ISBN : 2205057251
Éditeur : Dargaud (2005)


Note moyenne : 3.93/5 (sur 76 notes) Ajouter à mes livres
Nous avions quitté le chat perplexe, à Paris, sous la pluie. Le voici de retour en Algérie, aux alentours d’Oran plus précisément. Là, il va passer quelques jours avec le Malka des lions, véritable légende vivante, mais légende qui vieillit et s’interroge sur le sens de... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Anneso, le 20 janvier 2012

    Anneso
    Dans le Paradis terrestre, quatrième tome de cette série, le Malka raconte des histoires de villes en villes en compagnie du chat du rabbin et de son lion. Mais, on apprend peu à peu que le Malka n'est pas celui que l'on croit : alors que notre félin le pensait séducteur, il découvre qu'il n'est en fait l'homme que d'une seule femme. On s'aperçoit aussi que le lion est très attaché à son maître, et que celui-ci préfèrerait mourir plutôt que d'assister à la déchéance de son maître. C'est ainsi qu'il est devenu l'ami d'un serpent qui lui promet de l'empoisonner avant que le Malka ne soit trop vieux afin de lui épargner la vision de la dégénérescence de celui qu'il accompagne partout… Mais notre chat n'est pas de cet avis ! Par ailleurs, ce Malka raconte beaucoup d'histoires à droite et à gauche, alors on a finalement du mal à démêler le vrai du faux. Mais c'est aussi cela qui fait son charme. Des légendes circulent même sur sa personne. Prêt à tout pour l'honneur de celle qu'il aime, il n'hésitera pas à se battre pour elle. Cependant, à la fin de l'ouvrage, on voit que les temps changent, qu'une guerre contre les Juifs se met en place…
    L'amour et l'amitié priment dans cet ouvrage. La relation entre le lion et le Malka est particulièrement touchante. En effet, l'animal préfère encore perdre la vie que de voir celui qu'il aime dépérir peu à peu. Alors qu'il passait pour un coureur de jupons, on découvre également que le Malka est très amoureux de son épouse, même si celle-ci n'est pas toujours présente à ses côtés. Malgré son âge avancé, il garde confiance en la vie. A la fin de l'ouvrage, on retrouve notre rabbin. Toujours fervent croyant, il espère que la guerre sous-jacente n'arrivera pas, et continue de prêcher la foi aux hommes. C'est donc beaucoup d'espoir qui se dégage de ce livre, même si l'on sait que les Juifs ne seront pas épargnés par l'Histoire.
    La plume de Joann Sfar est toujours aussi efficace pour mettre en avant les travers des hommes, et les remarques de notre matou sont pertinentes de bon sens. Tantôt risibles, tantôt plus sérieuses, elles ne manquent pas de faire tilt et de pousser le lecteur à la réflexion. Je me suis délectée en lisant cette bande dessinée, tout comme ce fut le cas pour les trois volumes précédents. Les dessins sont un peu grossiers, mais peu importe, ce n'est pas ça l'objectif principal de cet ouvrage. En effet, de profonds questionnements se dégagent donc de cet ouvrage, philosophique par certains aspects. Et puis finalement, on s'y attache à ce chat qui ressemble un peu à un rat. C'est dommage que le chat du rabbin n'ait toujours pas retrouvé la parole, ou tout du moins qu'il ne parvienne pas à communiquer avec les hommes… Peut-être cela sera-t-il le cas dans un prochain tome ?

    Lien : http://decouverteslivresques.fr/?p=84
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Gregor, le 26 octobre 2011

    Gregor
    Le trait de Sfar n'est jamais d'une extrême lisibilité mais cet auteur n'a pas son pareil pour écrire des histoires sans pincettes, mêlant dérision et philosophie, fluidité et trouvailles narratives. Son talent n'est plus à démontrer. Ses récits, souvent caustiques, débordent d'aisance. Dans cette série précisément, il s'emploie une fois encore à dynamiter les préjugés. Mais il s'agit cette fois-ci de religion essentiellement. Et d'un chat à l'esprit très réconfortant, et qui sait montrer les dents au sens propre comme au figuré. On ressort de cette lecture conquis. C'est une histoire inspirée comme une méditation, chargée de couleurs et de paysage, drôle et coupante par son style.
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
  • Par alouett, le 23 avril 2012

