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Travaillant en bibliothèque, c'est le premier roman que je conseille aux usagers qui veulent lire un bon livre, où l'on ne se prend pas la tête et où l'on retrouve des vrais valeurs. Le titre est un peu surprenant et les lecteurs hésitent à saisir l'ouvrage pour parcourir le quatrième de couverture. Mais après l'avoir emprunter , ils me disent : "ça va être difficile de choisir autre chose après l'avoir ce bouquin ! ". J'ai l'impression qu'ils restent sur un gout de trop peu. C'est vraiment un ouvrage qui ne laisse pas indifférent et qu'on déguste doucement !
J'ajoute rarement des critiques à des ouvrages déjà pléthoriquement commentés. Mais en lisant les 38 critiques précédentes de ce livre j'ai pensé que j'avais quelque chose à ajouter.
Le charme et la tendresse incontestables de ce livre ont déjà été amplement décrits. Ils m'ont touchée également.
Le potentiel était excellent pour réussir un chef d'oeuvre, mais certains aspects m'ont gênée.
D'abord la construction épistolaire uniforme avant et après l'arrivée de Juliet à Guernesey. Les auteurs ont des accès de lucidité en faisant dire à un personnage "vous écrivez de charmantes petites notes" (remarque que l'on peut appliquer à l'ensemble du roman); puis que ce tissu d'anecdotes ne suffit pas à une structure romanesque équilibrée en l'absence d'un axe central. Juliet le trouve dans le personnage d'Elisabeth, mais ne l'étaie pas suffisamment à mon sens. L'uniformité du ton quelle que soit la personne qui écrit (alors que celles-ci sont nettement caractérisées individuellement)
L'aspect caricatural des personnages (monolithiquement bons ou méchants). Toujours est-il que les auteurs ne sont pas tombées dans le piège de la diabolisation systématique des Allemands (capitaine Hellmann, gestes généreux de certains soldats allemands).
L'analyse des sentiments amoureux n'est pas suffisamment creusée (Juliet, Mark, Dawsey). Il semblerait que ces sentiments ne font qu'effleurer la vie de Juliet !
La fin est un peu courte et attendue.
Mais j'ai aimé ce roman !
Le personnage principal de ce roman épistolaire est une jeune femme écrivain. Vive, spontanée et pleine de vie en dépit d’un passé douloureux, Juliet nous entraîne dans de passionnantes aventures, au travers de lettres pleines de charmes que l’on parcourt avec délice. Avec qui correspond cette charmante personne ? Avec son éditeur, des amis, un admirateur mais surtout avec les membres du cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates de Guernesey. Nous sommes en 1946. La guerre vient de se terminer, les gens sont traumatisés par ce qu’ils ont vécus. Ils on besoin de parler …
Ce cercle littéraire est bien plus qu’un club de lecture. Entre ses membres s’est formé une solidarité, une amitié sans faille que la période douloureuse de la guerre, vécue ensemble, aura renforcée. Juliet apprend à les connaître au travers des lettres échangées. Le désir de se voir « pour de vrai » se manifeste bien vite… Juliet fait sa valise et se rend sur l’île, où les habitants l’accueillent à bras ouverts et lui donnent matière à écrire un nouveau livre. La deuxième partie du roman est centrée sur l’histoire des habitants et plus précisément sur le rôle joué par une jeune femme, Elisabeth, pendant cette douloureuse période de l’occupation. Par son courage, elle a marqué les membres du cercle littéraire. Grâce à elle, Juliet fera à prendre à sa vie un nouveau tournant…
Il est question de littérature, de l’amour des livres et de la découverte d’une tranche de l’histoire, évoquée de façon originale et captivante. On meurt d'envie en refermant le livre, d’aller faire un petit tour du côté de Guernesey. Comme d'autres, j'ai pensé pendant ma lecture au délicieux "84, Charing cross road", autre roman épistolaire absolument délicieux
Lien : http://sylire.over-blog.com/
Je dois être la dernière parmi les lecteurs-blogueurs à avoir lu ce livre, et je dois dire que, si, au tout départ les avis enthousiastes qui ont fleuri un peu partout m'ont donné envie de le lire, leur nombre croissant a fini par me refroidir un tantinet. C'est mon esprit de contradiction, quand on parle trop d'un livre, au bout d'un moment cela produit chez moi l'effet inverse et m'ôte toute envie de le lire. Bref, c'était mal parti pour les amateurs d'épluchures de patates, et puis finalement... je l'ai lu, dégusté, et adoré !
Premier point fort, j'aime particulièrement les romans épistolaires, je trouve que ce style confère à l'écriture un petit plus, un je-ne-sais-quoi qui charme le lecteur (en tout cas la lectrice que je suis)... Deuxième point fort, le personnage central, celui de Juliet, qui est absolument irrésistible. Une jeune femme drôle et originale, entière, indépendante, en avance sur son époque, libérée et pleine de charme, bref une héroïne délicieuse.
Enfin, dernier point fort et pas le moindre, l'histoire qui mêle avec subtilité réalité historique et fiction. Les détails qui renvoient à la période de l'occupation allemande durant la seconde guerre mondiale donnent de la profondeur au récit sans toutefois sombrer dans la gravité.
J'ai pris un plaisir immense à partager quelques heures durant le quotidien des ces habitants de Guernesey. J'ai plongé avec facilité dans leur univers, partagé l'entrée de Juliet dans leur cercle et me suis remémorée avec eux la guerre. Non, je ne suis pas atteinte de dédoublement de la personnalité ni très vieille, simplement cette image pour vous dire à quel point je me suis imprégnée de cette histoire avec délice. Mary Ann Shaffer a su dresser avec beaucoup de finesse le portrait des ces hommes et ces femmes qui ont côtoyé l'horreur mais n'ont pas perdu de leur humanité.
Au final, ce qui me restera de ce livre, c'est le calme des îles, la douceur des relations entre amis et l'espoir, cet espoir qui ne les a pas quittés et les a rendus plus beaux.
Un magnifique roman.
Deux extraits qui m'ont touchée (le choix était difficile) :
" C'est ce que j'aime dans la lecture. Un détail minuscule attire votre attention et vous mène à un autre livre, dans lequel vous trouverez un petit passage qui vous pousse vers un troisième livre. Cela fonctionne de manière géométrique, à l'infini, et c'est du plaisir pur. "
" J'ai tiré une table près de la plus grande fenêtre du salon pour écrire. Le seul problème, c'est que je suis sans cesse tentée d'aller me promener au bord de la falaise. Le mer et les nuages sont en perpétuelle métamorphose, j'ai peur de manquer quelque chose en restant à l'intérieur. Quand je me suis levée ce matin, la mer semblait pleine de piécettes d'or. Et maintenant, on la croirait recouverte de dépôts de citron. Les écrivains ont intérêt à vivre au coeur des terres ou près d'une décharge publique, s'ils veulent réussir à travailler un peu. Ou à se montrer plus persévérants que moi. "
Merci à Babelio et à l'éditeur Nil pour cette superbe découverte.
Nil - 390 pages
De son vrai nom le "Cercle littéraire des amateurs de tourte aux épluchures de patate", ce club formé par les insulaires de Guernesey n'était originellement qu'une ruse visant à détourner l'attention des occupants allemands.
