ISBN : 229033913X
Éditeur : J'ai Lu (2006)


Note moyenne : 3.98/5 (sur 130 notes) Ajouter à mes livres
A la suite d’une bataille victorieuse, le valeureux Macbeth, sujet du roi Duncan d’Ecosse, rencontre trois sorcières qui le désignent comme le duc de Glamis (ce qu’il est ) le duc de Cawdor, et le futur roi. Peu de temps après, Macbeth est informé que le roi, en récompe... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 2.00/5
    Par Satine, le 15 mai 2011

    Satine
    C'est sûrement l'œuvre de Shakespeare qui m'a le moins plu. Je ne renie nullement le talent de Shakespeare - mes précédents articles à son sujet (mis en lien à la fin de cet article) vous le prouveront – mais voilà, cette œuvre sombre et lugubre révèle peu de tirades poétiques et métaphoriques. Je ne vous livre ici que quelques courts extraits, ceux que j'ai trouvé poignants et intéressants. N'hésitez pas à parcourir mes autres articles sur ce grand auteur.
    Résumés Wikipédia et Evene :
    La Norvège et l'Écosse se livrent une bataille où Macbeth, cousin du roi Duncan et chef de son armée, s'illustre par son courage, sa persévérance et sa loyauté. Revenant victorieux, Macbeth, duc de Glamis, rencontre trois sorcières qui l'accueillent en lui donnant trois titres différents : duc de Glamis, duc de Cawdor et futur roi. Quant à Banquo, général et ami de Macbeth qui l'accompagne, elles lui promettent une descendance de roi. Puis, sans donner plus d'explications, elles disparaissent.
    Peu de temps après, deux seigneurs envoyés par Duncan (le roi) viennent annoncer à Macbeth qu'il le nomme duc de Cawdor pour le récompenser. Macbeth fait part de cette rencontre à son épouse mais elle le pousse quand même à assassiner Duncan. le fils de Duncan (Malcolm) s'enfuit avec Macduff, de peur de se faire tuer à son tour, laissant le trône à Macbeth. Ce dernier vit dans la crainte de perdre sa couronne et les remords s'emparent de lui à cause de l'acte qu'il a commis. Il meurt dans un dernier combat l'opposant à Macduff. A la fin de la pièce, ce dernier prend le pouvoir, Malcolm ayant été tué par Macbeth.
    Tragédie de sang et de nuit se déroulant au milieu des brouillards et des tempêtes du Nord, sur les landes d'Ecosse, 'Macbeth' est une exploration fascinante des profondeurs de la nature humaine, un tableau terrifiant de la tyrannie politique, une oeuvre dont le rythme est réglé par l'horreur et l'angoisse.
    Extrait 1 : Macbeth est décidé à tuer le roi Duncan pour être couronné à son tour.
    « Si c'était fait, lorsque c'est fait, alors ce serait bien si c'était vite fait ; et si l'assassinat pouvait saisir dans son filet les conséquences, capturer le succès par son tranchement ; mais que ce coup puisse être le tout être et fin de tout… Ici, seulement ici sur ce banc rive du temps, nous risquerions la vie à venir… En tel cas nous avons jugement encore d'ici-bas _ pour n'avoir enseigné que manœuvres sanglantes, lesquelles font retour quand elles sont connues en infestant leur inventeur ; l'égale main de la justice propose l'ingrédient du poisonneux calice à notre lèvre. Il est ici sous double garantie : en premier, je suis son parent et son sujet, deux forces contre l'acte ; et puis je suis son hôte, qui devrais contre ses meurtriers fermer la porte, non prendre le couteau soi-même. Et ce Duncan a montré un pouvoir si doux, il a été si équitable en sa haute fonction, que ses vertus comme des anges, trompettes parlantes, plaideront contre le crime abominable de sa suppression : et la pitié, comme l'enfant nu nouveau-né chevauchant l'ouragan, ou chérubins du Ciel montés sur les courriers invisibles de l'air, proclamera pour tous les yeux l'horrible action, tant que les pleurs noieront le vent ! Nul éperon pour exciter le flanc de mon vouloir, seulement l'ambition voltigeante et dépassant son propre but. »
