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ISBN : 229033913X
Éditeur : J'ai Lu (2006)


Note moyenne : 4.04/5 (sur 586 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
A la suite d’une bataille victorieuse, le valeureux Macbeth, sujet du roi Duncan d’Ecosse, rencontre trois sorcières qui le désignent comme le duc de Glamis (ce qu’il est ) le duc de Cawdor, et le futur roi. Peu de temps après, Macbeth est informé que le roi, en récompe... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Nastasia-B, le 06 août 2015

    Nastasia-B
    La Tragédie De Macbeth synthétise beaucoup des thèmes chers à William Shakespeare : la trahison comme dans Othello, l'usurpation et la vengeance comme dans Hamlet, la prophétie et la destinée comme dans La Tempête, la folie et le changement dynastique comme dans Richard II, pour ne citer que celles-là car l'on pourrait encore allonger de la sorte démesurément la liste sans que cela n'apporte beaucoup au propos.
    On aura compris qu'il y a différents thèmes dans cette pièce en cinq actes. Celui qui m'apparaît ressortir plus que tout autre est celui de la morale et de l'acte vertueux. Restons dans le droit chemin, semble nous dire en substance Shakespeare, car chaque pas en dehors du tracé du bien en appelle un suivant de sorte que, de vilenie en vilenie, le retour à la vertu est impossible et l'on s'embourbe toujours plus profondément dans les fétides marécages du mal jusqu'à n'en plus trouver d'issue, sauf l'ultime.
    Au départ, Macbeth a des valeurs, des scrupules, des freins, des remords puis, peu à peu, à chaque nouvelle action pendable, ses verrous intérieurs sautent les uns après les autres jusqu'à lui accorder toute licence dans l'atrocité ou dans la barbarie.
    Il convient de signaler également dans cette fonction facilitatrice, le rôle prépondérant de Lady Macbeth, totalement dénuée de scrupules alors que son mari tergiversait. Comment interpréter cette nouvelle mouture de la consommation du fruit défendu par Adam sous la houlette d'Ève et de l'exclusion à jamais qui s'ensuit du Jardin d'Éden ?
    Macbeth, de courageux et noble au départ, à mesure qu'il sombre dans les travers du mal mu par sa soif de pouvoir, devient pleutre et vil. Lady Macbeth, de forte et inflexible qu'elle nous apparaît au commencement, se métamorphose progressivement jusqu'à devenir fragile, malingre et instable.
    On perçoit, je pense, le sens qu'a voulu donner l'auteur à l'aliénation du couple principal : en déviant de l'axe vertueux, on érode, on corrode, on débrode le joli fil de soie de la morale humaine, livrant au regard la trame brute et laide du textile sans fard, l'animalité crue de l'Homme, dépouillée des règles sociales et morales.
    Ce qui fait l'humain, c'est qu'il ne s'abandonne pas à ses instincts primaires, c'est le respect des lois et de la morale. À mesure donc que Macbeth enfreint les règles élémentaires (hospitalité, allégeance, amitié, fidélité, loyauté, etc.), il se déshumanise graduellement jusqu'à devenir un rat acculé au coin d'une pièce, prêt à sauter au visage de n'importe qui simplement pour rester en vie.
    Je ne peux m'empêcher de voir dans Macbeth un double inversé de Hamlet. Ou, plus précisément, la même pièce mais focalisée sur un point de vue différent. Dans Hamlet, le roi légitime, le vieil Hamlet, avait été trahi et assassiné par son frère Claudius avec la connivence de la reine, propre mère de Hamlet. Le point de vue était donc centralisé sur le fils du roi déchu.
    Ici, au lieu d'avoir le point focal sur Hamlet, on l'a sur Claudius, et Claudius se nomme alors Macbeth. Mais c'est la même formule de base ; convertissez Hamlet en Malcolm et le vieil Hamlet en Duncan ; acceptez qu'il puisse y avoir un dédoublement du vieil Hamlet qui en plus d'être Duncan serait aussi Banquo et vous retrouvez le spectre dont le rôle est si prégnant dans Hamlet.
