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ISBN : 2070456447
Éditeur : Gallimard (2014)


Note moyenne : 4/5 (sur 434 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
A la suite d’une bataille victorieuse, le valeureux Macbeth, sujet du roi Duncan d’Ecosse, rencontre trois sorcières qui le désignent comme le duc de Glamis (ce qu’il est ) le duc de Cawdor, et le futur roi. Peu de temps après, Macbeth est informé que le roi, en récompe... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Blacksad, le 10 mai 2013

    Blacksad
    Après avoir gagné une bataille contre la Norvège en son nom, Macbeth, thane de Glamis et nommé thane de Cawdor pour sa bravoure lors de l'affrontement, assassine le vertueux roi Duncan. Il réussit ainsi à accéder au trône et règne d'une main de fer pour le conserver, réalisant les prédictions qui lui furent augurées par les trois Fatales. Mais ne pouvant supporter la tyrannie exercée par le nouveau souverain, nombreux sont ceux qui partirent aider à ourdir une vengeance afin de restituer le trône à l'héritier légitime de Duncan, Malcolm.
    Macbeth est ma première tragédie shakespearienne, et elle est conforme à ce que j'attendais: une langue belle et juste, et un ton tragique tout au long d'une pièce émaillée de complots et de meurtres.
    C'est un superbe ouvrage que nous livre ici l'auteur, qui m'engage à aller explorer son oeuvre plus en profondeur. Certainement pas mon dernier Shakespeare donc, ressortant de cette belle lecture plus que satisfait.
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    • Livres 5.00/5
    Par cicou45, le 24 avril 2012

    cicou45
    Ah éternel Shakespeare, l'auteur qui vient immédiatement en seconde position dans mon coeur après bien évidemment mon très cher Truman Capote. J'ai beau lire et relire ses pièces, je ne m'en lasse jamais. Qu'il s'agisse de ses tragédies ou bien de ses comédies, il en va de même !
    Macbeth est un tyran de la pire espèce. Avec sa femme, il n'hésite pas à assassiner De sang-froid Duncan, le roi d'Ecosse en s'arrangeant bien évidemment pour faire peser le crime sur d'autres et héritant ainsi du trône. Mais s'il est blanchi, dans un premier temps du moins, aux yeux des hommes, il n'en est pas de même pour ce qui concerne son âme car celle-ci, ainsi que celle de son épouse, demeureront hantées par les horribles crimes qu'ils ont commis. Car les crimes vont évidemment se succéder afin d'avoir le champ libre et que personne ne puisse les gêner dans leur règne. Cependant, ils auront beau se laver les mains des milliers de fois, il y a des taches qui demeurent indélébiles et qui ne peuvent pas s'enlever quoi qu'on y fasse.
    Tragédie remplie de morale car Shakespeare y démontre qu'un crime ne peut pas rester impuni et surtout que l'avidité et la soif de pouvoir sont certainement les plus vils des défauts.
    Une merveille, que dire de plus si ce n'est que j'adore les oeuvres de Shakespeare, mais cela vous l'aurait certainement compris donc à vous de juger ! Bien que ces pièces se soient passées dans une autre époque, elles demeurent à mon goût intemporelles car l'on peut toujours y voir une métaphore et les transposer dans notre monde actuel. Les morales, elles, demeurent !
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    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 06 novembre 2012