    Extrait 2 : l'Ecosse est en pleine guerre et Ross la décrit :
    « La pauvre terre, presque épouvantée à se voir, qui ne pourrait être nommée la mère, mais la tombe ; où rien, où les soupirs, plaintes et cris déchirant l'air sont poussés et non connus ; où semble le violent chagrin une agitation ordinaire : et le glas de l'homme mort. On sait à peine pour qui, et les vies d'hommes de bien plus vite que les fleurs de leurs chapeaux, expirent mourant avant d'être malades. »
    Extrait 3 : Ross apprend une bien mauvaise nouvelle à Macduff :
    Ross : « Je voudrais pouvoir répondre par réconfort au réconfort ! Mais j'ai des mots qui devraient être hurlés dans l'air désert où nul entendant ne les capterait.
    Macduff : Qui concernent quoi ? La cause générale ? Ou un chagrin privé ne touchant qu'un seul cœur ?
    Ross : Aucun esprit sincère qui ne partage en quelque part cette douleur, mais la plus haute part vous revient à vous seul.
    Macduff : Si c'est à moi, ne me la garde pas et montre-la-moi vite.
    Ross : Que vos oreilles pour toujours ne repoussent point ma langue qui va leur faire posséder le son le plus lugubre qu'elles aient jamais entendu.
    Macduff : Hum. Je devine.
    Ross : Votre château est surpris, votre femme et vos petits sauvagement assassinés ; et vous en dire la manière serait, à l'amas de ces biches massacrées ajouter votre mort à vous.
    Malcolm : Miséricorde ! Homme, ne tirez pas le chapeau sur vos yeux, donnez au malheur des mots : le chagrin qui ne parle pas s'insinue au cœur surchargé et fait qu'il se brise.
    Macduff : Mes enfants aussi ?
    Ross : Femme, enfants, serviteurs, tout ce qu'on a trouvé.
    Macduff : Et je devais être loin d'eux ! Ma femme aussi tuée ?
    Ross : J'ai dit.
    Malcolm : Reprends ton cœur, faisons remède avec notre grande vengeance pour soigner ton chagrin mortel !
    Macduff : Et lui n'a pas d'enfants. Tous mes jolis petits ? Et tous, vous avez dit ? O vautour d'enfer ! Tous ? Quoi, tous mes très gentils poussins avec leur dame d'un seul coup ?
    Malcolm : Résiste comme un homme.
    Macduff : Je le ferai, mais d'abord je dois ressentir comme un homme : je ne peux que me rappeler ces choses qui existaient, les plus précieuses pour moi. le Ciel a-t-il vu cela – et n'aurait-il pas pris leur défense ? O coupable Macduff, c'est pour toi qu'ils ont été frappés ! Pauvre rien que je suis, ce n'est point pour leur faute, mais c'est pour la mienne que le meurtre est tombé sur leur âme. Ah, que vienne le Ciel les apaiser maintenant !
    Malcolm : Que cela soit de pierre aiguisant votre épée, que le chagrin se transforme en colère ; n'émoussez pas le cœur, enragez-le !
    Macduff : Oh, pourrais-je jouer la femme avec mes yeux et le brave avec ma langue ! Généreux Ciel, raccourcis-moi tous les délais : que face à face tu places le démon de l'Ecosse et moi-même ; mets-le à la portée de mon épée, et s'il échappe, que lui pardonne aussi le Ciel !
    Malcolm : Voilà d'un homme. Viens, allons vers le roi, nos forces sont armées, il ne faut plus que les adieux. Macbeth est bien mû pour la Gaule, les pouvoirs d'en haut montrent leurs instruments. Prends toute aide et secours : longue est la nuit qui ne trouve jamais le jour. »
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    • Livres 5.00/5
    Par vincentf, le 01 juillet 2010

