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> Aline Azoulay (Traducteur)

ISBN : 284111371X
Éditeur : Nil (2009)


Note moyenne : 4.04/5 (sur 1012 notes) Ajouter à mes livres
Janvier 1946. Londres se relève douloureusement des drames de la Seconde Guerre mondiale et Juliet, jeune écrivaine anglaise, est à la recherche du sujet de son prochain roman. Comment pourrait-elle imaginer que la lettre d'un inconnu, un natif de l'île de Guernesey, va... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par genieblanc, le 16 janvier 2010

    genieblanc
    J'ajoute rarement des critiques à des ouvrages déjà pléthoriquement commentés. Mais en lisant les 38 critiques précédentes de ce livre j'ai pensé que j'avais quelque chose à ajouter.
    Le charme et la tendresse incontestables de ce livre ont déjà été amplement décrits. Ils m'ont touchée également.
    Le potentiel était excellent pour réussir un chef d'oeuvre, mais certains aspects m'ont gênée.
    D'abord la construction épistolaire uniforme avant et après l'arrivée de Juliet à Guernesey. Les auteurs ont des accès de lucidité en faisant dire à un personnage "vous écrivez de charmantes petites notes" (remarque que l'on peut appliquer à l'ensemble du roman); puis que ce tissu d'anecdotes ne suffit pas à une structure romanesque équilibrée en l'absence d'un axe central. Juliet le trouve dans le personnage d'Elisabeth, mais ne l'étaie pas suffisamment à mon sens. L'uniformité du ton quelle que soit la personne qui écrit (alors que celles-ci sont nettement caractérisées individuellement)
    L'aspect caricatural des personnages (monolithiquement bons ou méchants). Toujours est-il que les auteurs ne sont pas tombées dans le piège de la diabolisation systématique des Allemands (capitaine Hellmann, gestes généreux de certains soldats allemands).
    L'analyse des sentiments amoureux n'est pas suffisamment creusée (Juliet, Mark, Dawsey). Il semblerait que ces sentiments ne font qu'effleurer la vie de Juliet !
    La fin est un peu courte et attendue.
    Mais j'ai aimé ce roman !
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    Critique de qualité ? (29 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par bladelor, le 05 juillet 2009

    bladelor
    Je dois être la dernière parmi les lecteurs-blogueurs à avoir lu ce livre, et je dois dire que, si, au tout départ les avis enthousiastes qui ont fleuri un peu partout m'ont donné envie de le lire, leur nombre croissant a fini par me refroidir un tantinet. C'est mon esprit de contradiction, quand on parle trop d'un livre, au bout d'un moment cela produit chez moi l'effet inverse et m'ôte toute envie de le lire. Bref, c'était mal parti pour les amateurs d'épluchures de patates, et puis finalement... je l'ai lu, dégusté, et adoré !
    Premier point fort, j'aime particulièrement les romans épistolaires, je trouve que ce style confère à l'écriture un petit plus, un je-ne-sais-quoi qui charme le lecteur (en tout cas la lectrice que je suis)... Deuxième point fort, le personnage central, celui de Juliet, qui est absolument irrésistible. Une jeune femme drôle et originale, entière, indépendante, en avance sur son époque, libérée et pleine de charme, bref une héroïne délicieuse.
    Enfin, dernier point fort et pas le moindre, l'histoire qui mêle avec subtilité réalité historique et fiction. Les détails qui renvoient à la période de l'occupation allemande durant la seconde guerre mondiale donnent de la profondeur au récit sans toutefois sombrer dans la gravité.
    J'ai pris un plaisir immense à partager quelques heures durant le quotidien des ces habitants de Guernesey. J'ai plongé avec facilité dans leur univers, partagé l'entrée de Juliet dans leur cercle et me suis remémorée avec eux la guerre. Non, je ne suis pas atteinte de dédoublement de la personnalité ni très vieille, simplement cette image pour vous dire à quel point je me suis imprégnée de cette histoire avec délice. Mary Ann Shaffer a su dresser avec beaucoup de finesse le portrait des ces hommes et ces femmes qui ont côtoyé l'horreur mais n'ont pas perdu de leur humanité.
    Au final, ce qui me restera de ce livre, c'est le calme des îles, la douceur des relations entre amis et l'espoir, cet espoir qui ne les a pas quittés et les a rendus plus beaux.
    Un magnifique roman.
    Deux extraits qui m'ont touchée (le choix était difficile) :
    " C'est ce que j'aime dans la lecture. Un détail minuscule attire votre attention et vous mène à un autre livre, dans lequel vous trouverez un petit passage qui vous pousse vers un troisième livre. Cela fonctionne de manière géométrique, à l'infini, et c'est du plaisir pur. "
    " J'ai tiré une table près de la plus grande fenêtre du salon pour écrire. le seul problème, c'est que je suis sans cesse tentée d'aller me promener au bord de la falaise. le mer et les nuages sont en perpétuelle métamorphose, j'ai peur de manquer quelque chose en restant à l'intérieur. Quand je me suis levée ce matin, la mer semblait pleine de piécettes d'or. Et maintenant, on la croirait recouverte de dépôts de citron. Les écrivains ont intérêt à vivre au coeur des terres ou près d'une décharge publique, s'ils veulent réussir à travailler un peu. Ou à se montrer plus persévérants que moi. "
    Merci à Babelio et à l'éditeur Nil pour cette superbe découverte.