    brigittelascombe
    Alors que dans Hamlet, le "spectre de son père en armes" hante Hamlet, prince du Danemark et le pousse à tuer son oncle par vengeance; alors que dans Othello, le démoniaque Iago exacerbe la jalousie d'Othello, général Maure, soit-disant trompé par sa femme et l'incite à éliminer son rival; dans Macbeth, c'est l'ambition qui va prendre le pas sur la grandeur d'âme du général Macbeth pour qu'il s'empare du trône du roi d'Ecosse.
    Drame romantique, tragédie en cinq actes.
    Shakespeare poète, dramaturge et écrivain du XVII° siècle tire toujours les mêmes ficelles en faisant s'affronter le bien et le mal, en laissant, à la fin, la morale sauve et en impliquant de diaboliques créatures (ici les sorcières aux incantations magiques face à leur chaudron, le fantôme et Lady Macbeth manipulatrice) qui possèdent le héros pour en faire un meurtrier.
    Bien que le style soit un peu désuet, j'ai apprécié la métamorphose de Macbeth à travers mots.
    De "brave" pour le capitaine, "digne" pour le général Banquo et "noble" pour le roi Duncan, Macbeth qui risque "sa vie dans le combat contre les révoltés" norvégiens
    qui se veut obéissant et loyal; avec la complicité de son épouse (qui elle aussi de belle et noble devient froide et manipulatrice); se transforme en être "sanguinaire, hardi et résolu" pour le fantôme, un "démon" pour le noble Macduff, "sanguinaire" pour le fils du roi. Il finira "tyran abhorré" pour le jeune Siward (fils du général de l'armée anglaise), puis "scélérat ensanglanté de forfaits sans nom" puis "boucher". Une véritable apocalypse verbale!
    Basé sur des faits historiques véridiques, bien que déformée, cette tragédie analyse finement les personnages et leurs réactions.
    Macbeth prend conscience de ses mauvaises pensées, hésite, écartelé entre l'image qu'il donne de lui et sa "tête pleine de scorpions" qui souhaite éliminer un parent. Lady Macbeth joue un rôle important dans sa décision puisqu'elle attise sa fierté et son courage d'homme déterminé.
    A lire un classique incontournable!
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    • Livres 2.00/5
    Par Satine, le 15 mai 2011

