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Critiques sur La Mégère apprivoisée (12)


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    • Livres 4.00/5
    Par LiliGalipette le 06/02/2012


    Christopher Sly, bien aviné, s'endort au bord de la route. Un Lord de passage, décidé à s'amuser à ses dépends, le fait transporter dans ses appartements et l'entoure de mille richesses. À son réveil, Sly se croit en plein délire et les domestiques lui affirment qu'il est Lord et qu'il se relève d'une grave maladie. « Suis-je un lord ? Est-il vrai que je possède une telle femme ? Ou bien est-ce un rêve que je fais ? Ou ai-je rêvé jusqu'à ce jour ? Je ne dors pas ; je vois, j'entends, je parle ; je sens ces suaves odeurs, et mes mains sont sensibles à la douceur de ce toucher. Sur ma vie, je suis un lord en effet, et non pas un chaudronnier, ni Christophe Sly. Allons amenez-nous notre femme, que nous la voyions ; et encore un coup, un pot de petite bière. »
    Pour poursuivre son étrange plaisir, le Lord a engagé une troupe de comédiens et offre à Sly le spectacle d'une pièce de théâtre. « Les comédiens de Votre Honneur ayant été informés de votre rétablissement sont venus pour vous régaler d'une fort jolie comédie, car nos docteurs sont d'avis que ce divertissement est très bon à votre santé, voyant que c'était un amas de mélancolie qui avait épaissi votre sang, et la mélancolie est mère de la frénésie : ainsi ils vous conseillent d'assister à la représentation d'une pièce, et d'accoutumer votre âme à la gaieté et au plaisir ; remède qui prévient mille maux et prolonge la vie. »
    Voici la pièce dans la pièce : Baptista, vieil aristocrate de la ville de Padoue, voudrait marier sa cadette, la douce Bianca, que courtisent déjà deux hommes, mais il doit d'abord trouver un époux à Catherine, son aînée au caractère insupportable. Arrivent deux hommes : Petruchio de Vérone qui ne pense qu'à épouser une fille riche et Lucentio de Pise qui tombe immédiatement amoureux de Bianca. le premier persuade le vieux Baptista de lui donner son aînée en mariage et le second échange sa place avec son valet pour approcher la belle Bianca sans affronter les deux prétendants en titre. Ne reste qu'à Petruchio à mater son irascible épouse et à Lucentio à séduire et épouser Bianca.
    Shakespeare présente un bel exemple de mise en abîme : les premiers personnages, Sly et le Lord, deviennent spectateurs d'une autre pièce de théâtre, ce qui met le vrai spectateur à la marge de la représentation et le force à dédoubler son attention puisque la première pièce continue subrepticement. La tromperie est à l'honneur dans cette pièce : le Lord se joue de Sly et Lucentio prend la place de son valet pour mieux arriver à ses fins. Et la pièce toute entière se joue du spectateur et des repères classiques.
    Pour ce qui est de la mégère que l'on apprivoise, le titre français est un peu édulcoré. Petruchio ne prend pas de pincettes pour rendre Catherine docile : privée d'eau, de nourriture et de beaux vêtements, pas étonnant qu'elle devienne rapidement une épouse obéissante. Et quel contraste avec Bianca présentée comme la femme parfaite, douce, tendre et forcément soumise. le rêve de tout homme ? Mouais. Carrément misogyne le Shakespeare !
    La pièce est drôle et facile à lire, mais elle gagne sans aucun doute à être vue sur les planches, surtout pour faire la différence entre les deux pièces qui se jouent plus ou moins simultanément.

    critique de qualité ? (31 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par sylvaine le 11/02/2012


    De mégère , Catharina devient agneau et matée par Petruchio ( privée de sommeil, de nourriture et de parures) se transforme et devient une jeune épousée docile et aimante, n'osant en aucune manière contrarier son époux !.....
    Autres temps , autres moeurs , de nos jours Petrucchio serait condamner pour sévices et harcèlement moral mais là n'est pas le propos de cette pièce!
    La lecture est plaisante , un peu compliquée avec ses personnages interchangeables , quelques scènes sont brillantes , drôles à souhait , le comique de situation est omniprésent et la duperie la règle de vie des personnages .de cette comédie .

    critique de qualité ? (14 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par Altervorace le 23/02/2012


    Ce qui m'avait attiré dans cette pièce est la pièce dans la pièce. le procédé de mise en abyme est habituel au théâtre et presque constant chez Shakespeare -Hamlet entre autres-. Là j'avoue que j'ai été déçue, autant le prologue avec Sly est passionnant autant le personnage est vraiment mis de côté durant le reste de la pièce.

