> François Maspero (Traducteur)

ISBN : 2020239302
Éditeur : Seuil (1997)


Note moyenne : 3.84/5 (sur 422 notes) Ajouter à mes livres
El Idilio est un petit village aux portes de la forêt amazonienne. Un enfer vert peuplé de chercheurs d'or, d'aventuriers de tout poil en quête d'un Eldorado imaginaire, d'Indiens Jivaros rejetés par leur peuple. La découverte par les Indiens Sh... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Magicetincelle, le 27 janvier 2012

    Magicetincelle
    En un mot : magnifique !
    Quand j'ai commencé la lecture, ça débutait mal : nous assistons à une scène d'arrachage de dents par un dentiste itinérant dans un petit village perdu sur les bords de l'Amazone. Je n'ai pas supporté cette scène plus ou moins de torture, mais qui est banalisée et même tournée en dérision avec un « C'était le bon temps quand les jeunes pariaient de se faire arracher les dents sans crier ». Comme ça, pour le fun. Ben voyons. J'ai eu très envie de reposer le bouquin. Mais, bon je me suis quand même forcée à continuer.
    Et j'ai eu raison. Passé ce premier aperçu assez glauque de la vie misérable dans ce village, nous découvrons un monde dur et simple à la fois, où vivre dans la forêt signifie malédiction et chance en même temps.
    Mais cet équilibre est sur le point d'être rompu par les européens, avec leurs armes, et leur irrespect pour la nature qui les entoure. Ils accusent les aborigènes du coin d'être les auteurs d'un meurtre.
    Le vieux qui lisait des romans d'amour, c'est le héros de l'histoire. Celui qui connait les lois dans la jungle, ses dangers mais aussi ses bénéfices. Selon lui, il n'y a pas de doute, le meurtrier est tout autre et seul celui qui a su écouter et vibrer au rythme de la forêt peut le connaitre et comprendre son geste.
    Ce livre nous emporte au fin fond de la forêt amazonienne. Un très bel hommage à la nature et à la simplicité. Je le conseille vivement.
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    Critique de qualité ? (16 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par cicou45, le 19 avril 2011

    cicou45
    Court roman racontant la vie d'Antonio José Bolivar, habitant la petite ville d'Amazonie, El Idilio.
    Lorsque le cadavre d'un vieil homme est découvert dans une pirogue, le maire et les habitants de la petite ville accusent les Indiens Shuars, mais Antonio est le seul à y voir la marque d'un félin.
    C'est ainsi que débute cet ouvrage avant que l'auteur ne se plonge dans ce qu'a été la vie d' Antonio José Bolivar. Il évoque la conquête des hommes blancs dans cette région de l'Amazonie et leur affrontement avec les indigènes. Antonio, lui, se lie d'amitié avec ces derniers et assiste impuissant à la cruauté et à le barbarie des hommes. Lorsqu'il perd sa femme, victime de la malaria, Antonio part pour El Dorado afin d'y acheter des romans d'amour. Il se recueille ainsi dans sa vieille pirogue afin de lire ces derniers et d'oublier un tant soit peu la cruauté de la vie et la barbarie des hommes. Il s'évade dans ses livres et veut de nouveau croire en La Vie.
    Magnifique roman décrivant la beauté des livres et leur pouvoir sur l'esprit humain. C'est pour cela qu'il faut encore lire des «contes de fées» car si on fait uniquement front à la réalité, on peut très vite être écœuré par la nature humaine.
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    Critique de qualité ? (19 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Elora, le 24 mars 2010

    Elora

    Cette œuvre de Luis Sepúlveda n'est pas qu'une histoire pour faire voyager bien qu'une lecture rapide et superficielle laisse à penser cette idée. Cette centaine de pages est aussi à lire comme un essai sur le colonialisme ou sur les mœurs.
    Ce roman ne raconte pas une histoire d'amour entre deux individus. Il est bien plus que ça. C'est l'amour dans ce qui a de plus noble et de plus extraordinaire. L'amour pour la lecture, nourriture de l'esprit et le respect, l'attachement, à la nature Cette fiction, c'est l'histoire d'un peuple indigène (les Indiens Shuars) en danger à cause de cette société qui se prétend « civilisée » et qui est venue pour tout changer. Cette fiction, c'est aussi l'histoire de la mondialisation qui arrive partout et qui s'impose de plus en plus violemment. Cette fiction, c'est la fascination d'un auteur pour son pays d'origine dont il constate une déchéance certaine.
    Tous les personnages représentent chacun une entité que l'on détermine aisément et dont, au final, on comprend mieux les réactions, les façons de penser, sans nécessairement tout accepter. Tous sont attachants mais le vieux Antonio José Bolivar, balançant sans cesse entre l'envie de conserver les traditions et de céder à la modernité, est définitivement celui auquel on s'attache particulièrement et qui nous impressionne le plus.
    La narration est descriptive sans débordements ni excès, l'auteur a réservé une place toute chaude au lecteur, dans ce docu fiction qui gagne à être découvert. Luis Sepúlveda écrit dans un vocabulaire accessible à tous et on ne trouve rien à redire quant au choix des mots. le style est direct et sans détour.
    On aurait simplement voulu que l'auteur soit parfois un peu plus affable tellement certains passages attisent l'attention du lecteur et l'interpelle.
    Loin d'être un livre remarquable et inoubliable, ce roman gagne à être lu par des lecteurs novices en ce qui concerne l'Amérique Latine.
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    • Livres 4.00/5
    Par carre, le 05 janvier 2012

