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ISBN : 2070422089
Éditeur : Gallimard (2002)


Note moyenne : 3.4/5 (sur 30 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Avec une simplicité poignante traversée d'humour, un vieux Chinois raconte sa vie : abandonné par sa femme qui lui laisse leurs deux enfants, il a dû quitter son échoppe d'artisan pour s'engager dans la police où il est resté vingt ans avant d'être renvoyé. Il a assisté... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Perdre-son-temps, le 16 mars 2011

    Perdre-son-temps
    Un petit livre pour raconter toute une vie, avec beaucoup de tendresse et d'humour.
    Lao She m'a tout simplement donné envie de me plonger dans ses autres livres.
    Avant de le lire, lors d'un voyage j'étais tombé amoureux de Pékin, il a enfoncé le clou. Pour moi Lao She c'est Pékin de chair et d'os.
    Dans sa vie Lao She a exercé plusieurs petits métiers, notamment celui de confectionner des répliques miniatures en papier de la maison des défunts, celles-ci étant ensuite incinérées lors de la cérémonie funéraire. Dans le passé ces maisons étaient réalisées en terre cuite pour les membres de riches familles, mais Lao She n'a pas connu ce temps (il est né en 1899).
    Lao She était originaire des Hutongs de Pékin : quartiers populaires aux ruelles et maisons traditionnelles.
    En voyage, j'ai eu moi-même l'occasion de me balader dans ces quartiers. J'avoue avoir eu le coup de foudre pour ce qui, à mes yeux de touristes, correspondait le plus à ce qu'un imaginaire romantique pourrait appeler l'âme véritable de Pékin. Mais je crois ne pas me tromper. Ces quartiers sont appelés à disparaître à la faveur de l'urbanisme moderne pékinois, avec un grand coup d'accélérateur donné en 2008 pour les Jeux Olympiques.
    Je crois que c'est une vraie tragédie. Les gens très pauvres de ces quartiers resteront très pauvres quand ils habiteront des HLM, malgré la salle de bain dans le placard qui ne sera plus publique. ils auront perdu en plus l'art de vie particulier de ces ruelles traditionnelles. Cette vie de la rue devra au mieux se réinventer dans une cage d'escalier ou un ascenseur en panne. C'est peut-être facile, inutile, puéril (?) de pleurer sur le temps qui passe mais par chance nous pouvons lire les histoires de Lao She.
    Voilà en deux mots la vie - et les romans - de Lao She c'est cette vitalité indestructible des gens de peu, riant même sous le rouleau compresseur des rêves de l'État.

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    • Livres 5.00/5
    Par Aela, le 23 janvier 2011

    Aela
    C'est le récit d'un homme vieillissant désarmé face au monde qui change. Il a connu la Chine impériale, la fin de l'Empire des Qing qui a dû faire place à la République. Ce récit reflète la propre vie de l'auteur, Lao She, né en 1899, qui a été plongé dès le plus jeune âge dans un monde en pleine évolution. Ce court roman est en fait un extrait de son recueil "Gens de Pékin".
    A travers les personnages très variés évoqués dans ce livre: les artisans, les prostituées, les bandits, c'est toute une société disparue qui renaît ici.
    Une oeuvre courte mais forte de cet auteur "suicidé" au début de la Révolution culturelle.
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    • Livres 4.00/5
    Par Torticolis, le 06 décembre 2009

    Torticolis
    J'ai le souvenir d'avoir apprécié la lecture de ce petit livre; mais je dois avouer qu'il faudrait que je le relise si je voulais vraiment écrire ce que j'en ai pensé.

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    • Livres 3.00/5
    Par Myrinna, le 11 août 2011

    Myrinna
    Court roman, facile à lire...Une bonne découverte même si ce n'est pas un de mes coups de coeur . Par contre, j'ai beaucoup appris de cette période, des rites de l'époque, et de la grande machine de l'état...

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    • Livres 3.00/5
    Par Ganamera, le 30 mai 2012

    Ganamera
    Ce texte est émouvant, cependant au fil de la lecture, on se rend compte qu'il est extrait d'un ouvrage ("Les Gens de Pékin" du même auteur) car certains passages semblent un peu sortis de leur contexte et l'histoire de sa vie semblent un peu vite expédiée tout de même. On en retient surtout son métier de policier, les massacres par les soldats, or tout ceci représente environ un quart de sa vie. Cela me donne envie de lire l'ouvrage initial, qui sera je pense, un peu plus juste.

    Lien : http://doglivre.blogspot.fr/2012/05/histoire-de-ma-vie-de-lao-she.html
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Citations et extraits

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  • Par Aela, le 23 janvier 2011

    Pour un jeune dandy, il n'y a sans doute rien de plus redoutable que d'avoir à épouser un laideron. Prenant les devants, j'avais incidemment laissé entendre à mes parents que je préférais rester célibataire, plutôt qu'épouser une fille qui ne me conviendrait pas. A l'époque, il n'était pas encore question de se marier librement, mais on avait déjà la possibilité de se voir entre fiancés avant le mariage. J'exigeai donc une entrevue personnelle au préalable et refusai de me fier aveuglémént aux belles paroles de l'intermédiaire habituel en pareilles circonstances.
    Je me suis marié l'année même de mes vingt ans et ma femme avait une année de moins que moi.
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  • Par Torticolis, le 06 décembre 2009

    Mais, pour ce qui est d'avoir des enfants, le mérite du mari est plutôt mince ! Lorsqu'il est de bonne humeur, il prend le bébé dans ses bras et joue avec lui un instant; mais tous les ennuis sont pour la femme.
    Quand on n'est pas un imbécile, c'est un chose qu'on peut saisir sans attendre que quelqu'un vous le dise.

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  • Par Heleniah, le 01 avril 2013

    Dans les discours et dans les discours publics, on exalte souvent la liberté; or, quand on exalte une chose, c'est évidemment qu'elle n'existe pas en réalité. Ainsi, moi, la liberté, je ne savais pas ce que c'était : les gens avaient beau en parler à maintes reprises, personnellement, je ne l'avais jamais vu venir; mais, dans les résidences, j'ai au moins vu ce que c'était.

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  • Par Ganamera, le 30 mai 2012

    Encore une fois, la vanité compte plus aux yeux d'un homme que l'argent, et quand on a pris l'habitude d'être fonctionnaire, y a rien à faire, devenir domestique, ce serait une déchéance, même si on gagne plus d'argent. C'est ridicule, vraiment ridicule, mais l'homme est fait comme ça !

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