    Pour que l'analogie soit totale, il nous faut encore un messager symbolique : c'était le jeu de la pièce de théâtre dans Hamlet, ce sont les trois sorcières dans Macbeth et, comme par magie, l'on retombe sur nos pieds. Le thème phare de Hamlet — la mort et l'inutilité de la vie ( le fameux « to be or not to be ») — s'avère être une part cruciale de Macbeth, prétexte à l'une des plus belles tirades de tout le théâtre shakespearien à la scène 5 de l'acte V où Macbeth s'écrie :
    « La vie n'est qu'une ombre en marche, un pauvre acteur,
    Qui se pavane et se démène son heure durant sur la scène,
    Et puis qu'on n'entend plus. C'est un récit
    Conté par un idiot, plein de bruit et de fureur,
    Et qui ne signifie rien. »
    Formule magistrale à laquelle un autre William (Faulkner), donnera une descendance au XXème siècle.
    On pourrait poursuivre encore longtemps le parallèle entre Hamlet et Macbeth. Par exemple, Hamlet se faisait passer pour fou afin de sonder l'entourage du roi Claudius, et ici, Malcolm se fait passer pour vil afin de tester Macduff. Les deux veulent venger la mort de leur père, un roi qu'on a assassiné.
    La folie et le suicide de Lady Macbeth répondent comme un écho à la mère de Hamlet et à la fin d'Ophélie. De même que le maléfique Claudius n'avait pas d'enfant, le couple Macbeth, empreint du mal, disparaît sans descendance.
    Comment ne pas voir un clin d'œil ou un appel du pied au règne d'Elisabeth Ière, reine sans enfant, dont on sait qu'elle était probablement impliquée dans des morts louches, notamment celle de la femme de son amant ? Le souverain doit donc savoir être réceptif aux avertissements qui lui sont transmis par les esprits éclairés. Dans la vraie vie du XVIIème siècle, c'est le théâtre et notamment Shakespeare qui donne ces signaux d'alarme, dans Macbeth, ce sont les trois sorcières.
    Selon Shakespeare, le pouvoir oublieux de la morale, qui ne parvient pas à décoder comme il convient les prophéties et les avertissements délivrés par le théâtre est appelé à disparaître. Macbeth reproche d'ailleurs, à la scène 7 de l'acte V, le double entente qu'on peut faire du langage et accuse les sorcières d'être des tricheuses, alors même qu'elles lui ont fidèlement tout annoncé, tout prédit, mais que lui a mal interprété leur discours.
    Le lien avec les messages délivrés par le théâtre à l'adresse du pouvoir me semble évident. Le théâtre utilise le symbole, la métaphore, les analogies historiques ou les contrées lointaines, mais ce dont il parle vraiment, pour qui sait lire entre les lignes et briser les encodages, c'est du brûlant présent, de l'ici et du maintenant.
    J'en terminerai, car même s'il resterait encore beaucoup de choses à dire de cette tragédie j'ai conscience que ma critique atteint déjà une longueur critique, en signalant dans le registre du cinéma qu'il y a probablement un peu (ou même beaucoup) de Macbeth dans le personnage ô combien fameux de Dark Vador dans l'épopée Star Wars. De même, Akira Kurosawa transposa Macbeth avec des samouraï japonais dans son film Le Château De L'Araignée.
    En somme, une bien belle tragédie, vaguement et très librement inspirée de l'histoire réelle de l'Écosse peu après l'an Mil et dont William Shakespeare a su tirer matière à beauté et à réflexion, comme souvent. Je me dépêche de préciser, tant que mon ordinateur tient encore le coup ( en effet, depuis quelques temps, mon mac baisse) que tout ceci n'est qu'un avis, pas beaucoup plus qu'un spectre de Banquo, c'est-à-dire, pas grand-chose.
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    • Livres 4.00/5
    Par Blacksad, le 10 mai 2013

