> Bertille Hausberg (Traducteur)

ISBN : 2864246708
Éditeur : Editions Métailié (2009)


Note moyenne : 3.33/5 (sur 12 notes) Ajouter à mes livres
Aladino Garib dit le Turc, petit commerçant palestinien, débarque à Puerto Eden, au plus profond du détroit de Magellan, et c'est de sa lampe que surgissent comme par magie des contes magistraux, de merveilleux romans miniatures et des histoires comme Luis Sepulveda en ... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 5.00/5
    Par Pasdel, le 18 février 2012

    Pasdel
    Luis Sepùlveda est un militant politique et écologique et cela se sent. Luis Sepùlveda a souffert de cet engagement par un emprisonnement de deux ans et un exil de huit ans et cela se voit. Ses textes suintent de ses souffrances, de ses combats. Et ce recueil de nouvelles n'échappe pas à la règle.

    Son combat pour les indiens d'Amazonie ressort dans cette première nouvelle ou l'absurdité humaine émarge de cette guerre au fin fond de cette forêt pour un lopin de terre habité par quelques colons utopistes en quête de ce mythique El dorado. Terre inhospitalière, où seul les indiens peuvent vivre. Lutte pour une frontière politique, lutte absurde et ravageuse. Sepùlveda utilise le personnage de son premier roman pour mener la résistance face aux dictatures militaires de ces régions. Face aux militaires, les hommes uniront leurs bras pour reconstruire cette cathédrale famélique, havre de paix par excellence. Bâtir à nouveau cette ville pour ne pas oublier ceux qui ont disparu, bâtir à nouveau pour vivre tout simplement.

    La deuxième nouvelle Hôtel Z se situe de nouveau au cœur de l'Amazonie aux frontières du Brésil, du Pérou et de la Colombie. Cet hôtel n'est pas nommément cité, tout comme cette frontière, il est fictif, dévoré par cette forêt, véritable frontière. Cette nouvelle retrace les étapes de cette colonisation, les différentes vagues migratrices, les différents voyageurs : aventuriers, pionniers en quête de fortune, esclave fugitif…
    Au travers des dessins de son ami, l'auteur se remémore les différents occupants de l'hôtel qui ont tous laissé un souvenir.

    Les autres nouvelles traitent de l'engagement politique contre les gouvernements aristocrates, et les dictatures (Ding dong…) au travers d'une histoire d'amour ; de l'exil politique qu'a connu l'auteur (L'île), de la mort (cœur de María) et du souvenir des morts : « Non. Il est comme ça, le Sauvage, car tant que nous prononcerons leur nom et raconterons leurs histoires, nos morts ne mourront jamais, a ajouté un autre. » (Un dîner en compagnie…).

    Les dernières nouvelles racontent sous diverses formes la résistance face aux forces extérieures, l'amitié et la tolérance.

    La dernière nouvelle est une petite parabole empreinte de poésie, entre ce vieil homme et son chien ; véritable amitié que voue ce personnage à son compagnon, plus fidèle que sa progéniture et à qui il raconte son secret.


    Lien : http://leslecturesdepasdel.over-blog.com/article-la-lampe-d-aladin-e..
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  • Par keisha, le 30 avril 2009

    keisha
    Si vous avez aimé Le Vieux qui lisait des romans d'amour, alors retrouvez ce personnage dans la première nouvelle de ce recueil:
    Les indiens Shuars parlent des fugitifs dont font partie le Vieux et son ami le dentiste :
    "C'est à peine s'ils réussissaient à pêcher un raspabalsa, le plus lent et le plus somnolent des poissons, ils ne savent pas faire la différence entre les fruits sucrés du corossol et la pulpe trompeuse de la tabernamontana qui avait la même odeur, le même goût, mais qui, loin de parfumer les palais, précipitait les corps dans le torrent honteux de la colique, ils ignoraient que la chair du singe grognon était tendre et délicieuse et préféraient celles du tanza, paresseux et facile à faire dégringoler des arbres, mais tout en nerfs et dur sous la dent. Ces blancs étaient de drôles de gens mais ils respectaient le Vieux parce qu'il était différent.(...) De plus ils appréciaient sa drôle d'habitude de lire des romans d'amour qu'il leur racontait ensuite, tout ému, pendant les longs après-midi de la saison sèche."
    Suivent alors des récits, inventés ou en hommage à des personnes réelles, tour à tour drôles, nostalgiques, émouvants, bizarres, tragiques, écrits dans un style très fluide qui vous emporte. Quel beau talent de conteur! Je n'en dirai pas plus et vous recommande chaudement la lecture de ce petit livre.


    Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-28242508.html
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Citations et extraits

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  • Par Pasdel, le 16 février 2012

    — Les drapeaux ! Il faut confectionner des drapeaux ! avait alors crié le maire aux gens qui, dans la pagaille, ne savaient pas de quel côté courir.
    — De quels putains de drapeaux vous parlez ? lui avait demandé le docteur Loachamín en ramassant les prothèses dentaires éparpillées au milieu des gravats.
    — Celui du Pérou et celui de l’Équateur. On ne sait pas quelle armée arrivera la première.
    — Ne dites pas de conneries. Les seuls drapeaux valables sont ceux de la Texaco ef de la Shell. Ils sont derrière cette sale guerre, avait balancé le dentiste avant de suivre le Vieux qui commençait à organiser le repli des villageois vers la forêt.
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    Citation de qualité ? (13 votes positifs)
  • Par Pasdel, le 22 février 2012

    Les Shuars avaient aidé les fugitifs uniquement parce que le Vieux les accompagnait. Ils ne comprenaient pas ces hommes et ces quelques femmes arrivés en Amazonie pour vivre le cauchemar de la pauvreté et de la mort. C’est à peine s’ils réussissaient à pêcher un raspabalsa, le plus lent et le plus somnolent des poissons, ils ne savaient pas faire la différence entre les fruits sucrés du corossol et la pulpe trompeuse de la tabernamontana qui avait la même odeur, le même goût, mais qui, loin de parfumer les palais, précipitait les corps dans le torrent honteux de la colique, ils ignoraient que la chair du singe grognon était tendre et délicieuse et préféraient celle du tzanza, paresseux et facile à faire dégringoler des arbres, mais tout en nerfs et dur sous la dent. Ces blancs étaient de drôles de gens mais ils respectaient le Vieux parce qu’il   était différent.
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  • Par Pasdel, le 21 février 2012

    Nous avons tous regardé le fond de nos verres pour y trouver les mots capables d’exprimer une des vérités les plus tristes, celle qui nous montre le pire côté de la cinquantaine, l’âge où nos amis commencent à mourir.
    Les amis ne meurent pas comme ça, simplement, on les arrache à nous, une force atroce nous prive de leur compagnie et on continue à vivre avec ce vide dans les os.
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  • Par Pasdel, le 17 février 2012

    Je me suis dit que si le café s’appelait Miramar, c’est qu’il devait se trouver sur le front de mer, et je me suis mis en route en posant la question dans différents bars fréquentés par des individus qui jouaient au backgammon en fumant le narguilé et en soufflant de grosses bouffées de fumée aromatique. Personne ne savait où se trouvait ce café.
    À minuit, je suis rentré à l’hôtel. À la place du réceptionniste, j’ai trouvé un vieux veilleur de nuit et je lui ai demandé si la dame qui occupait la chambre contiguë à la mienne était déjà montée. 
    Le vieux m’a jeté un regard étonné et, dans un anglais assez maladroit, m’a dit que c’était impossible, cette chambre n’était jamais occupée, on y rangeait les meubles de l’ancienne propriétaire, une Allemande qui…
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  • Par Pasdel, le 18 février 2012

    J’ai dit adieu, mon amour, et j’ai refermé doucement la porte parce que l’instinct du mâle blessé cherchait peut-être un moyen d’alléger la pierre tombale. D’un pas accablé, j’ai descendu pour la dernière fois les escaliers de marbre, j’ai vu mon reflet dans les miroirs des paliers et j’ai su que je ne reviendrai jamais.
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Anne-Marie Métailié, Dernières nouvelles du sud
www.passion-bouquins.com Blog littéraire alternatif Anne-Marie Métailié, directrice des Editions Métailié publie le nouveau livre de Luis Sepulveda et de Daniel Mordzinski Dernières nouvelles du sud. A cette occasion elle accorde une interview exclusive pour Passion Bouquins et nous confie ses secrets de fabrication. Cette rencontre a été filmée à la Librairie Bisey, place de la Réunion à Mulhouse.








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