ISBN : 2742757902
Éditeur : Actes Sud (2005)


Note moyenne : 4.04/5 (sur 82 notes) Ajouter à mes livres
Dans une lettre laissée à sa fille après sa mort, Yukiko, une survivante de la bombe atomique, évoque les épisodes de son enfance et de son adolescence auprès de ses parents, d'abord à Tokyo puis à Nagasaki. Elle reconstitue le puzzle d'une vie familiale marquée par les... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (27)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 3.00/5
    Par chocobogirl, le 10 février 2011

    chocobogirl
    Yukiko est une survivante de la bombe atomique. Alors qu'aujourd'hui, elle est mère et grand-mère, elle n'a jamais voulu parler de ce qu'elle avait vécu à Nagasaki à sa famille. Peu après sa mort, sa fille découvre une lettre laissée à son intention ainsi qu'une deuxième adressé à un homme qu'elle ne connait pas et dont elle est chargé de retrouver la trace. Elle y découvre alors ce que sa mère lui avait toujours caché, un secret douloureux porté depuis tant d'années.
    Ce premier opus de la série "Le poids des secrets" porte effectivement bien son nom.
    A travers cette lettre adressée à sa fille, Yukiko va nous raconter son enfance et son adolescence dans un Japon menacé par la guerre. La menace nucléaire est plus que sérieuse et les enfants sont même envoyés à la campagne où le risque était moindre semble-t'il. Hélas...
    " Quand j'habitais à Nagasaki, j'ai rencontré des catholiques. Nagasaki est bien connue pour ses croyants. Un jour, une jeune fille catholique de mon école m'a dit, d'un air très sérieux : « Les Américains sont chrétiens. S'ils trouvent des croix dans notre ville, ils passeront sans faire tomber les bombes. » Je lui ai dit aussitôt : « Pour eux, les Japonais sont des Japonais. » Et la bombe atomique est tombée en face d'une église. "
    La bombe tombe bien sur Nagasaki et nous la revivrons ainsi à travers les yeux de la jeune Yukiko qui y échappe par hasard. Les conséquences humaines sont légèrement évoquées quand la jeune fille retourne dans son quartier sur une route où de nombreuses victimes lui demandent de l'aide.
    " La vallée était couverte de gens gémissant et criant "De l'eau!" Des enfants hurlant partout "Maman ! Maman !" Je trouvais des visages déformés, des corps brûlés ou déjà morts sur la terre. Dans la rivière, des cadavres flottaient en passant devant moi. La vallée de la mort. (...). Dans la rue je vis un homme sous un toit effondré. Quand on essaya de le secourir en le tirant par la main, son bras se détacha ".
    Pourtant, au delà du drame national que va entrainer cette bombe, c'est aussi à un drame familial que nous allons assister. Yukiko découvre un secret qu'elle n'aurait pas du connaitre et son destin en restera marqué, au point de la conduire à un acte violent que je vous laisse découvrir.
    Nous découvrirons le poids de la tradition qui est encore bien présent dans les familles où les convenances tiennent lieu de règles de vie. Convenances qui sont bien sûr bafouées dans le secret pour le meilleur et pour le pire...
    Cette japonaise émigrée au Canada écrit en français dans une langue simple et pudique. Pas de fioritures dans ce texte qui laisse peu de place à l'extériorisation des sentiments. Certaines questions restent sans réponses mais la suite de la série qui continue de naviguer dans le même cercle familial donnera sans aucun doute les clés des ombres restantes.
    "Tsubaki" est donc un récit fort qui fait le lien entre la Petite et la Grande Histoire, qui mélange passé et présent, à l'image du récit qui alterne les 2 temps.
    "L'empoisonnement, les bombes atomiques, l'Holocauste, lemassacre de Nankin... Etait-ce nécessaire? C'était, selon elle, une question inutile après une pareille catastrophe. Ce qu'on peut faire, peut-être, c'est de connaître la motivation des gestes".
    Ma note n'est cependant pas très élevée car j'ai la sensation que ce roman s'effacera très vite de ma mémoire. Alors que je viens de le lire, il m'a déjà fallu faire un effort pour me remémorer toute l'histoire. Ce n'est donc pas un coup de coeur pour moi. La lecture de la suite de la série permettra peut-être de m'en faire une empreinte plus marquante.
    " C'était ma mère qui aimait les camélias. le rouge des camélias est aussi vif que le vert des feuilles. Les fleurs tombent à la fin de la saison, une à une, sans perdre leur forme : corolle, étamines et pistil restent toujours ensemble. Ma mère ramassait les fleurs par terre, encore fraîches, et les jetait dans le bassin. Les fleurs rouges au cœur jaune flottaient sur l'eau pendant quelques jours. Un matin, elle dit à mon fils : « J'aimerais mourir comme Tsubaki. Tsubaki, c'est le nom du camélia en japonais. » Maintenant, comme elle le voulait, ses cendres sont répandues sur la terre autour des camélias alors que sa pierre tombale est à côté de celle de mon père au cimetière. "