    Blacksad
    Après avoir gagné une bataille contre la Norvège en son nom, Macbeth, thane de Glamis et nommé thane de Cawdor pour sa bravoure lors de l'affrontement, assassine le vertueux roi Duncan. Il réussit ainsi à accéder au trône et règne d'une main de fer pour le conserver, réalisant les prédictions qui lui furent augurées par les trois Fatales. Mais ne pouvant supporter la tyrannie exercée par le nouveau souverain, nombreux sont ceux qui partirent aider à ourdir une vengeance afin de restituer le trône à l'héritier légitime de Duncan, Malcolm.
    Macbeth est ma première tragédie shakespearienne, et elle est conforme à ce que j'attendais: une langue belle et juste, et un ton tragique tout au long d'une pièce émaillée de complots et de meurtres.
    C'est un superbe ouvrage que nous livre ici l'auteur, qui m'engage à aller explorer son oeuvre plus en profondeur. Certainement pas mon dernier Shakespeare donc, ressortant de cette belle lecture plus que satisfait.
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    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 06 novembre 2012

    brigittelascombe
    Alors que dans Hamlet, le "spectre de son père en armes" hante Hamlet, prince du Danemark et le pousse à tuer son oncle par vengeance; alors que dans Othello, le démoniaque Iago exacerbe la jalousie d'Othello, général Maure, soit-disant trompé par sa femme et l'incite à éliminer son rival; dans Macbeth, c'est l'ambition qui va prendre le pas sur la grandeur d'âme du général Macbeth pour qu'il s'empare du trône du roi d'Ecosse.
    Drame romantique, tragédie en cinq actes.
    Shakespeare poète, dramaturge et écrivain du XVII° siècle tire toujours les mêmes ficelles en faisant s'affronter le bien et le mal, en laissant, à la fin, la morale sauve et en impliquant de diaboliques créatures (ici les sorcières aux incantations magiques face à leur chaudron, le fantôme et Lady Macbeth manipulatrice) qui possèdent le héros pour en faire un meurtrier.
    Bien que le style soit un peu désuet, j'ai apprécié la métamorphose de Macbeth à travers mots.
    De "brave" pour le capitaine, "digne" pour le général Banquo et "noble" pour le roi Duncan, Macbeth qui risque "sa vie dans le combat contre les révoltés" norvégiens
    qui se veut obéissant et loyal; avec la complicité de son épouse (qui elle aussi de belle et noble devient froide et manipulatrice); se transforme en être "sanguinaire, hardi et résolu" pour le fantôme, un "démon" pour le noble Macduff, "sanguinaire" pour le fils du roi. Il finira "tyran abhorré" pour le jeune Siward (fils du général de l'armée anglaise), puis "scélérat ensanglanté de forfaits sans nom" puis "boucher". Une véritable apocalypse verbale!
    Basé sur des faits historiques véridiques, bien que déformée, cette tragédie analyse finement les personnages et leurs réactions.
    Macbeth prend conscience de ses mauvaises pensées, hésite, écartelé entre l'image qu'il donne de lui et sa "tête pleine de scorpions" qui souhaite éliminer un parent. Lady Macbeth joue un rôle important dans sa décision puisqu'elle attise sa fierté et son courage d'homme déterminé.
    A lire un classique incontournable!
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    • Livres 5.00/5
    Par cicou45, le 24 avril 2012