    Concernant les aventures de Catarina, je suis là encore un peu dépitée. Les dialogues sont toujours aussi agréables et poétiques -nous somme chez Shakespeare après tout- mais je pense que la saveur de la trame perd beaucoup à la lecture. Finalement je crois que je ne pourrais vraiment juger de La Mégère apprivoisée avant de l'avoir vu sur scène ou d'avoir visionner une adaptation. de plus, autant Hamlet et Roméo et Juliette restent toujours aussi modernes, l'œuvre qui nous intéresse ici est obligatoirement à replacer dans le contexte pour être supportable. On ne peut la juger sexiste si on regarde un peu les mœurs en vigueur à l'époque mais j'avoue que j'ai eu un peu de mal avec cette idée d'apprivoisement d'une femme en l'affamant et en la tyrannisant. Pour conclure je dirais que j'ai passé un bon moment parce que j'adore les beaux textes mais que franchement La Mégère apprivoisée ne fera pas partie de ces classiques que je relis régulièrement au fil des années. Dommage...


    Lien : http://altervorace.canalblog.com/archives/2012/02/23/23443779.html.

    critique de qualité ? (12 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par Lagagne le 10/02/2012


    Agréable mais sans réelle plus.
    Je n'y peux rien, de Shakespeare je préfère les tragédies. Et de manière générale, je préfère voir le théâtre joué, même si je n'ai rien contre (bien au contraire) une petite lecture de temps en temps. Notre "Mégère" partait donc handicapée...Mais elle s'en sort plutôt bien au final.
    La mise en abyme de la pièce, bien qu'artificielle à mon sens, donne à voir un tableau un peu différent. Les passages aditionnels (qui nous permettent de retrouver Sly à différents moments de la représentation) me paraissent essentiels à la lecture, pour nous rappeler de temps en temps que nous sommes les spectateurs d'une pièce dans la pièce. Car à la lecture on a tendance à l'oublier. Complètement dans l'histoire de Catherine, Lucentio, Petrucio et les autres, j'en avais complètement oublié Sly et le seigneur.
    Côté personnages masculins, seul Petrucio a suffisamment de piquant à mon goût. Chez les femmes, Catherine partait plutôt bien, mais Petrucio l'a réduit à l'état de bête docile. Bianca, plutôt mal partie, s'en tire finalement mieux. Mais bon Catherine a une excuse : mariée à un homme qui la prive de sommeil et de nourriture, elle souffre du syndrome de Stockholm (je crois) la pauvre.
    Une pièce que (comme toutes) je préfèrerai voir sur scène.

    critique de qualité ? (11 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par Folfaerie le 29/02/2012


    Au contraire d'autres lectrices, moi c'est la pièce dans la pièce qui m'a intéressée. J'ai d'abord connu le face à face Katherina/Petruchio grâce à la TV il y a bien des années, avant de lire enfin la pièce, en français puis en anglais.
    Elle m'a fortement amusée je dois l'avouer, même si au fil des années, mon plaisir s'est teinté d'un certain agacement.
    William Shakeaspeare ne traite jamais vraiment bien les femmes dans ses pièces, soit elles ont peu de personnalité, ou sont dociles et se meurent d'amour pour leur prince, soit elles sont machiavéliques et poussent leurs amants au crime.

    Le personnage de Katherina tranchait donc agréablement sur le reste de la troupe, jusque qu'à ce que, hélas, elle finisse par adopter le point de vue du mari.
    Leurs affrontements me rappellent parfois ceux de Benedick et Beatrice (Beaucoup de bruit pour rien) mais en plus brutal et moins nuancé. Les répliques sont tout de même savoureuses, les deux protagonistes adoptant tout à tour un ton cinglant, ironique, mielleux ou insolent.
    Ici, il s'agit davantage de grosse farce comme on pouvait en voir ou en lire au Moyen-Age. En effet, le mythe de la femme indomptable et revêche finalement domptée par son époux se rencontrait fréquemment (et là je tiens à préciser que le grand Will s'est montré plus "soft" que d'autres auteurs !).

    Cette guerre des sexes qui relève du fantasme de domination masculine reste néanmoins fort drôle à lire et plus encore à voir sur scène. Il me reste à souligner que c'est l'une des rares pièces qui se finit bien (heu c'est à dire sans bains de sang, crime épouvantable, trahison, parricide et tutti quanti !), rien que pour ça, elle mérite donc d'être redécouverte...

    critique de qualité ? (10 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par Luniver le 22/02/2012


    Un lord qui revient de la chasse décide de s'amuser aux dépends d'un pauvre ivrogne endormi : il ordonne qu'on le traite comme un riche seigneur qui a perdu la raison, qu'on l'entoure de luxe, et qu'on obéisse à tous ses ordres. À son réveil, tous se réjouissent qu'il ait retrouvé la raison, et on lui offre une pièce de théâtre pour son "rétablissement".

