ISBN : 2070387275
Éditeur : Gallimard (1993)


Note moyenne : 3.82/5 (sur 11 notes) Ajouter à mes livres
L'un des principaux romanciers de sa génération, Lao She est aussi un admirable auteur de nouvelles et de récits. A travers les personnages très divers que l'auteur met en scène, c'est toute la vie pékinoise, à la fin de l'Empire et dans les premières années de la Répub... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 4.00/5
    Par Walktapus, le 22 janvier 2010

    Walktapus
    Ce livre de 300 pages est un recueil de nouvelles écrites dans le sannées par Lao She, qui mourra pendant la révolution culturelle. Elles ont pour thème le Pékin des années 1910 et 1920, pendant la période de changements qui a accompagné le déclin et la chute (1911) du régime mandchou et les débuts de la République et de la guerre civile.
    Entre parenthèse, avoir gardé si longtemps vis à vis de l'extérieur la façade d'une république allant jusqu'à déclarer la guerre à l'Allemagne et envoyer des travailleurs creuser des tranchées en France, alors même qu'elle était déchirée entre seigneurs de la guerre en dit long sur la Chine et devrait nous éclairer sur la vraie nature de l'aspect monolothique qu'on perçoit ici de ce pays aujourd'hui.
    Les nouvelles de Gens de Pékin sont de longueur inégale et brossent une série de portraits ou racontent des vies. C'est tout un peuple de policiers, commis de boutique, tireurs de pousse, prostitués, maîtresses de maison, chanteur d'opéras. Certaines histoires sont ironiques, d'autres nous plongent dans la réalité crue une condition sociale déprimante. Toutes sont racontées à la première personne, par des témoins ou des acteurs, par des narrateurs de leur vie, chacun avec sa voix propre.
    C'est un portrait d'une ville en proie à de profonds changements et à une grande misère qui apparaît. C'est à la fois dépaysant et très humain. Toutes ces histoires sont vues à travers la mentalité de celui qui les narre. Si le message n'est jamais asséné directement par l'écrivain, le portrait social est sans concession, de même que la condition de la femme, et il y a beaucoup de choses à apprendre sur la mentalité chinoise et sur la société traditionnelle.

    Lien : http://tsilete.canalblog.com/archives/2010/01/11/16483151.html
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  • Par myrhette, le 28 mai 2012

    myrhette
    à lire de toute urgence, j'en parlerai ensuite.
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Citations et extraits

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  • Par Pasdel, le 08 avril 2012

    Quant à Xiao Wang, qui a son atelier hors de la ville, il revenait à la maison seulement deux ou trois fois par mois et ne manquait jamais de cogner sur sa femme. Dans notre cour, les raclées sont le pain quotidien des brus. On trouve ça normal: non seulement elles vivent aux crochets de leur mari, mais leur famille a exigé de l'argent pour le mariage. (page 185)
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