    cicou45
    Ah éternel Shakespeare, l'auteur qui vient immédiatement en seconde position dans mon coeur après bien évidemment mon très cher Truman Capote. J'ai beau lire et relire ses pièces, je ne m'en lasse jamais. Qu'il s'agisse de ses tragédies ou bien de ses comédies, il en va de même !
    Macbeth est un tyran de la pire espèce. Avec sa femme, il n'hésite pas à assassiner de sang-froid Duncan, le roi d'Ecosse en s'arrangeant bien évidemment pour faire peser le crime sur d'autres et héritant ainsi du trône. Mais s'il est blanchi, dans un premier temps du moins, aux yeux des hommes, il n'en est pas de même pour ce qui concerne son âme car celle-ci, ainsi que celle de son épouse, demeureront hantées par les horribles crimes qu'ils ont commis. Car les crimes vont évidemment se succéder afin d'avoir le champ libre et que personne ne puisse les gêner dans leur règne. Cependant, ils auront beau se laver les mains des milliers de fois, il y a des taches qui demeurent indélébiles et qui ne peuvent pas s'enlever quoi qu'on y fasse.
    Tragédie remplie de morale car Shakespeare y démontre qu'un crime ne peut pas rester impuni et surtout que l'avidité et la soif de pouvoir sont certainement les plus vils des défauts.
    Une merveille, que dire de plus si ce n'est que j'adore les oeuvres de Shakespeare, mais cela vous l'aurait certainement compris donc à vous de juger ! Bien que ces pièces se soient passées dans une autre époque, elles demeurent à mon goût intemporelles car l'on peut toujours y voir une métaphore et les transposer dans notre monde actuel. Les morales, elles, demeurent !
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    • Livres 2.00/5
    Par Satine, le 15 mai 2011