    Satine
    C'est sûrement l'œuvre de Shakespeare qui m'a le moins plu. Je ne renie nullement le talent de Shakespeare - mes précédents articles à son sujet (mis en lien à la fin de cet article) vous le prouveront – mais voilà, cette œuvre sombre et lugubre révèle peu de tirades poétiques et métaphoriques. Je ne vous livre ici que quelques courts extraits, ceux que j'ai trouvé poignants et intéressants. N'hésitez pas à parcourir mes autres articles sur ce grand auteur.
    Résumés Wikipédia et Evene :
    La Norvège et l'Écosse se livrent une bataille où Macbeth, cousin du roi Duncan et chef de son armée, s'illustre par son courage, sa persévérance et sa loyauté. Revenant victorieux, Macbeth, duc de Glamis, rencontre trois sorcières qui l'accueillent en lui donnant trois titres différents : duc de Glamis, duc de Cawdor et futur roi. Quant à Banquo, général et ami de Macbeth qui l'accompagne, elles lui promettent une descendance de roi. Puis, sans donner plus d'explications, elles disparaissent.
    Peu de temps après, deux seigneurs envoyés par Duncan (le roi) viennent annoncer à Macbeth qu'il le nomme duc de Cawdor pour le récompenser. Macbeth fait part de cette rencontre à son épouse mais elle le pousse quand même à assassiner Duncan. le fils de Duncan (Malcolm) s'enfuit avec Macduff, de peur de se faire tuer à son tour, laissant le trône à Macbeth. Ce dernier vit dans la crainte de perdre sa couronne et les remords s'emparent de lui à cause de l'acte qu'il a commis. Il meurt dans un dernier combat l'opposant à Macduff. A la fin de la pièce, ce dernier prend le pouvoir, Malcolm ayant été tué par Macbeth.
    Tragédie de sang et de nuit se déroulant au milieu des brouillards et des tempêtes du Nord, sur les landes d'Ecosse, 'Macbeth' est une exploration fascinante des profondeurs de la nature humaine, un tableau terrifiant de la tyrannie politique, une oeuvre dont le rythme est réglé par l'horreur et l'angoisse.
    Extrait 1 : Macbeth est décidé à tuer le roi Duncan pour être couronné à son tour.
    « Si c'était fait, lorsque c'est fait, alors ce serait bien si c'était vite fait ; et si l'assassinat pouvait saisir dans son filet les conséquences, capturer le succès par son tranchement ; mais que ce coup puisse être le tout être et fin de tout… Ici, seulement ici sur ce banc rive du temps, nous risquerions la vie à venir… En tel cas nous avons jugement encore d'ici-bas _ pour n'avoir enseigné que manœuvres sanglantes, lesquelles font retour quand elles sont connues en infestant leur inventeur ; l'égale main de la justice propose l'ingrédient du poisonneux calice à notre lèvre. Il est ici sous double garantie : en premier, je suis son parent et son sujet, deux forces contre l'acte ; et puis je suis son hôte, qui devrais contre ses meurtriers fermer la porte, non prendre le couteau soi-même. Et ce Duncan a montré un pouvoir si doux, il a été si équitable en sa haute fonction, que ses vertus comme des anges, trompettes parlantes, plaideront contre le crime abominable de sa suppression : et la pitié, comme l'enfant nu nouveau-né chevauchant l'ouragan, ou chérubins du Ciel montés sur les courriers invisibles de l'air, proclamera pour tous les yeux l'horrible action, tant que les pleurs noieront le vent ! Nul éperon pour exciter le flanc de mon vouloir, seulement l'ambition voltigeante et dépassant son propre but. »
    Extrait 2 : l'Ecosse est en pleine guerre et Ross la décrit :
    « La pauvre terre, presque épouvantée à se voir, qui ne pourrait être nommée la mère, mais la tombe ; où rien, où les soupirs, plaintes et cris déchirant l'air sont poussés et non connus ; où semble le violent chagrin une agitation ordinaire : et le glas de l'homme mort. On sait à peine pour qui, et les vies d'hommes de bien plus vite que les fleurs de leurs chapeaux, expirent mourant avant d'être malades. »
    Extrait 3 : Ross apprend une bien mauvaise nouvelle à Macduff :
    Ross : « Je voudrais pouvoir répondre par réconfort au réconfort ! Mais j'ai des mots qui devraient être hurlés dans l'air désert où nul entendant ne les capterait.
    Macduff : Qui concernent quoi ? La cause générale ? Ou un chagrin privé ne touchant qu'un seul cœur ?
    Ross : Aucun esprit sincère qui ne partage en quelque part cette douleur, mais la plus haute part vous revient à vous seul.
    Macduff : Si c'est à moi, ne me la garde pas et montre-la-moi vite.
    Ross : Que vos oreilles pour toujours ne repoussent point ma langue qui va leur faire posséder le son le plus lugubre qu'elles aient jamais entendu.
    Macduff : Hum. Je devine.
    Ross : Votre château est surpris, votre femme et vos petits sauvagement assassinés ; et vous en dire la manière serait, à l'amas de ces biches massacrées ajouter votre mort à vous.
    Malcolm : Miséricorde ! Homme, ne tirez pas le chapeau sur vos yeux, donnez au malheur des mots : le chagrin qui ne parle pas s'insinue au cœur surchargé et fait qu'il se brise.
    Macduff : Mes enfants aussi ?
    Ross : Femme, enfants, serviteurs, tout ce qu'on a trouvé.
    Macduff : Et je devais être loin d'eux ! Ma femme aussi tuée ?
    Ross : J'ai dit.
    Malcolm : Reprends ton cœur, faisons remède avec notre grande vengeance pour soigner ton chagrin mortel !
    Macduff : Et lui n'a pas d'enfants. Tous mes jolis petits ? Et tous, vous avez dit ? O vautour d'enfer ! Tous ? Quoi, tous mes très gentils poussins avec leur dame d'un seul coup ?
    Malcolm : Résiste comme un homme.
    Macduff : Je le ferai, mais d'abord je dois ressentir comme un homme : je ne peux que me rappeler ces choses qui existaient, les plus précieuses pour moi. le Ciel a-t-il vu cela – et n'aurait-il pas pris leur défense ? O coupable Macduff, c'est pour toi qu'ils ont été frappés ! Pauvre rien que je suis, ce n'est point pour leur faute, mais c'est pour la mienne que le meurtre est tombé sur leur âme. Ah, que vienne le Ciel les apaiser maintenant !
    Malcolm : Que cela soit de pierre aiguisant votre épée, que le chagrin se transforme en colère ; n'émoussez pas le cœur, enragez-le !
    Macduff : Oh, pourrais-je jouer la femme avec mes yeux et le brave avec ma langue ! Généreux Ciel, raccourcis-moi tous les délais : que face à face tu places le démon de l'Ecosse et moi-même ; mets-le à la portée de mon épée, et s'il échappe, que lui pardonne aussi le Ciel !
    Malcolm : Voilà d'un homme. Viens, allons vers le roi, nos forces sont armées, il ne faut plus que les adieux. Macbeth est bien mû pour la Gaule, les pouvoirs d'en haut montrent leurs instruments. Prends toute aide et secours : longue est la nuit qui ne trouve jamais le jour. »
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    • Livres 5.00/5
    Par vincentf, le 01 juillet 2010