Grâce à une lettre anodine, Juliet Ashton, romancière londonienne en manque d'inspiration, va découvrir le petit monde insulaire et les histoires touchantes et/ou amusantes de leurs vécus de la seconde guerre mondiale qui vient de prendre fin.
La petite communauté littéraire passionne l'écrivain qui décide de leur consacrer son prochain roman...
(Mon avis dans la suite)
Lien : http://www.perdreuneplume.com/index.php?post/2009/06/08/299-le-cercl..
L'un des meilleurs sinon le plus beau livre que j'ai pu lire en 2009 ... L'écriture est légère, captivante et très émouvante!
Le roman se présente exclusivement sous forme de correspondances entre les différents personnages, et si cela peut paraître un peu inhabituel, cela m'a donné envie de me remettre à écrire de mes nouvelles bien plus régulièrement ! A l'heure du monde virtuel, nous perdons de plus en plus certains réflexes, dont celui de prendre du temps pour s'assoir et écrire un peu aux gens qui nous sont chers, une attention particulière qui peut s'avérer tellement agréable à recevoir!
...
Suite de la critique sur mon blog, cliquez sur le lien ci dessous:
Lien : http://naturellementlitterature.over-blog.com/article-the-guernsey-l..
Je ne sais pas pourquoi j'ai tardé à mettre sur mon blog ce livre qui a ravi mon été. J'en ai tant parlé autour de moi et son succès est tel, que je pense que tout le monde l'a lu.
C'est un petit bijou , un vrai plaisir de lecture.
Dans ce un roman épistolaire, on suit les amours de la narratrice, Juliet Asthon, et ses démêlés avec le monde de l’édition. Cette femme a vécu la guerre à Londres et va se passionner pour Guernesey et une certaine Elizabeth.
Le livre nous permet de découvrir l’occupation allemande à Guernesey, je pense que peu de lecteurs connaissaient la souffrance des habitants de cette île.
C'est un très bon roman . Un petit bémol : la dernière lettre et le happy-end.
Le charme du livre tient au fait que chaque lettre révèle une personnalité différente ,certains personnages sont très émouvants , et traversent de véritables tragédies, d'autres nous font sourire à cause de leur étroitesse d'esprit.
Pour l'instant je ne connais personne qui n'a pas apprécié ce roman.
Lien : http://luocine.over-blog.com/
Un beau roman épistolaire, qu'on ne lâche pas tant qu'on ne l'a pas terminé...Empli d'humour mais aussi d'images très fortes sur la 2e guerre mondiale.. Un moment agréable à passer qui donne de découvrir Guernesey...
1946. Pendant que Londres se relève de ses désastres, Juliet célèbre la publication de ses rubriques humoristiques écrites durant la guerre et rassemblées en un livre grâce à Sidney, son éditeur et ami fraternel.
Toutefois la jeune écrivaine est préoccupée: aucun sujet ne lui vient à l'esprit pour son prochain roman. Lui parvient alors une lettre d’un homme résidant à Guernesey, qui lui demande de rechercher un livre pour son « cercle littéraire d'amateurs de tourte aux épluchures de patates » .
Au cours des échanges épistolaires qui suivront cette première lettre, Juliet apprend que ce cercle est , au départ, un prétexte inventé pour justifier, devant une patrouille d'occupants allemands, la promenade d'un groupe d'amis après l'heure du couvre-feu.
Intriguée, Juliet s'intéresse à la vie de cette communauté d'amis et reçoit d'eux de nombreuses lettres où elle réalise combien leur vie était pénible et angoissante lorsque, tout au long de ces années de guerre, hommes et femmes se sont vu coupés de tout, privés de nouvelles comme de nourriture, sans défenses devant un occupant partout présent.
Très vite, l'écrivaine s'éprend de ce groupe de gens extravagants, courageux, bouleversants de gentillesse et de générosité, et, finalement, elle décide de se rendre à Guernesey afin de rencontrer ceux qu'elle considère désormais comme ses amis...
Commentaire
En utilisant le procédé d'échanges épistolaires, les auteurs se sont donné les moyens d'aller droit à l'essentiel des personnages. En effet ces derniers, sans préambule oratoire ou poétique, vont se confier, apporter leur histoire, raconter leurs souffrances, leurs inquiétudes et leurs espoirs quand, enfermés dans leur îlot en mer, il peinaient à survivre.
Oeuvre de mémoire donc, d'une mémoire douloureuse trop oubliée, ce roman n'a, malgré son sujet, rien de sombre. Bien sûr, il possède ses moments de gravité, mais plus souvent, il adopte un ton alerte, volontiers enjoué, à l'instar de cette petite communauté qui aura, au coeur de l'adversité, contré l'accablement et résisté à l'oppression par la solidarité, l'amitié, la bienveillance à l'égard de leurs manies et extravagances, le rire et, bien entendu, le partage des livres.
On pourrait reprocher à ce roman une certaine univocité des personnages bâtis tout d'une pièce; adorables ou odieux, courageux ou lâches, généreux ou mesquins, ils sont sans demi-mesure, mais n'est-ce pas le propre des plus fortes épreuves que de dénuder les êtres pour les révéler à l'essentiel en eux, à leur bonté ou à leur noirceur fondamentales?
Lien : http://sybilline.canalblog.com/archives/schaffer_mary_ann__et_barrow..
Sous ce titre énigmatique se cache un réseau d'histoires, échanges épistolaires, avec pour toile de fond l'après guerre (on commence le 8 janvier 1946). Juliet Ashton est une écrivain reconnue dans tout Londres, surtout pour ses articles satiriques publiés pendant la guerre, sous les bombardements allemands.
Par un de ces étranges hasards qui ponctuent la vie de chacun, elle reçoit un jour une lettre d'un habitant de l'île de Guernesey (pour les curieux, c'est une petit île anglaise juste à côté de St Malo), membre du mystérieux "cercle des amateurs de littérature et de tourte aux épluchures de patate".
Voilà le début d'une très belle histoire pleine de rebondissements, pendant laquelle je me suis laissée porter par les émotions: du rire offert avec légèreté par ces personnages très attachants, aux larmes arrachées par la guerre et ses témoignages bouleversants.
Bien sûr il se peut dans les jours qui viennent que mon opinion s'altère. Que je juge un peu tout ce qui pourrait être mauvais dans cet ouvrage (mon côté tatillon).
Mais voilà: une demi-heure que le livre est fini et je suis encore là-bas, le sourire aux lèvres. Qu'exiger de plus?
Lien : http://ranatoad.blogspot.com/
Un livre savoureux et charmant, une très belle écriture et une histoire, voire des histoires touchantes, drôles. Une belle réussite littéraire à mettre entre toutes les mains.
Les romans épistolaires, ce n'est pas mon genre. Pas du tout. Mais je ne savais pas avant de commencer à le lire que celui-ci en était un. Quand j'attends un livre impatiemment, j'essaye d'en savoir le moins possible, pour garder la surprise intacte.
Et la surprise a été belle ! Passé les premières pages, on s'habitue très vite à cette profusion de personnages, à cet échange croisé de lettres, de câbles, de télégrammes. Et on tisse les liens en même temps que Juliet avec ces personnages, simple de premier abord, mais complexe, profond dès qu'on gratte un peu et qu'on laisse de côté les a-priori.
Lien : http://tulisquoi.over-blog.com/article-le-cercle-litteraire-des-amat..