    Satine
    C'est sûrement l'oeuvre de Shakespeare qui m'a le moins plu. Je ne renie nullement le talent de Shakespeare - mes précédents articles à son sujet (mis en lien à la fin de cet article) vous le prouveront – mais voilà, cette oeuvre sombre et lugubre révèle peu de tirades poétiques et métaphoriques. Je ne vous livre ici que quelques courts extraits, ceux que j'ai trouvé poignants et intéressants. N'hésitez pas à parcourir mes autres articles sur ce grand auteur.
    Résumés Wikipédia et Evene :
    La Norvège et l'Écosse se livrent une bataille où Macbeth, cousin du roi Duncan et chef de son armée, s'illustre par son courage, sa persévérance et sa loyauté. Revenant victorieux, Macbeth, duc de Glamis, rencontre trois sorcières qui l'accueillent en lui donnant trois titres différents : duc de Glamis, duc de Cawdor et futur roi. Quant à Banquo, général et ami de Macbeth qui l'accompagne, elles lui promettent une descendance de roi. Puis, sans donner plus d'explications, elles disparaissent.
    Peu de temps après, deux seigneurs envoyés par Duncan (le roi) viennent annoncer à Macbeth qu'il le nomme duc de Cawdor pour le récompenser. Macbeth fait part de cette rencontre à son épouse mais elle le pousse quand même à assassiner Duncan. le fils de Duncan (Malcolm) s'enfuit avec Macduff, de peur de se faire tuer à son tour, laissant le trône à Macbeth. Ce dernier vit dans la crainte de perdre sa couronne et les remords s'emparent de lui à cause de l'acte qu'il a commis. Il meurt dans un dernier combat l'opposant à Macduff. A la fin de la pièce, ce dernier prend le pouvoir, Malcolm ayant été tué par Macbeth.
    Tragédie de sang et de nuit se déroulant au milieu des brouillards et des tempêtes du Nord, sur les landes d'Ecosse, 'Macbeth' est une exploration fascinante des profondeurs de la nature humaine, un tableau terrifiant de la tyrannie politique, une oeuvre dont le rythme est réglé par l'horreur et l'angoisse.
    Extrait 1 : Macbeth est décidé à tuer le roi Duncan pour être couronné à son tour.
    « Si c'était fait, lorsque c'est fait, alors ce serait bien si c'était vite fait ; et si l'assassinat pouvait saisir dans son filet les conséquences, capturer le succès par son tranchement ; mais que ce coup puisse être le tout être et fin de tout… Ici, seulement ici sur ce banc rive du temps, nous risquerions la vie à venir… En tel cas nous avons jugement encore d'ici-bas _ pour n'avoir enseigné que manoeuvres sanglantes, lesquelles font retour quand elles sont connues en infestant leur inventeur ; l'égale main de la justice propose l'ingrédient du poisonneux calice à notre lèvre. Il est ici sous double garantie : en premier, je suis son parent et son sujet, deux forces contre l'acte ; et puis je suis son hôte, qui devrais contre ses meurtriers fermer la porte, non prendre le couteau soi-même. Et ce Duncan a montré un pouvoir si doux, il a été si équitable en sa haute fonction, que ses vertus comme des anges, trompettes parlantes, plaideront contre le crime abominable de sa suppression : et la pitié, comme l'enfant nu nouveau-né chevauchant l'ouragan, ou chérubins du Ciel montés sur les courriers invisibles de l'air, proclamera pour tous les yeux l'horrible action, tant que les pleurs noieront le vent ! Nul éperon pour exciter le flanc de mon vouloir, seulement l'ambition voltigeante et dépassant son propre but. »
    Extrait 2 : l'Ecosse est en pleine guerre et Ross la décrit :
    « La pauvre terre, presque épouvantée à se voir, qui ne pourrait être nommée la mère, mais la tombe ; où rien, où les soupirs, plaintes et cris déchirant l'air sont poussés et non connus ; où semble le violent chagrin une agitation ordinaire : et le glas de l'homme mort. On sait à peine pour qui, et les vies d'hommes de bien plus vite que les fleurs de leurs chapeaux, expirent mourant avant d'être malades. »
    Extrait 3 : Ross apprend une bien mauvaise nouvelle à Macduff :
    Ross : « Je voudrais pouvoir répondre par réconfort au réconfort ! Mais j'ai des mots qui devraient être hurlés dans l'air désert où nul entendant ne les capterait.
    Macduff : Qui concernent quoi ? La cause générale ? Ou un chagrin privé ne touchant qu'un seul coeur ?
    Ross : Aucun esprit sincère qui ne partage en quelque part cette douleur, mais la plus haute part vous revient à vous seul.
    Macduff : Si c'est à moi, ne me la garde pas et montre-la-moi vite.
    Ross : Que vos oreilles pour toujours ne repoussent point ma langue qui va leur faire posséder le son le plus lugubre qu'elles aient jamais entendu.
    Macduff : Hum. Je devine.
    Ross : Votre château est surpris, votre femme et vos petits sauvagement assassinés ; et vous en dire la manière serait, à l'amas de ces biches massacrées ajouter votre mort à vous.
    Malcolm : Miséricorde ! Homme, ne tirez pas le chapeau sur vos yeux, donnez au malheur des mots : le chagrin qui ne parle pas s'insinue au coeur surchargé et fait qu'il se brise.
    Macduff : Mes enfants aussi ?
    Ross : Femme, enfants, serviteurs, tout ce qu'on a trouvé.
    Macduff : Et je devais être loin d'eux ! Ma femme aussi tuée ?
    Ross : J'ai dit.
    Malcolm : Reprends ton coeur, faisons remède avec notre grande vengeance pour soigner ton chagrin mortel !
    Macduff : Et lui n'a pas d'enfants. Tous mes jolis petits ? Et tous, vous avez dit ? O vautour d'enfer ! Tous ? Quoi, tous mes très gentils poussins avec leur dame d'un seul coup ?
    Malcolm : Résiste comme un homme.
    Macduff : Je le ferai, mais d'abord je dois ressentir comme un homme : je ne peux que me rappeler ces choses qui existaient, les plus précieuses pour moi. le Ciel a-t-il vu cela – et n'aurait-il pas pris leur défense ? O coupable Macduff, c'est pour toi qu'ils ont été frappés ! Pauvre rien que je suis, ce n'est point pour leur faute, mais c'est pour la mienne que le meurtre est tombé sur leur âme. Ah, que vienne le Ciel les apaiser maintenant !
    Malcolm : Que cela soit de pierre aiguisant votre épée, que le chagrin se transforme en colère ; n'émoussez pas le coeur, enragez-le !
    Macduff : Oh, pourrais-je jouer la femme avec mes yeux et le brave avec ma langue ! Généreux Ciel, raccourcis-moi tous les délais : que face à face tu places le démon de l'Ecosse et moi-même ; mets-le à la portée de mon épée, et s'il échappe, que lui pardonne aussi le Ciel !
    Malcolm : Voilà d'un homme. Viens, allons vers le roi, nos forces sont armées, il ne faut plus que les adieux. Macbeth est bien mû pour la Gaule, les pouvoirs d'en haut montrent leurs instruments. Prends toute aide et secours : longue est la nuit qui ne trouve jamais le jour. »
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Citations et extraits