    Nil - 390 pages
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    Critique de qualité ? (22 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par valeriane, le 08 février 2012

    valeriane
    Gracieusement offert et envoyé par Michel, Serial lecteur, j'ai pu découvrir le roman qui a beaucoup fait parler de lui! Je le remercie encore pour l'envoi de l'exemplaire qu'il avait en trop!Résumé : Janvier 1946. Londres se relève douloureusement des drames de la Seconde Guerre mondiale et Juliet, jeune écrivaine anglaise, est à la recherche du sujet de son prochain roman. Comment pourrait-elle imaginer que la lettre d'un inconnu, un natif de l'île de Guernesey, va le lui fournir ? Au fil de ses échanges avec son nouveau correspondant, Juliet pénètre son monde et celui de ses amis - un monde insoupçonné, délicieusement excentrique. Celui d'un club de lecture créé pendant la guerre pour échapper aux foudres d'une patrouille allemande un soir où, bravant le couvre-feu, ses membres venaient de déguster un cochon grillé (et une tourte aux épluchures de patates...) délices bien évidemment strictement prohibés par l'occupant. Jamais à court d'imagination, le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates déborde de charme, de drôlerie, de tendresse, d'humanité Juliet est conquise. Peu à peu, elle élargit sa correspondance avec plusieurs membres du Cercle et même d'autres habitants de Guernesey , découvrant l'histoire de l'île, les goûts (littéraires et autres) de chacun, l'impact de l'Occupation allemande sur leurs vies... Jusqu'au jour où elle comprend qu'elle tient avec le Cercle le sujet de son prochain roman. Alors elle répond à l'invitation chaleureuse de ses nouveaux amis et se rend à Guernesey. Ce qu'elle va trouver là-bas changera sa vie à jamais.Mon avis : J'ai dévoré ce livre en quelques jours à peine. Ah oui ça! J'aime bien ce format de roman épistolaire. de plus, il parle d'écrivain et de livres, ce qui n'est pas pour gâcher mon plaisir. Une forme qui n'est pas sans rappeler le 84 Charing Cross Road de Helan Hanff. J'ai été plongée dans une époque, un environnement parfois durs (souvent). J'ai fait la rencontre de personnages attachants, visité une île que je ne connaissais pas, lu des courriers émouvants et drôles.Ce n'est pas à proprement parler mon coup de coeur de l'année-il y a eu un gros buzz de coup de coeur autour de ce roman-, mais j'ai trouvé là une agréable lecture. le style est fluide et l'échange de lettres fait tourner les pages. Pour ma part, je trouve que ça permet de se faire une idée assez personnelle des personnages. Physiquement et mentalement, on ne nous donne pas une image toute faite. Au fil des échanges, on découvre les facettes des personnages.Un livre que j'avais embarqué dans mon sac pour un week-end à la montagne. Un roman qui fait voyager, alors pourquoi ne pas l'emmener avec soi!
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    Critique de qualité ? (14 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par comnios, le 16 février 2010