Rien qu'à lire le titre, ça donne déjà envie ... enfin pas de manger la tourte aux épluchures de patates, mais d'en savoir un peu plus sur ce fameux cercle littéraire. Et bien, je n'ai pas été déçue. C'est un livre très agréable à lire, avec des personnages tous attachants, et qui parle de l'occupation de Guernesey par les allemands pendant la seconde guerre mondiale. Malgré tout, ça reste un livre léger, grâce à l'humour et au caractère enjoué du personnage principal. La forme épistolaire est tout à fait appropriée au récit, et les auteures l'ont utilisée avec habileté et originalité. Vraiment, il ne faut pas se priver de lire ce roman bien sympathique.
Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates est l’unique roman de Mary-Ann Shaffer (écrit en collaboration avec sa nièce Annie Barrows, auteur de livres pour enfants), ancienne bibliothécaire et libraire, née en 1934 et décédée en février 2008, peu de temps après avoir su que son livre allait être publié.
Un livre que j’ai lu avec un réel plaisir ; humour anglais, personnages loufoques et attachants, atmosphère glauque des îles anglo-Normandes, tout est réuni pour passer un excellent moment. La trame de l’histoire qui débute à Londres, peu d’années après la deuxième guerre mondiale, met en scène Juliet Ashton, jeune écrivain, qui va échanger une correspondance assidue avec les membres d’un club littéraire de Guernesey, crée pendant la guerre pour contrer l’occupation allemande. Au fil des échanges on découvre la personnalité des différents habitants de l’île, et ce sur un rythme où l’humour est toujours présent. On n’attend avec impatience les réponses aux précédents courriers. L’amour de la lecture est porté par tous ces habitants, qui ont chacun un auteur préféré et en parlent comme d’un familier, avec simplicité et dérision, jusqu’au jour où Juliet est invitée sur l’île. Elle découvre des hommes et des femmes encore marqués par la guerre qui se reconstruisent malgré l’absence d’êtres chers. La correspondance va continuer, entre Juliet et ses proches avec qui elle évoque ses journées sur l’île. La forme épistolaire du roman peut surprendre et lasser, mais bien au contraire ces échanges parfois courts donnent tout le rythme et le charme à cette histoire pleine d’humanité !
Roman par lettres de Mary-Ann Shaffer et d'Annie Barrows.
Janvier 1946. Londres et toute l'Angleterre se relèvent péniblement de la guerre. Juliet, une jeune auteure qui s'est fait une renommée sous le nom d'Izzy Bickerstaff, parcourt le pays pour présenter le recueil des articles qu'elle a publiés pendant la guerre. Elle est épuisée et traverse une crise d'inspiration. Quand elle reçoit une lettre de Dawsey Adams, de l'île de Guernesey, membre du Cercle des amateurs de littérature et de tourte aux épluchures de patates, qui lui demande des ouvrages du poète Charles Lamb, elle découvre l'occupation dont ont été victimes les îles anglo-normandes et décide de creuser le sujet. Le Times lui ayant commandé trois articles sur les valeurs et les vertus de la lecture, le Cercle littéraire de Guernesey va lui donner matière à écrire. Elle découvre comment ce cercle a vu le jour pour couvrir une enfreinte au rationnement et au couvre-feu, comment Elizabeth la gouvernante de Sir Ambrose, Dawsey, Isola la guérisseuse, Eben le pêcheur, Will Thisbee le chiffonnier ont trouvé réconfort dans les livres aux plus cruelles heures de l'histoire de Guernesey, et comment la communauté a fait montre d'une loyauté sans faille envers ses membres, surtout les plus faibles.
Roman épistolaire ou correspondance? La différence n'est pas minime. Au fil des lettres, j'ai oublié qu'il s'agissait d'une oeuvre de fiction pour n'entendre que le témoignage des Guernesays et leur expérience de l'occupation allemande dans l'île. J'ai découvert le statut particulier des îles anglo-normandes au sein du royaume britannique et pendant la seconde guerre mondiale. Londres a connu le Blitz et Paris l'occupation. Guernesey a connu les deux. Au détour d'une lettre, le texte se révèle extrêmement documenté et précis. La géographie de l'île et ses dix paroisses servent la dimension dramatique du récit.
Entre les lettres, les télégrammes, les articles et les notes personnelles de chacun, le texte présente de nombreux visages. Chaque interlocuteur a un petit bien particulier, une petite touche personnelle qui vaut pour signature. Il n'y a, heureusement, pas l'artificialité propre aux romans épistolaires du XVIII° et XIX° siècles. D'une missive à l'autre, l'intrigue continue en assumant ses lacunes et ses ellipses, sans afficher la prétention de tout dire et de tout révéler.
Quand les soeurs Brontë, Jane Austen, Yeats, Sénèque, Marc Aurèle, Wordsworth ou Shakespeare font de la résistance, ça donne un récit riche et touchant, très humain. Le texte est certes un roman, mais il présente avec délicatesse et finesse un pan d'histoire tragique, sans pour cela tomber dans le pathos dégoulinant. Et pourtant, il y a une somme d'épisodes douloureux causés par la guerre: les enfants insulaires envoyés dans la capitale, loin de leurs parents, pour les soustraire à l'occupation allemande, sans savoir s'ils ne périront pas sous les bombes de l'envahisseur; la déportation de deux Gernesays, l'un à Belsen et qui le peut le raconter, et l'autre à Ravensbrück et qui laisse une orpheline. Mais dans tout conflit, on ne peut pas séparer les bons et les mauvais par uneune ligne trop droite, il y a toujours des dérapages et des miracles. Et il n'y a que ceux qui l'ont vécu qui peuvent le dire et en témoigner: "Et voilà que des Britanniques snobinards se mettent à confondre humanité et collaboration." (p. 305)
Ce roman est superbe, je l'ai dévoré en quelques heures sous une polaire bien chaude. Il m'a fait rire, renifler, réfléchir. Exactement ce que je demande à tout bon texte. Quand à la tourte aux épluchures de patates, je n'ai pas osé tenter la recette, mais la voici pour les téméraires: "Purée de patates pour le fourrage, betteraves rouges pour sucrer et épluchures de patates pour le craquant." (p. 78) Succin n'est-ce pas?, rationnement oblige! Si quelqu'un tente la recette, je veux bien savoir si c'est mangeable... En attendant une quelconque remontée après une tentative culinaire loufoque, je conseille le texte aux amateurs de belles histoires et aux férus d'Histoire.
Lien : http://lililectrice.canalblog.com/archives/2010/01/24/16616873.html
La magie des livres est encore plus forte que vous pouvez l’imaginez… Songez, vous trouvez chez un libraire un livre ayant appartenu à un auteur connu et dont l’adresse est inscrite sur la couverture. Vous écrivez à l’auteur en question pour lui annoncer que vous avez l’honneur d’être en possession de son ouvrage. Celui-ci vous répond qu’il en est ravi. Alors vous insistez et vous l'informez que vous faîtes partie d’un Cercle littéraire d’amateurs d’épluchures de patates. Alors là, vous avez gagné. L’auteur, en quête d’un d’un sujet d’écriture, est intrigué. C’est ainsi que débute ce roman épistolaire où un certain Dawsey Adams, de Guernesey, écrit avec Juliette Ashton une lettre, qui, ils ne l’imaginent ni l’un ni l’autre, va bouleverser leur vie.
