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ISBN : 2072653878
Éditeur : Gallimard (16/02/2017)

Note moyenne : 4.07/5 (sur 21 notes)
Résumé :
Dix ans après avoir été blessée dans un attentat, Iris semble avoir surmonté le traumatisme. Malgré des douleurs persistantes, des problèmes avec ses enfants et un mariage de plus en plus fragile, la directrice d’école ambitieuse et la mère de famille engagée qu’elle est s’efforce de prouver qu’elle contrôle la situation. Tout bascule cependant le jour où elle reconnaît, sous les traits d’un médecin qu'elle consulte, Ethan, son premier amour, qui l’avait brutalement... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Bookycooky
04 mars 2017
La "Douleur", personnage principal du livre,
La "Douleur",celle d'une femme de quarante-cinq ans, grièvement blessée lors d'un attentat dix ans auparavant, dont le corps n'a jamais complètement guéri.
La "Douleur" , celle d'une jeune fille de dix-sept ans, abandonnée par son premier grand amour, et dont la rencontre trente ans plus tard en la personne du chef de service de l'hôpital où elle se rend pour se faire soigner, la ravive.
La "Douleur" , celle d'une enfant qui a perdu très jeune son père, à la guerre.
La "Douleur" , celle de voir son enfant pris aux griffes du Mal.
La "Douleur" , celle que la Vie nous inflige d'une façon ou d'une autre et dont notre héroïne Iris y prend généreusement sa part.
Zeruya Shalev dans son dernier livre, continue son introspection de l'intime à travers le monde intérieur d'une femme à la quarantaine, mariée, deux enfants,un mariage consumé, qui retrouve son grand amour d'adolescence, amour non consumé......c'est idyllique, surtout avec sa belle prose si bien rendue par l'excellente traduction.....même " trop parfait" juge sa meilleure amie Dafna ; mais bon c'est de la fiction, non ? pourquoi ne pas fantasmer sur le parfait ?
Et puis l'idylle a aussi son revers; elle a tout à perdre, lui rien, donc à elle de décider.....
Ici aussi comme dans "Théra", j'ai retrouvé cette fine analyse de l'inconstance de la nature humaine, qui change de perspective constamment, qui n'arrive jamais à cerner exactement ce qu'elle ressent et par conséquence ne sait comment agir, comment se manifester équitablement, quelque soit le domaine. Ce qui est aujourd'hui jugé juste peut s'avérer totalement faux le lendemain. Tiraillée entre sa culpabilité envers sa famille, un mari plus amoureux de son échiquier sur ordinateur que d'elle, des enfants qui quittent le nid familial et qui ne se font pas une miette pour elle, le tout couronné d'un manque de communication ET sa soif d'amour (qui semble) comblée et à porté de main ( pour le moment )....que faire ? Surtout qu'un trés grave probléme concernant sa fille s'annonce .....
À travers l'intime se défilent aussi les conditions de la vie particulière en Israël des juifs : la conscription obligatoire des jeunes (36 mois pour les garçons, 22 pour les filles) et les risques d'attentats et de guerres ( Shalev elle-même fût victime d'attentat) , sources d'anxiété permanentes pour le nucleus familial . Une toute petite touche politique de la pacifiste Shalev éclaire le fond -"un plaisir......d'être sur cette parcelle-là de territoire, enclave qui a quelque chose de totalement utopique, au milieu d'un village arabe, magnifique et amical, sur les hauteurs de Jérusalem, assise à la table d'un couple de restaurateurs qui concrétisent l'aspiration la plus exaltante de la région, celle de la coexistence" -.
Zeruya Shalev est une des écrivaines les plus réalistes que j'ai rencontré.Aucun aspect de la nature humaine ne lui échappe. La fiction elle l'utilise que pour mieux les cerner et nous les servir concrètement sur un plateau d'argent; ce plateau d'argent qui est sa belle prose et source de plaisir pour nous lecteurs.

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Puszi
10 avril 2017
"Douleur, le nouveau roman de l'écrivaine israélienne Zeruya Shalev, continue d'explorer les liens subtils et complexes entre hommes et femmes. Avec une plume délicate et sensuelle, elle fait de nouveau exploser la cellule familiale en insinuant au sein de son récit la force du passé et la part incontrôlable du destin" : extrait de la critique de Linda Lompech, Librairie Coiffard, Nantes parue dans la revue Page des Libraires.
J'ai découvert Zeruya Shalev avec son roman intitulé Douleur et j'ai tellement aimé son style que j'ai très envie de poursuivre mon chemin de lecture avec elle.
Les thèmes abordés dans ce roman sont très nombreux et j'aime beaucoup la manière dont ils sont traités. Il y est question de renaissance après avoir été lourdement blessée dans un attentat, de couple, d'amour de jeunesse retrouvé, de famille, de fratrie, d'éducation, de routine, d'endoctrinement, de mort, de vie, de souvenirs, de passion, de jeunesse, de vie quotidienne en Israël...