    vincentf
    L'atmosphère si riche de Shakespeare, chargée de cette violence inapaisable, de ce sang qui coule sans cesse, les horreurs succédant aux horreurs, mais remplie de cette légèreté, de ces paroles incongrues de l'enfant de MacDuff, avant qu'il ne baigne dans le sang, de la chanson des sorcières autour du chaudron, agit sur l'esprit comme un bulldozer. Tant de changement en si peu de pages !
    Macbeth touche au coeur de la tragédie, le destin faisant de l'homme son jouet, mais un jouet responsable de sa propre soumission au destin, inextricable contradiction au fondement de la pièce de Shakespeare et de toute véritable tragédie. Raison implacable et mystère absolu s'allient pour faire des jouets humains, des nobles guerriers, des rois et des reines, de pauvres fous assoiffés de sang, parce qu'il suffit d'un fantôme pour dérégler la machine la mieux huilée, de l'illusion de la gloire et du pouvoir pour provoquer le désastre des esprits faibles. Macbeth et sa femme sont rendus fous par leur soumission volontaire à leur destin annoncé comme Othello était rendu fou par la manipulation d'Iago. Un rien s'introduit dans l'homme. Il bascule. Il détruit tout ce qui est à sa portée et se détruit lui-même. le mal n'est rien. Il devient tout. le sang coule en larges rivières, la mort déboule avec son cortège de mystères, ses spectres, ses malédictions, tout ce monde ancien où la mort était encore vivante. Mais la soumission de Macbeth est avant tout une soumission aux mots, aux paroles sans sens des sorcières que l'action même du personnage éclaire. Tout est dit d'emblée. Il ne reste plus qu'à trouver le sens. Macbeth et l'humanité se soumettent parce qu'ils sont analphabètes, que le langage que les hommes ont eux-mêmes forgé leur échappe constamment tout en étant le seul moyen possible d'aborder la réalité. le mystère de la prophétie et la danse incongrue des sorcières disent tout. Ces phrases sans queue ni tête sont les seules qui aient véritablement un sens. le reste, les discours de la raison, n'est que blabla inutile. Seule compte la parole proférée par le destin, par Dieu ou par le poète, quand Dieu et le destin seront mort. Seul compte le silence, puisque le poète est mort.
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    • Livres 3.00/5
    Par Lefso, le 12 novembre 2011

    Lefso
    Comme je le disais en introduction, je suis restée assez hermétique par rapport à la pièce, et cela pour plusieurs raisons. Tout d'abord, j'ai eu du mal à entrer dans celle-ci, j'étais sans arrêt obligée de reprendre plus en avant car je ne comprenais pas la plupart des phrases. le style est trop complexe pour moi. Ensuite, j'ai également eu du mal avec les personnages dont les noms, souvent, étaient trop similaires (je ne parle pas de mr Macbeth et de lady Macbeth ;)). Enfin, l'histoire ne m'a guère semblée attrayante. Je me suis souvent forcée à continuer.
    Loin de moi l'idée de critiquer cet auteur anglais qui a plus que fait ses preuves. Je crois plutôt que cela vient de moi, ou encore de la traduction de mon ouvrage. J'ai déjà remarqué qu'au théâtre, qui est souvent traduit, re-traduit et re-re-traduit, certaines traductions sont meilleures que d'autres. J'ai d'ailleurs remarqué que la traduction de la version gratuite que vous pourrez télécharger plus haut et meilleure, de mon point de vue que celle de mon exemplaire papier. Enfin, il me semble de plus en plus vrai que les pièces de théâtre sont plus faites pour être vues sur scène, plutôt qu'être lues en salle d'attente d'un cabinet médical.
    Je suis tout de même contente d'avoir lu cette pièce car elle fait partie des pièces de théâtre les plus connues.