L’histoire du Cercle littéraire des amateurs de patates a débuté durant la Seconde Guerre mondiale, alors que les Allemands occupaient l’île anglo-normande. Après une soirée entre amis, où du porc était au menu, ainsi qu’une tourte aux épluchures de patates, les convives ayant négligé le couvre-feu furent arrêtés par les soldats au sortir de la fête. C’est Élisabeth qui les sauva en inventant spontanément ce groupe de lecture auquel ils étaient censés participer. Les occupants gobèrent le mensonge mais promirent d’être présents lors de la prochaine réunion… C’est ainsi que le lendemain, une expédition dévalisait la librairie pour justifier l’existence du cercle de lecture afin d’être crédible face aux intrus et d’être en mesure de les berner.
Mais ce livre est beaucoup plus que ça. C’est l’histoire d’Elisabeth, déportée, dont la population de l’île, et principalement sa fille, attend le retour. C’est aussi l’histoire héroïque de ces liens qui résistèrent du mieux qu’ils purent à l’adversaire, ainsi que celle d’un auteur en quête d’un sujet romanesque, qui va découvrir Guernesey et ses habitants, au-delà de leurs courriers, ou encore une histoire d’amour des livres, mais surtout une histoire d’amitié, de solidarité et d’amour.
Un délicieux roman que j’ai lu d’une traite tant il est difficile de le lâcher une fois commencé. Très agréable à lire, il se déguste comme les personnages si attachants de ce livre ont dû déguster « les tartes aux framboises d’Amelia ». Il donne envie de découvrir Guernesey… A lire avec un bon thé et des muffins, puisque ce n'est pas la saison des framboises !
Une quinzaine de personnages interviennent dans ce récit, certains pour y mettre simplement leur grain de sel, d'autres pour y distiller leurs histoires de vie.
Tous vivent en communauté, s'entraident et participent au quotidien des uns et des autres.
Le récit présenté sous forme de lettres se voulait ainsi propice à la divulgation de nombreux détails par chaque personnage, détails qui, loin d'être ennuyeux, permettent au lecteur de se familiariser intimement avec les personnalités de chacun.
Bien que le sujet de la guerre mais aussi et surtout dans ce cas-ci de l'après-guerre ne soit pas facile à aborder, l'auteure a réussi à pimenter le récit d'événements souvent poignants de petites anecdotes que j'ai trouvées fort drôles.
Une femme se faisant virer du Cercle parce qu'elle a osé lire des recettes à haute voix, une autre ayant oublié où elle avait enterré la théière en argent de sa mère se met en tête de creuser des trous dans toute l'île, l'explication du jeu de la mariée morte sans oublier les interventions toujours loufoques d'Isola Pribb qui étudie les bosses de crâne et se prend pour Miss Marple!
Bien sûr, que serait un cercle littéraire sans livres? Sénèque, Yeats, les soeurs Brontë, Austen, Dickens, Wilde, des auteurs tantôt cités tantôt longuement encensés se sont glissés tout au long du roman comme autant de refuges face à la dure réalité de l'après-guerre.
Seul bémol selon moi : un style trop linéaire. Bien que chaque personnage ait une personnalité bien à lui, j'ai trouvé dommage que tous écrivent de la même manière malgré des niveaux d'éducation, des métiers et des récits différents.
Bien que tous les personnages soient unis par des liens très forts, j'aurais voulu que tous ne parlent pas d'une même voix.
Néanmoins, ce roman reste un roman à la fois poignant et teinté d'humour sans pour autant être léger et les personnages sont si attachants que le lecteur prendra plaisir à faire le voyage jusqu'à Guernesey!
Lien : http://contesdefaits.blogspot.com/2009/11/le-cercle-litteraire-des-a..
Un petit bijou dont on évite de tourner les pages trop rapidement parce que cela nous rapproche du mot FIN alors on savoure...
Explosion touristique sur Guernesey en vue...
De retour des vacances je me suis plongée dans ce livre (que je m'étais acheté en récompense des vacances studieuses que j'avais passé!). Je l'ai lu en 4 soirées et parce que je me suis retenu de ne pas lire tout en une seule fois.
Ce livre est un petit bijou de douceur, de tendresse... le style est épuré, l'histoire est touchante mais pas larmoyante ... un petit bonheur dans ce monde cruel, un vrai moment de détente ...
Au début j'étais très réticente sur le style épistolaire, je ne suis pas fan de ce style, sans doute un douloureux souvenirs des Lettres Persannes au lycée ! Mais là cette technique permet d'apporter de la légéreté, de ne pas s'apesantir sur des structures trop lourdes, des détours pour présenter le sujet de conversation, cela permet aussi d'introduire de nouveaux personnages sans que l'on se perde dans le dédale du qui est qui.
Bref, je le conseille à tous ceux qui veulent ce faire une petite pause sérénité sans chichi ni prise de tête.
Lien : http://maviedamoi.hautetfort.com/
anvier 1946, Londres. Juliet, jeune écrivain dont les chroniques sur la guerre ont remporté un grand succès, sillonne l’Angleterre, multiplie les séances de signatures pour promouvoir le recueil de ces fameuses chroniques, mais le cœur n’y est plus.
« Je ne veux plus être considérée comme une journaliste humoristique. »
Une page se tourne, cette fois, il lui faut écrire un roman, un vrai… Mais le sujet tarde à s’imposer. C’est alors qu’elle reçoit une curieuse lettre, en provenance de Guernesey d’un certain Adams Dawsey… Il y est question d’un livre de Charles Lamb qui aurait appartenu à Juliet, et d’un Cercle littéraire, le dénommé « Cercle des amateurs de littérature et tourte aux épluchures de patates de Guernesey ». La simplicité et la sincérité de ce courrier touche aussitôt Juliet qui bien entendu ne rêve à présent plus que d’une chose découvrir ce qui se cache sous le nom un peu excentrique de ce club de lecture. Créé pendant la guerre, il sauva la vie, ni plus ni moins de tout un petit groupe d’îliens – dans les faits il leur servit d’alibi à un repas interdit en ces temps de guerre, où chaque cochon était réquisitionné par l’armée allemande, en soustraire ne serait-ce qu’un seul mettait tous les convives en grand danger, mais pas seulement, la découverte des livres et du partage qui s’en suivit créa entre tous ces îliens une sorte de fraternité inébranlable. D’une certaine façon les livres leur ont sauvé la vie à plusieurs niveaux et plus d’une fois…
Et si Juliet tenait là, enfin, un début d’idée de romans ? Elle demande à Dawsey si chaque membre du club serait disposé à lui parler de ce cercle, et très vite, les lettres se succèdent, toutes plus touchantes les unes que les autres. Certains de ces lecteurs sont des fermiers, d’autres des chaudronniers, mais tous ont à cœur de décrire minutieusement non seulement ce que la lecture leur a apporté en tant que tout nouveau lecteur (certains n’avaient jamais touché à un livre) que ce qui s’est passé sur l’Ile durant ces cinq dernières années. Et l’histoire qui se dessine en filigrane, au travers de toutes ces lettres, est stupéfiante, bouleversante… Si Juliet y trouve décidément, oui, un beau sujet de roman, sa vie en sera à tout jamais métamorphosée.