    Lien : http://legrenierdechoco.over-blog.com/article-tsubaki-45351098.html
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par mimienco, le 26 juin 2009

    mimienco
    4ème de couverture: Dans une lettre laissée à sa fille après sa mort, Yukiko, une survivante de la bombe atomique, évoque les épisodes de son enfance et de son adolescence auprès de ses parents, d'abord à Tokyo puis à Nagasaki.
    Elle reconstitue le puzzle d'une vie familiale marquée par les mensonges d'un père qui l'ont poussée à commettre un meurtre. Obéissant à une mécanique implacable qui mêle vie et Histoire, ce court premier roman marie le lourd parfum des camélias (Tsubaki) à celui du cyanure. Sans céder au cynisme et avec un soupçon de bouddhisme, il rappelle douloureusement que nul n'échappe à son destin.
    Mon opinion: Cette série, composée de 5 tome, relate l'histoire de plusieurs individus liés par un secret de famille concernant deux enfants, Yukio et Yukiko, demi frère et demi soeur. Dans chaque tome, un des protagonistes de l'histoire raconte son histoire, son secret, ses souvenirs, son point de vue sur les évenements qui le concerne et sur ceux qui secouent le Japon pendant et après la guerre de 1939-1945. Et c'est là toute l'originalité et l'intérêt de cette série. Les voix se multiplient et apportent à chaque tome une nouvelle dimension. L'Histoire et la mémoire se mêlent pour nous livrer un récit haletant. L'auteur explore la thématique du secret et des souffrances qu'il engendre, et celle de la destinée humaine. Avec une écriture pleine de poésie et de sensibilité, Aki Shimazaki réussit à captiver le lecteur par une intrigue bien construite mêlée à des morceaux d'histoire japonaise tout à fait intéressants! C'est émouvant, captivant, c'est un gros coup de coeur!!
    Vraiment, chers lecteurs, lisez cette série!
    Pour ma part, je n'ai qu'une hâte: lire la suite!!!!!
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Reine, le 29 septembre 2011

    Reine
    Tsubaki”, “Hamaguri”, “Tsubame”, “Wasurenagusa” et “Hotaru” sont les volumes aux noms précieux qui composent la pentalogie du “Poids des secrets” d'Aki Shimazaki. Il s'agit d'une saga familiale qui se déroule au Japon et court sur quatre générations. A la veille de la seconde guerre mondiale, les traditions sont encore fortes. Les filles mères sont bannies de la société. Tout comme les Japonais d'origine coréenne qui sont encore considérés comme des étrangers quarante ans après leur arrivée au Japon. le tremblement de terre de Kanto en 1923, la deuxième guerre mondiale, la bombe atomique à Nagasaki... Tandis que les catastrophes s'abattent sur leurs familles, deux adolescents tombent amoureux. Yukio et Yukiko ignorent encore que le plus grand obstacle à leur amour ne viendra pas de l'extérieur.
    Chaque volume de la pentalogie est un petit bijou. Non seulement, l'objet est exquis, avec ses jolies couvertures, mais l'écriture est comme un poème. Les personnages sont pleins de grâce et la nature est magnifiée par le regard qu'ils portent sur elle. Ici, la faune et la flore ont une forte valeur symbolique. Tsubaki, les camélias, rouges comme le sang. Hamaguri, les palourdes qui scellent un pacte d'amitié. Tsubame, l'hirondelle qui construit son nid et offre un gîte à ses petits. Wasurenagusa : les myosotis se rappellent à nos souvenirs. Et enfin Hotaru, la luciole qui doit se méfier de l'eau sucrée. Mais il y a aussi les cumulo-nimbus, qui évoquent le Kinoko-gumo, le champignon atomique. J'ai été fascinée par tant de poésie sur fond de drames humains et de secrets de famille terribles. En outre, l'auteur ménage un véritable suspens, chaque révélation entraînant une nouvelle question. A lire, à relire et à offrir.
    Dans un tout autre genre littéraire, je recommande La Trilogie des jumeaux d'Agota Kristof. La guerre et les histoires de famille sont bien là, mais nulle poésie ne vient contrebalancer l'horreur. Un récit désespéré et obsédant.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par 100choses, le 17 décembre 2010