    Lien : http://lefso.blogspot.com/2011/11/macbeth-de-william-shakespeare.html
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    • Livres 4.00/5
    Par chartel, le 11 septembre 2010

    chartel
    Trois sorcières annoncent au général Macbeth, récemment glorifié pour ses succès sur les champs de bataille, sa montée prochaine sur le trône d'Ecosse. Mais elles lui annoncent aussi sa déchéance ainsi que ses probables successeurs. Tout va alors tourner au drame. Tout ne sera que « bruit et fureur ». Est-ce Macbeth qui devance le destin ? ou n'est-il que le simple jouet des esprits du Mal ? A vous de juger…
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    • Livres 2.00/5
    Par Alexielle63, le 15 décembre 2010

    Alexielle63
    J'avoue avoir été déroutée au début par le style, assez hermétique, de l'auteur, c'est-à-dire que les phrases sont tournées de telle sorte qu'on ne saisit pas d'emblée ce qu'elles veulent dire. Je suis donc passée par trois phases : l'incompréhension, l'enthousiasme et l'impression de ne pas être totalement dans ma lecture : j'ai très vite décrochée. Je voyais comment tout cela allait finir et je n'ai pas été touchée outre mesure par les personnages. Par contre, j'ai aimé les voir évoluer.
    Dans cette pièce, la nature, les présages, les prophéties et les forces surnaturelles ont également un rôle à jouer…
    Une lecture en demi-teinte donc. C'était ma première pièce de Shakespeare et malgré cette première expérience, j'ai bien envie d'en lire d'autres, pour voir et me faire une meilleure idée !

    Lien : http://lecturesdalexielle.over-blog.com/article-objectif-pal-de-dece..
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Citations et extraits

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  • Par Satine, le 24 décembre 2010

    Extrait 1 : Macbeth est décidé à tuer le roi Duncan pour être couronné à son tour.
    « Si c’était fait, lorsque c’est fait, alors ce serait bien si c’était vite fait ; et si l’assassinat pouvait saisir dans son filet les conséquences, capturer le succès par son tranchement ; mais que ce coup puisse être le tout être et fin de tout… Ici, seulement ici sur ce banc rive du temps, nous risquerions la vie à venir… En tel cas nous avons jugement encore d’ici-bas _ pour n’avoir enseigné que manœuvres sanglantes, lesquelles font retour quand elles sont connues en infestant leur inventeur ; l’égale main de la justice propose l’ingrédient du poisonneux calice à notre lèvre. Il est ici sous double garantie : en premier, je suis son parent et son sujet, deux forces contre l’acte ; et puis je suis son hôte, qui devrais contre ses meurtriers fermer la porte, non prendre le couteau soi-même. Et ce Duncan a montré un pouvoir si doux, il a été si équitable en sa haute fonction, que ses vertus comme des anges, trompettes parlantes, plaideront contre le crime abominable de sa suppression : et la pitié, comme l’enfant nu nouveau-né chevauchant l’ouragan, ou chérubins du Ciel montés sur les courriers invisibles de l’air, proclamera pour tous les yeux l’horrible action, tant que les pleurs noieront le vent ! Nul éperon pour exciter le flanc de mon vouloir, seulement l’ambition voltigeante et dépassant son propre but. »

    Extrait 2 : l’Ecosse est en pleine guerre et Ross la décrit :
    « La pauvre terre, presque épouvantée à se voir, qui ne pourrait être nommée la mère, mais la tombe ; où rien, où les soupirs, plaintes et cris déchirant l’air sont poussés et non connus ; où semble le violent chagrin une agitation ordinaire : et le glas de l’homme mort. On sait à peine pour qui, et les vies d’hommes de bien plus vite que les fleurs de leurs chapeaux, expirent mourant avant d’être malades. »

