> François Maspero (Traducteur)

ISBN : 2020239302
Éditeur : Editions du Seuil (1997)


Note moyenne : 3.86/5 (sur 513 notes) Ajouter à mes livres
El Idilio est un petit village aux portes de la forêt amazonienne. Un enfer vert peuplé de chercheurs d'or, d'aventuriers de tout poil en quête d'un Eldorado imaginaire, d'Indiens Jivaros rejetés par leur peuple. La découverte par les Indiens Sh... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Pasdel, le 05 mai 2012

    Pasdel
    Comme le dit Sepùlveda dans « Histoires d'ici et d'ailleurs », « ce roman est né sans le savoir pendant un épouvantable orage amazonien, en 1978. Je me trouvais en Équateur, première escale d'un exil commencé en 1977 et qui allait durer jusqu'en 1989.
    Quand cet orage a éclaté, je vivais depuis quatre mois déjà dans un hameau shuar construit sur la rive est du haut Nangaritza. Je n'étais pas l'un des leurs, mais j'étais comme eux. (…)Sur une hauteur, non loin du fleuve Yacuambi, il y avait une chaumière construite sur pilotis dont le toit de palmes tressées laissait échapper de légères volutes de fumée. Nous nous sommes approchés et, à quelques mètres, Nushiño m'a dit qu'un vieux bizarre vivait là, un Blanc qui parlait très peu. (…) . La partie supérieure du meuble lui arrivait au milieu de la poitrine, il y a déposé la lampe puis s'est approché du hamac près duquel se trouvait un autre caisson, plus petit, suspendu, que je n'avais pas vu.
    Il ne contenait pas plus de cinq ou six livres, le vieux en a pris un, l'a emmené jusqu'au meuble réservé aux assiettes puis, lentement, avec cérémonie, il a sorti un objet d'un étui de toile, a soufflé dessus, l'a frotté et a regardé à travers. C'était une loupe. le vieux a ouvert le livre, cherché une page et, debout, a commencé à lire. »
    Voici donc la genèse de ce roman qui depuis a connu le succès que l'on sait.
    Le Vieux qui lisait des romans d'amour nous emmène en Amazonie, aux confins de L'Equateur à El Idilio, colonie à la frontière péruvienne, enclave au pays des Shuars. El Idilio, ce n'est ni le Paradis, ni l'Enfer, mais un village perdu entre les deux, rongé par des pluies diluviennes, minés pal les dangers de la nature, où chacun vient s'enterrer pour oublier ou bien se faire oublier. El Idilio, c'est la configuration typique de l'ineptie humaine. Sepùlveda nous parle ici de la nature hostile, sauvage et dure que l'homme tente de maîtriser, de dompter, mais qui à chaque fois reprend inlassablement le dessus. Mais un gringo vient en déranger la logique, entraînant une partie du village dans une chasse hostile, dans une lutte contre la bêtise blanche, lutte pour la survie, lutte où l'adaptation à l'environnement est primordiale pour survivre.
    Dans ce court roman, l'auteur tente de nous inculquer les gestes utiles, le respect de la nature et des Hommes. Sepùlveda jette les bases de ses engagements politique, écologique, humain.
    Un roman simple comme un conte, apologue de la vie tout simplement. Le Vieux qui lisait des romans d'amour, c'est la découverte de la sagesse, de l'équilibre, de la vie, où personne n'est ni bon ni mauvais, pas même le héros.
    La suite de la genèse du roman sur:

    Lien : http://leslecturesdepasdel.over-blog.com/article-le-vieux-qui-lisait..
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    Critique de qualité ? (42 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Magicetincelle, le 27 janvier 2012

