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> Ursula Gauthier (Collaborateur)

ISBN : 2221127048
Éditeur : Robert Laffont (2011)

Existe en édition audio



Note moyenne : 4.16/5 (sur 112 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

Dans un livre court, une centaine de pages, et très personnel, David Servan-Schreiber fait le bilan de son long combat contre le cancer, plusieurs fois victorieux et semé de rechutes. Avec lucidité, et de façon lumineuse, il parle de la douleur, de la peur e... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par araucaria, le 18 juillet 2012

    araucaria
    Un livre qui m'aura fait une forte impression. Comment pourrait-il en être autrement? Il s'agit du témoignage ultime de David Servan-Schreiber qui après 20 ans d'une rémission de son cancer est de nouveau victime d'une gravissime tumeur au cerveau. Il écrit avec sincérité, honnêteté et sans pathos. Il pose les bonnes questions face à la maladie, à la fin de vie. Alors qu'il ne lui reste plus que quelques mois, quelques semaines ou peut-être même quelques jours à vivre, il se penche sur la maladie et la mort. Un livre capital qui je pense peut aider tout un chacun à franchir un cap, et aborder un sujet cruel et encore souvent tabou : la mort. Ecrit bouleversant. Un texte sérieux qui doit être lu.

    Lien : http://araucaria.20six.fr/
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  • Par Nonor, le 15 juin 2011

    Nonor
    David Servan-Schreiber raconte dans son livre On peut se dire au revoir plusieurs fois publié chez Robert Laffont comment son cancer à nouveau très actif depuis juin 2010 le conduit à réfléchir sur le régime anticancer qu'il a défendu dans un livre qui a trouvé un très large public et dont il rappelle tout l'intérêt en complément des traitements chirurgicaux, des chimiothérapies, de protocoles plus ciblés faisant appel à l'immunothérapie. Mais il insiste aussi sur le fait qu'il a cru qu'il pouvait se dispenser de vivre dans un calme intérieur, persuadé qu'il y avait dans son cas un bénéfice à tirer d'un « stress positif ». Il a passé beaucoup de temps dans les avions pour aller à la rencontre des autres et son système immunitaire en a probablement été affaibli. Mais il ne regrette rien. Il s'interroge sur la fin de sa traversée et il le fait avec beaucoup de pudeur. Il dit à la fois ses craintes, ses peurs, ses espoirs, et son amour de la vie plus fort que tout. le livre est d'une rare beauté par le regard humain, tissé de relations qu'il porte sur ce qu'il vit.
    Devenir témoin de sa propre vie alors qu'on est en train de la perdre suppose un effort admirable qui suscite le respect. Lorsqu'un être humain est confronté à sa propre fin, et qu'il en a encore le temps, il ne peut que s'interroger sur le sens de sa vie, sur l'éternité qui est devant lui. David Servan-Schreiber dit simplement l'essentiel, l'amour, la joie d'être, la caresse du vent sur un visage, l'espérance d'être aimé jusqu'à la fin et même bien au-delà. Dans des pages lumineuses (pp. 135-138) il raconte sa découverte du sens de l'amour, ces effets sur sa relation avec ses patients et son étonnement lorsqu'il fait l'expérience d'un état de grâce en apprenant qu'il est atteint d'une tumeur au cerveau.
    « L'esprit d'égalité au sein du couple s'est étendu bizarrement à ma relation avec mes patients. J'ai commencé à avoir avec eux, si ce n'est un lien amoureux, en tout cas un lien affectif et fondé sur le respect. Quelle extraordinaire découverte pour le jeune médecin assez arrogant que j'étais ! Je n'avais plus besoin de me contraindre à une posture de contrôle ou de domination. La relation pouvait être à double sens, et je pouvais m'enrichir de toute l'humanité de mes patients...
    Cette transmutation s'est produite parallèlement aux épreuves bouleversantes que j'ai traversées lorsque ma tumeur a été diagnostiquée. Me découvrir fragile, mortel, souffrant, effrayé, m'a ouvert les yeux sur l'infini trésor de la vie et de l'amour. Toutes mes priorités en ont été bouleversées, jusqu'à la tonalité émotionnelle de mon existence. le fait est que je me suis senti beaucoup plus heureux après qu'avant, ce qui est tout de même inattendu.
    J'ai senti également une sorte de naissance spirituelle. Moi qui étais le scientifique type, rationaliste et athée, je me suis trouvé en quelque sorte “en état de grâce”. L'épreuve m'avait rapproché de Dieu, et c'était devenu tellement crucial pour moi que quand je faisais mes exercices de méditation, je me surprenais à essayer de parler à Dieu, de communiquer avec lui. Je lui demandais de me maintenir dans cet état extraordinaire de bonheur et d'ouverture. Je le remerciais de la grâce que m'avait apportée la maladie. Et je lui promettais que je me servirais de cette lumière pour aider les autres dans la mesure de mes moyens.
    Cette vie devenue incandescente, je l'ai vécue puis, inexplicablement, je l'ai perdue. Plus tard, des mystiques avec qui j'en discutais m'ont révélé que c'était un phénomène assez courant : on trouve “la grâce” et on la perd. Certains consacrent le reste de leur vie à tenter de la retrouver...
    Je suis heureux d'avoir connu pareille merveille, même brièvement. Quand je pense à la façon dont ma vie en a été transfigurée, je souhaite que tout le monde puisse un jour connaître cette expérience - de préférence sans opération au cerveau. »
    Il ne faudrait pas croire que ce livre est d'une telle gravité qu'on s'y abîme dans la tristesse. Non, même si le combat est très difficile, il est aussi joyeux, et on y découvre la force de la vie qui donne à cet être humain le désir d'aller jusqu'au bout de son chemin. Merci pour cette leçon de vie et le chrétien que je suis voit dans ce qu'a écrit David Servan-Schreiber une manifestation directe de l'Esprit dans sa vie. Son oui à sa maladie lui est inspiré. Il reçoit en fait une consolation comme dit Saint Ignace de Loyola dans ses Exercices Spirituels. C'est toujours ainsi que procède Dieu, à l'occasion d'un événement, la personne voit sa vie sous un angle qui lui échappait jusque-là. Elle est transformée. C'est de l'intérieur que la vie est désormais vécue, alors que la maladie est toujours perçue de l'extérieur comme un moins, dans le réel du malade, c'est un plus, une expérience qui conduit à recevoir autrement le don de vie. Si l'auteur croit qu'il a perdu la grâce, en réalité le don de Dieu est toujours là, même si on ne le ressent plus sous la forme d'une effusion, car l'Esprit souffle comme il veut, et on ne peut le précéder. L'obéissance à l'Esprit est la forme que prend pour l'âme la volonté du Père. Dans la grave maladie qui frappe David, il est probable que le choix intelligent des protocoles de soins a toujours été associé à un courage et une énergie vitale qui ne viennent pas de lui seulement. Si tout être humain est relation, la grâce du Oui à la maladie pour vivre autrement, mais pas moins, a toujours été là. Lorsque le oui est donné à Dieu, il n'est jamais repris. Il engage l'âme même si le coeur ne sent plus la présence de l'Esprit.
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    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 29 août 2011

