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ISBN : 2205063162
Éditeur : Dargaud (2010)


Note moyenne : 4/5 (sur 7 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

2060. USA. Lorsque Paulie Panther, spécialiste des plantes psychotropes, débarque dans la très rangée communauté de Boney Borough, il devient immédiatement le centre de toutes les attentions. Venu pour tester les effets d'une plante jusqu'alors inconnue, il ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (0)

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    • Livres 5.00/5
    Par colimasson, le 11 septembre 2011

    colimasson
    Body world nous introduit dans un futur pas si lointain que ça, dans la petite ville de Boney Borough, aux Etats-Unis. Nouvellement créée suite à une guerre dont le lecteur ne saura pas grand-chose, ses habitants y vivent en huis-clos. Ils ne connaissent pas le monde extérieur et ils ne s'y intéressent pas. Leur monde quadrillé, dont le plan minutieux est fourni au début du livre, suffit à leur existence. Ici comme ailleurs, les choses évoluent en suivant un cours plutôt habituel. Les élèves étudient en classe, les professeurs dispensent leurs cours, les habitants font leurs courses, les voisins se fâchent entre eux, les histoires d'amour se font et se défont… jusqu'au jour où le Professeur Panther, en charge de la rédaction d'un article de « L'Encyclopédie des hallucinogènes américains », pénètre dans ce territoire inconnu aux multiples forêts pour étudier les effets hallucinogènes d'une plante mystérieuse.

    L'introduction de cet élément étranger parmi les habitants de Boney Borough va provoquer quelques remous. Essayant sans succès de se lier avec une des professeurs du lycée, puis récupérant finalement une étudiante délaissée par son ancien petit ami, Panther fait figure d'esprit provocateur. Cette réputation prendra de plus en plus d'ampleur à mesure qu'il découvrira les effets de la nouvelle plante hallucinogène. Les effets de cette dernière, loin de rester confinés uniquement aux sensations de son consommateur, se propagent d'habitants en habitants à l'intérieur de Boney Borough. Elle connecte entre eux tous ceux qui la fument, mettant en place des liaisons directes de transfert de sensations, de sentiments ou de souvenirs.
    Lorsque la forêt abritant ces plantes se met un jour à brûler, la confusion la plus totale s'abat sur Boney Borough.

    Cette histoire de plantes hallucinogènes est un excellent prétexte pour mettre en place une histoire psychédélique à souhait. On sent que Dash Shaw s'y donne à cœur joie, et lorsque ses personnages sont submergés par les effets de la plante, les traits représentant leurs souvenirs se coupent et se recoupent dans une confusion floue et colorée digne du meilleur trip. Et même lorsque les plantes ne font pas encore leur effet, Dash Shaw plonge son lecteur dans une ambiance rétro-futuriste à l' « Orange Mécanique » d'un grand esthétisme.

    Les dialogues sont menés par un Professeur Panther cynique et aigri à souhait qui vient réveiller les esprits un peu endormis des habitants de Boney Borough. Les situations sont souvent périlleuses et Panther en prend pour son grade jusqu'à la fin de l'album. Rebondissant par son humour à chaque nouveau coup du sort, il confère à Body world un caractère de dérision qui tend souvent vers la cruauté.

    Les autres personnages, bien que moins charismatiques, sont toutefois marqués par des personnalités très fortes. Sur plus de 200 pages, on a le temps de s'attacher à cette petite ville retirée, explicitement comparée à une fourmilière dans les cours dispensés au lycée. Mais lorsque la fourmilière flambe et que les esprits se rencontrent, l'histoire court au désastre. Et pour expliquer cela, Dash Shaw nous propose une raison simple :
    « Toute une ville contaminée par un virus « télépathique », ça doit donner un esprit de ruche malsain ou une orgie déplaisante, vraiment dégueu, pasque quand on y pense, la majorité de la population est laide. »

