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ISBN : 2749930588
Éditeur : Michel Lafon (26/05/2016)

Note moyenne : 3.44/5 (sur 9 notes)
Résumé :
Sfar se lance dans le roman politico-policier et décalé (dans la veine de San antonio) un polar hilarant avec des personnalités connues de la région de Nice.
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Critiques, Analyses & Avis (5) Ajouter une critique
Killing79
04 juin 2016
J'adore Joann Sfar. Voilà c'est dit ! J'aime beaucoup ce qu'il fait. Certains pensent et je ne suis pas loin d'être d'accord avec eux, que de vouloir tout faire, on ne fait rien de bien. Et bien je trouve que Joann Sfar est l'exception qui confirme la règle. Que ce soit dans la BD, dans le cinéma ou dans la littérature, ses arts ont la plupart du temps fonctionné sur moi. de plus, ses sorties médiatiques (radio, télé…), souvent décalées mais pertinentes, me touchent et offrent une vision assez intéressante sur les maux de notre temps. Tout ça pour dire que je porte ce Monsieur en très grande estime et que j'étais impatient de débuter son nouvel opus littéraire, surtout après la lecture de « L'éternel » qui m'avait emballé.
Et quelle ne fut pas ma déception ! Je ne suis jamais rentré dans le livre. L'histoire n'a ni queue ni tête, les personnages sont caricaturaux, vous allez me dire « c'est normal, c'est loufoque, c'est son style ! ». Oui mais cette fois-ci, je n'ai pas adhéré aux longs dialogues bourrés de mots régionaux non expliqués, je n'ai pas compris toutes les références niçoises que je ne connaissais pas et je n'ai pas pris de plaisir dans les scènes interminables de baston. Mais le pire de tout, est que je n'ai pas trouvé ça drôle ! J'ai ressenti ce roman comme un cadeau de l'auteur pour ses amis de la région, une sorte de private joke, où tout étranger se sent exclus. Je suis donc resté en dehors du coup, tout au long, spectateur de ce délire.
Faire une critique acerbe est toujours plus aisée. Trouver des arguments valorisants lorsqu'on affectionne un ouvrage, demande plus de réflexion. On sait pourquoi on n'a pas aimé mais on a souvent du mal à mettre le doigt sur ce qui nous a vraiment plu. C'est la première fois que je donne un avis négatif à un auteur que j'estime beaucoup et je peux vous dire que ce n'a pas été facile non plus. Bien sûr, je n'en tiendrai pas rigueur au grand Joann Sfar, même si je ne lirai surement pas la suite de cette aventure trop barrée pour moi. Ce n'est qu'un accroc sans conséquence dans mon rapport avec cet artiste et je vais continuer à le suivre… sans rancune !
Lien : https://leslivresdek79.wordp..
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Stemilou
23 juillet 2016
Je connaissait Joann Sfar pour ses BD jusqu'au jour où j'ai lu un de ces roman intitulé L'Eternel et qui m'avait laissé perplexe alors quand l'occasion s'est présenté de lire son tout nouveau roman grâce au partenariat avec Livraddict je n'ai pas hésité, d'autant que le titre et l'illustration sur la couverture m'ont de suite ramené chez moi à Nice et rappelé les discussions entendues autour d'un ancien maire aimé et pourtant pas très honnête.
C'est donc dans cette jolie ville de Nice que Joann Sfar nous emmène à la suite de l'ancien maire Jacques Merenda revenu d'Amérique du Sud. Sa ville lui manquait, les niçois lui manquaient et surtout sa mairie lui manquait, et il est bien décidé à sauver sa ville destinée à une noyade certaine. Jacques Merenda décide donc de se présenter aux prochaines élections mais cette fois sous la bannière des cocos autrement dit du Parti communiste qui maintient sont petit 4% depuis plus de vingt ans et avec l'aide de son ancien ami Bouchoucha.
Il est évident que Christian Lestrival surnommé Lou Pitchoun (Le petit) ne compte pas se laisser voler son joli fauteuil de maire et surtout pas pour l'abandonner à un un truand comme Merenda qui soit dit en passant s'est tiré en Amérique pour échapper aux poursuites judiciaires de l'administration fiscale. Celui que tout le monde appelle encore Monsieur le Maire même en présence du maire actuel n'a pas perdu sa fougue politique et manie le verbe à merveille.
Joann Sfar nous offre donc un petit retour dans le passé grâce à Jacques Merenda autrement dit Jacques Médecin et un ancrage dans le présent avec Christian Lestrival autrement dit Christian Estrosi ; un petit détour par de belles caricatures de niçois, de leurs bons et mauvais côtés notamment cette méfiance absolue dans les étrangers dont l'exemple est donné avec Zéphyrin un jeune avocat noir qui a eu bien du mal à trouver un boulot avant de s'en créer un.
