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Ursula Gauthier (Collaborateur)
ISBN : 2221127048
Éditeur : Robert Laffont (2011)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 4.12/5 (sur 169 notes)
Résumé :

Dans un livre court, une centaine de pages, et très personnel, David Servan-Schreiber fait le bilan de son long combat contre le cancer, plusieurs fois victorieux et semé de rechutes. Avec lucidité, et de façon lumineuse, il parle de la douleur, de la peur et du courage face au mal, mais aussi de l’espoir, de la force de vivre, et de ses rêves d’avenir. Écrit par un homme que la maladie atteint mais ne brise pas, ce témoignage poignant évoque la mémoire ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (37) Voir plus Ajouter une critique
araucaria
araucaria18 juillet 2012
  • Livres 5.00/5
Un livre qui m'aura fait une forte impression. Comment pourrait-il en être autrement? Il s'agit du témoignage ultime de David Servan-Schreiber qui après 20 ans d'une rémission de son cancer est de nouveau victime d'une gravissime tumeur au cerveau. Il écrit avec sincérité, honnêteté et sans pathos. Il pose les bonnes questions face à la maladie, à la fin de vie. Alors qu'il ne lui reste plus que quelques mois, quelques semaines ou peut-être même quelques jours à vivre, il se penche sur la maladie et la mort. Un livre capital qui je pense peut aider tout un chacun à franchir un cap, et aborder un sujet cruel et encore souvent tabou : la mort. Ecrit bouleversant. Un texte sérieux qui doit être lu.
Lien : http://araucaria.20six.fr/
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Epictete
Epictete04 mars 2015
  • Livres 5.00/5
Le titre de ce petit livre est accrocheur, le format parfait et cette collection de Robert Laffont très réussie.
On a donc envie d'emblée de lire cet ouvrage.
Et encore plus quand on en connait le thème.
David Servan-Schreiber a eu une tumeur cancereuse au cerveau, dont il a pu réchaper. Pendant vingt ans de vie normale, en parfaite rémission, il fait des recherches sur les méthodes naturelles pour résister à cette maladie. Il publie « Guérir » et « Anticancer ».
Malgré une hygiène de vie très étudiée et strictement respectée, une nouvelle tumeur est détectée.
C'est bien sûr à la fois l'effondrement et l'envie de se battre à nouveau.
Ce livre est l'occasion de proposer de nombreuses réflexions sur le déni de la maladie, la mort, le courage dont on peut faire preuve face à l'adversité.
J'ai eu très vite un peu peur devant un danger potentiel : Celui d'avoir la larme à l'oeil en lisant certains passages. Cer Servan-Schreiber écrit vrai, et tous ceux qui ont vécu des moments difficiles ne peuvent que se reconnaître dans certaines réflexions.
Pourtant ce n'est surtout pas une lecture pleurnicharde . Il n'y a pas de Pathos.
Le style est direct, sincère et ne cherche pas à épater.
Chacun peut trouver de l'espoir dans cette « aventure » réelle et qui malheureusement se terminera mal.
Ce bouquin ne se raconte pas ! Il se ressent, il se médite.
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greg320i
greg320i13 janvier 2016
  • Livres 5.00/5
Il est toujours difficile d'aborder sans saborder un livre comme celui ci.
Du moins d'en emmètre une critique juste et équitable je veux dire.
En effet, comment se mettre à la place de l'auteur qui est aussi personnage central.
Comment voir l'image d'un homme brisé mais continuant malgré tout à résister dans son mal ?
Beaucoup répondrons : force mental , instinct de survie , envie d'embrasser la vie et de lutter contre la maladie.
Seulement voilà , d'un avis général c'est déjà trop vaste, on ne peut ressentir ce que cet homme peut sentir au fond de lui.
' On pense que ' , ' on imagine tel ou tel situation ' mais finalement nous nous éloignons de la réalité : de cette dure et cruelle vérité des faits qui est qu'on ne peut interpréter exactement la santé d'un autre que soi .
Les sentiments, les émotions, les messages passeront ; la douleur, la solitude avec son corps et le psychisme se tairont .

Incliné ainsi volontiers sur le côté du respect, je n'ose donc écrire à la place de la victime ou me transformer en voyeur de son louable combat.