    vincentf
    L'atmosphère si riche de Shakespeare, chargée de cette violence inapaisable, de ce sang qui coule sans cesse, les horreurs succédant aux horreurs, mais remplie de cette légèreté, de ces paroles incongrues de l'enfant de MacDuff, avant qu'il ne baigne dans le sang, de la chanson des sorcières autour du chaudron, agit sur l'esprit comme un bulldozer. Tant de changement en si peu de pages !
    Macbeth touche au coeur de la tragédie, le destin faisant de l'homme son jouet, mais un jouet responsable de sa propre soumission au destin, inextricable contradiction au fondement de la pièce de Shakespeare et de toute véritable tragédie. Raison implacable et mystère absolu s'allient pour faire des jouets humains, des nobles guerriers, des rois et des reines, de pauvres fous assoiffés de sang, parce qu'il suffit d'un fantôme pour dérégler la machine la mieux huilée, de l'illusion de la gloire et du pouvoir pour provoquer le désastre des esprits faibles. Macbeth et sa femme sont rendus fous par leur soumission volontaire à leur destin annoncé comme Othello était rendu fou par la manipulation d'Iago. Un rien s'introduit dans l'homme. Il bascule. Il détruit tout ce qui est à sa portée et se détruit lui-même. le mal n'est rien. Il devient tout. le sang coule en larges rivières, la mort déboule avec son cortège de mystères, ses spectres, ses malédictions, tout ce monde ancien où la mort était encore vivante. Mais la soumission de Macbeth est avant tout une soumission aux mots, aux paroles sans sens des sorcières que l'action même du personnage éclaire. Tout est dit d'emblée. Il ne reste plus qu'à trouver le sens. Macbeth et l'humanité se soumettent parce qu'ils sont analphabètes, que le langage que les hommes ont eux-mêmes forgé leur échappe constamment tout en étant le seul moyen possible d'aborder la réalité. le mystère de la prophétie et la danse incongrue des sorcières disent tout. Ces phrases sans queue ni tête sont les seules qui aient véritablement un sens. le reste, les discours de la raison, n'est que blabla inutile. Seule compte la parole proférée par le destin, par Dieu ou par le poète, quand Dieu et le destin seront mort. Seul compte le silence, puisque le poète est mort.
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Citations et extraits

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  • Par Satine, le 24 décembre 2010

    Extrait 1 : Macbeth est décidé à tuer le roi Duncan pour être couronné à son tour.
    « Si c’était fait, lorsque c’est fait, alors ce serait bien si c’était vite fait ; et si l’assassinat pouvait saisir dans son filet les conséquences, capturer le succès par son tranchement ; mais que ce coup puisse être le tout être et fin de tout… Ici, seulement ici sur ce banc rive du temps, nous risquerions la vie à venir… En tel cas nous avons jugement encore d’ici-bas _ pour n’avoir enseigné que manœuvres sanglantes, lesquelles font retour quand elles sont connues en infestant leur inventeur ; l’égale main de la justice propose l’ingrédient du poisonneux calice à notre lèvre. Il est ici sous double garantie : en premier, je suis son parent et son sujet, deux forces contre l’acte ; et puis je suis son hôte, qui devrais contre ses meurtriers fermer la porte, non prendre le couteau soi-même. Et ce Duncan a montré un pouvoir si doux, il a été si équitable en sa haute fonction, que ses vertus comme des anges, trompettes parlantes, plaideront contre le crime abominable de sa suppression : et la pitié, comme l’enfant nu nouveau-né chevauchant l’ouragan, ou chérubins du Ciel montés sur les courriers invisibles de l’air, proclamera pour tous les yeux l’horrible action, tant que les pleurs noieront le vent ! Nul éperon pour exciter le flanc de mon vouloir, seulement l’ambition voltigeante et dépassant son propre but. »

    Extrait 2 : l’Ecosse est en pleine guerre et Ross la décrit :
    « La pauvre terre, presque épouvantée à se voir, qui ne pourrait être nommée la mère, mais la tombe ; où rien, où les soupirs, plaintes et cris déchirant l’air sont poussés et non connus ; où semble le violent chagrin une agitation ordinaire : et le glas de l’homme mort. On sait à peine pour qui, et les vies d’hommes de bien plus vite que les fleurs de leurs chapeaux, expirent mourant avant d’être malades. »