    brigittelascombe
    Je m'étais pourtant jurée de ne pas le lire craignant une sorte de téléréalité face à laquelle le lecteur se positionne en voyeur!
    Pas du tout!
    Ce livre est le témoignage d'une fin de vie certes (test-IRM--rechute-"the big one" véritable séisme-vaccin-IRM-dégradation-extrême onction-testament) mais il est porteur de plusieurs messages, réflexions, conseils, ceux d'un homme sans colère,sans sentimentalisme excessif, lucide et courageux qui jusqu'au bout veut aider et transmettre.
    La dédicace oriente déjà le texte qui suit. Les cancérologues qui l'ont épaulé depuis dix neuf ans. Dix neuf ans!
    Ses propres patients(il était neuro-psychiatre) atteints du même mal pour qu'ils gardent leur détermination et leur force intérieure afin d'affronter le plus sereinement possible la maladie.
    Ses enfants dont il espère avoir contribué à l'élan vital.
    La question honnête et essentielle posée par l'auteur est que reste-il de Guérir(2003) et de anticancer(édité en 2007 et réédité en 2010)?
    "Il n'y a pas de cure miracle" mais une bonne hygiène de vie renforce les défenses.
    Une personne atteinte de cancer doit garder l'espoir pour augmenter ses capacités de guérison,être entourée affectivement comme il a pu compter sur sa femme,ses frêres et son grand fils venu tout exprés des Etats Unis,le stress positif est un bon moteur,se préparer à la mort(lorsqu'on se sait en fin de vie) pour la réussir,surmonter ses peurs,avoir des compagnons de lutte,"faire du bien à sa santé", rire et méditer pour garder le moral,cultiver la gratitude.
    Enfin,ce livre est émouvant car il est un cri d'amour qu'un père lance à sa femme et à ses trois enfants, celle d'une intuition qu'il a eu face au vent, une intuition qui rappelle l'excellent film The tree où la famille devant surmonter la mort du père, la petite Simone persuadée que son papa s'est réincarné dans le baobab du jardin convainc peu à peu sa mère et son frère. Les feuilles bruissent et le vent,l'esprit du père(imaginé ou pas) passe à travers ce souffle et les aide à continuer leur chemin de vie:
    Voici les mots de David Servan Schreiber:
    "Cette intuition, j'aimerais la partager avec ma femme et mes enfants. Qu'au moment où ils sentiront la caresse du vent sur leur visage,ils se disent 'Tiens,c'est papa qui vient m'embrasser'"
    David Servan Schreiber, un type bien!
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    • Livres 5.00/5
    Par Chouchane, le 13 décembre 2011

