> Félix Sauvage (Traducteur)

ISBN : 2251799818
Éditeur : Les Belles Lettres (2005)


Note moyenne : 4/5 (sur 2 notes) Ajouter à mes livres

Sir John Falstaff, vieux chevalier naïf et jovial, désire courtiser Mistress Page et Mistress Ford, deux commères de la cour de Windsor. Il va pour ce faire envoyer à chacune la même lettre, se contentant de modifier la signature. Les... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 4.00/5
    Par Satine, le 22 janvier 2012

    Satine
    Cette pièce aurait été composée en quatorze jours à la demande de la reine Elisabeth, qui, apparemment, se serait prise d'affection pour le personnage de Falstaff dans Henri IV et aurait fait la requête à Shakespeare de le faire revenir dans une pièce où il tomberait amoureux.
    Résumé : Cette comédie parle évidemment d'amour mais place cette fois-ci la jalousie et l'avidité au premier plan. Deux familles vont se côtoyer et les épouses auront du fil à retordre pour contrecarrer les élans vils et vicieux de Falstaff. En effet, Mistress Page et Mistress Gué se rendent compte qu'elles ont reçu chacune une lettre d'amour absolument identique de ce gros personnage répugnant. Gué étant d'une jalousie maladive, les deux femmes décident de lui tendre des pièges afin de remettre Falstaff à sa place et de calmer le comportement abusif de Gué. En parallèle à cette histoire, il y aura aussi la question du mariage forcé qui sera soulevée avec la fille Page en première ligne.
    J'ai pris beaucoup de plaisir à lire cette comédie où le personnage de Falstaff est vraiment tourné en ridicule, les mistresses lui font passer de mauvais moments et la jalousie de Gué est tellement disproportionnée qu'elle le fait passer pour un sot. Je vous recommande vivement cette comédie qui ne vous laissera pas de marbre même si le verbe de Shakespeare est moins mis en avant ici.
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Citations et extraits

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  • Par Satine, le 22 janvier 2012

    Acte II Scène 2 :
    Gué se faisant passer pour Monsieur Fontaine amoureux éperdu de Mistress Gué : Je l’aime depuis longtemps, et je vous proteste que j’ai beaucoup fait pour elle : je l’ai suivie avec l’assiduité la plus passionnée ; j’ai saisi tous les moyens favorables pour la rencontrer ; j’ai payé chèrement la plus mince occasion de l’entrevoir, fût-ce un instant. Non seulement j’ai acheté pour elle bien des présents, mais j’ai donné beaucoup à bien des gens pour savoir quels dons elle pouvait souhaiter. Bref, je l’ai poursuivie, comme l’amour me poursuivait moi-même, c’est-à-dire sur les ailes de toute occasion. Mais, quoi que j’aie pu mériter, soit par mes sentiments, soit par mes procédés, je suis bien sûr de n’en avoir retiré aucun bénéfice, à moins que l’expérience ne soit un trésor ; pour celui-là, je l’ai acheté à un taux exorbitant, et c’est ce qui m’a appris à dire ceci : « l’amour fuit comme une ombre d’amour réel qui le poursuit, poursuivant qui le fuit, fuyant qui le poursuit. »
    Falstaff : N’avez-vous reçu d’elle aucune promesse encourageante ?
    Gué : Aucune.
    Falstaff : L’avez-vous pressée à cet effet ?
    Gué : Jamais.
    Falstaff : De quelle nature était donc votre amour ?
    Gué : Comme une belle maison bâtie sur le terrain d’un autre. En sorte que j’ai perdu l’édifice pour m’être trompé d’emplacement.
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