Mary Ann Shaffer et Annie Barrows nous livrent ici un roman tout à la fois charmant et grave. Le sujet : l’occupation de Guernesey, les privations très sévères de ses habitants qui furent totalement coupés du monde pendant toute la guerre m’étaient à vrai dire totalement inconnus, de même que le sort de ces nombreux enfants qui furent envoyés en France, très courageusement par leurs parents pour leur éviter, espéraient-ils, le pire.
Bref, un roman épistolaire, tantôt léger, tantôt grave, tantôt drôle ou triste mais qui vous tient en haleine tout du long. L’issue de l’histoire est assez prévisible, certes, mais elle fait du bien…
Lien : http://lily-et-ses-livres.blogspot.com/2009/06/le-cercle-litteraire-..
Le cercle littéraire des amateurs des épluchures de patates de Mary-Ann Shaffer et Annie Barrows, NiL
Vous ne le savez pas encore, mais bientôt vous allez vouloir rejoindre le cercle littéraire des amateurs de tourtes aux épluchures de patates, pas pour échapper à l'arrestation par les nazis, pas pour vous nourrir un peu mieux en cette période de privation, mais simplement parce que vous allez tomber amoureux de leur membre.
C'est ce qui est arrivé à Juliet, au lendemain de la guerre. En quête d'un sujet pour un nouveau roman, elle reçoit une lettre d'un habitant de Guernesey qui évoque la création du cercle littéraire des amateurs des épluchures de patates, intriguée, Juliet demande de plus amples renseignements, et elle apprend comment le cercle a été crée pendant l'occupation allemande des îles anglo-normandes.
A Guernesey, vous rencontrerez des personnages hauts en couleurs, Dawsey le taiseux, Lebonia l'excentrique loufoque, Eben et Eli les écorchés de la vie, la sage Amelia ou encore Booker l'alcoolique et tant d'autres encore... Et bientôt, comme eux, vous vous mettrez à attendre le retour d'Elzabeth, le membre du cercle toujours absent. Elizabeth a été déportée pour avoir aidé un réfugié polonais, et on l'attend, Elizabeth a laissé derrière sa fille Kit, Elizabeth va vous manquer...
A Guenesey, vous connaîtrez les privations, la faim, la peur pour votre enfant envoyé au loin, sur l'île bombardée pour tenter de les protéger, la séparation, l'attente et puis aussi les petits bonheurs.
A Guernesey, vous laisserez sûrement votre coeur, en tous cas le mien il est toujours là-bas!
Un livre vrai tout simplement. Ce roman épistolaire est débordant de réalité, d'humour, mais aussi de gravité. En effet, malgré tout, ce roman nous parle des horreurs de la seconde guerre mondiale et nous dévoile ce qu'était l'occupation sur Guernesey, cette île anglo-normande où se tiennent les réunions du cercle littéraire.
Juliet Ashton est vraiment adorable tout comme les habitants de Guernesey . Une fois que l'on a refermé le livre, on a qu'une envie , c'est de le rouvrir et de la redécouvrir ! Les deux auteurs (Mary Ann Shaffer et Annie Barrows que je félicite.Mary Ann Shaffer, est malheureusement décédée quelques mois après avoir su que ce roman allait être plublié.), ont sut me faire croire à l'existence des personnages et à toutes les histoires !
On suit avec joie l'avancée des personnages,la correspondance de Juliet et Dawsey et les autres, les rencontres, l'arrivée de Juliet à Guernesey ...
Je vous conseille ce livre qui est un pur chef-d'oeuvre et auquel je ne trouve aucun défaut ! Un immense 20 et un merci tout aussi immense aux auteurs. Je le considèrer comme un de mes livres favoris et je crois qu'il est le premier à être dans la catégorie coup de coeur !
très très bon roman
Lien : http://silvi.over-blog.com/article-le-cercle-litteraire-des-amateurs..
Lien : http://decouverteslivresques.blogspot.com/2010/03/le-cercle-litterai..
Ces échanges de lettres entre tous ces personnages donnent un bon rythme au roman et du coup on ne s'y ennuie jamais.
J'ai découvert des histoires touchantes, des extraits de vie pendant la guerre dont je n'avais jamais entendu parlé et surtout un humour présent en permanence.
Ca fait du bien un livre qui se mange rapidement sans devenir indigeste!...
La suite ici:
Lien : http://les-lectures-d-une-maman.over-blog.com/article-le-cercle-litt..
ce livre est tout simplement délicieux
Quoi dire, à part que j'ai lu avec beaucoup de plaisir, et, surtout d'une traite, ce roman qui décrit, d'une manière humoristique - so british - la vie quotidienne des habitants de Guanessy pendant l'occupation allemande !!!!!
Je vais être très succinte sur ce livre puisque déjà presque toute la blogosphère l'a lu ! Sachez seulement que c'est absolument délicieux, un régal à lire, d'autant plus que cela se lit très vite. Le roman est également passionnant pour toute cette période de guerre et d'après guerre à Guernesey sur laquelle en général on ne savait pas grand chose (moi, rien). Poésie, humour, intérêt historique, originalité, portraits des personnages extrêmement bien brossés, amour et amitié, tous les ingrédients y sont pour vous faire passer un excellent moment, et si vous n'avez pas encore lu ce livre au titre rigolo, filez vous le procurer, c'est un délice !
Lien : http://liliba.canalblog.com
Ce livre était attirant déjà à cause de son titre. Puis il y a eu une vague chez les blogueurs, avec, pour la plupart, des avis positifs. Enfin, mes parents me l'ont offert pour mon anniversaire en 2009.
Il s'agit d'un livre épistolaire qui comprend un mélange de lettres, télégrammes, journal intime (ou plutôt carnet de bord).
Ce que j'ai aimé dans ces correspondances, c'est qu'il n'y a pas que de lonnnnnngues lettres, mais aussi des très courtes. Cependant ce que je peux reprocher, c'est que certaines s'apparentent plus à des emails qu'à des lettres. En effet, quand la lettre fait 3 mots, cela ne paraît pas très réel. Menfin bon ! Ce n'est qu'un détail qui donne du dynamisme aux échanges.
....
Lien : http://lacavernedankya.canalblog.com/archives/2010/02/12/16781226.html
De Tinusia à Miss Ashton
6 février 2010
Chère Miss Ashton,
Il y a 64 ans, jour pour jour, vous envoyiez une lettre à Markham Reynolds pour lui dire que vous n'êtes "pas imperméable aux compliments, surtout à ceux qui concernent vos écrits". Et vous aviez cru, chère Juliet, qu'il allait vous être possible d'aimer ce personnage et de vous faire épouser.
Mais voilà ! c'était sans compter avec l'intense esprit de liberté qui vous animait en cette fin de deuxième guerre mondiale !
Comment vous dire mon sentiment, ma chère amie ? Je ressens une toute petite pointe de déception à la lecture de la fin de votre histoire à Guernesey. Quoi ? vous avez, en 1946, demandé la main de votre amoureux ? Oui, ce fut une démarche osée, si je puis dire ! La belle affaire ! Certes, en ces temps, il n'était pas courant, du moins officiellement, que les femmes soient les initiatrices de la relation amoureuse.
