> Anne Cheng (Traducteur)
> François Cheng (Traducteur)

ISBN : 2877302113
Éditeur : Editions Philippe Picquier (1998)


Note moyenne : 3.77/5 (sur 22 notes) Ajouter à mes livres
Le Pousse-pousse, le plus célèbre roman de Lao She, ce sont les aventures de Siang-tse le Chameau dans le Pékin des années vingt et trente. Sa grande ambition est de posséder son propre pousse-pousse. Dans cette ville où tout est régi par la guerre, l'argent, le danger,... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 5.00/5
    Par Sesheta, le 14 mai 2009

    Sesheta
    Le malheur accable sans cesse notre pauvre Siang-tse qui tente pourtant simplement de vivre honnêtement. Il nous conduit dans les rues de Pékin à la rencontre d'une autre culture, d'un autre peuple, avec ses coutumes et ses misères, d'une autre pensée. C'est un roman profondément humain. On ne peut s'empêcher d'éprouver de la tendresse et de la compassion pour notre "héros". On sourit à ses maladresses et devant sa grande naïveté (voire sa bêtise!). Et, l'air de rien, on s'accroche à cette histoire qui se lit très facilement. Une lecture très agréable, grâce à une écriture légère et simple, (ce n'est, ici, pas péjoratif du tout!) bien que l'histoire en soit dramatique. Les mésaventures de Siang-tse sont vraiment touchantes et présentée avec un humour fin qui nous accroche jusqu'à la fin !

    Lien : http://chaosdecritures.over-blog.com/article-31395346.html
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    • Livres 4.00/5
    Par Woland, le 24 décembre 2007

    Woland
    Je viens à peine de le terminer et j'avoue avoir du mal à en parler. Toutes proportions gardées et si l'on tient compte des différences de civilisation, d'époque et de projet littéraire dans lequel il s'inscrit, "Le pousse-pousse" rappelle "L'Assommoir."
    A ceci près que le personnage principal n'en est pas une femme, comme Gervaise, mais un homme, Siang-tse, dit "Le Chameau." Arrivé de sa campagne natale dans le Pékin des années 20, Siang-tse comprend vite que le meilleur moyen pour un homme comme lui de s'y faire de l'argent, c'est de se faire tireur de pousse-pousse. Pour ce faire, il n'épargne ni sa sueur, ni sa peine.
    Et puis, lentement mais sûrement, de déconvenue en chagrin, Siang-tse se met lentement à glisser sur la pente de la déchéance ...
    Je n'en écrirai pas plus. J'ai dû me forcer pour terminer ce roman. Non que je mette en cause le talent de son auteur, bien au contraire : c'est justement parce que Lao She sait comme personne nous rendre présent le personnage de Siang-tse et tous ceux qui l'entourent, et nous restituer en parallèle le climat du Pékin d'avant-guerre, qu'on se révèle incapable de lire ce livre sans s'impliquer dans l'histoire qu'il conte. ;o)
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par litolff, le 21 décembre 2010

    litolff
    Voici l'histoire pathétique de Siang-Tsé jeune homme modeste et intègre, qui verra Tous ses efforts pour vivre avec dignité anéantis par la malchance et dont le courage et l'optimisme seront broyés par la dureté de la vie.
    Le pousse-pousse est un roman fort, empreint d'un réalisme à la Zola : dans les mésaventures de Siang-Tsé, Lao She, sans jamais se départir d'humour, fait le sombre constat que l'honnêteté ne fait pas le poids face aux combines et aux personnages sans-scrupules et brosse un tableau sans complaisance du petit-peuple de Pékin dans les années 1920-1930.
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    • Livres 3.00/5
    Par vaovan, le 15 mars 2008

    vaovan
    Le pousse pousse (ou le tireur de pousse pousse) est le premier grand succès de LAO She, célèbre écrivain chinois. L'auteur nous raconte avec humour la vie de Siang-tse, modeste tireur de pousse, qui devra faire face à son destin tout au long de son aventure...
    La suite sur : http://www.vaovan.fr/post/2007/08/30/Le-pousse-pousse-LAO-She
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    • Livres 3.00/5
    Par vaovan, le 15 mars 2008

    vaovan
    Attention, ne vous y trompez pas, Histoire de ma vie n'est pas l'autobiographie de LAO She, mais retrace les périgrinations d'un Chinois, sa vie et ses déboires, un peu comme dans "le pousse pousse"...
    La suite sur : http://www.vaovan.fr/post/2007/10/06/Lao-She-Histoire-de-ma-vie
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Citations et extraits

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  • Par litolff, le 21 décembre 2010

    Les femmes avaient un sort moins enviable encore. Elles devaient faire face à tout : aux plaintes des vieillards, aux maladies des enfants, à la violence de leur mari. Quand elles étaient enceintes, elles ne cessaient pas de travailler et ne se nourrissaient que de bouillons de riz avec des patates. Elles mendiaient aussi. Parfois, elles rapportaient du linge à laver ou à rapiécer la nuit, sous une lampe à pétrole, lorsque tout le monde était enfin endormi. Le vent qui entrait par les fentes des murs de ces pièces exiguës enlevait toute chaleur. Fatiguées, mal nourries - elles donnaient à manger aux vieux et aux petits - elles étaient la plupart du temps malades. A trente ans, elles perdaient leurs cheveux. Elles ne tardaient pas à mourir.
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  • Par iti1801, le 31 août 2010

    Une chose lui sautait aux yeux : la vie du pauvre ressemblait fort à un noyau de jujube, avec ses deux bouts pointus et son milieu bombé. Les deux bouts pointus, c'est son enfance et sa vieillesse, démunies de tout, risquant à tout instant d'être écrasées, mises en miettes, tandis que le milieu bombé évoque sa jeunesse où la force physique lui permet de profiter quelque peu de la vie.
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  • Par iti1801, le 31 août 2010

    Oui, je vends ma force, mais je ne suis pas une esclave. Les riches ont leur argent ; nous, les pauvres, on a notre dignité, pas vrai ?
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  • Par iti1801, le 31 août 2010

    Son coeur s'était endurci. Dans ce monde injuste, un pauvre ne pouvait se défendre qu'avec un coeur dur pour préserver sa liberté, une liberté dérisoire !
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  • Par iti1801, le 31 août 2010

    Dans ce bas monde, les paroles vraies sont rares. Un visage de femme qui rougit vaut cependant mille paroles vraies.
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