AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Valérie Gay-Aksoy (Traducteur)
ISBN : 2752902824
Éditeur : Phébus (2008)

Note moyenne : 3.33/5 (sur 84 notes)
Résumé :

Bienvenue à Bonbon Palace ! Elif Shafak nous ouvre grand les portes de cet immeuble d'Istanbul, jadis bâti par un riche Russe pour son épouse dont le regard vide ne s'allumait plus qu'à la vue de friandises...

Si l'édifice a gardé une élégance surannée, il est aujourd'hui infesté par la vermine et les ordures, au grand dam de ses habitants. Les coups de sang ne sont pas rares à Bonbon Palace !

Appartement après appartement, no... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.fr
Critiques, Analyses & Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
Under_The_Moon
Under_The_Moon05 mars 2016
  • Livres 5.00/5
J'ai passé un très bon moment avec la lecture de ce roman, faussement intitulé Bonbon palace alors que le titre original loin de parler de bonbons parle de ....poux !!! hé oui !
Les poux, les cafards se sont invités parmi les habitants du 88 rue Jurnal à Istanbul à force de cumuler des choses que l'on ferait mieux d'évacuer pour mieux avancer dans la vie.
J'ai apprécié découvrir les personnages de cet immeuble à l'histoire si particulière où les morts et les vivants ne font qu'un. Comme dans les danses de derviches où l'harmonie de l'univers est dans le cercle qu'ils décrivent.
Objectivement c'est un roman où il ne se passe rien ; si ce n'est la vie, la mort. Et c'est ce que j'ai trouvé beau, de voir comment Elif Safak nous dit comme la mort fait partie de la vie et chacun d'entre nous.
De part certains aspects, Bonbon palace m'a rappelé ma lecture de la vie est un caravansérail d'Emine Sevgi Özdamar. A ceci près que l'écriture d'Elif Safak reste bien plus occidentale, mais ce roman est bien plus un roman turc que son précédent (La Bâtarde d'Istanbul) et de ce fait moins à la portée de tous.
Un roman que j'ai beaucoup apprécié, que j'ai trouvé réconfortant dans la mesure où c'est le genre de livre qui dit à son lecteur "tu n'es pas seul(e)".
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          210
Chaplum
Chaplum15 juin 2012
  • Livres 5.00/5
Construite par un riche russe en exil pour son épouse bien aimée, Bonbon Palace est une résidence à appartements située sur l'emplacement de deux anciens cimetières où les caveaux d'un saint avaient été retrouvés. Mais la période fastueuse est bien finie et l'immeuble tombe en décrépitude. L'héritière actuelle ne veut pas en entendre parler, les poubelles s'entassent devant l'enceinte et les cafards ont envahi chaque étage. Pour le plus grand déplaisir des habitants : les jumeaux coiffeurs ; la concierge, dont le fils ne veut pas aller à l'école et le mari ne travaille pas ; la maîtresse bleue qui attend que son amant vienne la retrouver ; le professeur qui vient de divorcer ; la femme obsédée par la propreté et dont la fille a attrapé des poux ; la vieille dame qui a perdu son mari ; la femme qui découvre que son époux la trompe ou encore le grand-père qui s'occupe des petits-enfants pendant que son fils et sa belle-fille sont au travail.
J'avais adoré La bâtarde d'Istanbul mais après avoir lu quelques avis mitigés sur Bonbon Palace, j'avais peur de poursuivre ma découverte de l'oeuvre de Elif Shafak. Et pourtant, à nouveau, j'ai été sous le charme d'un Istanbul vivant, coloré, dynamique et multiculturel. Avec une langue énergique et lumineuse, Elif Shafak nous entraîne au sein d'un immeuble bouillonnant où chacun est doté d'une personnalité hors du commun et d'un caractère trempé. J'adore ce genre de romans où d'un chapitre à l'autre, on met l'oeil dans un appartement avant de passer au suivant, découvrant l'intimité de chacun, les ramifications entre les personnages, les secrets et les cachotteries. Chaque chapitre nous entraîne dans une ambiance différente, nous faisant découvrir une facette de la Turquie, tantôt très délurée avec une jeunesse qui boit, qui fume et se livre à divers vices, tantôt plus traditionnelle avec ce grand-père qui raconte les vieux contes ou cette mère qui, bien que très moderne, reste soumise à de nombreuses anciennes croyances.