    Chouchane
    Très loin du pathos que l'on pourrait craindre pour ce genre d'écrit "On peut se dire aurevoir plusieurs fois" livre le combat pour la vie d'un homme en train de la perdre. Paradoxalement, on y trouve de la force, celle de se confronter à l'idée (même très floue et impensable) de sa finitude. C'est très énergisant de lire que l'imminence de sa mort n'a ni terrifié, ni résigné David SS. Il vit jusqu'à la dernière parcelle le temps que la maladie lui laisse. Sans mysticisme, colère ou frustration, il décrit ses symptômes et l'espoir que la science suscite par des avancées vraiment spectaculaire. Cette approche précise de sa maladie le délivre de l'angoisse et j'en conclue que la seule façon d'avancer face à la mort c'est de vivre dans la vérité. le chemin est long de vivre dans la clarté, lui y est arrivé.
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    • Livres 5.00/5
    Par edwige31, le 26 septembre 2012

    edwige31
    Ce livre est le testament de David Servan- Schreiber, où il nous raconte son combat de 20 ans contre le cancer. Il raconte non seulement son parcours" médical", mais surtout son évolution personnelle, ce qui a été positif bien sûr, mais aussi ses erreurs, ses manquements. Pour ceux qui le connaissent peu, ce psychiatre s'est fait connaitre par des livres Guérir (Pocket 2005) et Anticancer (Robert Laffont, 2010), dans lesquels celui-ci faisait des recommandations d'hygiène de vie pour lutter contre le cancer et surtout le prévenir : aliment sains, méditation pour gérer le stress, exercices physiques, yoga...Même si ce n'est pas aujourd'hui révolutionnaire, il a été en son temps un précurseur pour une approche plus globale du malade et pas simplement une focalisation sur la tumeur. Sa durée de vie, malgré un cancer qui aurait du lui laisser un répit de 4 ans, lui a permis de se faire connaitre auprès de millions de lecteurs. Dans ce dernier ouvrage, il prône encore l'ouverture à de nouvelles méthodes, à des approches plus centrées sur les propres ressources de la personne : les méthodes allemandes sont particulièrement édifiantes.
    David Servan- Schreiber évoque avec lucidité la douleur, la mort, l'espoir, ses proches...C'est un livre étonnamment positif, qui rayonne de sérénité, d'amour même (et ce n'est ni dégoulinant de bons sentiments ni dans le pathos) avec une approche de sujets difficiles de façon simple mais sensible.

    Lien : http://toshoedwige.blogspot.fr/p/autres.html
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Critiques presse (1)


  • LaLibreBelgique , le 30 juin 2011
    [Un livre] qui fait inévitablement penser à un testament. Mais qui n’est peut-être - souhaitons-le lui - qu’une première ébauche. On peut se dire au revoir plusieurs fois, non?
    Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique

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Citations et extraits

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  • Par IzaBzh, le 09 novembre 2011