Il faut avouer, mon amie, que vous aviez fort à faire avec ce Dawsey Adams qui fut celui qui vous a permis d'entrer dans "le cercle". L'objet "transitionnel" de votre rencontre, d'abord épistolaire, fut CHARLES LAMB et son œuvre "LES ESSAIS D'ÉLIA". Mais vos échanges ont très vite franchi les limites d'une correspondance d'ordre purement littéraire : vous avez judicieusement trouvé dans la présentation du "CERCLE DES AMATEURS DE LITTÉRATURE ET DE TOURTE AUX ÉPLUCHURES DE PATATES DE GUERNESEY" l'objet d'un article commandé par le Times pour son supplément littéraire.
Dawsey va vous permettre de rencontrer les membres de cette étonnante confrérie, à l'origine purement imaginaire : Elizabeth en a inventé l'existence un soir de panique, pour éviter la colère - et probablement la punition - des occupants allemands ; l'heure du couvre-feu avait été dépassée et le petit groupe était encore dehors.
En venant à Guernesey, vous ignoriez quelles merveilleuses rencontres vous alliez faire : Amelia Maugery, Isola Pribby, Eben Ramsey, Clovis Fossey, John Booker, Will Thisbee, Eli, Sally Ann Frobisher, Micah Daniels, Remy Giraud, et surtout Kit. C'est avec tact, diplomatie, doigté, sensibilité que vous avez approché toutes ces personnes. C'est grâce à votre délicatesse que chacun, chacune, s'est spontanément confié à vous dans des lettres souvent émouvantes ; bouleversantes aussi lorsque vous découvrirez la personnalité de celle qui fut l'instigatrice du "Cercle" et le sort que la sale guerre lui a accordé.
Chère Juliet (pardonnez-moi de vous appeler par votre prénom), je tiens à vous remercier du plus profond de mon âme de m'avoir permis de vivre, grâce à votre plume, huit mois de l'an mille neuf cent quanrante-six à Guernesey. Huit mois qui vous auront sans doute permis de trouver l'amour, mais surtout huit mois qui mettent en lumière les conditions de vie de l'après-guerre ; huit mois que votre inspiration littéraire a sans doute romancés, mais huit mois qui resteront à jamais gravés dans le souvenir de celles et ceux qui ont suivi, comme moi, l'épopée des membres de ce cercle, leurs joies et leurs douleurs. Oui, merci !
Tinusia
Lien : http://lire-lier.blogspot.com/
Sympa, léger, pas prise de tête ... voila un livre qui fait du bien !
Le roman débute en Janvier 1946 dans une Angleterre qui se relève doucement et difficilement de la guerre.
Le personnage principal de ce roman est Juliet, un écrivain. C'est une jeune femme d'une trentaine d'années qui s'est fait connaître en tant que journaliste d'un grand quotidien anglais, elle était chargée d'écrire des petites chroniques humoristiques sous le pseudonyme d'Izzy Bickerstaff, afin d’apporter un peu de bonheur à une population en manque de divertissement. Son éloquence et sa plume alerte lui ont valu un certain renom mais avec recul et avec l'aide de son ami et éditeur Sidney, elle s'est mise en envisager une carrière de romancière !
Juliet reçoit une lettre d'un homme habitant l'île de Guernesey, Dawsey Adams, et qui attise sa curiosité en lui parlant d'un certain cercle littéraire au nom pour le moins étrange. Dawsey possède un vieux livre lui ayant appartenu et son adresse y était inscrite. Ce livre en question est un ouvrage de Charles Lamb et cet auteur étant plutôt méconnu, Dawsey rêverait de mettre la main sur d'autres de ses œuvres.
Le problème est qu'il habite sur l'île de Guernesey et que bien que les Allemands l’aient quittée depuis longtemps, il n'y reste plus aucune librairie. Dawsey sollicite donc la gentillesse de Juliet.
C'est ici que commence une correspondance des plus passionnantes (car c’est bien sous la forme de lettres que ce roman est écrit). Dawsey se mettra bientôt à raconter sa vie, et celle des habitants de l’île. De fil en aiguille, Juliet va s'intéresser à la période de l'Occupation à Guernesey et va ainsi entretenir des relations épistolaires avec certains membres du fameux cercle littéraire, tous habitants de Guernesey.
Ces échanges de courrier vont se transformer en une franche et sincère amitié et Juliet va finir par leur rendre visite.
Juliet découvrira au fur et mesure la formidable aventure humaine de ce petit groupe d'individus de Guernesey. Elle apprendra ce qu'a été leur existence sous l'occupation allemande et surtout elle sera touchée au plus profond d'elle-même par le courage, la générosité, l'originalité et surtout le caractère si particulier de chacun d'entre eux.
Mary Ann Shaffer se présente avant tout comme une conteuse absolument hors-pair. Il contient des anecdotes d'une drôlerie exquise, des potins sur la vie quotidienne de ces habitants aussi bien que des récits plus essentiels, et surtout touchants à la mémoire et à notre Histoire.
Dans ce roman, se dresse avant tout le portrait d'une Héroïne, une jeune femme d'exception nommée Elizabeth qui deviendra le cœur du roman que Juliet s'apprête à écrire sur l'histoire de ces habitants de Guernesey. C’est un roman tendre et un peu dramatique par endroit mais tellement amusant. Les références à la littérature anglaise sont très nombreuses, ce roman entièrement épistolaire se lit avec beaucoup de facilité et de plaisir. J'ai aimé tous les personnages sans exception, j'ai souri à certaines scènes, j'ai été émue par les récits sur Elisabeth.
Lien : http://www.stemilou-books.com/article-30749383.html
Un intérêt pour cette vision de la seconde guerre mondiale, en effet l’auteur a su sortir des récits maintes et maintes fois contés sur cette époque terrible, pour nous relater cette page d’histoire sur l’île de Guernesey.
J’ai dévoré ce livre ! De lettre en lettre, on s’insinue dans le récit et puis vers les personnages pour finir avec cette impression étrange d’être l’un des leurs. J’avais déjà ressenti cette sensation en lisant “la déferlante” et je pense que le fait de confiner l’histoire sur un lieu isolé de tout, nous recentre au cœur même du roman.
Les personnages sont attachants, bien que la toile de fond est bien plus sombre, l’auteur a su rendre un certain équilibre entre ce témoignage de cette guerre et la vie au quotidien parfois loufoque sur cette île de Guernesey dont on n’a qu’une hâte de s’y rendre pour la découvrir et l’apprécier pleinement.
Lien : http://lesmotsdepascale.canalblog.com/archives/2009/12/16/16161774.h..
un gros coup de coeur pour ce livre.
Lien : http://adeline66.canalblog.com/
J' ai adoré ce livre ! Je me suis beaucoup amusée avec ces lettres d' un humour truculent! Certaines sont vraiment mordantes, à aucun moment on ne s' ennuye...
On plonge dans le monde de l' après guerre, la façon dont les personnages relatent leur quotidien de privations et d' humiliations durant l' occupation allemande est empreinte de beaucoup d' humanité, de vivavité.
Les personnages sont très colorés, attachants, certains plus que d' autres. Juliet ne soupçonnera pas à quel point elle se liera à eux, et partira à l' aventure vers les îles de Guernesey, découvrir un monde qui la subjuguera à jamais!
Son attachement à Kit, la fille d' Elizabeth dont personne n' a de nouvelles est remarquable, et finalement c ' est un livre qui ne parle que d' humanisme. J' ai adoré, et le conseille vivement. Un livre frais, drôle, intéressant en tous points, qui nous enseigne beaucoup sur la vie de cette petite île isolée durant la Seconde Guerre Mondiale.