    Extrait 3 : Ross apprend une bien mauvaise nouvelle à Macduff :
    Ross : « Je voudrais pouvoir répondre par réconfort au réconfort ! Mais j’ai des mots qui devraient être hurlés dans l’air désert où nul entendant ne les capterait.
    Macduff : Qui concernent quoi ? La cause générale ? Ou un chagrin privé ne touchant qu’un seul cœur ?
    Ross : Aucun esprit sincère qui ne partage en quelque part cette douleur, mais la plus haute part vous revient à vous seul.
    Macduff : Si c’est à moi, ne me la garde pas et montre-la-moi vite.
    Ross : Que vos oreilles pour toujours ne repoussent point ma langue qui va leur faire posséder le son le plus lugubre qu’elles aient jamais entendu.
    Macduff : Hum. Je devine.
    Ross : Votre château est surpris, votre femme et vos petits sauvagement assassinés ; et vous en dire la manière serait, à l’amas de ces biches massacrées ajouter votre mort à vous.
    Malcolm : Miséricorde ! Homme, ne tirez pas le chapeau sur vos yeux, donnez au malheur des mots : le chagrin qui ne parle pas s’insinue au cœur surchargé et fait qu’il se brise.
    Macduff : Mes enfants aussi ?
    Ross : Femme, enfants, serviteurs, tout ce qu’on a trouvé.
    Macduff : Et je devais être loin d’eux ! Ma femme aussi tuée ?
    Ross : J’ai dit.
    Malcolm : Reprends ton cœur, faisons remède avec notre grande vengeance pour soigner ton chagrin mortel !
    Macduff : Et lui n’a pas d’enfants. Tous mes jolis petits ? Et tous, vous avez dit ? O vautour d’enfer ! Tous ? Quoi, tous mes très gentils poussins avec leur dame d’un seul coup ?
    Malcolm : Résiste comme un homme.
    Macduff : Je le ferai, mais d’abord je dois ressentir comme un homme : je ne peux que me rappeler ces choses qui existaient, les plus précieuses pour moi. Le Ciel a-t-il vu cela – et n’aurait-il pas pris leur défense ? O coupable Macduff, c’est pour toi qu’ils ont été frappés ! Pauvre rien que je suis, ce n’est point pour leur faute, mais c’est pour la mienne que le meurtre est tombé sur leur âme. Ah, que vienne le Ciel les apaiser maintenant !
    Malcolm : Que cela soit de pierre aiguisant votre épée, que le chagrin se transforme en colère ; n’émoussez pas le cœur, enragez-le !
    Macduff : Oh, pourrais-je jouer la femme avec mes yeux et le brave avec ma langue ! Généreux Ciel, raccourcis-moi tous les délais : que face à face tu places le démon de l’Ecosse et moi-même ; mets-le à la portée de mon épée, et s’il échappe, que lui pardonne aussi le Ciel !
    Malcolm : Voilà d’un homme. Viens, allons vers le roi, nos forces sont armées, il ne faut plus que les adieux. Macbeth est bien mû pour la Gaule, les pouvoirs d’en haut montrent leurs instruments. Prends toute aide et secours : longue est la nuit qui ne trouve jamais le jour. »

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  • Par Lefso, le 12 novembre 2011

    Troisième Sorcière – Le tambour ! le tambour ! Macbeth arrive.

    Toutes trois ensemble – Les sœurs du Destin se tenant par la main, parcourant les terres et les mers, ainsi tournent, tournent, trois fois pour le tien, trois fois pour le mien, et trois fois encore pour faire neuf. Paix ! le charme est accompli.

    (Macbeth et Banquo paraissent, traversant cette plaine de bruyères ; ils sont suivis d'officiers et de soldats.)

    Macbeth – Je n'ai jamais vu de jour si sombre et si beau.

    Banquo – Combien dit-on qu'il y a d'ici à Fores ? – Quelles sont ces créatures si décharnées et vêtues d'une manière si bizarre ? Elles ne ressemblent point aux habitants de la terre, et pourtant elles y sont. – Êtes-vous des êtres que l'homme puisse questionner ? Vous semblez me comprendre, puisque vous placez toutes trois à la fois votre doigt décharné sur vos lèvres de parchemin. Je vous prendrais pour des femmes si votre barbe ne me défendait de le supposer.