    Magicetincelle
    En un mot : magnifique !
    Quand j'ai commencé la lecture, ça débutait mal : nous assistons à une scène d'arrachage de dents par un dentiste itinérant dans un petit village perdu sur les bords de l'Amazone. Je n'ai pas supporté cette scène plus ou moins de torture, mais qui est banalisée et même tournée en dérision avec un « C'était le bon temps quand les jeunes pariaient de se faire arracher les dents sans crier ». Comme ça, pour le fun. Ben voyons. J'ai eu très envie de reposer le bouquin. Mais, bon je me suis quand même forcée à continuer.
    Et j'ai eu raison. Passé ce premier aperçu assez glauque de la vie misérable dans ce village, nous découvrons un monde dur et simple à la fois, où vivre dans la forêt signifie malédiction et chance en même temps.
    Mais cet équilibre est sur le point d'être rompu par les européens, avec leurs armes, et leur irrespect pour la nature qui les entoure. Ils accusent les aborigènes du coin d'être les auteurs d'un meurtre.
    Le vieux qui lisait des romans d'amour, c'est le héros de l'histoire. Celui qui connait les lois dans la jungle, ses dangers mais aussi ses bénéfices. Selon lui, il n'y a pas de doute, le meurtrier est tout autre et seul celui qui a su écouter et vibrer au rythme de la forêt peut le connaitre et comprendre son geste.
    Ce livre nous emporte au fin fond de la forêt amazonienne. Un très bel hommage à la nature et à la simplicité. Je le conseille vivement.
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    Critique de qualité ? (19 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par cicou45, le 19 avril 2011

    cicou45
    Court roman racontant la vie d'Antonio José Bolivar, habitant la petite ville d'Amazonie, El Idilio.
    Lorsque le cadavre d'un vieil homme est découvert dans une pirogue, le maire et les habitants de la petite ville accusent les Indiens Shuars, mais Antonio est le seul à y voir la marque d'un félin.
    C'est ainsi que débute cet ouvrage avant que l'auteur ne se plonge dans ce qu'a été la vie d' Antonio José Bolivar. Il évoque la conquête des hommes blancs dans cette région de l'Amazonie et leur affrontement avec les indigènes. Antonio, lui, se lie d'amitié avec ces derniers et assiste impuissant à la cruauté et à le barbarie des hommes. Lorsqu'il perd sa femme, victime de la malaria, Antonio part pour El Dorado afin d'y acheter des romans d'amour. Il se recueille ainsi dans sa vieille pirogue afin de lire ces derniers et d'oublier un tant soit peu la cruauté de la vie et la barbarie des hommes. Il s'évade dans ses livres et veut de nouveau croire en La Vie.
    Magnifique roman décrivant la beauté des livres et leur pouvoir sur l'esprit humain. C'est pour cela qu'il faut encore lire des «contes de fées» car si on fait uniquement front à la réalité, on peut très vite être écœuré par la nature humaine.
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    • Livres 5.00/5
    Par rkhettaoui, le 01 mai 2012

    rkhettaoui
    El Idilio est un petit village perdu dans l'immensité verte de la forêt amazonienne,se trouvant sous la houlette de la « civilisation » , ce qui ne l'a pas épargné de la malédiction des chercheurs d'or , des aventuriers et de chasseurs , tueurs d'animaux
    Les habitants sont de sobres infortunés placés sous l'autorité d'un maire, ventripotent , passé à côté de la plaque .Dans ce piètre décor, émerge un illuminé , expérimenté, malmené par une vie truffée de malchances et des conditions de survie insurmontables mais n'arrivant toutefois guère à prendre le dessus du " vieux" Antonio José Bolivar ,déterminé à mener une lutte implacable et en découdre avec les vicissitudes de la malvie , en dépit du fait qu'elle lui extirpât son épouse, morte à la fleur de l'âge sans lui avoir donné de progénéture . Il s'est acclimaté avec les Shuars, peuple primitif aupres desquels il a partagé l'existence pendant des années . Mais suite à un accroc , il etait devenu persona non grata
    Etangement ce fait me rappele subrepticement les derniers propos du libérador Simon Bolivar : "Partons, partons... Ces gens-là ne veulent plus de nous dans ce pays"
    Pure coîncidence?
    Grâce à l'évangilisation, il a pu découvrir les vertus d'un livre, auprés du curé et c'est le coup de foudre pour les romans d'amour. Mais ce plaisir est écourté par la survenance d'un horrible assassinat perpétré sur un homme blanc et dont le maire accusa de prime abord les Shuars; innocentés, suite à l'intervention du "vieux" aprés un diagnostic opulent et percutant , attribua la responsabilité aux griffes acérées d' un félin , en l'occurence une femelle jaguar ,rendue folle, par l'effet succédané de la tuerie sauvage de sa portée
    Aussitôt le verdict rendu , il s'est rendu prestement à sa cabane pour prendre langue de nouveau avec sa merveille et se délecter de bons moments de lecture interminable
    S'en suit toute une péripétie d'une poursuite infernale , à l'effet d'appréhender l'animal et mettre fin à son etat de nuire dont certain aspect me rappèle sous un autre angle la lutte acharnée et implacable du vieil homme et la mer de l'illustre Hemingway
    Ce livre est une ode à l'amour, au charme exotique de l'écologie ,amour de la forêt et de ses habitants. de tous ses habitants : le génie humain , la faune et la flore .
    Le dernier paragraphe de ce chef d'oeuvre résume à lui seul l'intensité et l'impact d'un message exhaustif au terme duquel , l'auteur a voulu transmettre à l'humanité ,un S.O.S vibrant et vital pour sauver ce " poumon de la terre ", pour empêcher la déforestation de la forêt amazonienne , considérée à juste titre le plus important résevoirs des biodiversités
    N'en déplaise aux détracteurs !
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    • Livres 5.00/5
    Par cyberugo, le 26 mai 2012

