> François Gaudry (Traducteur)

ISBN : 2020315491
Éditeur : Editions du Seuil (1998)


Note moyenne : 3.74/5 (sur 31 notes) Ajouter à mes livres
Fidèle à la promesse faite à son grand-père d'aller un jour en Andalousie, dans le village de la famille, Luis Sepúlveda emprunte une route pleine de détours. Depuis Santiago du Chili ce voyageur infatigable, curieux de paysages mais surtout de rencontres, nous invite à... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 5.00/5
    Par le_Bison, le 02 mars 2012

    le_Bison
    Désireux de retrouver l'Andalousie de son grand-père, Luis Sepúlveda se propose de faire un long voyage. Mais avant de parvenir au terme de son périple, Luis va parcourir l'Amérique Latine, traverser des rivières, survoler des montagnes, franchir des frontières. Et, j'ai la chance de partager ce long parcours aux travers des extraits de ses carnets de notes, retrouvés, rassemblés quelques années plus tard.
    Des rencontres chaleureuses, des paysages somptueux, du bonheur mais aussi des dictatures, des prisons et des militaires, de la tristesse...
    L'Amérique Latine m'apparaît sous un nouveau jour, toujours complexe mais souvent belle et parfois aussi meurtrie. Lui Sepúlveda réussit à me faire découvrir les richesses de son pays, de son continent, ses beautés en même temps que ses excès, ses problèmes politiques et ses préoccupations écologiques.
    Dix ans après avoir découvert « le vieux qui lisait des romans d'amour », j'ai pris beaucoup de plaisir à voyager simplement, tel un globe-trotter, à travers l'Amérique Latine en compagnie de Luis Sepúlveda, du Chili en Équateur en passant par l'Amazonie, de la Colombie au Pérou, de l'Argentine en Patagonie...
    A la découverte d'un continent, d'un peuple amérindien, d'une culture sud-américaine...
    Visa et Passeport obligatoires !

    Lien : http://leranchsansnom.free.fr/
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
  • Par Aela, le 08 avril 2011

    Aela
    Le titre d'origine "patagonia express" était plus évocateur des grands espaces et des grandes distances parcourues qui font l'un des principaux attraits de ce livre. Roman en grande partie autobiographique écrit en 1994, "Le Neveu d'Amérique" nous conte l'histoire d'un détenu politique chilien qui est libéré au bout de plusieurs années de détention et qui décide de partir vers l'Europe, à la recherche de ses racines familiales, pour s'acquitter d'une promesse faite à son grand-père. Il lui faut d'abord réunir assez d'argent pour entreprendre ce long voyage, aussi va-t-il traverser le continent sud américain à la recherche de différents emplois. Il sera ainsi professeur d'université en Equateur, biographe pour une famille de politiciens et aura diverses activités en Patagonie.
    Un livre court et très dense, magnifiquement écrit, qui arrive à nous mettre dans cette atmosphère particulière que l'on retrouve dans bien des pays d'Amérique du Sud.
    C'est sans doute le plus beau livre de Luis Sepúlveda, du moins celui que je préfère..
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    • Livres 3.00/5
    Par itzamna, le 18 mai 2012

    itzamna
    Cette succession de notes de voyage nous fait découvrir l'Amérique du sud des années 70. L'auteur nous fait partager l'atmosphère de ces pays en ces temps particulièrement douloureux de la région. Si j'ai découvert ici un monde et une vie qui m'étaient totalement inconnus, j'avoue avoir eu du mal à suivre cette énumération de lieux, pays et villes que je ne connais absolument pas. Peut-être une carte de l'Amérique du sud m'aurait été de bon secours. de même, j'ai eu du mal à me faire au fait qu'il n'y avait pas de lien entre les chapitres.
    Malgré tout, l'écriture est belle et le livre doit être agréable pour ceux qui sont un minimum familiers de ces contrées.

    Lien : http://itzamna.over-blog.fr/article-le-neveu-d-amerique-luis-sepulve..
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    • Livres 5.00/5
    Par Gangoueus, le 06 février 2009

    Gangoueus
    Tout part d'une promesse d'un enfant chilien à son grand-père anarchiste qui a fuit la misère d'Espagne pour le continent américain...
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    Lien : http://gangoueus.blogspot.com/2008/07/luis-sepulveda-le-neveu-damriq..
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Citations et extraits

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  • Par le_Bison, le 03 mars 2012

    Puerto Bolívar est au bord du pacifique, tout près de Machala, au sud de Guayaquil. La mer est présente dans la brise qui parvient par moments à dissiper les bouffées d’air humide et chaud provenant de l’intérieur des terres. On peut voir et entendre la mer, mais on ne la sent pas. A Puerto Bolívar on embarque les bananes équatoriales pour le monde entier. A cinq kilomètres de la jetée s’ouvre un trou vaste comme un stade de football et d’une profondeur inconnue. C’est là que finissent les tonnes de bananes impropres à l’exportation, soit qu’elles ont mûri trop tôt, soit qu’elles présentent des taches suspectes de parasites ou encore que le propriétaire de la plantation, ou le transporteur, a refusé de payer l’impôt prélevé par les mafias du secteur.

