> Arthur Thomas Quiller-Couch (Préfacier, etc.)
> Marcelle Sibon (Traducteur)

ISBN : 2080707434
Éditeur : Flammarion (1993)


Note moyenne : 3.83/5 (sur 12 notes) Ajouter à mes livres
Petruchio Good morrow, Kate - for that's your name, I hear. Katharina Well have you heard, but something hard of hearing ; They call me Katharine that do talk of me. Petruchio You lie, in faith, for you are called plain Kate, And bonny Kate, and sometimes Kate the curst... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 4.00/5
    Par LiliGalipette, le 06 février 2012

    LiliGalipette
    Christopher Sly, bien aviné, s'endort au bord de la route. Un Lord de passage, décidé à s'amuser à ses dépends, le fait transporter dans ses appartements et l'entoure de mille richesses. À son réveil, Sly se croit en plein délire et les domestiques lui affirment qu'il est Lord et qu'il se relève d'une grave maladie. « Suis-je un lord ? Est-il vrai que je possède une telle femme ? Ou bien est-ce un rêve que je fais ? Ou ai-je rêvé jusqu'à ce jour ? Je ne dors pas ; je vois, j'entends, je parle ; je sens ces suaves odeurs, et mes mains sont sensibles à la douceur de ce toucher. Sur ma vie, je suis un lord en effet, et non pas un chaudronnier, ni Christophe Sly. Allons amenez-nous notre femme, que nous la voyions ; et encore un coup, un pot de petite bière. »
    Pour poursuivre son étrange plaisir, le Lord a engagé une troupe de comédiens et offre à Sly le spectacle d'une pièce de théâtre. « Les comédiens de Votre Honneur ayant été informés de votre rétablissement sont venus pour vous régaler d'une fort jolie comédie, car nos docteurs sont d'avis que ce divertissement est très bon à votre santé, voyant que c'était un amas de mélancolie qui avait épaissi votre sang, et la mélancolie est mère de la frénésie : ainsi ils vous conseillent d'assister à la représentation d'une pièce, et d'accoutumer votre âme à la gaieté et au plaisir ; remède qui prévient mille maux et prolonge la vie. »
    Voici la pièce dans la pièce : Baptista, vieil aristocrate de la ville de Padoue, voudrait marier sa cadette, la douce Bianca, que courtisent déjà deux hommes, mais il doit d'abord trouver un époux à Catherine, son aînée au caractère insupportable. Arrivent deux hommes : Petruchio de Vérone qui ne pense qu'à épouser une fille riche et Lucentio de Pise qui tombe immédiatement amoureux de Bianca. le premier persuade le vieux Baptista de lui donner son aînée en mariage et le second échange sa place avec son valet pour approcher la belle Bianca sans affronter les deux prétendants en titre. Ne reste qu'à Petruchio à mater son irascible épouse et à Lucentio à séduire et épouser Bianca.
    Shakespeare présente un bel exemple de mise en abîme : les premiers personnages, Sly et le Lord, deviennent spectateurs d'une autre pièce de théâtre, ce qui met le vrai spectateur à la marge de la représentation et le force à dédoubler son attention puisque la première pièce continue subrepticement. La tromperie est à l'honneur dans cette pièce : le Lord se joue de Sly et Lucentio prend la place de son valet pour mieux arriver à ses fins. Et la pièce toute entière se joue du spectateur et des repères classiques.
    Pour ce qui est de la mégère que l'on apprivoise, le titre français est un peu édulcoré. Petruchio ne prend pas de pincettes pour rendre Catherine docile : privée d'eau, de nourriture et de beaux vêtements, pas étonnant qu'elle devienne rapidement une épouse obéissante. Et quel contraste avec Bianca présentée comme la femme parfaite, douce, tendre et forcément soumise. le rêve de tout homme ? Mouais. Carrément misogyne le Shakespeare !
    La pièce est drôle et facile à lire, mais elle gagne sans aucun doute à être vue sur les planches, surtout pour faire la différence entre les deux pièces qui se jouent plus ou moins simultanément.
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    Critique de qualité ? (25 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Lagagne, le 10 février 2012

    Lagagne
    Agréable mais sans réelle plus.
    Je n'y peux rien, de Shakespeare je préfère les tragédies. Et de manière générale, je préfère voir le théâtre joué, même si je n'ai rien contre (bien au contraire) une petite lecture de temps en temps. Notre "Mégère" partait donc handicapée...Mais elle s'en sort plutôt bien au final.
    La mise en abyme de la pièce, bien qu'artificielle à mon sens, donne à voir un tableau un peu différent. Les passages aditionnels (qui nous permettent de retrouver Sly à différents moments de la représentation) me paraissent essentiels à la lecture, pour nous rappeler de temps en temps que nous sommes les spectateurs d'une pièce dans la pièce. Car à la lecture on a tendance à l'oublier. Complètement dans l'histoire de Catherine, Lucentio, Petrucio et les autres, j'en avais complètement oublié Sly et le seigneur.
    Côté personnages masculins, seul Petrucio a suffisamment de piquant à mon goût. Chez les femmes, Catherine partait plutôt bien, mais Petrucio l'a réduit à l'état de bête docile. Bianca, plutôt mal partie, s'en tire finalement mieux. Mais bon Catherine a une excuse : mariée à un homme qui la prive de sommeil et de nourriture, elle souffre du syndrome de Stockholm (je crois) la pauvre.
    Une pièce que (comme toutes) je préfèrerai voir sur scène.
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par cicou45, le 01 août 2011

    cicou45
    Après une courte mise en scène, la pièce débute avec pour protagonistes Baptista, un vieil homme de Padoue, aristocrate de surcroît, et ses deux filles, Catarina et Bianca. Alors que les prétendants se bousculent auprès de cette dernière, au caractère doux et d'une grande beauté, sa soeur, quant à elle, d'un caractère assez fort et revêche. Cependant, Baptista a décidé qu'il ne pourrait pas accorder la main de Bianca avant que son aînée soit mariée. Intervient alors Petruchio qui, lui demande la main de celle-ci, bien décidé à adoucir son caractère et à en faire une véritable femme du monde. Comédie où le rôle de la femme est extrêmement important car Shakespeare, cet auteur que j'adore, était très en avance sur son temps et ne considérait pas uniquement la femme comme l'égale de son mari. L'écriture est prodigieuse et je suis persuadée que l'on continuera encore longtemps à lire du Shakespeare...
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Citations et extraits

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  • Par LiliGalipette, le 06 février 2012

    « Les comédiens de Votre Honneur ayant été informés de votre rétablissement sont venus pour vous régaler d'une fort jolie comédie, car nos docteurs sont d'avis que ce divertissement est très bon à votre santé, voyant que c'était un amas de mélancolie qui avait épaissi votre sang, et la mélancolie est mère de la frénésie : ainsi ils vous conseillent d'assister à la représentation d'une pièce, et d'accoutumer votre âme à la gaieté et au plaisir ; remède qui prévient mille maux et prolonge la vie. »
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  • Par LiliGalipette, le 06 février 2012

    « Suis-je un lord ? Est-il vrai que je possède une telle femme ? Ou bien est-ce un rêve que je fais ? Ou ai-je rêvé jusqu'à ce jour ? Je ne dors pas ; je vois, j'entends, je parle ; je sens ces suaves odeurs, et mes mains sont sensibles à la douceur de ce toucher. Sur ma vie, je suis un lord en effet, et non pas un chaudronnier, ni Christophe Sly. Allons amenez-nous notre femme, que nous la voyions ; et encore un coup, un pot de petite bière. »
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