    Cette pièce dans la pièce se passe à Padoue : un père cherche à marier ses deux filles : la première, Catherina, a un fort caractère et fait fuir tous les hommes ; et Bianca, dont le nombre de prétendants augmente de jours en jours. le père informe ces derniers qu'il ne mariera pas Bianca avant que Catherina n'aie elle aussi trouvé un époux. Ils se rallient à la cause de Petruchio, seul prétendant à la main de Catherina, pour les richesses qu'elle pourra lui fournir.

    La pièce n'est pas simple à lire, certains personnages ont des noms très proches (Grumio/Gremio ...), ce n'est pas toujours facile de se rappeler qui est qui. D'autant plus que les serviteurs échangent parfois leur rôle avec leur maître.

    La mise en abîme n'est pas vraiment exploitée à fond, je m'attendais à une chute nettement plus drôle sur la mésaventure de Sly, mais non, il a juste l'impression de sortir d'un rêve, et c'est tout...

    La pièce m'a semblé amusante, mais sans plus. Certaines situations (la façon dont Catherina est traitée après son mariage par exemple) font un peu grincer des dents à notre époque.

    critique de qualité ? (10 votes positifs)



    • Livres 2.00/5
    Par MissG le 26/02/2012


    Il s'agissait de ma première lecture d'une oeuvre de William Shakespeare et autant le dire tout de suite, je n'ai pas été convaincue, non pas par le style littéraire (et encore qu'il y a beaucoup de perte avec la traduction en français) mais par l'histoire.

    J'ai eu beaucoup de mal à renter dans l'histoire, il faut dire que lire une pièce de théâtre n'aide pas et que c'est sans doute plus facile en voyant cette pièce interprétée sur scène, d'autant qu'il y a en fait deux pièces en une seule.
    A la réflexion, je me dis même que la première (un lord se jouant de Christopher Sly, plutôt aviné, lui faire croire qu'il est un Lord ayant dormi pendant des années) m'aurait sans doute plus plu que la seconde (où il est question de la-dite mégère à apprivoiser).

    Cette pièce est particulièrement misogyne, j'ai pourtant gardé à l'esprit qu'il s'agissait sans doute de second degré et d'une forme d'ironie, il n'empêche que certaines répliques sont plus que limites, notamment avec mes yeux et mon esprit de contemporaine, ainsi Petruchio parle en ces termes de sa femme : "elle est mon bien, mon mobilier; elle est ma maison, mon ménage, mon champ, ma grange, mon cheval, mon boeuf, mon âne, mon tout enfin", et il dit bien qu'il est "son maître" et non son mari.
    En y regardant de plus près, Catherine est considérée comme une mégère uniquement parce qu'elle est une femme avec du caractère qui ne mâche pas ses mots : "Ma langue veut exhaler tout le courroux de mon coeur, ou mon coeur, à force de se contraindre, se brisera, et plutôt que de m'exposer à ce malheur, je prendrai jusqu'à la fin la liberté de parler, si cela me plaît."
    Je trouve dommage que Petruchio finisse par la "dompter" et en fasse une femme bien aimante et obéissante, cela va contre nature de vouloir changer la personnalité de quelqu'un.
    J'ai également été dérangée par le fait qu'elle est sans cesse comparée à sa soeur qui est tout son contraire : "il a deux filles : l'une fameuse par sa méchante langue, autant que l'autre l'est par sa modestie et sa beauté."
    Avec ces deux personnages, l'auteur a vraiment joué sur les extrêmes, j'aurai bien aimé voir la pareille du côté des personnages masculins or il n'en est rien.
    Et à la fin, Tout est bien qui finit bien : Petruchio a fini par "mâter" Catherine et Lucentio épouse Bianca.

    Ce que j'ai le plus apprécié dans cette pièce, c'est le thème de la tromperie/duperie qui est abordé sous différents angles et c'est pour moi là où réside tout l'intérêt de cette pièce.
    Je n'ai par contre pas été du tout séduite par le côté misogyne de cette histoire et la traduction française fait perdre bon nombre de double sens anglais.
    Cette pièce prend certainement un tout autre charme lorsqu'elle est interprétée sur scène.


