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Par Piling le 17/03/2009
Sache que le blanc semble plus proche, quand il y a quelque chose de noir et quelque chose de blanc sur une surface. C'est que le blanc ressemble davantage à ce qui est apparent, qui ressemble à la proximité. Le noir semble au contraire plus lointain, pour la raison contraire à ce que nous venons de dire.
C'est pourquoi dans le monde de la Lumière pure, dont la transcendance exclut le lointain des distances, toute Lumière qui est plus élevée dans la hiérarchie des causes est en même temps Lumière qui s'abaisse davantage vers les plus humbles, en raison de la puissance de sa manifestation.
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Par Piling le 17/03/2009
Lorsque tu as compris que la jouissance consiste en ce qu'un être atteigne à ce qui lui correspond, et en ce que cet être perçoive qu'il a atteint cette chose ; qu'en revanche la souffrance d'un être consiste en ce qu'il ait conscience d'avoir atteint quelque chose en discordance avec lui-même, et qu'il le perçoive quant à cette discordance ; [lorsque d'autre part tu as compris] que tous les actes de connaissance viennent de la Lumière immatérielle, car il n'est rien de plus cognitif que celle-ci - , alors il n'est rien qui soit plus sublime ni plus délectable que sa perfection et que d'être en accord avec elle.
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Par Piling le 17/03/2009
Le Bien est ta coutume, ô mon Dieu, le Mal est ton décret.
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Par Piling le 17/03/2009
S'il y a dans l'être quelque chose qui n'a besoin ni qu'on ne définisse ni qu'on l'explique, c'est cela l'apparent (zâhir). Or il n'est rien qui soit plus apparent que la Lumière. Donc il n'est rien qui soit plus que la Lumière indépendant de toute définition.
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Par Piling le 17/03/2009
Thèse sur la générosité de la Lumière des Lumières.
La générosité consiste à combler un désir, sans attendre quelque chose en retour. Celui qui recherche gloire et récompense n'est qu'un mercenaire. De même celui qui cherche par là à échapper au blâme ou à quelque chose de tel. Rien n'est plus généreux que ce qui est Lumière, dans la réalité constitutive de son être, car la Lumière s'épiphanise et effuse par soi-même sur tout réceptacle. Le roi au sens vrai, c'est celui qui possède l'essence de toute chose, mais dont l'essence n'appartient à aucune, et c'est la Lumière des Lumières.
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Par Piling le 17/03/2009
Une Lumière advenante en même temps qu'une emprise imaginale. On a l'impression qu'elle empoigne la chevelure, qu'elle la tire avec force et lui impose une souffrance délicieuse. Une Lumière en même temps qu'une étreinte ; on a l'impression qu'elle est implantée dans le cerveau. Une Lumière qui illumine du fond de l'âme sur l'ensemble du pneuma psychique. Il semblerait alors que quelque chose est dans son corps comme dans une armure et peu s'en faut que le pneuma de la totalité du corps ne reçoive une forme lumineuse et c'est un état d'extrême douceur. Une Lumière qui commence dans l'impétuosité. A son commencement l'homme se figure que quelque chose s'écroule. Une Lumière advenante qui dépossède l'âme alors qu'elle s'élucide à elle-même comme suspendue et pure ; elle contemple à partir d'elle son arrachement hors des dimensions spatiales, bien que le possesseur de cette âme n'en ait pas eu connaissance avant cela. Une Lumière avec laquelle on se représente une pesanteur que le mystique est à peine capable de supporter. Une Lumière avec une puissance de mouvoir le corps, si bien que les jointures de ses membres en sont presque rompues
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Par Piling le 16/08/2008
Prologue :
Au nom de Dieu le Miséricordieux, le Compatissant.
Il est glorieux, ô mon Dieu, de Te mémorer. Transcendante est Ta sanctitude (qods). Très haute est Ton approche. Ta gloire est au-dessus de toutes les gloires. Sublime est Ta grandeur. Que Ta bénédiction soit sur Tes Elus et sur ceux dont Tu as fait Tes Envoyés, sur tous en général et en particulier sur Mohammad l'Elu, l'Homme par excellence, l'intercesseur agréé au Jour du rassemblement du genre humain ; sur lui et sur eux tous, miséricorde et salut. Mets nous, par Ta lumière, au nombre des Triomphants. Fais que nous soyons des Mémorants (dhâkirûn) de Tes grâces intérieures, et des Reconnaissants de Tes bienfaits visibles.
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Par Piling le 17/03/2009
J'ai vécu en moi-même des expériences authentiques, qui prouvent que les univers sont au nombre de quatre.
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Par Piling le 17/03/2009
De même que pour celui qui perçoit la Lumière immatérielle, l'acte de perception et l'objet perçu ne se comparent pas avec les trois homologues qui leur correspondent dans les êtres de Ténèbres, de même sa jouissance ne se compare pas avec les leurs et ne saurait même être conquise par ceux-ci en ce monde. Comment les comparer, étant donné que toute jouissance physique (barzakhîya) elle-même se produit grâce à quelque chose qui a la nature de la Lumière qui émane sur les barzakhs ? Si bien que même le plaisir sexuel est une émanation (rashh) des jouissances vraies.
Celui qui recherche ce plaisir ne désire pas le contact de l'inerte. Ou plutôt il ne désire qu'un écran (barzakhs ?) et une beauté dans laquelle il est un mélange lumineux (shawb nûrî). Enfin son plaisir est rendu complet par la chaleur, laquelle est un amant de la Lumière et l'un de ses causés, et par le mouvement, qui est aussi un amant de la Lumière et un de ses causés. Sa double puissance d'amour et de domination se met en mouvement, de sorte que le membre masculin (dhakar) veut s'emparer du partenaire féminin. Tombe alors du monde de la Lumière, sur le masculin, un amour s'accompagnant de force, et sur le féminin un amour s'accompagnant de douceur ; le rapport étant analogue au rapport entre la cause et le causé, comme on l'a exposé précédemment. Et chacun des deux veut ne faire qu'un avec son compagnon, afin que soit levé le voile du corps. Et cela, c'est, chez la Lumière-Espahbad, la recherche des jouissances du monde de la Lumière dans lequel il n'y a pas de voile.
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Par Piling le 17/03/2009
Lorsque les Lumières-Espahbad ont vaincu les substances nyctiphores, lorsque leur amour et leur ardent désir du monde de la Lumière se sont intensifiés, lorsqu'elles resplendissent de l'éclat des Lumières archangéliques et qu'enfin l'habitus de se conjoindre avec le monde de la Lumière pure est actualisé en elles, alors, au moment où se dissout la citadelle de [leur corps], elles ne sont pas entraînées vers d'autres citadelles, si parfaite est leur force et si intense l'attraction qui les entraîne vers les sources de la Lumière.