    cyberugo
    Ce roman est magique en soi car il entraîne une évasion totale dès qu'on a lu plus de trois lignes. C'est ainsi très rafraîchissant et surtout dépaysant ! le voyage intellectuel qu'on réalise dans la jungle amazonienne et dans un des petits villages qu'elle renferme nous fait vivre le quotidien des êtres humains vivant dans cette région.
    L'approche est à mon goût car elle va présenter les différents types de personnes pouvant être rencontrées dans ce genre d'endroit, allant du gringo au vieux sage, en passant par le maire envoyé par l'administration centrale.
    On suit quelques une des leurs péripéties à travers le regard de ce vieux sage qui en connaît beaucoup plus que tous ces "blancs" réunis. On partage ses pensées et ses critiques, ainsi que son savoir-faire ancestral que lui ont transmis les autochtones.
    Un livre avec une grande richesse d'ouverture et de dépaysement !!
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Citations et extraits

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  • Par Pasdel, le 04 mai 2012

    Ils aimaient le voir, ils aimaient sa compagnie, mais ils voulaient aussi sentir son absence, la tristesse de ne pouvoir lui parler, et les battements joyeux de leur cœur quand ils le voyaient revenir.
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  • Par rkhettaoui, le 30 avril 2012

    Antonio José Bolivar ôta son dentier, le rangea dans son mouchoir et sans cesser de maudire le gringo, responsable de la tragédie, le maire, les chercheurs d’or, tous ceux qui souillaient la virginité de son Amazonie, il coupa une grosse branche d’un coup de machette, s’y appuya, et prit la direction d’El Idilio, de sa cabane et de ses romans qui parlaient d’amour avec des mots si beaux que, parfois, ils lui faisaient oublier la barbarie des hommes.
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  • Par Mia_ou, le 10 août 2011

    "- De quoi ça parle?
    - De l'amour.
    A cette réponse du vieux, il se rapprocha, très intéressé.
    - Sans blague? Avec des bonnes femmes riches, chaudes et tout?
    Le vieux ferma le livre d'un coup sec qui fit trembler la flamme de la lampe.
    - Non. Ca parle de l'autre amour, celui qui fait souffrir."
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  • Par alicejo, le 31 mai 2010

    Il savait lire.
    Ce fut la découverte la plus importante de sa vie. Il savait lire. Il possédait l'antidote contre le redoutable venin de la vieillesse. Il savait lire. Mais il n'avait rien à lire.
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  • Par Inextenso, le 06 décembre 2011

    Antonio José Bolivar ôta son dentier, le rangea dans son mouchoir et sans cesser de maudire le gringo, responsable de la tragédie, le maire, les chercheurs d'or, tous ceux qui souillaient la virginité de son Amazonie, il coupa une grosse branche d'un coup de machette, s'y appuya, et prit la direction d'El Idilio, de sa cabane et des ses romans qui parlaient d'amour avec des mots si beaux que, parfois, ils lui faisaient oublier la barbarie des hommes.
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Anne-Marie Métailié, Dernières nouvelles du sud
www.passion-bouquins.com Blog littéraire alternatif Anne-Marie Métailié, directrice des Editions Métailié publie le nouveau livre de Luis Sepulveda et de Daniel Mordzinski Dernières nouvelles du sud. A cette occasion elle accorde une interview exclusive pour Passion Bouquins et nous confie ses secrets de fabrication. Cette rencontre a été filmée à la Librairie Bisey, place de la Réunion à Mulhouse.











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