    Macbeth – Parlez, si vous pouvez ; qui êtes-vous ?

    Première Sorcière – Salut, Macbeth ! salut à toi, thane de Glamis !

    Deuxième Sorcière – Salut, Macbeth ! salut à toi, thane de Cawdor !

    Troisième Sorcière – Salut, Macbeth, qui seras roi un jour !

    Banquo – Mon bon seigneur, pourquoi tressaillez-vous, et semblez-vous craindre des choses dont le son vous doit être si doux ? – Au nom de la vérité, êtes-vous des fantômes, ou êtes-vous en effet ce que vous paraissez être ? Vous saluez mon noble compagnon d'un titre nouveau, de la haute prédiction d'une illustre fortune et de royales espérances, tellement qu'il en est comme hors de lui-même ; et moi, vous ne me parlez pas : si vos regards peuvent pénétrer dans les germes du temps, et démêler les semences qui doivent pousser et celles qui avorteront, parlez-moi donc à moi qui ne sollicite ni ne redoute vos faveurs ou votre haine.

    Première Sorcière – Salut !

    Deuxième Sorcière– Salut !

    Troisième Sorcière – Salut !

    Première Sorcière – Moindre que Macbeth et plus grand.

    Deuxième Sorcière – Moins heureux, et cependant beaucoup plus heureux.

    Troisième Sorcière – Tu engendreras des rois, quoique tu ne le sois pas. Ainsi salut, Macbeth et Banquo !

    Première Sorcière – Banquo et Macbeth, salut !

    Macbeth – Demeurez ; vous dont les discours demeurent imparfaits, dites-m'en davantage. Par la mort de Sinel, je sais que je suis thane de Glamis ; mais comment le serais-je de Cawdor ? Le thane de Cawdor est vivant, est un seigneur prospère ; et devenir roi n'entre pas dans la perspective de ma croyance, pas plus que d'être thane de Cawdor. Parlez, d'où tenez-vous ces étranges nouvelles, et pourquoi arrêtez-vous nos pas sur ces bruyères desséchées par vos prophétiques saluts ? – Je vous somme de parler.

    (Les sorcières disparaissent.)
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  • Par c-la-classe, le 08 avril 2010

    Demain, et demain et demain
    Se glisse dans ce pauvre pas de jour en jour
    Vers la dernière syllabe du temps des souvenirs;
    Et tou nos hiers ont éclairés les
    sur le chemin de la mort poussiéreuse.
    Eteins-toi, Eteins-toi, petite chandelle!
    La vie n'est qu'une ombre en marche, un pauvre acteur
    Qui s'agite pendant une heure sur la scène
    Et alors on ne l'entend plus; c'est une récit
    Conté par un idiot, plein de son et furie,
    Ne signifiant rien
    > lire la suite
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  • Par chartel, le 11 septembre 2010

    MACBETH
    Eteins-toi, brève lampe !
    La vie n’est qu’une ombre qui passe, un pauvre acteur
    Qui s’agite et parade une heure, sur la scène,
    Puis on ne l’entend plus. C’est un récit
    Plein de bruit, de fureur, qu’un idiot raconte
    Et qui n’a pas de sens.
    [traduction d'Yves Bonnefoy, Folio/Gallimard]
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  • Par Satine, le 15 mai 2011

    Macduff : Oh, pourrais-je jouer la femme avec mes yeux et le brave avec ma langue ! Généreux Ciel, raccourcis-moi tous les délais : que face à face tu places le démon de l’Ecosse et moi-même ; mets-le à la portée de mon épée, et s’il échappe, que lui pardonne aussi le Ciel !
    Malcolm : Voilà d’un homme. Viens, allons vers le roi, nos forces sont armées, il ne faut plus que les adieux. Macbeth est bien mû pour la Gaule, les pouvoirs d’en haut montrent leurs instruments. Prends toute aide et secours : longue est la nuit qui ne trouve jamais le jour. »
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