Dix ans après avoir été grièvement blessée dans un attentat, les douleurs d'Iris se rappellent tellement à son bon souvenir qu'elle consulte des médecins spécialisés dans la douleur, parmi lesquels elle reconnaît Ethan son ancien amour de jeunesse. Ancien vraiment ? Ancien seulement ? Vraisemblablement pas tant que ça puisque sa vie bascule à nouveau l'amenant à hésiter entre son couple de plus en plus fragile et la force des souvenirs de la passion de l'époque qui la pousse à nouveau dans les bras d'Ethan. Mais peut-on retrouver la fougue de ses dix-sept-ans quand on en a une fille de vingt-et-un an qui part à la dérive, un fils qui va bientôt être appelé sous les drapeaux, un mari joueur d'échecs à la limite de l'obsession et que l'on dirige une prestigieuse école ? Zeruya Shalev nous fait vibrer à l'unisson des douleurs et des sentiments d'Iris. J'ai beaucoup aimé la manière dont elle revisite son passé, ses petites voix qui l'incitent tantôt à tout larguer pour suivre sa passion, tantôt à se comporter en mère de famille et épouse raisonnables. C'est sans aucun doute le personnage principal du roman tout en laissant une bonne place au mari, aux enfants et au premier amour d'Iris. J'ai dévoré ce livre puissant.
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FleursDuBien
07 mars 2017
Magnifique portrait de femme, courageuse israëlienne, survivante d'un attentat survenu dix ans auparavant.
J'ai, j'avoue, abusé des citations de ce livre, tant certaines me paraissaient une évidence de les cueillir une à une, pour former, à la fin, un magnifique bouquet.
Douleur, c'est ainsi qu'elle le nomme sur son portable, ce grand amour de sa toute jeune vie, qui l'a quitté brutalement. Elle le revoit lors d'une consultation médicale pour des douleurs liées à l'attentat (encore des douleurs...), il est devenu médecin.
Je m'arrête là pour l'intrigue, je n'aime pas déflorer un livre.
Mais quelle sensibilité, quelle beauté, cette littérature m'a totalement touchée et bouleversée. Les sentiments y sont décris avec une justesse et une précision chirurgicale. Sentiments pour sa fille mal en point, pour son mari, pour son amant.
Un vrai bonheur de lecture. Iris est touchante de vérité.
J'ai juste été déçue par la fin., je m'attendais à autre chose que cet "Happy end" un peu grossier. J'ai eu l'impression qu'il fallait finir le livre dans l'urgence.
Mais je suis trop gâtée et j'aurai adoré que le roman perdure encore une centaine de pages.
Vous l'aurez compris, un grand moment de lecture à ne pas manquer.
PS : Et puis c'est une bonne raison pour découvrir et la littérature israëlienne que je ne connaissais pas, et cette auteure.
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traversay
26 mars 2017
Iris, le principal personnage de Douleur, on serait tenté d'écrire la narratrice tant Zeruya Shalev la traque dans ses moindres recoins, est une survivante. D'un attentat qui l'a laissée hagarde, dix ans avant le début du roman, de son grand amour de jeunesse qui l'a quittée 7 ans encore plus tôt. Les douleurs physiques ne sont jamais parties et la souffrance de cette passion sentimentale ne s'est jamais estompée malgré son mariage et deux enfants. Sur 400 pages, Zeruya Shalev trace le portrait d'une femme sûre d'elle au travail, elle est directrice d'école, et terriblement fragile dans sa vie privée. Avec la réapparition de l'amour de sa vie et l'attitude de sa fille abusée par un gourou, Iris est à la croisée de son destin et c'est tout l'intérêt que de la suivre dans ses méandres psychologiques vers des décisions qui changeront, ou non, son existence et celle de ses proches. Il est rare de lire un roman aussi tendu et densifié à ce point, non par une intrigue à rebondissements mais par une plongée tellement profonde dans l'intime. Douleur ne laisse guère de répit au lecteur emporté par les sentiments contradictoires d'une femme qui ressent sa culpabilité dans son cheminement quotidien. Il y a parfois un sentiment d'étouffement devant cette intrusion sans concession ni pudeur dans un psychisme torturé. A travers Iris et les autres personnages du livre, la romancière réussit une radiographie prégnante de la société israélienne : terrorisme, guerres, insouciance de Tel Aviv et tension de Jérusalem, etc. Un ouvrage intense, sans temps morts, écrit au cordeau et avec une sensibilité extrême.
Lien : http://cin-phile-m-----tait-..
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montmartin
17 avril 2017
Dix ans plus tôt, Iris est éjectée hors de sa voiture et projetée sur l'asphalte par l'explosion d'un bus dans les rues de Jérusalem. Trois opérations, des mois d'hospitalisation, recollée, recousue, revissée et toujours la douleur dans son corps. Mais aussi les douleurs de son âme, la rupture avec Ethan son premier et unique amour, son mariage avec Micky qui est devenu une succession de disputes , l'inquiétude de voir son fils Omer mobilisé, et de regarder sa fille Alma ,totalement dénuée d'ambition avec qui le dialogue est rompu, partir à la dérive.