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  • Par Nastasia-B, le 19 août 2015

    ANGUS : Maintenant il sent
    Ses meurtres secrets lui coller aux mains,
    Maintenant de minute en minute des révoltes lui reprochent sa félonie.
    Ceux qu'il commande n'obéissent qu'au commandement,
    Nullement à l'amour. Maintenant il sent son titre
    Flotter autour de lui, comme le manteau d'un géant
    Sur le nain qui l'a volé.

    Acte V, Scène 2.
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  • Par Nastasia-B, le 18 août 2015

    MACBETH : Tant que nous sommes en péril, il nous faut laver notre honneur
    Dans des ruisseaux de flatteries, et faire de nos visages
    Le masque de nos cœurs, pour déguiser ce qu'ils sont.

    (MACBETH : Unsafe the while, that we must lave our honours
    In these flattering streams, and make our faces
    Vizards to our hearts, disguising what they are.)

    Acte III, Scène 2.
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  • Par Nastasia-B, le 16 août 2015

    MACBETH : Si c'en était fait quand c'est fait, alors ce serait bien,
    On l'aurait vite fait. Si l'assassinat
    Pouvait prendre au filet ses conséquences, et capturer
    Par leur suppression le succès ; si ce seul coup
    Pouvait tout accomplir et tout finir ici,
    Rien qu'ici, sur ce banc de sable et ce haut-fond du temps,
    Nous risquerions la vie à venir. Mais ces actes-là
    Trouvent toujours ici-bas leur sentence : en cela, nous ne faisons que donner
    Des leçons sanguinaires, qui, une fois apprises, reviennent
    Tourmenter leur auteur. Cette justice impartiale
    Présente le contenu de notre calice empoisonné
    À nos propres lèvres. Il est ici sous double sauvegarde :
    D'abord, je suis son parent et son sujet,
    Deux puissantes raisons contre l'acte ; et puis, je suis son hôte,
    Qui devrait à ses meurtriers fermer la porte,
    Et non tenir moi-même le couteau. En outre, ce Duncan
    A exercé son pouvoir avec une telle modération, il s'est montré
    Si pur dans sa haute fonction que ses vertus
    Plaideront comme des anges, d'une voix de trompette,
    Contre l'horreur damnée de son assassinat ;
    Et alors, la Pitié, pareille à un nouveau-né tout nu
    Chevauchant l'ouragan, ou à des chérubins célestes,
    Montés sur les coursiers invisibles de l'air,
    Soufflera l'atroce forfait dans tous les yeux,
    Tant et si bien que les larmes noieront le vent. Je n'ai d'autre éperon,
    Pour talonner les flancs de mon projet,
    Que l'ambition qui veut bondir en selle, saute trop haut,
    Et retombe de l'autre côté.

    Acte I, Scène 7.
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  • Par Nastasia-B, le 17 août 2015

    MACBETH : Je suis repu d'horreurs ;
    L'effroi, familier à mes pensées de meurtre,
    Ne me fait même plus tressaillir.

    (MACBETH : I have supp'd full with horrors,
    Direness familiar to my slaughterous thoughts
    Cannot once start me.)

    Acte V, Scène 5.
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  • Par Nastasia-B, le 17 août 2015

    LADY MACBETH : Les choses sans remède, il faut les oublier. Ce qui est fait est fait.
    (LADY MACBETH : Things without all remedy should be without regard. What's done is done.)

    Acte III, Scène 2.

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