Une belle aventure sur fond de guerre de pouvoir aux allures de comédie, des personnages bien tracés aux caractères bien niçois y'a pas de doute qui entoure un chien bien étrange élevé parmi les crocodiles et qui chope tout ce qui passe.
J'ai beaucoup aimé flâner avec l'auteur dans les rues du vieux Nice en m'imaginant les odeurs de Socca, d'entendre les poissonniers de la Place St François qui malheureusement ne crient plus aussi fois que les mouettes qui attendent un festin. Souvent drôle mais parfois un peu trop poussé dans la caricature ce roman fut un régal, une lecture amusante qui n'amusera peut être pas ceux ne connaissant pas Nice car ils auront du mal à plonger dans l'histoire comme on plonge dans la Méditerranée, peut être que les images ne suivront pas les mots; je souhaite néanmoins que ce roman soit lu par un grand nombre de niçois qui retrouveront avec délice nos petits travers.
Lien : http://stemilou.over-blog.co..
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samzoe
12 juin 2016
Vous connaissez Joann Sfar ? Vous savez le créateur du Chat du Rabin, celui qui fît un film sur Gainsbourg ? Et bien voilà, aujourd'hui il nous propose un roman, en toile de fond Nice la belle, celle chère au coeur de son ancien Maire, Jacques Merenda (Jacques Médecin ?). Ce dernier après 20 d'exile en Amérique du Sud revient dans sa ville pour la sauver et la reconquérir. Avec son ami et adversaire politique, Franck Bouchoucha - le plus mauvais médecin de Nice. Un avocat sans clients, Zéphyrin, parce qu'il est noir (bah oui nous sommes à Nice), il va partir a la conquête des quartiers (oui il y en a à Nice). Pour ce faire il va décider de changer de bord (politiquement parlant), en découle une série de situations de plus en plus rocambolesques. La présence d'un chien né au milieu de crocodiles, et qui croque tout ce qui bouge y est pour beaucoup. Et le maire en place qui panique à l'idée de perdre sa Mairie...
Un roman plaisant à lire, bien écrit, souvent drôle, mais qui ne me laisse un sentiment mitigé.
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reveusedusud
18 juin 2016
Joann Sfar, artiste de l'image et des mots, se raconte un peu plus dans le Niçois, roman dans lequel il nous parle de la ville azuréenne de sa jeunesse, celle de Jacques Médecin, et de la Nice actuelle, celle de Christian Estrosi.Les édiles sont rarement protagonistes dans les romans, en voilà ici deux : Jacques Merenda, ancien maire de Nice, parti les poches pleines en Amérique du Sud et Christian Lestrival, le maire actuel.
Le premier sort de son exil pour sauver sa ville de Nice d'une mystérieuse montée des eaux. le second, héritier politique de Merenda, est prêt à tout pour empêcher le retour de celui que les employés de mairie appellent encore « M.le Maire ».
La démocratie niçoise (et même au-delà), est largement convoquée pour assister et participer à ce duel, croqué par la plume truculente d'un Joann Sfar qui ne confond pas l'amour, l'amitié, le plaisir, avec les ambitions et les idées.
De cette plongée dans le marigot niçois, on ne ressort malheureusement pas plus bronzé… mais tout de même détendu, voire amusé.
Lien : https://lechampdesabeilles.w..
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noid
02 octobre 2016
L'idée truculente d'un retour de Jacques Médecin. Un délire politico-religieux entre Sucette boulevard et les Tontons flingueurs.
Avec des cigares sous la moustache.
Lien : http://noid.ch/le-nicois/
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Citations & extraits (1) Ajouter une citation
samzoesamzoe12 juin 2016
"Merenda rit beaucoup en constatant que pratiquement les seuls Blancs de la section Niçoise du Front de Gauche étaient les chefs. Ceux-là gouvernaient en faisant usage de l'ordre que depuis toujours ils conspuaient : ils jouaient sur l'obéissance de la population. On apprend ça à l'école, au régiment, puis en prison. On vous met un Edwy Plenel, et vous faites ce qu'il dit. Bizarrement, quand on naît pauvre, on se demande jamais pourquoi on accorde à ces monosourcils une telle autorité. On ne se rend pas compte que finalement, ils pratiquent exactement ce que font depuis deux mille ans les curés : nous mener à la baguette. Leur pire ennemi n'a jamais été, quoi qu'ils en disent, ni la religion ni la droite, dont ils empruntent tous les tics, leur ennemie, c'est la liberté."
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