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> Anne Cheng (Traducteur)
> François Cheng (Traducteur)

ISBN : 2877302113
Éditeur : Editions Philippe Picquier (1998)


Note moyenne : 3.9/5 (sur 61 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Le Pousse-pousse, le plus célèbre roman de Lao She, ce sont les aventures de Siang-tse le Chameau dans le Pékin des années vingt et trente. Sa grande ambition est de posséder son propre pousse-pousse. Dans cette ville où tout est régi par la guerre, l'argent, le danger,... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Sesheta, le 14 mai 2009

    Sesheta
    Le malheur accable sans cesse notre pauvre Siang-tse qui tente pourtant simplement de vivre honnêtement. Il nous conduit dans les rues de Pékin à la rencontre d'une autre culture, d'un autre peuple, avec ses coutumes et ses misères, d'une autre pensée. C'est un roman profondément humain. On ne peut s'empêcher d'éprouver de la tendresse et de la compassion pour notre "héros". On sourit à ses maladresses et devant sa grande naïveté (voire sa bêtise!). Et, l'air de rien, on s'accroche à cette histoire qui se lit très facilement. Une lecture très agréable, grâce à une écriture légère et simple, (ce n'est, ici, pas péjoratif du tout!) bien que l'histoire en soit dramatique. Les mésaventures de Siang-tse sont vraiment touchantes et présentée avec un humour fin qui nous accroche jusqu'à la fin !
    http://chaosdecritures.over-blog.com/article-31395346.html

    Lien : http://chaosdecritures.over-blog.com/article-31395346.html
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    • Livres 4.00/5
    Par Woland, le 24 décembre 2007

    Woland
    Je viens à peine de le terminer et j'avoue avoir du mal à en parler. Toutes proportions gardées et si l'on tient compte des différences de civilisation, d'époque et de projet littéraire dans lequel il s'inscrit, "Le pousse-pousse" rappelle "L'Assommoir."
    A ceci près que le personnage principal n'en est pas une femme, comme Gervaise, mais un homme, Siang-tse, dit "Le Chameau." Arrivé de sa campagne natale dans le Pékin des années 20, Siang-tse comprend vite que le meilleur moyen pour un homme comme lui de s'y faire de l'argent, c'est de se faire tireur de pousse-pousse. Pour ce faire, il n'épargne ni sa sueur, ni sa peine.
    Et puis, lentement mais sûrement, de déconvenue en chagrin, Siang-tse se met lentement à glisser sur la pente de la déchéance ...
    Je n'en écrirai pas plus. J'ai dû me forcer pour terminer ce roman. Non que je mette en cause le talent de son auteur, bien au contraire : c'est justement parce que Lao She sait comme personne nous rendre présent le personnage de Siang-tse et tous ceux qui l'entourent, et nous restituer en parallèle le climat du Pékin d'avant-guerre, qu'on se révèle incapable de lire ce livre sans s'impliquer dans l'histoire qu'il conte. ;o)
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    • Livres 2.00/5
    Par Santiago, le 23 juillet 2014

    Santiago
    Attention je vais raconter la fin (c'était écrit ici), mais comme je ne vous conseille pas de le lire, je ne pense pas faire quelque chose de grave.
    J'ai acheté ce livre pour lire en anglais, parce qu'il se déroule à Pékin où je vis en ce moment et parce que Lao She, quand même, c'est un classique. Je me suis laissé entrainer dans la vie de ce jeune garçon qui décide de devenir rickshaw boy, sans être plus emballé que ça. Même les quelques chapitres un peu plus aventuriers où il va récupérer son pousse-pousse volé par les soldats ne m'a trop transporté. Rapidement, je me suis demandé pourquoi on me racontait cette vie-là, précisément, quelle était l'intention de l'écrivain qui justifiait qu'on me propose cette lecture. Cette interrogation ne m'a pas quitté jusqu'à la fin. Certes on s'attendrit parfois pour ce jeune intègre luttant contre son sort, on s'agace lorsqu'il se sabote, mais on trouve assez vite ensuite le temps long. Tant que c'était écrit en anglais et que ça se passait à Pékin le texte avait un minimum d'intérêt pour moi, mais si j'avais pu être un peu moins soucieux des minutes restantes à lire (sympathique fonction des liseuses) ça aurait été mieux.
    Puis le dernier chapitre m'a laissé pantois. Après une ellipse incompréhensible - ma seule explication a été que l'auteur s'étant trop appesanti sur des épisodes peu importants, il en a eu marre et a bâclé sa fin alors que c'est là qu'il aurait fallu développer sans doute - on apprend que Xiangzi s'est associé avec Ruan Ming devenu un notable corrompu après avoir été un révolutionnaire persécuteur du gentil maître de Xiangzi, M. Cao. Suivre un peu l'évolution du personnage de Ruan Ming, assister à la rencontre de celui-ci et de Xiangzi devenu cynique, avare et veule alors qu'il était si fier eût été intéressant, M. Lao ! Mais non, nous sommes au chapitre 24 et voilà le corrompu condamné trainé dans la rue après la trahison de Xiangzi. Tel qu'au théâtre classique, tout nous est narré après coup ! Un gâchis.
    Et lorsqu'est arrivé la dernière phrase avec sa petite morale à deux yuans sur l'individualisme (vous avez compris les enfants ? Il ne faut pas être individualiste !), ma liseuse a failli me tomber des mains. En plus loin de trouver, comme l'encyclopédiste anonyme de Wikipedia que Xiangzi s'était fait "broyer par une société dans laquelle l'argent est roi" (il perd son premier rickshaw à cause de troubles politiques ; il laisse deux fois tomber M. Cao alors que celui-ci lui permet de vivre un peu mieux ; quand il trouve l'amour il l'oublie...), j'ai surtout vu la déroute d'un homme finalement veule et socialement attardé, et non pas la mécanique odieuse d'un système sans pitié blablabla...
    Arrivé dans la souffrance à 100%, je me suis dit que j'aurais mieux fait d'aller me perdre au Manoir Blanc quelques heures plus tôt et de suicider ma lecture en même temps que Fuzi, la seule qui m'ait vraiment touché.
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    • Livres 4.00/5
    Par litolff, le 21 décembre 2010