    comnios
    Travaillant en bibliothèque, c'est le premier roman que je conseille aux usagers qui veulent lire un bon livre, où l'on ne se prend pas la tête et où l'on retrouve des vrais valeurs. le titre est un peu surprenant et les lecteurs hésitent à saisir l'ouvrage pour parcourir le quatrième de couverture. Mais après l'avoir emprunter , ils me disent : "ça va être difficile de choisir autre chose après l'avoir ce bouquin ! ". J'ai l'impression qu'ils restent sur un gout de trop peu. C'est vraiment un ouvrage qui ne laisse pas indifférent et qu'on déguste doucement !
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    Critique de qualité ? (28 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Melisende, le 02 octobre 2011

    Melisende
    Ce livre au titre si atypique a connu un grand succès ces dernières années. Je n'avais absolument aucune idée de ce que pouvait être l'histoire, je savais juste que le format était épistolaire ; mais pour tout vous avouer, c'est vraiment le titre à rallonge et surtout le mot « patates » (vous connaissez beaucoup de livres qui ont ce mot dans leur titre ? Et qui plus est, associé à celui de « littéraire » ?) qui m'a décidée. le destin a fait le reste puisque j'ai eu la chance de le recevoir en troc et qu'une lecture commune a été organisée sur Livraddict, précipitant ainsi ma découverte.
    Après plusieurs découvertes décevantes ou sans plus ces dernières semaines, Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates a été une véritable bouffée d'oxygène dans mon « planning » de lectures ! J'ai été conquise par les personnages, l'histoire, le format… seul peut-être le dénouement s'est révélé un peu précipité… quoique ! Un coup de cœur, ça faisait longtemps que ça ne m'était pas arrivé !
    En ce début d'année 1946, Juliet, jeune auteure anglaise trentenaire cherche un nouveau sujet pour son futur livre alors que son recueil d'articles signés sous le pseudonyme Izzy Bickerstaff est un franc succès. Elle reçoit la lettre d'un certain Dawsey Adams, habitant de l'île anglo-normande de Guernesey qui lui demande l'adresse d'une librairie londonienne pour commander d'autres titres de l'écrivain Charles Lamb, auteur qu'il a découvert grâce à un ancien exemplaire ayant appartenu à Juliet.
    Une correspondance amicale s'instaure entre eux et la jeune femme découvre petit à petit la vie des habitants de l'île et l'existence de leur cercle littéraire qui a permis à plusieurs de ses membres de mieux vivre l'horreur de la guerre et de découvrir le plaisir de lire…
    Je ne sais pas où commencer pour vous dire mon enthousiasme ! Peut-être par un des points les plus importants de ce livre : les personnages et évidemment la principale, Juliet. Même si les lettres sont d'expéditeurs différents, il ne fait aucun doute que le personnage principal est la trentenaire. J'attendais depuis des semaines de trouver une figure à laquelle je pourrais m'attacher et Juliet est arrivée. Je l'ai tout de suite adorée ! Ce qui m'a le plus charmée chez elle : son sens de l'humour qui ne la quitte jamais. Ces réflexions pleines d'ironie ont su me faire rire car elles ressemblent à ce qu'il m'arrive parfois d'écrire ou que je pourrais écrire si je m'appelais Juliet, vivais dans le Londres de l'après-guerre et tentais d'écrire un livre sur une petite communauté voisine. En vrac, voilà quelques extraits : « Une idée de livre m'est venue : un roman sur une belle écrivain dont le cœur sensible est brisé par son éditeur despotique. Intéressé ? » (p. 84), « Ma voisine, Evangeline Smythe, va accoucher de jumeaux en juin. Comme elle ne semble pas transportée de joie à cette idée, je vais lui demander de m'en donner un. » (p. 88), « Kit adorerait une cornemuse. Moi non. » (p. 333)…