Actions réussies ou non ( je parle de son programme ), c'est selon , il " faudrait " -et ici ces guillemets seront bien sûr compris par tous - avant tout connaitre situation semblable pour comprendre ne serai-ce qu'un instant et oser déclarer 'qu'il aurait mieux valu que' .

Car chaque cas est personnel , chaque personnalité voit son état à travers ses propres yeux .
Se déclarer mourant comme se déclamer en bonne santé n'est-il point un tantinet hasardeux voir déraisonnable ?
Faisant fi d'audace ou à contrario d'esprit peu tenace , il convient de prendre son destin en main sans l'avis d'autrui . le forgeron de notre humanité réside avant tout en nous-même: écoutons-le .
Enfin bref, je m'éloigne du livre vous l'aurez compris . Ce qui au fond n'est pas plus mal je crois. Pas de viscéral soif d'apprendre qu'on peut se dire au revoir plusieurs fois , pas de réminiscences à la médecine , pas de volonté de croire que tel ou tel acte nous éloignera ou non de notre destin . Qué sera sera .. mais vous connaissez la chanson ( Doris Day ) laissons l'avenir venir ...
La vie ainsi, saine ou non, empli de hasard qui font qu'elle est ainsi .
Vivez-la en forme et dans la joie , dans l'espoir d'un meilleur futur ou de lendemain chantant. Mais jour après jour, il vous vaudra l'affronter . A coup de livres pour franchir tous ces murs ou de murmures pour vous soutenir .
Lutter, vaincre, survivre et vivre,, pour ne pas dépérir .
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Nonor
Nonor15 juin 2011
David Servan-Schreiber raconte dans son livre On peut se dire au revoir plusieurs fois publié chez Robert Laffont comment son cancer à nouveau très actif depuis juin 2010 le conduit à réfléchir sur le régime anticancer qu'il a défendu dans un livre qui a trouvé un très large public et dont il rappelle tout l'intérêt en complément des traitements chirurgicaux, des chimiothérapies, de protocoles plus ciblés faisant appel à l'immunothérapie. Mais il insiste aussi sur le fait qu'il a cru qu'il pouvait se dispenser de vivre dans un calme intérieur, persuadé qu'il y avait dans son cas un bénéfice à tirer d'un « stress positif ». Il a passé beaucoup de temps dans les avions pour aller à la rencontre des autres et son système immunitaire en a probablement été affaibli. Mais il ne regrette rien. Il s'interroge sur la fin de sa traversée et il le fait avec beaucoup de pudeur. Il dit à la fois ses craintes, ses peurs, ses espoirs, et son amour de la vie plus fort que tout. le livre est d'une rare beauté par le regard humain, tissé de relations qu'il porte sur ce qu'il vit.
Devenir témoin de sa propre vie alors qu'on est en train de la perdre suppose un effort admirable qui suscite le respect. Lorsqu'un être humain est confronté à sa propre fin, et qu'il en a encore le temps, il ne peut que s'interroger sur le sens de sa vie, sur l'éternité qui est devant lui. David Servan-Schreiber dit simplement l'essentiel, l'amour, la joie d'être, la caresse du vent sur un visage, l'espérance d'être aimé jusqu'à la fin et même bien au-delà. Dans des pages lumineuses (pp. 135-138) il raconte sa découverte du sens de l'amour, ces effets sur sa relation avec ses patients et son étonnement lorsqu'il fait l'expérience d'un état de grâce en apprenant qu'il est atteint d'une tumeur au cerveau.
« L'esprit d'égalité au sein du couple s'est étendu bizarrement à ma relation avec mes patients. J'ai commencé à avoir avec eux, si ce n'est un lien amoureux, en tout cas un lien affectif et fondé sur le respect. Quelle extraordinaire découverte pour le jeune médecin assez arrogant que j'étais ! Je n'avais plus besoin de me contraindre à une posture de contrôle ou de domination. La relation pouvait être à double sens, et je pouvais m'enrichir de toute l'humanité de mes patients...
Cette transmutation s'est produite parallèlement aux épreuves bouleversantes que j'ai traversées lorsque ma tumeur a été diagnostiquée. Me découvrir fragile, mortel, souffrant, effrayé, m'a ouvert les yeux sur l'infini trésor de la vie et de l'amour. Toutes mes priorités en ont été bouleversées, jusqu'à la tonalité émotionnelle de mon existence. le fait est que je me suis senti beaucoup plus heureux après qu'avant, ce qui est tout de même inattendu.