Et puis, par hasard Iris retrouve Ethan, une brèche vient de s'ouvrir, il suffit d'une seconde pour qu'il se coule dans son vide intérieur que personne n'arrive à combler. Une seconde chance s'offre à eux et ils n'ont pas le droit de la laisser passer.

Une puissance narrative pour parler de la douleur, du vertige de la passion, de sensualité, du besoin animal d'amour, de la famille et du couple, de la complexité des liens familiaux en général. Un récit basé sur les séquelles que le passé laisse sur les corps et les esprits.
Témoignage sur la vie à Jérusalem, ville où se mélangent Juifs et arabes, pratiquants et athées, réfugiés et clandestins, et sur Israël, pays en guerre permanente, dont les mères et les épouses craignent de voir un jour le nom de leur mari ou de leurs fils, à peine sortis de l'adolescence, gravés sur des plaques de marbre.
L'écriture réaliste et sensible de l'auteur, nous propose un voyage intimiste dans la douleur d'une femme, épouse et maîtresse, mais avant tout mère, blessée dans son corps et dans son coeur.
Lien : http://www.babelio.com/livre..
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Les critiques presse (5)
LeMonde03 mars 2017
Un roman qui pourrait constituer un volet supplémentaire de sa trilogie. Il est, entre mille autres choses, une réflexion étonnante sur les secondes chances et l’obsession du passé.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LaLibreBelgique21 février 2017
De livre en livre, la romancière israélienne poursuit une œuvre intimiste et universelle.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LaLibreBelgique21 février 2017
De livre en livre, la romancière israélienne poursuit une œuvre intimiste et universelle.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LeJournalDuDimanche17 février 2017
Un roman obsédant par sa pulsion de vie, son style de vagues éclatées contre le mur, ses pensées de fantômes errants.
Lire la critique sur le site : LeJournalDuDimanche
Telerama15 février 2017
Zeruya Shalev tisse une matière romanesque d'une belle et singulière densité.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations & extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
PiatkaPiatka23 avril 2017
La douleur serait donc un processus de défense, lui répète Micky tandis qu’ils roulent sur la voie sinueuse vers le haut de la colline. D’une manière générale, le système nerveux produit une douleur pour prévenir que quelque chose ne va pas dans l’organisme, mais s’il est lésé, il agit comme le détecteur de fumée qui continue à sonner après que le feu a été éteint. Tu as compris, c’est passionnant ! Il a même dit que, parfois, c’est la guérison qui engendre le problème. Le nerf blessé qui guérit se réveille et commence à émettre des signaux de détresse. Ça s’appelle une douleur post-traumatique.
-Je suis contente que ça t’enthousiasme autant, susurre-t-elle, parce que moi, ça me déprime.
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PiatkaPiatka24 avril 2017
Celui qui ne ressent rien ne souffre pas. Telle a été ma quête pendant des années, endormir le sentiment, pourquoi crois-tu que j'ai choisi l'anesthésie comme spécialité ? J'ai couché avec des femmes sans rien ressentir, je me suis marié sans rien ressentir, ce n'est qu'à la naissance de Myriam que le monde affectif m'est revenu.
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PusziPuszi10 avril 2017
... de toute façon sa stratégie au long cours vient de s'écrouler, ne lui reste que le présent, cette nuit, ses membres fracassés. A-t-elle jamais eu autre chose que le présent, se demande-t-elle, même si elle a refusé de s'y abandonner, et elle a beau essayer de le dominer à grand renfort de communiqués hebdomadaires et de plans sur la comète, voilà ce qu'il lui dit le présent : je ne suis pas l'écho de tes souvenirs futurs, je suis l'unique chose que tu possèdes, l'essence de ton existence, fais-moi confiance, de toute façon, elle n'a pas le choix. p.376
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PusziPuszi10 avril 2017
Ceux qui ne croient pas en la thérapeutique se tournent vers le palliatif, c'est une conception du monde totalement différente. Pour la plupart des médecins, le sujet, c'est la maladie, alors que pour nous, ce n'est qu'un complément indirect. Nous n'essayons pas de guérir mais de contenir la souffrance. p.147
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PusziPuszi10 avril 2017
Si seulement on savait aimer autant que se fâcher, embellir autant qu'enlaidir, donner et prendre du plaisir autant que donner et prendre des coups. Avec les années, nos facultés à se blesser se renforcent, semble-t-il, tandis que s'étiolent celles à satisfaire. Est-ce lié à l'âge des partenaires ou à l'âge de la relation ? A moins que ça ne dépende de chaque relation en particulier, de ses qualités et de ses capacités intrinsèques... p.213
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