delà le temps et les pages des livres. Et puis il y a ce combat propre à Sepulveda, celui que tous ceux qui ont lu une fois un texte de lui connaissent : celui pour la liberté, pour ne jamais accepter la défaite, même lorsque tout tend à prouver que l'on est vaincu.
    C'est un recueil qui rend les yeux humides. Pas parce que c'est triste. Mais parce qu'une fois, un jour, c'est une situation que l'on a vécu qui est décrite et que nos propres souvenirs s'ajoutent à ceux de l'auteur. Parce que la plume de Sepulveda parle directement au coeur, sans passer par des artifices ou de grandes phrases. Bref, tout le contraire de ce billet... Mais c'est que c'est tellement beau et bon qu'il est difficile d'en parler. En fait, le mieux, c'est d'y jeter un oeil. Les deux, même. Et juste d'apprécier ce moment d'intimité.

    Lien : http://www.biblioblog.fr/post/2011/05/23/Histoires-d-ici-et-d-ailleu..
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    • Livres 3.00/5
    Par lejardindestephanie, le 29 novembre 2011

    lejardindestephanie
    Je ne sais pas si j'aime Luis Sepulveda ou pas.
    Certaine fois oui, d'autres fois non.
    Ses Histoires d'ici et d'ailleurs sont un recueil d'anecdotes ou de coups de gueule qui ont ponctués sa vie.
    Certaines pages ont déjà été publiées dans La Montagne.
    Et ça sent un peu le livre alimentaire, très irrégulier, dans la qualité des choix, dans l'écriture.
    Mais dans l'idée, j'ai envie d'aimer quand même.
    29 novembre 2011 / Challenge ABC 2011-2012

    Lien : http://ausautdulivre.blogspot.com
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Critiques presse (4)


  • Actualitte , le 23 août 2011
    Un vrai rayon de soleil plein de hargne salutaire ! […] Des témoignages à lire et à méditer.
    Lire la critique sur le site : Actualitte
  • Lexpress , le 27 juillet 2011
    D'un récit à l'autre, le Chilien brandit sa lanterne d'Aladin sur une époque qu'il rêve de réenchanter. Et qu'il observe parfois avec ironie, parfois avec amertume.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • LeFigaro , le 28 juin 2011
    Ce recueil de chroniques récentes, de témoignages, de portraits, de contes aurait pu s'appeler «Ébauche d'un autoportrait».
    Lire la critique sur le site : LeFigaro
  • LeSoir , le 14 juin 2011
    Fait de textes « très personnels » d'après l'auteur, ce recueil nous emmène au plus près du Chilien. [...] C'est un livre bouleversant, écrit dans une langue simple et franche, qui prend directement aux tripes. Quitte à les tordre.
    Lire la critique sur le site : LeSoir

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Citations et extraits

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  • Par Pasdel, le 18 avril 2012

    J’ai quitté le consulat en me disant que la générosité de la dictature était humiliante. Le droit de se déplacer ou pas est inhérent à l’être humain. La permission de se déplacer ou pas est une atteinte, cruelle et planifiée, à la liberté individuelle.
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  • Par Pasdel, le 18 avril 2012

    Retrouver de vieux textes c’est comme se retrouver soi-même et ces retrouvailles sont toujours émouvantes. Je l’ai lu, j’ai fait tourner la  machine de la mémoire(...)
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  • Par Coeurdechene, le 20 mars 2012

    Autre raison de mon retour au Chili : des visages d'enfants souriants. Quand j'ai vu pour la première fois ce portrait d'un groupe de gamins, j'ai su que je ne pourrais jamais l'oublier. C'était chez Anna Petersen, l'auteur de la photographie. Je venais d'arriver en Allemagne, mon exil ne durait que depuis quatre ans mais ils avaient suffi pour que le Chili devienne pour moi une référence douloureuse et de plus en plus lointaine.
    J'ai d'abord été impressionné par la douceur de ces visages puis, après avoir examiné plus attentivement les attitudes, j'ai trouvé le grand secret de ce portrait de groupe : la pureté.
    Il y avait chez ces gamins la pureté originelle que nous trouvons sur les milliers de photos prises tous les jours dans les jardins d'enfants ou les écoles européennes. Mais ces gosses ne vivaient pas en Europe. ils vivaient au Chili, à La Victoria, un quartier pauvre de Santiago et l'un des plus touchés par la répression et la misère. Alors j'ai tremblé de peur devant cette pureté et j'ai voulu me demander combien de temps il leur faudrait pour la perdre.
    Les années ont passé. L'exil s'est prolongé au-delà des discours triomphalistes jusqu'en février 1990. Pendant toutes ces années j'ai conservé la photo car la pureté de ces enfants représentait tout ce qui me restait du Chili que j'avais connu.
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  • Par mariech, le 28 novembre 2011

    Les exilés sont comme les loups , partout où nous allons , nous rejoignons des meutes qui ne sont pas les nôtres , nous participons , nous chassons ensemble et pourtant la lune nous invite à nous mettre à l'écart pour hurler de solitude .
    Citation de qualité ? (5 votes positifs)
  • Par Eipoca, le 30 août 2011

    Je n'ai jamais eu peur de la vieillesse car la vie m'a donné l'opportunité de rencontrer des vieux formidables.
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Anne-Marie Métailié, Dernières nouvelles du sud
www.passion-bouquins.com Blog littéraire alternatif Anne-Marie Métailié, directrice des Editions Métailié publie le nouveau livre de Luis Sepulveda et de Daniel Mordzinski Dernières nouvelles du sud. A cette occasion elle accorde une interview exclusive pour Passion Bouquins et nous confie ses secrets de fabrication. Cette rencontre a été filmée à la Librairie Bisey, place de la Réunion à Mulhouse.








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