    Lien : http://lemondedemissg.blogspot.com/2012/02/la-megere-apprivoisee-de-..

    critique de qualité ? (8 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par Sharon le 29/02/2012


    La Mégère apprivoisée est une farce, proche des Joyeuses commères de Windsor bien que l'action se passe en Italie. Catharina se désole de ne pas être mariée, ou plutôt fulmine de voir sa soeur sur le point d'être mariée alors qu'elle, l'aînée, ne l'est pas encore. Pourtant, elle fait fuir les prétendants, et même toute personne qui l'approche, à une vitesse confondante, que ce soit un professeur de luth ou un domestique. Elle n'hésite pas à frapper, en coulisses ou sur scène, adoptant un comportement presque masculin (la mise en scène de la Comédie-Française l'habillait même en homme). Aurait-elle voulu être un garçon ? Sans doute pas : son discours final laisse à entendre qu'elle souhaitait être l'égal d'un homme sans en avoir les responsabilités, sans non plus avoir essayé. N'est pas Viola qui veut (un de mes personnages préférés) mais la jeune héroïne de La Nuit des rois n'avait guère le choix.
    Connait-on vraiment cette pièce ? Je ne le pense pas. En effet, l'intrigue entre Petrucchio et Catharina est relativement brève et simple. le mariage est rapidement conclu (en deux actes) et le "dressage" de la belle est rapide - quelques scènes suffiront pour que son mari vienne à bout de la tigresse. le sujet faisait beaucoup rire à l'époque, il ne m'a pas fait vraiment rire car la maltraitance de Catharina est bien réelle, et les techniques utilisées par son tortionnaire de mari n'ont guère évolué : privation de sommeil et de nourriture sont deux principes de torture inamovible. N'était ce fameux discours final, j'aimerai à croire que Catharina se soumet et n'en pense pas moins. Qui sait ?
    Bianca est souvent oubliée, pourtant c'est autour d'elle que tourne l'intrigue secondaire, de loin beaucoup plus compliquée. Bianca a trois prétendants, qu'elle accueille avec toute la soumission voulue. Pour la conquérir, ils ne vont pas hésiter à introduire un espion sur place (Batista ne cherche-t-il pas des professeurs pour instruire ses filles ?) voir même à se travestir en maître de musique pour approcher de plus prêt la belle. Entre péripéties et quiproquo, c'est Lucentio qui emporte la main de Bianca grâce à son ingéniosité et à son audace : il a réussi à évincer ses rivaux de belle manière. Cependant, le grand vainqueur est le tempétueux Pétrucchio : s'il a transformé Catharina, Lucentio découvre rapidement que la douce colombe est une mégère en puissance. Il ne faut pas se fier aux apparences.



    Lien : http://le.blog.de.sharon.over-blog.com/article-la-megere-apprivoisee..

    critique de qualité ? (7 votes positifs)



    • Livres 2.00/5
    Par melusine80 le 14/02/2012


    Ce n'est pas un avis positif que je vais poster pour ce livre choisi par le club de lecture!
    Cette pièce de théâtre, très courte, m'a beaucoup déplu. Malgré le prologue qui laissait présager un récit amusant, je me suis plutôt "prise la tête" entre les prénoms qui se ressemblent beaucoup et les jeux de rôles dont chaque personnage est affublé! Il y a de quoi devenir fou!! le récit devient lourd et l'intrigue très vite résolue...
    De plus, il faut supporter la misogynie de Shakespeare pour qui les femmes sont des êtres inférieures qui doivent être "dressées"!!!
    Peu pour moi!

    critique de qualité ? (7 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par carambar31 le 11/02/2012


    Shakespeare signe ici une pièce où les personnages se jouent les uns des autres, du début à la fin et ce, avec brio!

    Tout commence avec Sly, un pauvre ivogne, trouvé ivre mort aux abords d'une taverne, par un lord, en manque de divertissement... Commence alors la farce: Sly va se réveiller grimer en Lord, par le lord lui-même, dans le but de lui faire croire qu'il se réveille d'une longue folie où il se prenait pour un poivrot, alors qu'il était noble!!! le pauvre sly encore bienn aviné, croit à cette supercherie, et pour parfaire cette distraction, une pièce de théâtre: " la mégère aprivoisée" va être jouée pour lui!

    C'est ici que la deuxième partie des supercheries commence!!! Pour l'amour de la douce Bianca, plusieurs personnages vont usurper ou échanger leurs identités, pour s'introduire dans ses bonnes graces et dans celles de son père! mais, ils ne parviendront à leurs fins, que si l'aînée Catarina, femme au fort tempérament ne mâchant ni ses mots, ni ses gestes, trouve un mari!

    Au final, on enchaîne les scènes où les personnages se jouent les uns des autres, avec comme jeu le plus intéressant, celui de Petruccio, qui mate la mégère, par sa folie, affirmant haut et fort le contraire de ce que dit celle ci, ou en l'affamant pour la rendre docile!!
    Jai beaucoup aimé cette pièce, où pour chacun ce sera à qui mieux mieux, pour déstabiliser l'adversaire, comme on dirait chez nous, la lui faire à l'envers, pour parvenir à ses fins!! un bon divertissement!

    critique de qualité ? (7 votes positifs)






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