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ISBN : B008J2ALG4
Éditeur : Editions Nil (2012)

Existe en édition audio



Note moyenne : 4.05/5 (sur 2370 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
"Je me demande comment cet ouvrage est arrivé à Guernesey ? Peut-être les livres possèdent-ils un instinct de préservation secret qui les guide jusqu'à leur lecteur idéal... "

Janvier 1946. Londres se relève douloureusement des drames de la Seconde Guerre... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Eric75019, le 09 avril 2012

    Eric75019
    My goodness ! était-il indispensable de poster cette 318ème critique sur Babelio ? On peut s'interroger vu l'engouement babélien et blogosphérique à propos de ce livre, car on peut supposer la messe dite, le calice bu jusqu'à la lie et la tourte aux épluchures depuis longtemps refroidie. Mais mon challenge ABC, de connivence avec ma PAL, m'infligeait ce choix cruel : à la lettre S, il me fallait décider entre La couleur des sentiments de Kathryn Stockett et le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates de Mary Ann Shaffer (deux achats en dehors de mes sujets de prédilection habituels et dictés par une curiosité mal… une grande ouverture d'esprit !). Après abandon par KO dès le second chapitre du Kathryn Stockett (mais la partie n'est que remise), j'ai vaillamment attaqué le Mary Ann Shaffer en passant outre l'appréciation d'Anna Gavalda venue en renfort, ce qui me faisait craindre le pire.
    Finalement, quelle belle surprise !
    Il y a en effet de quoi être conquis, et je ne reviens pas sur la délicatesse, la confusion des sentiments et l'insoutenable légèreté de l'être (j'ajoute ça pour tester les étiquettes automatiques de Babelio) qui ponctuent toute romance digne de ce nom : on taquine ici le top niveau.
    On peut trouver à ce roman bien d'autres sujets d'intérêt : le contexte historique de l'occupation allemande des îles anglo-normandes (l'évacuation des enfants, la position de Churchill et le rôle du SS Vega…), la réaction des habitants face à l'occupant, mais aussi le prosélytisme littéraire visant une population a priori peu encline à lire Catulle et Marc Aurèle, avec effet comique assuré, et surtout, le pari osé d'un édifice utilisant à 100% le matériau épistolaire.
    Les lettres se suivent et ne se ressemblent pas, les sujets se répondent et rebondissent les uns sur les autres, pour former peu à peu une construction extrêmement cohérente. Par ailleurs, le regard externe et désynchronisé sur les événements, la variété des points de vue, les ellipses, la concision et la brièveté des anecdotes racontées dans ces lettres, d'une grande force évocatrice, laissent une place importante à l'imaginaire du lecteur. On reste surpris devant l'efficacité d'un tel procédé.
    Malgré certains sujets graves (disparition de proches, traumatisme des camps, bombardements et villes transformées en champs de ruines…) l'optimisme et la solidarité sont de mise pour faire face aux pires des situations, et l'ensemble reste croustillant et léger, à l'image des épluchures de patates frites, finalement pas si indigestes, car on a évité le navet.
    A consommer sans modération !
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    • Livres 3.00/5
    Par genieblanc, le 16 janvier 2010