    L'entourage de Juliet n'est pas en reste. Entre Sidney son éditeur et ami, Sophie sa meilleure amie et sœur de Sidney, du côté de sa vie londonienne, et ses nouveaux amis de Guernesey : Dawsey le timide, Isola la loufoque, Adelaide Addison la langue de vipère, Kit la petite fille têtue ou Elizabeth la disparue ; le lecteur trouvera forcément une figure à laquelle s'attacher. Les personnages secondaires sont nombreux mais les auteures parviennent à leur donner vie grâce à des personnalités marquantes sans non plus tomber dans le caricatural. Je retiens surtout la personnalité un peu folle d'Isola, le côté protecteur de Sidney et la douce réserve de Dawsey ; mais tous les autres personnages ont un petit truc à offrir et je vous invite à les rencontrer.
    En ce qui concerne l'intrigue, j'ai été agréablement surprise. Au début, on s'imagine que l'on va suivre les aventures de Juliet, et c'est le cas ; mais pas seulement. En effet, alors qu'elle fait connaissance avec les habitants de l'île, elle fait surtout connaissance avec leur passé et l'histoire du club de littérature qui les lie tous. On en apprend un peu plus, petit à petit, sur chaque personnage et surtout sur Elizabeth, la mère de Kit, absente car déportée à cause de la guerre mais omniprésente dans les esprits des habitants de Guernesey.
    J'ai adoré découvrir les anecdotes de chacun et même si le contexte est « grave », l'atmosphère du livre n'est pas non plus lourde. Au contraire, j'ai parfois eu l'impression de lire des passages tirés d'une comédie plutôt que d'un drame ; c'est authentique, émouvant, plein d'espoir… J'aime !
    Quant à la forme épistolaire que je redoutais un peu au départ, j'ai complètement adhéré. D'une part grâce à l'humour des personnages, notamment Juliet mais je me répète, et d'autre part car on parvient à s'attacher aux personnages. Avec l'épistolaire, je redoute souvent de trop survoler les figures et de ne pas suivre correctement leurs aventures, la narration étant totalement chamboulée ; mais ici, ça fonctionne parfaitement bien. Chaque lettre, chaque témoignage apporte sa petite pierre à l'édifice et met en place tout un monde bien peuplé, je n'ai eu aucun mal à y entrer !
    Un autre avantage avec cette forme particulière de récit, c'est que les lettres font office de chapitres alors, par conséquent, ceux-ci sont courts (une lettre de 20 pages c'est quand même peu probable). La lecture est donc rythmée, pas du tout monotone… et rapide !
    Une ode à la littérature (Jane Austen et les sœurs Brontë sont même plusieurs fois citées !) qui a su toucher ma sensibilité, je vous conseille la découverte ! J'ai cru comprendre que plusieurs participants à la lecture commune avaient été déçus par cette lecture, je suis curieuse de découvrir pourquoi !

    Lien : http://bazar-de-la-litterature.cowblog.fr/le-cercle-litteraire-des-a..
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Citations et extraits

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  • Par bladelor, le 05 juillet 2009

    C'est ce que j'aime dans la lecture. Un détail minuscule attire votre attention et vous mène à un autre livre, dans lequel vous trouverez un petit passage qui vous pousse vers un troisième livre. Cela fonctionne de manière géométrique, à l'infini, et c'est du plaisir pur.