    litolff
    Voici l'histoire pathétique de Siang-Tsé jeune homme modeste et intègre, qui verra Tous ses efforts pour vivre avec dignité anéantis par la malchance et dont le courage et l'optimisme seront broyés par la dureté de la vie.
    Le pousse-pousse est un roman fort, empreint d'un réalisme à la Zola : dans les mésaventures de Siang-Tsé, Lao She, sans jamais se départir d'humour, fait le sombre constat que l'honnêteté ne fait pas le poids face aux combines et aux personnages sans-scrupules et brosse un tableau sans complaisance du petit-peuple de Pékin dans les années 1920-1930.
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    • Livres 3.00/5
    Par Loutre_des_Rivieres, le 08 novembre 2012

    Loutre_des_Rivieres
    Dans les bas fond de Pékin, dans les années 30, Siang-Tse, jeune paysan fraîchement arrivé à la capitale, travaille à tirer un pousse pousse jour après jour. Il rêve un jour de s'acheter son propre pousse pousse, et pour cela il économise la moindre petit piécette. Travailleur et économe, il y parvient mais des personnages hauts en couleur foisonnent dans ce petit monde, et Siang-Tse se laisse embarquer, un peu malgré lui, dans de nombreux tracas.
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Citations et extraits

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  • Par litolff, le 21 décembre 2010

    Les femmes avaient un sort moins enviable encore. Elles devaient faire face à tout : aux plaintes des vieillards, aux maladies des enfants, à la violence de leur mari. Quand elles étaient enceintes, elles ne cessaient pas de travailler et ne se nourrissaient que de bouillons de riz avec des patates. Elles mendiaient aussi. Parfois, elles rapportaient du linge à laver ou à rapiécer la nuit, sous une lampe à pétrole, lorsque tout le monde était enfin endormi. Le vent qui entrait par les fentes des murs de ces pièces exiguës enlevait toute chaleur. Fatiguées, mal nourries - elles donnaient à manger aux vieux et aux petits - elles étaient la plupart du temps malades. A trente ans, elles perdaient leurs cheveux. Elles ne tardaient pas à mourir.
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  • Par iti1801, le 31 août 2010

    Une chose lui sautait aux yeux : la vie du pauvre ressemblait fort à un noyau de jujube, avec ses deux bouts pointus et son milieu bombé. Les deux bouts pointus, c'est son enfance et sa vieillesse, démunies de tout, risquant à tout instant d'être écrasées, mises en miettes, tandis que le milieu bombé évoque sa jeunesse où la force physique lui permet de profiter quelque peu de la vie.

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  • Par iti1801, le 31 août 2010

    Oui, je vends ma force, mais je ne suis pas une esclave. Les riches ont leur argent ; nous, les pauvres, on a notre dignité, pas vrai ?

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  • Par iti1801, le 31 août 2010

    Son coeur s'était endurci. Dans ce monde injuste, un pauvre ne pouvait se défendre qu'avec un coeur dur pour préserver sa liberté, une liberté dérisoire !

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  • Par iti1801, le 31 août 2010

    Dans ce bas monde, les paroles vraies sont rares. Un visage de femme qui rougit vaut cependant mille paroles vraies.

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