Je regrette cependant deux choses, qui font que ce roman choral passe à côté du coup de coeur. L'auteur a choisi de faire du jeune professeur divorcé le narrateur, ce dont on ne se rend compte qu'au bout de cent pages. J'aurais préféré un narrateur omniscient extérieur à l'immeuble. La deuxième déception découle de la narration et concerne la fin, qui ne m'a vraiment pas plu. Mais bon, il n'est pas difficile d'en faire abstraction, comme si elle n'existait pas. Ces deux petits détails ne m'ont pas empêché d'apprécier cet épais roman baroque remplis de personnages hauts en couleurs. Je n'y ai pas vu de longueurs même si certains habitants m'ont moins séduits et intéressés que d'autres. La mauvaise odeur due aux poubelles sert de fil rouge au roman et trouve un dénouement des plus inattendus.
Je ne pense pas en rester là avec Elif Shafak qui m'a déjà charmée à deux reprises.
Lien : http://www.chaplum.com/bonbo..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
mlop
mlop28 septembre 2012
  • Livres 2.00/5
En découvrant les premières pages de ce roman à la couverture prometteuse (oui, je sais, il ne faut pas se fier à la couverture, mais on ne se refait pas…), j'ai été enchantée. J'ai retrouvé cette ambiance des mille et une nuits que j'apprécie beaucoup. Un style très particulier qui vous emporte dans des histoires merveilleuses.
Malheureusement, la suite m'a fait beaucoup moins rêver… Peu des personnages habitant dans l'immeuble « Bonbon palace » m'ont séduit. On se croirait presque dans une série américaine ou dans les chroniques de Maupin. Pas vraiment de scénario, mais une suite de petits évènements quotidiens qui rythment l'immeuble. Une idée de départ intéressant, mais traitée un peu trop légèrement à mon goût.
Je termine cette lecture en me demandant ce qu'elle m'aura apportée.
Commenter  J’apprécie          80
isabroot
isabroot02 mai 2015
  • Livres 1.00/5
Pas terminé. le live me tombe des mains. Ce style foisonnant m'énerve. On a l'impression d'être face à un conteur à l'imagination débordante qui ne sait plus s'arrêter de parler et dont le récit part dans tous les sens. Trop de descriptions, de longeurs, de flash-back, de disgressions, de personnages excentriques à en être caricaturaux, de situations rocambolesques à en être horripilantes. Te veel is te veel. Dommage. La ville d'Istanbul et ce vieux palais décrépit avaient tout pour me plaire. La rencontre n'a pas eu lieu. J'aurais mieux compris si ce texte était paru sous forme de nouvelles. A lire à voix haute, chaque jour, à petites doses ?
Commenter  J’apprécie          84
letitbe
letitbe22 mai 2010
  • Livres 1.00/5
Si certains portraits sont savoureux et attachants, le style, par de nombreuses redites, peut agacer à certains passages. L'epilogue me laisse perplexe. Tout ça pour quoi?
Commenter  J’apprécie          100
Citations & extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
Under_The_MoonUnder_The_Moon16 février 2016
Car ainsi va le monde. L'infortune d'appartenir à une minorité ne vient pas d'une infériorité numérique face à la majorité, mais d'une assimilation qualitative. En tant que membre d'une minorité, vous pouvez trimer comme une fourmi et vous tuer à la tâche, voire trouver le bon filon pour amasser des biens et vous constituer une fortune considérable, un beau jour, vous pouvez être mis dans le même panier et soumis au même traitement que des gens ayant passé leur vie dans l'oisiveté ou restés dans un état crasse depuis l'eau du premier bain donné par la sage-femme, pour la simple raison que vous êtes membres de la même communauté et le resterez à jamais. Jamais les riches issus de minorités ne sont assez riches, ni les puissants suffisamment puissants.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