    genieblanc
    J'ajoute rarement des critiques à des ouvrages déjà pléthoriquement commentés. Mais en lisant les 38 critiques précédentes de ce livre j'ai pensé que j'avais quelque chose à ajouter.
    Le charme et la tendresse incontestables de ce livre ont déjà été amplement décrits. Ils m'ont touchée également.
    Le potentiel était excellent pour réussir un chef d'oeuvre, mais certains aspects m'ont gênée.
    D'abord la construction épistolaire uniforme avant et après l'arrivée de Juliet à Guernesey. Les auteurs ont des accès de lucidité en faisant dire à un personnage "vous écrivez de charmantes petites notes" (remarque que l'on peut appliquer à l'ensemble du roman); puis que ce tissu d'anecdotes ne suffit pas à une structure romanesque équilibrée en l'absence d'un axe central. Juliet le trouve dans le personnage d'Elisabeth, mais ne l'étaie pas suffisamment à mon sens. L'uniformité du ton quelle que soit la personne qui écrit (alors que celles-ci sont nettement caractérisées individuellement)
    L'aspect caricatural des personnages (monolithiquement bons ou méchants). Toujours est-il que les auteurs ne sont pas tombées dans le piège de la diabolisation systématique des Allemands (capitaine Hellmann, gestes généreux de certains soldats allemands).
    L'analyse des sentiments amoureux n'est pas suffisamment creusée (Juliet, Mark, Dawsey). Il semblerait que ces sentiments ne font qu'effleurer la vie de Juliet !
    La fin est un peu courte et attendue.
    Mais j'ai aimé ce roman !
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    • Livres 5.00/5
    Par leluez, le 08 août 2012

    leluez
    Un délicieux roman épistolaire qui nous emmène à la fin de la guerre dans un Londres pas encore relevé de ses destructions. Juliet qui est à la recherche d'un nouveau sujet pour continuer son œuvre de romancière débute une correspondance avec des habitants de Guernesey qui avaient créés un cercle littéraire pendant l'occupation de leur ile.
    C'est cette correspondance qui va entrainer Juliet dans une aventure qu'elle n'attendait pas du tout.
    Tout le roman est construit autour des échanges de courriers entre Juliet et les personnages de l'histoire. Si ces personnages sont nombreux, à aucun moment on ne se perd dans cette correspondance.
    Le style est délicieux et je regrette vraiment que ce soit le seul roman que Mary Ann Shaffer ait écrit, je me serai jeté sur les suivants à coup sur. Merci à Annie Barrows, sa nièce, de lui avoir permis de terminer ce petit bijou.

    Lien : http://allectures.blogspot.fr/2012/08/le-cercle-litteraire-des-amate..
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    • Livres 3.00/5
    Par nougat65, le 16 avril 2012

    nougat65
    Voilà un livre qui fait du bien ! c'est tout simple, ça se lit d'une traite et c'est bien agréable ! L'héroïne est très attachante et on prend un grand plaisir à la suivre tout au long de ce roman. le style est original (correspondance) et les personnages secondaires bien dessinés.
    Petit bémol : trop peu de nuance dans la psychologie des personnages (les gentils sont de vrais gentils et les méchants le sont du début à la fin) ce qui fait que l'on reste un peu sur l'impression qu'il manque à ce roman de la profondeur.
    Pareil pour le happy end un peu trop caricatural à mon goût !
    Pour conclure : ce n'est pas une lecture qui restera gravée à tout jamais dans ma mémoire...Mais, dans l'ensemble, j'ai passé un excellent moment avec cette "Juliette" très anglaise dans son humour et ses remarques.
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    • Livres 5.00/5
    Par DBC-Anais, le 13 décembre 2012

    DBC-Anais
    J'ai avalé ce livre, je l'ai lu d'une traite, je l'ai dévoré même, en un temps record !
    Mon avis ne sera qu'un petit avis de plus parmi ces plus de 400 critiques qui sont maintenant postées de ce livre, sur Babelio. Néanmoins, ayant été choisi pour la lecture commune de décembre 2012, j'ai donc découvert ce livre, qui me faisait de l'oeil depuis pas mal de temps.
    J'ai été bluffé, et particulièrement surprise par ce que j'ai découvert à travers ses lignes. Je ne m'attendais pas du tout à lire ce genre de récit.
    Ce roman épistolaire est très bien construit, il se lit rapidement et facilement, mais surtout, il raconte une histoire vraie, l'Occupation Allemande de Guenersey pendant la seconde Guerre Mondiale.
    L'histoire qui se déroule, racontée à travers les lettres des personnes vivants à Guenersey, est forte en émotions, elle est triste, puissante et horrifiante à la fois. L'horreur de certaines conditions de vie pendant la guerre fait peur à lire, la manière dont les hommes étaient traités est révoltante...
    A la fin de ma lecture, je me suis dis "heureusement que Juliet a inscrit son nom et son adresse au verso de la couverture du livre qui, jadis, lui avait appartenu et que Dawsey a racheté. Sinon, toutes ces échanges de lettres n'auraient jamais eu lieu."
    Les différents personnages sont attachants, leurs caractères sont très variés les uns des autres, ils inspirent à la confiance, à la confidence.
    Je suis vraiment rentré dans la vie des personnages et de l'histoire racontée. Ce roman est vraiment passionnant, génial, captivant, mais surtout, il fait preuve d'une originalité hors pair et d'un vrai et incroyable talent de la part de l'auteure.
    Si vous n'avez jamais lu ce livre, je vous le conseille fermement. N'hésitez pas, vous ne le regretterez certainement pas !