    Extrait 3 : Ross apprend une bien mauvaise nouvelle à Macduff :
    Ross : « Je voudrais pouvoir répondre par réconfort au réconfort ! Mais j’ai des mots qui devraient être hurlés dans l’air désert où nul entendant ne les capterait.
    Macduff : Qui concernent quoi ? La cause générale ? Ou un chagrin privé ne touchant qu’un seul cœur ?
    Ross : Aucun esprit sincère qui ne partage en quelque part cette douleur, mais la plus haute part vous revient à vous seul.
    Macduff : Si c’est à moi, ne me la garde pas et montre-la-moi vite.
    Ross : Que vos oreilles pour toujours ne repoussent point ma langue qui va leur faire posséder le son le plus lugubre qu’elles aient jamais entendu.
    Macduff : Hum. Je devine.
    Ross : Votre château est surpris, votre femme et vos petits sauvagement assassinés ; et vous en dire la manière serait, à l’amas de ces biches massacrées ajouter votre mort à vous.
    Malcolm : Miséricorde ! Homme, ne tirez pas le chapeau sur vos yeux, donnez au malheur des mots : le chagrin qui ne parle pas s’insinue au cœur surchargé et fait qu’il se brise.
    Macduff : Mes enfants aussi ?
    Ross : Femme, enfants, serviteurs, tout ce qu’on a trouvé.
    Macduff : Et je devais être loin d’eux ! Ma femme aussi tuée ?
    Ross : J’ai dit.
    Malcolm : Reprends ton cœur, faisons remède avec notre grande vengeance pour soigner ton chagrin mortel !
    Macduff : Et lui n’a pas d’enfants. Tous mes jolis petits ? Et tous, vous avez dit ? O vautour d’enfer ! Tous ? Quoi, tous mes très gentils poussins avec leur dame d’un seul coup ?
    Malcolm : Résiste comme un homme.
    Macduff : Je le ferai, mais d’abord je dois ressentir comme un homme : je ne peux que me rappeler ces choses qui existaient, les plus précieuses pour moi. Le Ciel a-t-il vu cela – et n’aurait-il pas pris leur défense ? O coupable Macduff, c’est pour toi qu’ils ont été frappés ! Pauvre rien que je suis, ce n’est point pour leur faute, mais c’est pour la mienne que le meurtre est tombé sur leur âme. Ah, que vienne le Ciel les apaiser maintenant !
    Malcolm : Que cela soit de pierre aiguisant votre épée, que le chagrin se transforme en colère ; n’émoussez pas le cœur, enragez-le !
    Macduff : Oh, pourrais-je jouer la femme avec mes yeux et le brave avec ma langue ! Généreux Ciel, raccourcis-moi tous les délais : que face à face tu places le démon de l’Ecosse et moi-même ; mets-le à la portée de mon épée, et s’il échappe, que lui pardonne aussi le Ciel !
    Malcolm : Voilà d’un homme. Viens, allons vers le roi, nos forces sont armées, il ne faut plus que les adieux. Macbeth est bien mû pour la Gaule, les pouvoirs d’en haut montrent leurs instruments. Prends toute aide et secours : longue est la nuit qui ne trouve jamais le jour. »

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  • Par Lefso, le 12 novembre 2011

    Troisième Sorcière – Le tambour ! le tambour ! Macbeth arrive.

    Toutes trois ensemble – Les sœurs du Destin se tenant par la main, parcourant les terres et les mers, ainsi tournent, tournent, trois fois pour le tien, trois fois pour le mien, et trois fois encore pour faire neuf. Paix ! le charme est accompli.

    (Macbeth et Banquo paraissent, traversant cette plaine de bruyères ; ils sont suivis d'officiers et de soldats.)

    Macbeth – Je n'ai jamais vu de jour si sombre et si beau.

    Banquo – Combien dit-on qu'il y a d'ici à Fores ? – Quelles sont ces créatures si décharnées et vêtues d'une manière si bizarre ? Elles ne ressemblent point aux habitants de la terre, et pourtant elles y sont. – Êtes-vous des êtres que l'homme puisse questionner ? Vous semblez me comprendre, puisque vous placez toutes trois à la fois votre doigt décharné sur vos lèvres de parchemin. Je vous prendrais pour des femmes si votre barbe ne me défendait de le supposer.