Un roman qui se lit d'une traite. Il se déroule à Guernesey, dans une communauté très sympathique où chacun se serre les coudes et notamment en créant un cercle littéraire pour parler de ce qu'ils lisent, mais cela leur sert aussi de couverture pour faire de la résistance....
On tombe dans ce livre avec délice.
Tout de suite Juliet devient une amie qu'on a plaisir à suivre et qu'on aime dans ses choix et ses excès.
Et quand la première lettre arrive on a tout de suite envie d'en savoir un peu plus sur ce fameux cercle littéraire ! Sur Guernesey et l'histoire de la guerre dans cette île. La diversité des personnages du club permet une grande variété dans les lettres, les sujets, les approches...
Alors comme Juliet on n'a qu'une hâte partir pour Guernesay à la rencontre de cette île et de ses habitants !
Et si certaines choses sont prévisibles, les deux auteures déjouent habilement certains pièges pour en faire une histoire un peu moins conventionnelle.
Amour, humour, histoire, amitié, littérature, écriture, lecture, échange, autant de mots qui conviennent pour parler de ce roman écrit à quatre mains.
Ne boudez pas votre plaisir et partez à la découverte du Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates.
Il est à parier qu'il vous donnera envie d'aller découvrir Guernesay si, comme moi, vous ne connaissez pas cette île.
Lien : http://leblocnote.over-blog.com/article-34271001.html
Qui se souvient que Guernesey fut occupée par les allemands lors de la dernière guerre mondiale ? Mary Ann Shaffer nous le rappelle dans un livre drôle et émouvant dont l’héroïne, Juliet, est une femme attachante et amoureuse des livres.
Roman épistolaire qui évoque une page douloureuse de l’histoire mais que l’on quitte, difficilement, avec le sourire.
Rien que le titre délicieusement accrocheur, nous donne envie de le lire.
Lisez-le, vous ne serez pas déçus.
L'histoire commence à Londres en 1946. Juliet Ashton est une jeune romancière anglaise en mal d'inspiration. Par un concours de circonstances, elle reçoit une lettre d'un habitant de Guernesey lui demandant des renseignements sur Charles Lamb, auteur très apprécié de la jeune femme. Grâce à cette correspondance, elle découvre l'existence d'un cercle littéraire des amateurs de littérature et de tourtes aux épluchures de patates. Peu à peu, elle se lie d'amitié avec les habitants de cette île qui ont beaucoup souffert de l'occupation allemande.
Ce roman épistolaire est un véritable hymne à la lecture et à l'écriture. Les personnages sont tous hauts en couleurs. On s'attache à chacun d'entre eux. Les amitiés liées entre les différents personnages sont belles.
Lien : http://livresdanslapoche.over-blog.fr/article-35152666.html
L'histoire commence à Londres en 1946. Juliet Ashton est une jeune romancière anglaise en mal d'inspiration. Par un concours de circonstances, elle reçoit une lettre d'un habitant de Guernesey lui demandant des renseignements sur Charles Lamb, auteur très apprécié de la jeune femme. Grâce à cette correspondance, elle découvre l'existence d'un cercle littéraire des amateurs de littérature et de tourtes aux épluchures de patates. Peu à peu, elle se lie d'amitié avec les habitants de cette île qui ont beaucoup souffert de l'occupation allemande.
Ce roman épistolaire est un véritable hymne à la lecture et à l'écriture. Les personnages sont tous hauts en couleurs. On s'attache à chacun d'entre eux. Les amitiés liées entre les différents personnages sont belles.
Lien : http://livresdanslapoche.over-blog.fr/article-35152666.html
Un livre très très sympa à lire, je n'ai pas l'habitude de lire ces livres écris sous une forme épistolaire donc j'étais un peu déboussolée au début mais finalement j'ai adoré avoir le point de vue des personnages sous cette forme. C'est une jolie histoire, très douce, agréable entre tous ces personnages qui ont en commun la passion de la littérature. Il y a beaucoup de références à la littérature "classique" anglaise et la passion de ce petit cercle pour elle donne envie de découvrir ou de rédécouvrir ces auteurs. En même temps, il y a un peu de suspens et d'amour. J'aime bien le cadre de ce livre, la fin de la seconde guerre mondiale, le temps de faire les deuils, de se reconstruire. Je dirai que ce livre est doux, mignon et attachant. A lire, en vacances (si possible).
Rien qu'en voyant le titre et la couverture j'ai su qu'il me plairait, je le trouve tout simplement beau. Dès lors, impossible de me retenir et d'attendre la sortie en poche (beaucoup beaucoup trop loin!!!) Exit aussi les derniers Douglas Kennedy et Guillaume Musso, ce fut lui.
Bref, je l'ai lu et je l'ai ADORE !! Donc l'histoire : 1946 à Londres, Juliet est en tournée de promotion pour son livre "Izzy Bickerstaff s'en va-t-en guerre". Ce livre regroupe les articles qu'elle a écrit pendant la guerre sous ce pseudonyme pour un journal, et au vu du succès de ce dernier, Sydney, son éditeur et ami l'encourage à écrire un nouveau livre.
Lien : http://lecturesdemeli.canalblog.com/archives/2009/07/12/14377735.html
J'attendais avec impatience de lire ce livre qui m'avait été conseillé aussi bien à la bibliothèque que dans les blogs. Je me réservais ce livre pour commencer mes vacances, je n'ai pas été déçu au contraire, c'est pour moi un grand coup de cœur ! Au début, cela m'a rappelé le livre d'Hélène Hanff "84 Charing Cross Road" dans sa forme de correspondance, mais il est très différent. A travers un échange de correspondance entre Juliet, ses amis et surtout les membres du fameux "Cercle des amateurs de littérature et de tourte aux épluchures de patates de Guernesey", j'ai découvert la vie quotidienne des habitants de Guernesey durant l'occupation Allemande. Les personnages sont formidables hauts en couleur et très attachants. A travers les nombreuses anecdotes dont le ton peut être grave ou plein d'humour, on imagine parfaitement l'ambiance de l'île et chacun des îliens. J'ai dévoré ce livre comme une «tourte» mais j'ai regretté ma gourmandise, car j'aurai tellement aimé en avoir plus !
Lien : http://aproposdelivres.canalblog.com/archives/2009/07/28/14374443.html
comme beaucoup, j'ai été charmée par ces lettres et emportée dans cette île, un gros coup de coeur! voir:
Lien : http://petitesmadeleines.hautetfort.com/archive/2009/08/20/le-cercle..
Mary Ann Shaffer & Annie Barrows
Le Cercle Littéraire des Amateurs d’épluchures de patates
Quatrième de couverture :
« Je me demande comment cet ouvrage est arrivé à Guernesey. Peut-être les livres possèdent-ils un instinct de préservation secret qui les guide jusqu’à leur lecteur idéal… »
Janvier 1946. Tandis que Londres se relève douloureusement de la guerre, Juliet, jeune écrivain, cherche un sujet pour son prochain roman. Comment pourrait-elle imaginer que la lettre d’un inconnu, natif de l’île de Guernesey, va le lui fournir ? Au fil de ses échanges avec son nouveau correspondant, Juliet pénètre un monde insoupçonné, délicieusement excentrique ; celui d’un club de lecture au nom étrange inventé pour tromper l’occupant allemand : le « Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates ». De lettre en lettre, Juliet découvre l’histoire d’une petite communauté débordante de charme, d’humour, d’humanité. Et puis vient le jour où, à son tour, elle se rend à Guernesey…
La suite, c'est sur mon blog : http://cultureconfiture2.blogspot.com
Lien : http://cultureconfiture2.blogspot.com
Lien : http://lafeearil.over-blog.com/article-34763021.html
Juliet est un auteur à la mode, suite à la parution des ses billets humoristiques dans un quotidien anglais pendant la guerre. Elle termine une tournée de promotion quand elle reçoit une lettre de Dawsey Adams, domicilié à Guernesey.