MissAlfieMissAlfie28 avril 2011
Le sol était jonché de stylos billes vides. Ampoules grillées, piles usagées, tulles déchirés, ballons crevés, médicaments périmés, vêtements usés, boutons dépareillés, papiers adhésifs ne collant plus, cartouches vides, briquets sans gaz, lunettes aux verres brisés, couvercles de bocaux de toutes tailles, pièces de monnaie n'ayant plus cours, tissus en lambeaux, bibelots ébréchés, photos jaunies, tableaux sans cadres, pompons arrachés, perruques désagrégées, clefs ayant perdu leur porte-clefs, porte-clefs ayant perdu leurs clés, tasses à l'anse brisées, biberons sans tétine, abat-jour disloqués, livres déglingués, boites de toutes dimensions (en carton, en plastique, en bois, en nacre), bouteilles de lait vides, bâtonnets de pommes d'amour, bâtonnets de crème glacée, plats, poupées sans bras ou sans tête, parapluies aux baleines désarticulées, passoires noircies, sonnettes ayant elle-mêmes oubliées à quelle porte elles sonnaient, collants filés aux mailles retenues par une touche de vernis à ongles, papiers d'emballage, poignées de porte, ustensiles ménagers, cahiers noircis, revues jaunies, flacons de parfum vides, chaussures orphelines, télécommandes, métaux rouillés, bonbons rancis, bagues sans pierre, suspensions en macramé, semelles élastiques, cages à oiseaux, claviers aux lettres muettes, thé moisi dans des boites métalliques blanches, paquets de tabac, bracelets bigarrés, barrettes à cheveux toutes plus jolies les unes que les autres, optiques de jumelles...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
mlopmlop27 septembre 2012
"Aimer quelqu'un, c'est faire remonter une à une à la surface les histoires enfouies dans l'antre de ses douleurs, des histoires qui remuent encore le couteau dans la plaie. Tomber amoureux, c'est plonger, à la suite de ces récits, dans l'imaginaire de l'être aimé et ne plus vouloir en sortir, malgré toutes les ombres auxquelles on est confronté, bien plus terribles que celles exprimées."
Commenter  J’apprécie          90
Under_The_MoonUnder_The_Moon11 février 2016
Aussi loin qu'elle soit de la vérité, l'absurdité est tout aussi éloignée du mensonge. Le mensonge est l'envers de la vérité. L'absurdité quant à elle amalgame si bien le mensonge et la vérité qu'on ne peut plus les dissocier.
Commenter  J’apprécie          130
MissAlfieMissAlfie28 avril 2011
Quelle chose étrange que la taille à laquelle s'était réduite une vieille personne à force de se tasser et celle atteinte par un enfant à force de grandir soient équivalentes. On aurait dit deux ascenseurs qui se retrouvent un instant au même niveau alors que l'un va vers le bas et l'autre vers le haut. Mais pour un instant seulement, car une seconde, une heure, un mois plus tard, l'une aurait continué à grandir et l'autre à diminuer ; une seul soubresaut de temps, et elles s'éloigneraient définitivement l'une de l'autre.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
Videos de Elif Shafak (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Elif Shafak
Elif Shafak and the story of the caterpillar
autres livres classés : littérature turqueVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Ça décoiffe

Né à Maillane (Bouches du Rhône), il reçut le prix Nobel de littérature en 1904. Son patronyme incarne un vent catabatique, Pour Renaud, il est gagnant. Facile pour commencer , ça ne va peut être pas durer !

Simoun
Mistral
Autan

10 questions
16 lecteurs ont répondu
Créer un quiz sur ce livre
. .