    Macbeth – Parlez, si vous pouvez ; qui êtes-vous ?

    Première Sorcière – Salut, Macbeth ! salut à toi, thane de Glamis !

    Deuxième Sorcière – Salut, Macbeth ! salut à toi, thane de Cawdor !

    Troisième Sorcière – Salut, Macbeth, qui seras roi un jour !

    Banquo – Mon bon seigneur, pourquoi tressaillez-vous, et semblez-vous craindre des choses dont le son vous doit être si doux ? – Au nom de la vérité, êtes-vous des fantômes, ou êtes-vous en effet ce que vous paraissez être ? Vous saluez mon noble compagnon d'un titre nouveau, de la haute prédiction d'une illustre fortune et de royales espérances, tellement qu'il en est comme hors de lui-même ; et moi, vous ne me parlez pas : si vos regards peuvent pénétrer dans les germes du temps, et démêler les semences qui doivent pousser et celles qui avorteront, parlez-moi donc à moi qui ne sollicite ni ne redoute vos faveurs ou votre haine.

    Première Sorcière – Salut !

    Deuxième Sorcière– Salut !

    Troisième Sorcière – Salut !

    Première Sorcière – Moindre que Macbeth et plus grand.

    Deuxième Sorcière – Moins heureux, et cependant beaucoup plus heureux.

    Troisième Sorcière – Tu engendreras des rois, quoique tu ne le sois pas. Ainsi salut, Macbeth et Banquo !

    Première Sorcière – Banquo et Macbeth, salut !

    Macbeth – Demeurez ; vous dont les discours demeurent imparfaits, dites-m'en davantage. Par la mort de Sinel, je sais que je suis thane de Glamis ; mais comment le serais-je de Cawdor ? Le thane de Cawdor est vivant, est un seigneur prospère ; et devenir roi n'entre pas dans la perspective de ma croyance, pas plus que d'être thane de Cawdor. Parlez, d'où tenez-vous ces étranges nouvelles, et pourquoi arrêtez-vous nos pas sur ces bruyères desséchées par vos prophétiques saluts ? – Je vous somme de parler.

    (Les sorcières disparaissent.)
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  • Par c-la-classe, le 08 avril 2010

    Demain, et demain et demain
    Se glisse dans ce pauvre pas de jour en jour
    Vers la dernière syllabe du temps des souvenirs;
    Et tou nos hiers ont éclairés les
    sur le chemin de la mort poussiéreuse.
    Eteins-toi, Eteins-toi, petite chandelle!
    La vie n'est qu'une ombre en marche, un pauvre acteur
    Qui s'agite pendant une heure sur la scène
    Et alors on ne l'entend plus; c'est une récit
    Conté par un idiot, plein de son et furie,
    Ne signifiant rien
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  • Par Blacksad, le 20 juin 2014

    Petit complément à la critique que j'avais écrit, il y a maintenant un an.

    Pour les cinquante ans du Théâtre du Soleil, Ariane Mnouchkine décide de nous présenter un classique qu'elle revisite magistralement, Macbeth. Dans une mise en scène magistralement orchestrée, et des décors stupéfiants, les acteurs de la troupe résidente subliment "la pièce écossaise". Tout ce que l'on retire de la représentation compense un Macbeth parfois un peu surjoué (bien que très juste à d'autres moments). Je ne peux que conseiller à ceux qui le peuvent de venir s'imprégner de l'ambiance de la Cartoucherie, avec Ariane à l'entrée de son théâtre, souriante, chaleureuse et prête à discuter; et de profiter de ce Macbeth renouvelé.
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  • Par chartel, le 11 septembre 2010

    MACBETH
    Eteins-toi, brève lampe !
    La vie n’est qu’une ombre qui passe, un pauvre acteur
    Qui s’agite et parade une heure, sur la scène,
    Puis on ne l’entend plus. C’est un récit
    Plein de bruit, de fureur, qu’un idiot raconte
    Et qui n’a pas de sens.
    [traduction d'Yves Bonnefoy, Folio/Gallimard]
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