Celui-ci lui écrit être en possession d'un ouvrage lui ayant appartenu. Une longue correspondance commence alors, car l'intérêt de Juliet est piqué au vif quand Dawsey lui décrit le cercle littéraire auquel il appartient : "le cercle littéraire des amateurs de tourtes aux épluchures de patates de Guernesey".
Mon avis :
Merci maman d'avoir fait jouer tes relations afin de m'obtenir ce livre que j'ai enfin lu !
Notre curiosité de lecteur est piquée au vif, comme celui de Juliet. Au fil des lettres, nous brûlons d'en apprendre plus sur ce bien étrange cercle littéraire et sur sa créatrice, Elizabeth.
On en profitte aussi pour découvrir l'occupation allemande dans les îles anglo-normande.
Lien : http://motamots.canalblog.com/archives/2009/06/22/13977277.html#comm..
Derrière un titre aux allures de plaisanterie, un délicieux roman dont le bouche-à-oreille a fait un coup de cœur. (suite sur mon blog)
Lien : http://artetlitterature.blogspot.com/2009/06/vive-la-lecture-i-le-ce..
Que dire, si ce n'est que cette lecture est jubilatoire. Depuis, je veux vivre à Guernesey et rencontrer tous ces gens, devenir aussi leur amie très chère, manger des tourtes aux épluchures de patates, devisaient de tout et de rien, de livres aussi. Ah, je m'emporte encore!
Quel délice de se prendre au jeu des lettres des différents protagonistes. À chaque fois que je reposais le livre pour des activités bassement humaines, tel que se nourrir, dormir, avoir pour une fois une once de vie sociale, je n'avais qu'une hâte: les retrouver, avoir de leurs nouvelles et jubiler.
Je vous en dis un peu, mais pas trop. Juliet, auteure en panne d'inspiration et femme au caractère bien trempée, entame une correspondance avec les membres du Cercle des amateurs de littérature et de tourte aux épluchures de patates de Guernesey....Rien que le nom du cercle est, pour moi, trés alléchant. De lettres en lettres, le lecteur embarque dans la vie des personnages. Ici, chacun est important, chaque anecdote, chaque témoignage prend sa place et l'histoire se tisse de lettres en lettres, de correspondants en correspondants. Un fil se dessine, des histoires prennent forme. Les lettres sont ici un exutoire, un retour à la vie dans un Londres et un Guernesey d'après-guerre. Un roman féroce. Patatement attachant, patatement, patatement fantasque dont le point de départ est un livre. Un livre qui déclenche des correspondances diverses, des amitiés, des moments de vie et beaucoup, beaucoup de bonheur pour le lecteur.
Lien : http://sousunpissenlit.canalblog.com/archives/p10-10.html
Quatrième de couv' : "Je me demande comment cet ouvrage est arrivé à Guernesey. Peut-être les livres possèdent-ils un instinct de préservation secret qui les guide jusquà leur lecteur idéal..." Janvier 1946. Tandis que Londres se relève douloureusement de la guerre, Juliet, jeune écrivain, cherche un sujet pour son prochain roman. Comment pourrait-elle imaginer que la lettre d'un inconnu, natif de l'île de Guernesey, va le lui fournir ? Au fil de ses échanges avec son nouveau correspondant, Juliet pénètre un monde insoupçonné, délicieusement excentrique ; celui d'un club de lecture au nom étrange inventé pour tromper l'occupant allemand : le "Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates". De lettre en lettre, Juliet découvre l'histoire d'une petite communauté débordante de charme, d'humour, d'humanité. Et puis vient le jour où, à son tour, elle se rend à Guernesey...
Après Bonne à tout faire de Saira Rao, Brel par Leloir et Tant que je serai noire de Maya Angelou, j'ai eu la chance de recevoir de Babelio exactement le livre que je voulais - parmi tous ceux pour lesquels j'avais postulé plus ou moins convaincue pour certains... - et qui trônait déjà depuis un moment dans ma wish-list Amazon.
...
Lien : http://gwordia.hautetfort.com/archive/2009/06/05/charlotte-sapin-le-..
Lu à une vitesse déplorable (ma PAL arrive un stade critique, c'est grave) voilà un livre très réussi, plaisant tant par sa forme épistolaire vive et originale que par son fond : une mosaïque de personnages très attachants qui fait face à l'horreur de la guerre à leur manière unique d'insulaires coupés du monde. Une manière à la fois burlesque et pleine d'humanité: avec leurs faiblesses, leur tendresse.
On a l'impression que c'est toute l'île de Guernesey qui a souffert et survécu à l'occupation tant on ressent les liens qui uniront ses habitants lors de cette épreuve et longtemps après. Pour le meilleur et pour le pire.
Un moment de lecture très agréable.
Lien : http://vanillabricot.canalblog.com/archives/2009/05/30/13906464.html
Juliet Ashton cherche un sujet pour son nouveau roman. Par le biais d'une correspondance de hasard provenant d'une île dont personne ne se soucie, elle trouvera non seulement une fabuleuse histoire à raconter mais également celle qui changera sa vie.
La plupart du temps, je termine un livre satisfaite de tout le bonheur, la réflexion, la détente, la remise en question qu'il m'a apporté ou heureuse d'être arrivée au bout d'une histoire qui n'est pas ma tasse de thé. Pour celui-ci, je suis frustrée de ne pas pouvoir continuer à tourner les pages et ainsi faire encore un bout de chemin avec Elisabeth, Juliet, Kit, Isola, Amélia, Sidney, Dawsey, Eben, Eli... impossible de tous les citer, ces personnages sont magnifiques !
Le titre est savoureux, le ton est délicieusement anglais, la trame d'après guerre est originalement amenée. Je n'ai jamais entendu parler de la seconde guerre mondiale ainsi : des anecdotes intimistes par le biais d'une sublime correspondance vivante, drôle et touchante. Une belle histoire.
Un grand coup de cœur qui ne peut que me faire regretter le récent décès de Mary Ann Shaffer dont Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates est le premier roman.
Alors que Juliet Ashton se morfond de ne pouvoir trouver un nouveau sujet pour son prochain livre, Sidney Stark - son éditeur et mentor -, la rassure en lui promettant une tournée à succès dans les librairies des comtés de l'Angleterre à l'Écosse pour son précédent ouvrage, "Izzy Bickerstaff s'en va-t-en guerre". Nous sommes à Londres, en 1946, et tout le monde tente, tant bien que mal, d'oublier les restrictions dues à la guerre encore proche.
Alors que Juliet pleure sur son sort, elle reçoit une drôle de lettre de l'île de Guernesey. Un certain Dawsey Adams dit détenir un livre de Charles Lamb lui ayant appartenu.
Lien : http://dunlivrelautredenanne.blogspot.com/2009/02/guernesey-la-litte..