    J'ai tiré une table près de la plus grande fenêtre du salon pour écrire. Le seul problème, c'est que je suis sans cesse tentée d'aller me promener au bord de la falaise. Le mer et les nuages sont en perpétuelle métamorphose, j'ai peur de manquer quelque chose en restant à l'intérieur. Quand je me suis levée ce matin, la mer semblait pleine de piécettes d'or. Et maintenant, on la croirait recouverte de dépôts de citron. Les écrivains ont intérêt à vivre au coeur des terres ou près d'une décharge publique, s'ils veulent réussir à travailler un peu. Ou à se montrer plus persévérants que moi.
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  • Par BMR, le 15 avril 2010

    [...] Ma voisine, Evangeline Smith, va accoucher de jumeaux en juin. Comme elle ne semble pas transportée de joie à cette idée, je vais lui demander de m'en donner un.
    [...] Suis-je trop difficile ? Je n'ai aucune envie de me marier pour me marier. Passer le restant de mes jours avec un être à qui je n'aurais rien à dire, ou pire, avec qui je ne pourrais pas partager de silences ?
    [...] Je me demande comment cet ouvrage est arrivé à Guernesey. Peut-être les livres possèdent-ils un instinct de préservation secret qui les guide jusqu'à leur lecteur idéal. Comme il serait délicieux que ce soit le cas.
    [...] C'est ce que j'aime dans la lecture. Un détail minuscule attire votre attention et vous mène à un autre livre, dans lequel vous trouverez un petit passage qui vous pousse vers un troisième livre. Cela fonctionne de manière géométrique, à l'infini, et c'est du plaisir pur.
    [...] La tache rouge qui ressemble à du sang sur la couverture est bien du sang. Une maladresse avec mon coupe-papier.
    [...] Je fréquente cette librairie depuis des années et j'y ai toujours trouvé le livre que je cherchais - et trois autres dont j'avais envie à mon insu.
    [...] Lire de bons livres vous empêche d'apprécier les mauvais.
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  • Par Zazette97, le 10 novembre 2009

    Quand mon fils Ian est mort aux côtés de son père, à El-Alamein, les gens qui me présentaient leurs condoléances ajoutaient souvent : "La vie continue", pour me réconforter.
    Quelle bêtise me disais-je. Bien sûr que non elle ne continue pas. C'est la mort qui continue.
    Ian est mort et il sera encore mort demain, l'année prochaine, à jamais. La mort est sans fin.
    Mais peut-être y aura-t-il une fin à la tristesse. p.159
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  • Par Nanne, le 02 février 2009

    Si vous avez le temps de correspondre avec moi, pourriez-vous répondre à quelques questions ? Trois en fait. Pourquoi avoir dû tenir secret un dîner de cochon rôti ? Comment un cochon a-t-il pu vous inciter à créer un cercle littéraire ? Et surtout, qu'est-ce qu'une tourte aux épluchures de patates et pourquoi est-elle mentionnée dans le nom de votre cercle ?
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  • Par verobleue, le 28 octobre 2011

    C’est arrivé à l’école où Eli et les autres enfants attendaient les navires d’évacuation. [...] Elisabeth boutonnait le manteau d’Eli quand il lui a avoué qu’il avait peur de partir loin de sa maman et de sa maison. Et si le navire était bombardé ? A qui pourrait-il dire au revoir ? Elisabeth a réfléchi un instant, puis elle a soulevé son pull et détaché une broche de son chemisier. Il s’agissait d’une médaille décernée à son père lors de la Première Guerre mondiale. Elle ne s’en séparait jamais.
    Elle l’a déposée au creux de sa main et elle lui a expliqué que c’était une broche magique : rien de mal ne pourrait lui arriver tant qu’il l’a porterait. Ensuite, elle lui a demandé de cracher dessus deux fois de suite, afin que le charme agisse. Isola a aperçu le visage d’Eli par-dessus l’épaule d’Elisabeth, elle a dit à Eben qu’il irradiait de cette aura sublime qu’ont les enfants quand ils n’ont pas encore atteint l’âge de raison. De toutes les épreuves qu’ils ont traversées durant la guerre, celle-ci a dû être la plus terrible. Devoir envoyer ses enfants loin de soi pour les protéger, cela défie l’instinct de préservation.
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