J'ai senti également une sorte de naissance spirituelle. Moi qui étais le scientifique type, rationaliste et athée, je me suis trouvé en quelque sorte “en état de grâce”. L'épreuve m'avait rapproché de Dieu, et c'était devenu tellement crucial pour moi que quand je faisais mes exercices de méditation, je me surprenais à essayer de parler à Dieu, de communiquer avec lui. Je lui demandais de me maintenir dans cet état extraordinaire de bonheur et d'ouverture. Je le remerciais de la grâce que m'avait apportée la maladie. Et je lui promettais que je me servirais de cette lumière pour aider les autres dans la mesure de mes moyens.
Cette vie devenue incandescente, je l'ai vécue puis, inexplicablement, je l'ai perdue. Plus tard, des mystiques avec qui j'en discutais m'ont révélé que c'était un phénomène assez courant : on trouve “la grâce” et on la perd. Certains consacrent le reste de leur vie à tenter de la retrouver...
Je suis heureux d'avoir connu pareille merveille, même brièvement. Quand je pense à la façon dont ma vie en a été transfigurée, je souhaite que tout le monde puisse un jour connaître cette expérience - de préférence sans opération au cerveau. »
Il ne faudrait pas croire que ce livre est d'une telle gravité qu'on s'y abîme dans la tristesse. Non, même si le combat est très difficile, il est aussi joyeux, et on y découvre la force de la vie qui donne à cet être humain le désir d'aller jusqu'au bout de son chemin. Merci pour cette leçon de vie et le chrétien que je suis voit dans ce qu'a écrit David Servan-Schreiber une manifestation directe de l'Esprit dans sa vie. Son oui à sa maladie lui est inspiré. Il reçoit en fait une consolation comme dit Saint Ignace de Loyola dans ses Exercices Spirituels. C'est toujours ainsi que procède Dieu, à l'occasion d'un événement, la personne voit sa vie sous un angle qui lui échappait jusque-là. Elle est transformée. C'est de l'intérieur que la vie est désormais vécue, alors que la maladie est toujours perçue de l'extérieur comme un moins, dans le réel du malade, c'est un plus, une expérience qui conduit à recevoir autrement le don de vie. Si l'auteur croit qu'il a perdu la grâce, en réalité le don de Dieu est toujours là, même si on ne le ressent plus sous la forme d'une effusion, car l'Esprit souffle comme il veut, et on ne peut le précéder. L'obéissance à l'Esprit est la forme que prend pour l'âme la volonté du Père. Dans la grave maladie qui frappe David, il est probable que le choix intelligent des protocoles de soins a toujours été associé à un courage et une énergie vitale qui ne viennent pas de lui seulement. Si tout être humain est relation, la grâce du Oui à la maladie pour vivre autrement, mais pas moins, a toujours été là. Lorsque le oui est donné à Dieu, il n'est jamais repris. Il engage l'âme même si le coeur ne sent plus la présence de l'Esprit.
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brigittelascombe
brigittelascombe29 août 2011
  • Livres 4.00/5
Je m'étais pourtant jurée de ne pas le lire craignant une sorte de téléréalité face à laquelle le lecteur se positionne en voyeur!
Pas du tout!
Ce livre est le témoignage d'une fin de vie certes (test-IRM--rechute-"the big one" véritable séisme-vaccin-IRM-dégradation-extrême onction-testament) mais il est porteur de plusieurs messages, réflexions, conseils, ceux d'un homme sans colère,sans sentimentalisme excessif, lucide et courageux qui jusqu'au bout veut aider et transmettre.
La dédicace oriente déjà le texte qui suit. Les cancérologues qui l'ont épaulé depuis dix neuf ans. Dix neuf ans!
Ses propres patients(il était neuro-psychiatre) atteints du même mal pour qu'ils gardent leur détermination et leur force intérieure afin d'affronter le plus sereinement possible la maladie.
Ses enfants dont il espère avoir contribué à l'élan vital.
La question honnête et essentielle posée par l'auteur est que reste-il de Guérir(2003) et de Anticancer(édité en 2007 et réédité en 2010)?