    Je pensais que la Sécurité Sociale serait intéressée par les études tout à fait probantes qui établissent l'efficacité d'interventions comme l'acupuncture ou le yoga sur certaines affections. Il est par exemple démontré que deux points d'acupuncture réduisent de 60% les besoins de morphine après une opération. Pour m'être souvent occupé de vieilles personnes après une chirurgie, je n'ai aucun doute sur l'intérêt de réduire les doses. Car les personnes âgées sous morphine deviennent confuses, font des cauchemars, ont des hallucinations. Elles toment de leur lit la nuit et se cassent le col du fémur. Et elles finissent par mourir à l'hôpital.
    Quel que soit le plan sur lequel on se place, humain, médical ou économique, la seule chose rationnelle à faire c'est de leur prescrire cette acupuncture. Tragiquement, on ne le fait pas. Pourquoi ? La seule explication que j'ai pu trouver, c'est que ça ne fait gagner de l'argent à personne.
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  • Par IzaBzh, le 09 novembre 2011

    Une commission de l'INSERM l'a reconnu : la responsabilité de facteurs environnementaux est considérable dans l'épidémie de cancers actuelle. Ces facteurs vont de la pollution atmosphérique aux radiations en passant par la gamme infinie des molécules chimiques présentes partout autour de nous. C'est à la racine du problème qu'il faudrait s'attaquer : mettre fin à l'empoisonnement de l'environnement et réformer l'industrie agroalimentaire. Au lieu de quoi 97% de notre effort de recherche est tourné vers les méthodes de soin et de détection... Je suis de ceux qui pensent que notre santé est intrinsèquement liée à celle de notre environnement.
    Guérissons notre planète pour nous guérir.
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  • Par florinette, le 20 février 2012

    « J'ai senti également une sorte de naissance spirituelle. Moi qui étais le scientifique type, rationaliste et athée, je me suis trouvé en quelque sorte “en état de grâce”. L'épreuve m'avait rapproché de Dieu, et c'était devenu tellement crucial pour moi que quand je faisais mes exercices de méditation, je me surprenais à essayer de parler à Dieu, de communiquer avec lui. Je lui demandais de me maintenir dans cet état extraordinaire de bonheur et d'ouverture. Je le remerciais de la grâce que m'avait apportée la maladie. Et je lui promettais que je me servirais de cette lumière pour aider les autres dans la mesure de mes moyens. [...] Je suis heureux d'avoir connu pareille merveille, même brièvement. Quand je pense à la façon dont ma vie en a été transfigurée, je souhaite que tout le monde puisse un jour connaître cette expérience — de préférence sans opération au cerveau. »
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  • Par araucaria, le 19 juillet 2012

    (C'est ainsi que) j'ai pu soigner de nombreux malades au stade terminal. Je voyais leur état empirer, je les voyais aller de plus en plus mal et pourtant, quand la fin arrivait, je les voyais s'éteindre de façon très douce. Je dirais presque que leur mort se passait "très bien" et qu'au moment de rendre l'âme ils avaient l'air en quelque sorte "heureux".

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  • Par araucaria, le 19 juillet 2012

    La tâche la plus ardue, la plus redoutable sans doute, consiste bien sûr à prendre les décisions concernant l'avenir des enfants. Il faut s'asseoir avec son conjoint et dire : "Tu sais, il y a quelque chose de difficile dont je voudrais te parler... Je ne sais pas encore combien de temps je vais être encore là. Ce serait se voiler la face que de prétendre que tout ira bien. Il y a des des choses qu'on peut prévoir pour nos enfants. Si ça te va, sache que moi, ça me rassure d'en parler, de savoir que les choses sont en place. Il n'y a que toi qui puisses m'aider à le faire." C'est une conversation bouleversante, profondément rassurante aussi. Je peux en témoigner. Que je puisse ne plus être là pour voir grandir mes enfants et pour les protéger est une très grande source de douleur pour moi.
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Tropismes du 01-06 .
Retrouver ce contenu dans son intégralité sur pluzz.francetv.fr.Episode 28Présenté par L. Adler, J. DelmaireAvec T. Nathan, C. Servan-Schreiber«Tropismes» prend le pouls de la création littéraire française qui puise sa source dans les pays du Sud, les Caraïbes, l'Afrique, l'Asie et les Amériques. Chaque semaine, Laure Adler invite deux auteurs dont les romans font l'actualité. Elle est accompagnée du slameur Julien Delmaire. Au sommaire :#tropismeshttp://www.franceo.fr/emission/tropismes








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