    alouett
    « le chat du rabbin raconte l'histoire d'un félin doué de parole dans l'Alger du début du XXe siècle. Il peut en effet parler après avoir dévoré le perroquet de la maison. le rabbin lui interdit alors de voir sa fille Zlabya car le chat ne dit que des mensonges ou des vérités blessantes. Afin de revoir sa maîtresse, le chat du rabbin demande donc tout naturellement à faire sa Bar-Mitsvah.
    Au fil des albums, le chat du rabbin perdra et retrouvera la parole. À certains moments, il pourra communiquer uniquement avec les autres animaux ou certaines personnes, tel le peintre russe. Il est le narrateur de l'histoire et à travers lui, on découvre la culture juive d'Algérie. Il ne manquera pas d'observer avec un regard critique les errements et défauts des humains qui l'entourent. Il voyagera à Paris afin de rencontrer les parents de Jules, l'époux de Zlabya, ou à travers toute l'Afrique pour trouver Jérusalem d'Afrique. Cette série est une magnifique fable qui nous fait découvrir la culture juive séfarade. » (synopsis présenté sur le site de la série).
    -
    Tout vient à point à qui sait attendre… oui mais voilà, à l'instar d'Alim le Tanneur, ce n'est pas venu ! J'ai pourtant lu les cinq tomes d'une traite, apprécié les dialogues et le sens de la répartie du félin. J'ai également aimé ce graphisme bancal, exagéré mais qui sait être rond, suave, sensuel ou incisif quand il le faut. Il en est de même pour les couleurs de Brigitte Findakly, elles accompagnent ce récit d'atmosphères différentes et permettent à cette découpe redondante des planches (3 bandes / 2 cases) de ne pas lasser le lecteur. le rythme est là tout, Sfar a trouvé une bonne distanciation entre narration et traitement des sujets de société abordés au fil des cinq tomes (religion, légende urbaine, couple, différence, racisme…).
    La série n'a plus besoin du nom de son auteur pour rassembler des centaines de lecteurs à chaque sortie. le premier tome a été récompensé en 2003 par le Prix du Jury Œcuménique de la Bande dessinée et la série a obtenu l'Eisner Award de la meilleure série étrangère en 2006. Enfin, l'année dernière était consacrée à la sortie du film événement : une adaptation cinématographique du Chat du Rabbin.
    Mais avec cet album, Sfar ne me permet pas de m'immiscer outre mesure dans ce monde fictif. Je trouve que le passage à Paris souffre de longueurs narratives conséquentes. Dans l'ensemble, la présence des gendre et Maître du Rabbin crée des lourdeurs. J'ai eu l'impression que la série délaissait trop rapidement l'essentiel du sujet, ce qui pourtant en fait son intérêt : une exploration de la religion juive et de la culture juive d'Algérie.

    Lien : http://chezmo.wordpress.com/2012/04/23/le-chat-du-rabbin-tomes-1-a-5..
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    • Livres 4.00/5
    Par lilimarylene, le 06 avril 2012

    lilimarylene
    Décidément, je suis de plus en plus charmée par cette série. Déjà, j'adore le début de ce tome, qui exprime avec malice le point de vue très particulier du chat : "Je suis le chat du rabbin. Il m'arrive des tas de choses. Par exemple, une fois, je suis allé à Paris et il a plu. Alors je suis rentré chez moi, en Algérie." Savoureux, non ? Et puis il y a dans ce volume une certaine mélancolie et beaucoup de poésie, puisqu'il est question de la vieillesse, de la mort, de la trace qu'on laisse derrière soi au moment de partir, de dignité aussi. le personnage du serpent m'a rappelé celui du Petit Prince (d'ailleurs, Joann Sfar a également réinterprété ce roman en bande dessinée), et le "cadeau" qu'il veut donner via sa mortelle morsure a quelque chose d'émouvant. Comme d'habitude, il y a aussi des dialogues incisifs et drôles, et, comme le chat n'a toujours pas retrouvé la parole, l'auteur nous fait lire ce qu'il pense, tandis que les interlocuteurs du chat n'entendent que ses miaulements...ce qui est très frustrant pour le petit félin ! Bref, un joli tome, riche en contenu, qui conclut sur une critique de la course à l'armement et à la guerre, dérisoire rempart contre l'antisémitisme : "Tu auras ton armée, ton pays, comme les autres peuples. Et ceux qui ne t'aiment pas seront toujours plus nombreux. Tu ne seras pas plus avancé. Et si tu vas au désert et que tu cherches la tombe du Malka des Lions, je ne sais pas si tu la trouveras." (Joli clin d'oeil au récit principal de ce volume, qui explique que seuls les coeurs purs trouveront la tombe du Malka.)