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Citations et extraits

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  • Par brigaldufenec, le 18 mai 2013

    C'est à cet instant qu'Elisabeth s'est avancée. Elisabeth n'est pas grande, si bien que leurs pistolets étaient pointés sur ses yeux, mais elle n'a pas cillé. Elle s'est comportée comme si elle ne les voyait pas, elle s'est approchée de l'officier supérieur et lui a débité sans reprendre son souffle un tissu de mensonges comme vous n'en n'avez jamais entendu. Nous étions désolés de n'avoir pas respecté le couvre-feu. nous assistions à une réunion du cercle littéraire de Guernesey et la discussion du soir sur "Elisabeth et son jardin allemand" était si captivante que nous en avions tous perdu la notion du temps. Un livre merveilleux - l'avait-il lu?
    Aucun de nous n'a eu la présence d'esprit de corroborer ses dires, cependant l'officier n'a pu s'empêcher de lui rendre son sourire. C'est l'effet que produit Elisabeth sur les gens.
    .......Et c'est ainsi que tout a commencé. .......
    .......Elisabeth était notre point commun à tous . Sans elle, je n'aurai jamais pensé à les inviter à partager mon cochon, et le cercle des amateurs de littérature et de tourte aux épluchures de patates de Guernesey n'aurait jamais vu le jour.
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  • Par Bookworm84, le 11 mai 2013

    C'est ce que j'aime dans la lecture. Un détail minuscule attire votre attention et vous mène à un autre livre, dans lequel vous trouverez un petit passage qui vous pousse vers un troisième livre. Cela fonctionne de manière géométrique, à l'infini, et c'est du plaisir pur.

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  • Par Bookworm84, le 11 mai 2013

    Peut-être les livres possèdent-ils un instinct de préservation secret qui les guide jusqu'à leur lecteur idéal.

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  • Par lolalison, le 07 mai 2013

    L'un de vous a-t-il jamais songé que c'est au moment précis où la notion d'âme s'essoufflait que Freud nous a brandi sa théorie de l'égo ? Quel sens de l'à-propos ! Où a-t-il trouvé le temps de réfléchir ce vieux fou irresponsable ?

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  • Par bladelor, le 05 juillet 2009

    C'est ce que j'aime dans la lecture. Un détail minuscule attire votre attention et vous mène à un autre livre, dans lequel vous trouverez un petit passage qui vous pousse vers un troisième livre. Cela fonctionne de manière géométrique, à l'infini, et c'est du plaisir pur.

    J'ai tiré une table près de la plus grande fenêtre du salon pour écrire. Le seul problème, c'est que je suis sans cesse tentée d'aller me promener au bord de la falaise. Le mer et les nuages sont en perpétuelle métamorphose, j'ai peur de manquer quelque chose en restant à l'intérieur. Quand je me suis levée ce matin, la mer semblait pleine de piécettes d'or. Et maintenant, on la croirait recouverte de dépôts de citron. Les écrivains ont intérêt à vivre au coeur des terres ou près d'une décharge publique, s'ils veulent réussir à travailler un peu. Ou à se montrer plus persévérants que moi.
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