"Il n'y a pas de cure miracle" mais une bonne hygiène de vie renforce les défenses.
Une personne atteinte de cancer doit garder l'espoir pour augmenter ses capacités de guérison,être entourée affectivement comme il a pu compter sur sa femme,ses frêres et son grand fils venu tout exprés des Etats Unis,le stress positif est un bon moteur,se préparer à la mort(lorsqu'on se sait en fin de vie) pour la réussir,surmonter ses peurs,avoir des compagnons de lutte,"faire du bien à sa santé", rire et méditer pour garder le moral,cultiver la gratitude.
Enfin,ce livre est émouvant car il est un cri d'amour qu'un père lance à sa femme et à ses trois enfants, celle d'une intuition qu'il a eu face au vent, une intuition qui rappelle l'excellent film The tree où la famille devant surmonter la mort du père, la petite Simone persuadée que son papa s'est réincarné dans le baobab du jardin convainc peu à peu sa mère et son frère. Les feuilles bruissent et le vent,l'esprit du père(imaginé ou pas) passe à travers ce souffle et les aide à continuer leur chemin de vie:
Voici les mots de David Servan Schreiber:
"Cette intuition, j'aimerais la partager avec ma femme et mes enfants. Qu'au moment où ils sentiront la caresse du vent sur leur visage,ils se disent 'Tiens,c'est papa qui vient m'embrasser'"
David Servan Schreiber, un type bien!
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Les critiques presse (1)
LaLibreBelgique30 juin 2011
[Un livre] qui fait inévitablement penser à un testament. Mais qui n’est peut-être - souhaitons-le lui - qu’une première ébauche. On peut se dire au revoir plusieurs fois, non?
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations & extraits (88) Voir plus Ajouter une citation
Bruno_CmBruno_Cm18 septembre 2016
Tout comme les systèmes de neurones, l'organisme produit lui aussi des propriétés émergentes. Et, comme pour le cerveau, ces propriétés constituent une sorte d' « intelligence », cette « intelligence du corps », que nous sommes plus habitués à désigner sous le nom de « santé ».
Qu'est d'autre la santé, en effet, que la résultante d'un fonctionnement harmonieux et équilibré de tous les systèmes qui constituent l'organisme ? Quand ce fonctionnement se détraque, il ne sert à rien de s'acharner sur l'organe qui a l'air de flancher, le foie, le sang, le coeur, etc. Il faut chercher à restaurer l'équilibre de l'ensemble.
+ Lire la suite
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Bruno_CmBruno_Cm18 septembre 2016
Quand je pense à la façon dont ma vie en a été transfigurée, je souhaite que tout le monde puisse un jour comnnaître cette expérience – de préférence sans opération au cerveau. C'est au fond le but de la psychothérapie, et c'est ce qu'elle réalise quand elle « marche ». Les personnes qui ont été aidées par les méthodes efficaces par l'EMDR (thérapie fondée sur les mouvements des yeux), les TCC (thérapies comportementales et cognitives) ou la méditation, expérimentent quelque chose de l'ordre d'un jaillissement, d'une renaissance.
+ Lire la suite
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Bruno_CmBruno_Cm18 septembre 2016
L'écologie nous apprend que toute forme de vie est l'expression d'échanges au sein d'un réseau. La terre elle-même ne fonctionne que comme un réseau où tout interagit avec presque tout en permanence. Là aussi, ces interactions génèrent des propriétés émergentes qui constituent l' « intelligence de la terre ». C'est cette intelligence que nous sabordons quand nous violons délibérément les équilibres naturels.
+ Lire la suite
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Bruno_CmBruno_Cm18 septembre 2016
C'est à la racine du problème qu'il faudrait s'attaquer : mettre fin à l'empoisonnement de l'environnement et réformer l'industrie agroalimentaire. Au lieu de quoi 97% de notre effort de recherche est tourné vers les méthodes de soin et de détection... Je suis de ceux qui pensent que notre santé est intrinsèquement liée à celle de notre environnement. Guérissons notre planète pour nous guérir.
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Bruno_CmBruno_Cm18 septembre 2016
Je n'ai pas de mots pour décrire la satisfaction que j'éprouve à l'idée d'avoir un tant soi peu redonné confiance et espoir à ces malades – mes frères – dans la tourmente.
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Vidéo de David Servan-Schreiber
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