    Lien : http://surlestracesduchat.blogspot.fr/2012/04/le-chat-du-rabbin-tome..
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    • Livres 5.00/5
    Par csapin, le 30 avril 2012

    csapin
    Quand on commence par le vrai commencement que d'aucuns zappent souvent, l'on espère que la suite sera aussi délectable que les excellentes préfaces.
    C'est le cas.
    D'ailleurs, cette savoureuse aventure philosophique aux brillantes digressions théologiques est une telle réussite que le film d'animation devrait sortir très prochainement. Prêteront leux voix aux personnages hauts en couleurs François Morel (le chat), Maurice Bénichou (le rabbin), Hafsia Herzi (Zlabya) ainsi que Jean-Pierre Kalfon ou encore Marguerite Abouët (auteur d'aya de yopougon dont le tome 5, c'est à noter, est à paraître le 5 novembre et l'adaptation cinématographique est dans le pipe).
    C'est pédagogique, c'est farfelu, c'est profond... Bref, c'est drôlement génial, génialement drôle et les dessins sont fantastiques.
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Citations et extraits

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  • Par chartel, le 07 décembre 2007

    -Tu vas apprendre la guerre toute ta vie et tu ne seras jamais assez fort.

    -On aura des fusils.

    -Tes ennemis en auront plus.

    -Tu auras passé des années à préparer une guerre, à t’endurcir ; et le jour où on viendra te tuer, tu mourras tout de même. Crois-moi, il vaut mieux employer ton temps dans l’étude.

    -Vous voulez que je passe mon temps dans l’étude alors que ma vie est en danger ? Mais si on vient me tuer ?

    -Raison de plus : avant de mourir, tu auras lu beaucoup de livres. Et avec un peu de chance, tu auras même eu le temps de les enseigner. Et je te souhaite d’avoir des élèves moins versatiles que les miens.

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  • Par lilimarylene, le 06 avril 2012

    Tu auras ton armée, ton pays, comme les autres peuples. Et ceux qui ne t'aiment pas seront toujours plus nombreux. Tu ne seras pas plus avancé. Et si tu vas au désert et que tu cherches la tombe du Malka des Lions, je ne sais pas si tu la trouveras.
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  • Par colimasson, le 31 mai 2011

    Il veut devenir un fou solitaire dans le désert. Il veut que plus personne ne le voie. Qu’on ne sache pas ce qu’il est devenu. Il veut que les générations futures cherchent sa tombe pour y aller en pèlerinage. Pour se recommander à lui. Il veut qu’en chaque coin du désert les gens disent : « Le Malka est enterré par là. »
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  • Par colimasson, le 31 mai 2011

    - Le lion, je lui ai proposé plein de fois de le mordre. Mais il n’est pas d’accord.
    - Je te signale à toutes fins utiles que moi non plus, je ne suis pas d’accord pour que tu me mordes.
    - Je m’en fiche de te mordre.
    - Mais le lion ?
    - C’est mon ami. Je lui proposais ça comme un service. Ma morsure, c’est un cadeau.
    - Je ne comprends pas.
    - Tu es trop jeune. Laisse-moi dormir.
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  • Par colimasson, le 31 mai 2011

    Je suis le chat du rabbin. Il m’arrive un tas de choses. Par exemple, une fois, je suis allé à Paris et il a plu. Alors je suis rentré chez moi, en Algérie.
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Joann Sfar - Les lumières de la France : volume 1, La Comtesse Éponyme .
Samedi 1er octobre 2011, Joann Sfar dédicace à la Librairie Mollat son ouvrage "Les lumières de la France : volume 1, La Comtesse Éponyme" aux éditions Dargaud.http://www.mollat.com/livres/joann-sfar-les-lumieres-france-9782205067064.htmlNotes de musique : Mozart - 10 sonate en ré majeur, K 576.








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