    Lien : http://colimasson.over-blog.com/article-body-world-2011-de-dash-shaw..
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    • Livres 4.00/5
    Par yvantilleuil, le 16 février 2011

    yvantilleuil
    Après le très remarqué "BOTTOMLESS BELLY BUTTON", Dash Shaw propose une bande dessinée hors normes, d'abord publiée en feuilleton sur le web.
    L'histoire se déroule en 2060, dans un lycée américain isolé du reste du monde. Boney Borough est une bourgade paisible rythmée par l'ennui … jusqu'à l'arrivée du professeur Paulie Panther, expert en psychotropes. Chargé de remettre à jour l'encyclopédie en douze volumes sur les effets hallucinogènes de la flore d'Amérique du nord, ce botaniste rebelle est venu tester les effets d'une nouvelle plante découverte dans les bois du campus. Ce new yorkais suicidaire et borderline va venir perturber le calme et l'équilibre de cette petite communauté bien tranquille.
    A travers les effets télépathiques de cette plante qui permet de ressentir les sensations et les pensées d'autrui, Dash Shaw va explorer l'univers des sens. Au fil des tafs, le délire psychédélique s'accentue et passe sans problème d'une expérience extraterrestre à grande échelle à une partouze sensorielle géante. Malgré le ton décalé et les délires hallucinogènes, le lecteur ne perd cependant jamais le fil de ce récit finalement pas si inaccessible que ça.
    A l'instar du travail de Chris Ware sur l'excellent Jimmy Corrigan, Dash Shaw propose un format à l'italienne et une expérimentation formelle surprenante. Si l'on retrouve des fiches de personnages, des modes d'emploi et un plan du campus qui permet de suivre le déplacement des personnages de manière interactive, le sens de lecture vertical, qui oblige de tourner cet album de près de 400 pages sur 90°, n'est pas vraiment confortable. Mais bon, le délire visuel proposé par l'auteur vaut bien un petit effort physique. Tout en proposant une ambiance psychédélique, l'auteur retranscrit à merveille les trips télépathiques et parvient à faire passer les émotions en superposant les silhouettes et en faisant en sorte que la forme épouse constamment le fond.
    Ce produit hallucinogène est sélectionné au prochain festival d'Angoulême et son dealer se nomme Dargaud, bonne défonce !

    Lien : http://brusselsboy.wordpress.com/2011/01/11/dash-shaw-body-world/
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Citations et extraits

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  • Par colimasson, le 11 septembre 2011

    Les amis qu’on se fait en primaire, au collège, au lycée… Tu n’en auras plus jamais comme ça. Je me souviens je descendais du bus et je bavardais avec une copine toute la journée. Sans arrêter. Pendant des mois. On allait s’asseoir dans la forêt, sans rien faire. Nous savions tout l’une de l’autre. Ca n’est plus pareil aujourd’hui. Chacun a des secrets, un passé.

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  • Par colimasson, le 11 septembre 2011

    Y a tant de merdes dans le monde, hein, tant de saloperies, et tu peux l’oublier si tu rentres en toi. Y a des méthodes pour ça, évidemment, des « clés », quoi, des hallucinogènes, pour t’aider dans ton trip. Si t’y arrives, tu trouveras la paix, une liberté terrifiante.

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  • Par colimasson, le 11 septembre 2011

    - Tu es bizarre, ces derniers temps. C’est à cause de Billy ?
    - Purée ! Si une femme se comporte différemment, c’est qu’il y a un homme derrière, hein ?
    - Je – Je ne voulais pas…
    - Ouais, ben, faut que je sorte prendre l’air. Ca pue trop la connerie ici.

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  • Par colimasson, le 11 septembre 2011

    Ouais, moi aussi, j’ai envie d’être seul. Heureusement qu’on est tombés l’un sur l’autre.

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  • Par colimasson, le 11 septembre 2011

    Toute une ville contaminée par un virus « télépathique », ça doit donner un esprit de ruche malsain ou une orgie déplaisante, vraiment dégueu, pasque quand on y pense, la majorité de la population est laide.

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Dash Shaw en interview sur PlaneteBD.com .








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