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Anne Cheng (Traducteur)François Cheng (Traducteur)
ISBN : 2877302113
Éditeur : Editions Philippe Picquier (1998)

Note moyenne : 3.92/5 (sur 92 notes)
Résumé :
Le Pousse-pousse, le plus célèbre roman de Lao She, ce sont les aventures de Siang-tse le Chameau dans le Pékin des années vingt et trente. Sa grande ambition est de posséder son propre pousse-pousse.
Dans cette ville où tout est régi par la guerre, l’argent, le danger, il ira de désillusion en désillusion et ne connaîtra que la déchéance et le désenchantement. Mais c’est aussi le roman du petit peuple de Pékin, un Pékin aujourd’hui disparu, que Lao She fait ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
Epictete
Epictete05 février 2015
  • Livres 3.00/5
C'est bête bien-sûr mais quand j'ai acheté ce livre, j'ai d'abord été attiré par la couverture ( en livre de poche) : Un chameau à l'air serein qui tire un pousse-pousse. (L'association du verbe tirer et du mot pousse-pousse est amusante)
Comme quoi le marketing des couvetures est loin d'être inactif.
Et quand on commence la lecture de ce petit roman, on se rend compte que l'on entre dans un monde où rien n'est facile.
On se plaît vite à imaginer que la vie de Lao She a été plus sympatique, plus riante que celle de son héros. Car ce livre est une véritable leçon de vie, d'échecs mais aussi d'espoir.
Le héros, Siang-Tse dit « le chameau » est un bon gars un peu simple mais travailleur et surtout obsédé par l'argent, le gain, la réussite sociale.
Il travaille comme un fou pour se payer son propre outil de travail : un pousse-pousse qu'il se fait voler.
Il repart à zéro, se laisse séduire par la fille de son patron perd tout à nouveau, etc….
Lao She est un conteur, un classique ; il fournit ici un roman réaliste un peu à la façon de Zola, écrit avec détachement et recul.
Mais on n'est ni dans la passion ni dans la compassion. Lao She observe et décrit des faits. C'est tout.
Cependant tout cela est utile pour illustrer le mode de vie d'un peuple, sa culture. On n'est pas dans le monde des Bisounours : Chaque décision peut conduire un peu plus à la déchéance.
En même temps l'auteur nous assène de nombreuses notions de valeurs, toujours intéressantes pour mieux comprendre l'histoire.
Ce livre est d'une lecture agréable, mais peut-être pas aussi simple que cela. Elle conduit à pas mal de réflexions utiles ou dérangeantes !
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Sesheta
Sesheta14 mai 2009
  • Livres 5.00/5
Le malheur accable sans cesse notre pauvre Siang-tse qui tente pourtant simplement de vivre honnêtement. Il nous conduit dans les rues de Pékin à la rencontre d'une autre culture, d'un autre peuple, avec ses coutumes et ses misères, d'une autre pensée. C'est un roman profondément humain. On ne peut s'empêcher d'éprouver de la tendresse et de la compassion pour notre "héros". On sourit à ses maladresses et devant sa grande naïveté (voire sa bêtise!). Et, l'air de rien, on s'accroche à cette histoire qui se lit très facilement. Une lecture très agréable, grâce à une écriture légère et simple, (ce n'est, ici, pas péjoratif du tout!) bien que l'histoire en soit dramatique. Les mésaventures de Siang-tse sont vraiment touchantes et présentée avec un humour fin qui nous accroche jusqu'à la fin !
http://chaosdecritures.over-blog.com/article-31395346.html
Lien : http://chaosdecritures.over-blog.com/article-313..
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Woland
Woland24 décembre 2007
  • Livres 4.00/5
Je viens à peine de le terminer et j'avoue avoir du mal à en parler. Toutes proportions gardées et si l'on tient compte des différences de civilisation, d'époque et de projet littéraire dans lequel il s'inscrit, "Le Pousse-Pousse" rappelle "L'Assommoir."
A ceci près que le personnage principal n'en est pas une femme, comme Gervaise, mais un homme, Siang-tse, dit "Le Chameau." Arrivé de sa campagne natale dans le Pékin des années 20, Siang-tse comprend vite que le meilleur moyen pour un homme comme lui de s'y faire de l'argent, c'est de se faire tireur de pousse-pousse. Pour ce faire, il n'épargne ni sa sueur, ni sa peine.
Et puis, lentement mais sûrement, de déconvenue en chagrin, Siang-tse se met lentement à glisser sur la pente de la déchéance ...
Je n'en écrirai pas plus. J'ai dû me forcer pour terminer ce roman. Non que je mette en cause le talent de son auteur, bien au contraire : c'est justement parce que Lao She sait comme personne nous rendre présent le personnage de Siang-tse et tous ceux qui l'entourent, et nous restituer en parallèle le climat du Pékin d'avant-guerre, qu'on se révèle incapable de lire ce livre sans s'impliquer dans l'histoire qu'il conte. ;o)
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beneligne
beneligne12 octobre 2015
  • Livres 4.00/5
Une amie m'a passé ce livre après qu'elle en a discuté dans son club de lecture.