    Le lieu se nomme La Olla et il est en ébullition permanente. Les milliers de tonnes de fruits en décomposition forment une pâte épaisse, nauséabonde et troublée de bulles. Tout ce qui ne sert plus finit à La Olla et ce monstrueux ragoût ne se nourrit pas seulement de matière végétale, mais aussi des adversaires des caciques politiques qui y pourrissent avec plusieurs grammes de plomb dans le corps ou mutilés à coups de machette. La Olla mijote sans trêve. Sa puanteur est telle qu’elle repousse l’odeur de la mer et que même les charognards ne s’en approchent pas.
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  • Par le_Bison, le 02 mars 2012

    Dans chaque ville où je m’arrêtais je rendais visite à de vieilles connaissances ou tentais de me faire de nouveaux amis. A quelques exceptions près, la plupart me laissèrent un sentiment amer et uniforme : les gens vivaient dans la peur et en fonction de la peur. Ils en avaient fait un labyrinthe sans issue ; [...] La nuit, ils ne rêvaient pas de jours meilleurs ou du passé, mais se précipitaient dans les marécages d’une peur obscure et épaisse, une peur passive qui au lever du jour les arrachait du lit les yeux cernés et encore plus effrayés.
    [...]
    En d’autres temps c’était facile d’arriver au pays du bonheur. Il ne figurait sur aucune carte, mais tout le monde savait y aller. Il y avait des licornes et des forêts de marijuana. C’est notre frontière perdue.
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  • Par le_Bison, le 03 mars 2012

    Río Mayo est une petite ville de la Patagonie argentine, balayée jour et nuit par un vent violent qui arrive de l’Atlantique en soulevant dans la pampa des tonnes de poussière, des arbustes de calafate et des touffes de coirón. Les tourbillons de poussière sont tels que d’un trottoir à l’autre on ne se voit pas.

    En 1977, durant la dictature militaire argentine, un colonel du régiment des Fusiliers du Chubut eut une idée géniale - génie militaire, il va de soi - pour empêcher d’éventuelles manifestations de conspirateurs. A chaque carrefour, il fit accrocher aux poteaux de l’éclairage des haut-parleurs qui bombardaient la ville de musique militaire - qu’on me pardonne de l’appeler musique - de sept heures du matin à sept heures du soir. Lorsque l’Argentine réintégra la communauté internationale, malgré une démocratie sous haute surveillance, les nouvelles autorités ne voulurent pas retirer les haut-parleurs pour éviter de contrarier les militaires, si bien que la population de Río Mayo continua d’endurer douze heures quotidiennes de bombardements de décibels. Depuis 1977, les oiseaux de Patagonie évitent de survoler la ville et la plupart des habitants souffrent de problèmes auditifs.
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  • Par santaappolonia, le 20 avril 2012

    - Pas mal, l'histoire du poux, commente Baldo.
    - Et ce ciel ? Et toutes ces étoiles, Baldo ? Un autre mensonge de la Patagonie ?
    - Quelle importance ? Sur cette terre nous mentons pour être heureux. Mais personne ici ne confond mensonge et duperie.
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  • Par Aela, le 09 avril 2011

    Le Patagonia Express est le train des gardiens de troupeaux. Quand l'hiver s'achève, des centaines de Chilotes (habitants de l'île chilienne de Chiloé) se rendent à Puerto Natales, traversent la frontière et prennent le train pour rejoindre les estancias d'élevages. Ce sont des hommes robustes qui, las de la pauvreté insulaire et de la proverbiale dureté de caractère des femmes chilotes, s'en vont chercher fortune sur le continent. Des hommes robustes mais à la vie courte.
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Anne-Marie Métailié, Dernières nouvelles du sud
www.passion-bouquins.com Blog littéraire alternatif Anne-Marie Métailié, directrice des Editions Métailié publie le nouveau livre de Luis Sepulveda et de Daniel Mordzinski Dernières nouvelles du sud. A cette occasion elle accorde une interview exclusive pour Passion Bouquins et nous confie ses secrets de fabrication. Cette rencontre a été filmée à la Librairie Bisey, place de la Réunion à Mulhouse.











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