    carre
    Luis Sépulveda signe avec ce roman un vibrant hommage à l'Amazonie (ou il a vécu et au peuple indien aujourd'hui menacé par la folie destructrice des hommes. Dans le village d'El Idilio, le corps sans vie d''un homme est découvert atrocement assassiné. Les hommes du village accusent les indiens Shuars. Seul le vieux Antonio José Bolivar, grand amateur de roman d'amour reconnait dans les blessures la marque d'un tigre, il décide de se lancer dans la chasse pour réhabiliter l'honneur des indiens. Ce conte mèle avec talent l'amour de la forêt amazonienne, la grandeur de son peuple et bien évidemment la force de la littérature face à l'ignorance.Une ode à la nature, pôétique, sensible et dépaysante. Sépulveda est l'une des grandes voix de la littérature sud-américaine. Embarquez- vous dans son imaginaire.Dépaysement et plaisir garanti.
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    Critique de qualité ? (12 votes positifs)
  • Par Aela, le 02 mars 2011

    Aela
    C'est un livre conçu comme un roman d'aventures et un hommage au monde amazonien agressé par la violence de l'homme.
    Le personnage principal, Antonio José Bolívar Proaño, est un homme âgé, respecté pour sa sagesse, qui se voit contraint par la bêtise d'autorités irresponsables de tuer un "tigrillo" (félin de la famille des ocelots).
    Ce récit est nourri par la propre expérience de l'auteur chilien, Luis Sepúlveda, qui, en 1978, a participé à un travail de recherche en Amazonie équatoriale dont l'objectif était de déterminer l'impact de la colonisation sur les populations amazoniennes. Les six mois qu'il a passés chez les shuar, appelés encore Jivaros, lui ont donné matière à écrire ce livre.
    Un très beau livre, poétique et qui repose sur des problèmes contemporains.
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    Critique de qualité ? (12 votes positifs)

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Citations et extraits

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  • Par Mia_ou, le 10 août 2011

    "- De quoi ça parle?
    - De l'amour.
    A cette réponse du vieux, il se rapprocha, très intéressé.
    - Sans blague? Avec des bonnes femmes riches, chaudes et tout?
    Le vieux ferma le livre d'un coup sec qui fit trembler la flamme de la lampe.
    - Non. Ca parle de l'autre amour, celui qui fait souffrir."
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  • Par alicejo, le 31 mai 2010

    Il savait lire.
    Ce fut la découverte la plus importante de sa vie. Il savait lire. Il possédait l'antidote contre le redoutable venin de la vieillesse. Il savait lire. Mais il n'avait rien à lire.
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  • Par Inextenso, le 06 décembre 2011

    Antonio José Bolivar ôta son dentier, le rangea dans son mouchoir et sans cesser de maudire le gringo, responsable de la tragédie, le maire, les chercheurs d'or, tous ceux qui souillaient la virginité de son Amazonie, il coupa une grosse branche d'un coup de machette, s'y appuya, et prit la direction d'El Idilio, de sa cabane et des ses romans qui parlaient d'amour avec des mots si beaux que, parfois, ils lui faisaient oublier la barbarie des hommes.
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  • Par Aela, le 02 mars 2011

    El viejo se hincó, y el animal, al llegar a unos cinco metros antes del choque, dio el prodigioso salto mostrando las garras y los colmillos.
    Una fuerza desconocida le obligó a esperar a que la hembra alcanzara la cumbre de su vuelo. Entonces apretó los gatillos y el animal se detuvo en el aire, quebró el cuerpo a un costado y cayó pesadamente con el pecho abierto por la doble perdigonada.
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  • Par Spilett, le 05 août 2010

    Les quelques habitants d'El Idilio, auxquels s'étaient joints une poignée d'aventuriers venus des environs, attendaient sur le quai leur tour de s'asseoir dans le fauteuil mobile du dentiste, le docteur Rubincondo Loachamin, qui pratiquait une étrange anesthésie verbale pour atténuer les douleurs de ses clients.
    - Ça te fait mal ? questionnait-il.
    Agrippés aux bras du fauteuil, les patients, en guise de réponse, ouvraient des yeux immenses et transpiraient à grosses gouttes.
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Luis Sepúlveda vous présente son ouvrage "Histoires d'ici et d'ailleurs" paru aux éditions Métailié.http://www.mollat.com/livres/luis-sepulveda-histoires-ici-ailleurs-9782864247784.html











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