Je n'avais jamais lu de littérature chinoise et je me demande comment on peut traduire des idéogrammes avec un tel style.
C'est une histoire de misère, racontée comme une histoire au coin du feu, on attend la suite avec impatience, savoir si le héros va s'en sortir.
A la même époque, en France, Paris était peuplée de petites gens, de petites frappes de la zone, qui luttaient aussi pour s'en sortir.
Mais les "gens de rien" sont destinés à souffrir dans cette vallée de larmes qu'est leur pauvre vie.
Le héros, plutôt anti-héros est analphabète , campagnard , sans famille, autant de handicaps qui poussent dans le trou, la guerre, et autres événements sur lesquels on n'a aucune prise, aggravent la situation, et ses mauvais choix font le reste.
Toutefois, le roman finit sur une interrogation, même si le destin du héros semble inéluctable.
Et, à l'heure actuelle, ce genre de vie a-t-il vraiment changé depuis, pour des millions de gens?
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oblo
oblo06 juillet 2015
  • Livres 4.00/5
Siang-tse arrive à Pékin après la mort de ses parents. Jeune, vigoureux, il loue bientôt un pousse-pousse pour gagner sa vie, espérant en acheter un au plus vite et devenir l'un des meilleurs coursiers de la ville. Une première fois, son rêve se brise à cause de la guerre et de la soldatesque qui lui prend tout. Revenant dans la ville, Siang-tsé se lie bientôt à Tigresse, la fille d'un important loueur de pousse-pousse. Mais cet homme refuse le mariage de sa fille avec un homme simple comme Siang-tsé, et le jeune couple connait des heures bien plus difficiles, qui deviennent bientôt le quotidien de Siang.
Le roman vaut autant pour sa description du Pékin des années 1920 que pour cette trajectoire singulière et pourtant habituelle d'un homme aux rêves humbles, lesquelles se brisent sur le mur d'une réalité complexe et dure pour ceux qui n'ont ni argent ni relations. Ici, les joies sont rares : les enfants sont vendus par leurs parents, les prostituées sont des adolescentes, les hommes et les femmes s'entassent dans des immeubles délabrés. Un roman étonnamment puissant.
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Citations & extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
joedijoedi28 février 2015
A l’horizon grisâtre, perçait une lueur rouge. Les arbres, au loin, paraissaient plus noirs. Peu après, le rouge et le gris se mêlèrent ; le ciel devint couleur de raisins mûrs, avec par-ci par-là, des taches gris-violet et d’autres franchement rouge. Un point d’un jaune brillant se forma bientôt à l’horizon, donnant naissance à toute une gamme de couleurs chatoyantes. L’orient tourna au carmin, tandis que le reste du ciel virait au bleu. Soudain, les nuages s’ouvrirent, laissant le soleil darder mille rayons d’or. Une vraie toile d’araignée, tissée de lumière. Les champs, les arbres, les herbes passèrent du vert sombre à l’émeraude scintillant. Les branches de sapin se teintèrent de rouge et les ailes des oiseaux étincelèrent. Tout souriait. Devant le spectacle de cette aurore grandiose, Siang-tse eut envie de pousser des cris.
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litolfflitolff21 décembre 2010
Les femmes avaient un sort moins enviable encore. Elles devaient faire face à tout : aux plaintes des vieillards, aux maladies des enfants, à la violence de leur mari. Quand elles étaient enceintes, elles ne cessaient pas de travailler et ne se nourrissaient que de bouillons de riz avec des patates. Elles mendiaient aussi. Parfois, elles rapportaient du linge à laver ou à rapiécer la nuit, sous une lampe à pétrole, lorsque tout le monde était enfin endormi. Le vent qui entrait par les fentes des murs de ces pièces exiguës enlevait toute chaleur. Fatiguées, mal nourries - elles donnaient à manger aux vieux et aux petits - elles étaient la plupart du temps malades. A trente ans, elles perdaient leurs cheveux. Elles ne tardaient pas à mourir.
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SachenkaSachenka18 mars 2016
Décidément, il suffit de craindre que quelque chose n'arrive pour que ça vous tombe sur la tête.
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iti1801iti180131 août 2010
Une chose lui sautait aux yeux : la vie du pauvre ressemblait fort à un noyau de jujube, avec ses deux bouts pointus et son milieu bombé. Les deux bouts pointus, c'est son enfance et sa vieillesse, démunies de tout, risquant à tout instant d'être écrasées, mises en miettes, tandis que le milieu bombé évoque sa jeunesse où la force physique lui permet de profiter quelque peu de la vie.
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joedijoedi02 mars 2015
Quand on est corbeau et qu'on vit parmi les corbeaux, il vaut mieux avoir un plumage noir plutôt que blanc.
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Video de Lao She (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Lao She
Olivier BARROT présente le roman de Lao She, "Messieurs Ma père et fils". Ce roman s'inspire du séjour londonien de Lao SHE.
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