    100choses
    Un premier tome qui me laisse indécise… Après avoir lu énormément de bien de cette série sur la blogosphère , alors que le thème ne me tentait pas plus que ça, j'ai finalement ajouté ces romans à ma LAL. Quelques temps plus tard, la gentille Liyah, me faisait parvenir ce premier tome parmi tout un tas d'autres merveilles ! Au final, je ne peux pas dire que je n'ai pas aimé, loin de là, mais je n'ai pas non plus ressenti de coup de cœur immense pour ce livre, comme ce fut le cas pour certains lecteurs. Je dois dire que mon avis est assez confus sur cet ouvrage, essayons donc, d'y mettre un peu d'ordre.
    Commençons donc par ce que j'ai apprécié. Tout d'abord cette plongée au cœur du Japon, de son histoire et de ses traditions. J'ai appris énormément de choses, sans pour autant avoir l'impression de subir un cours d'histoire en bonne et due forme. En très peu de pages, on plonge dans un univers très riche et complexe, ce qui fait de ce roman, un bon complément à Geisha qui m'avait beaucoup plu il y a quelques temps. Moi qui était d'ailleurs assez réticente à cet univers traditionnel, j'ai envie d'en apprendre encore d'avantage (jusque là, pour moi le seul intérêt du japon résidait dans ses mangas, cosplays, bentos, etc…) sur ce pays et sa culture.
    L'intrigue ensuite m'a également plu. Je n'ai pas été totalement emballée, cependant sur les dernières pages l'auteure a admirablement su éveiller ma curiosité et j'ai très envie de connaitre la suite de l'histoire de cette famille.
    En revanche, du côté du style, mon avis est beaucoup plus mitigé. Autant j'ai apprécié la forme épistolaire plutôt qu'un dialogue mère-fille qui serait vite devenu lassant, ainsi que la grande délicatesse qui se dégage de cet ouvrage ; autant j'ai été insupportée par l'emploi récurrent du présent. Je n'y avais jamais vraiment fait attention, mais maintenant c'est clair : je suis allergique aux narrations au présent. Je trouve cela plat, sans rythme, étouffant, absolument pas naturel…Bref, cela m'a vraiment dérangée, me laissant un sentiment de malaise dont je ne comprenais pas la cause, avant de réaliser que cela était du à l'emploi de ce temps. Ajoutez à cela une absence totale de mots de liaison entre des phrases relativement courtes, et vous obtenez quelque chose d'insupportable à mes yeux.
    Fort heureusement, cela ne concerne que les passages où c'est la narratrice qui parle, et s'ils sont très nombreux au début, ils s'estompent assez rapidement au profit du récit de la grand-mère.
    Pour conclure donc, un ouvrage qui m'a finalement bien plu et même si je ne tiens pas là un coup de cœur, je suis fort impatiente de découvrir la suite.

    Lien : http://leboudoirdemeloe.wordpress.com/2010/11/09/shimazaki-aki-le-po..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par paikanne, le 18 juillet 2010

    paikanne
    Présentation de l'éditeur : dans une lettre laissée à sa fille après sa mort, Yukiko, une survivante de la bombe atomique, évoque les épisodes de son enfance et de son adolescence auprès de ses parents, d'abord à Tokyo puis à Nagasaki. Elle reconstitue le puzzle d'une vie familiale marquée par les mensonges d'un père […]
    Mon avis. Je ne connais absolument pas la littérature japonaise et c'est en lisant le blog de Choco que j'ai découvert sa proposition de challenge "In the Mood for Japan". Je me suis donc inscrite pour le niveau "Ronin", soit la lecture de 3 récits.
    J'ai alors fait quelques recherches et me suis décidée pour ce court roman d'Aki Shimazaki. Pourquoi ? Non seulement les critiques lues s'avéraient positives mais en plus, la couverture m'a vraiment charmée. Je me suis aussi dit que s'il ne me plaisait pas, je réussirais à aller jusqu'au bout (114 pages).
    Aussi vite commencé, aussi vite lu : la couverture qui me plaisait tant est au diapason des mots. Une écriture tout en légèreté, "aérienne" pour évoquer un propos qui, lui, n'est nullement léger.
    Namiko découvre un pan qu'elle ignorait de la vie de sa mère décédée, Yukiko. Celle-ci a laissé à sa fille une longue lettre dans laquelle elle raconte un épisode de sa jeunesse particulièrement douloureux et cela, "sur fond de bombe atomique puisque Yukiko a vécu ce tragique événement, nous permettant ainsi d'entendre "l'autre côté".
    Un petit bijou dans un superbe écrin de papier… Je lirai les suites, inévitablement, comme une parenthèse du temps...
    "Il y a des cruautés qu'on n'oublie jamais. Pour moi, ce n'est pas la guerre ni la bombe atomique."

    Lien : http://paikanne.skynetblogs.be/archive/2010/07/06/tsubaki-le-poids-d..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (4 votes positifs)

> voir toutes (12)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par chocobogirl, le 10 février 2011

    C'était ma mère qui aimait les camélias. Le rouge des camélias est aussi vif que le vert des feuilles. Les fleurs tombent à la fin de la saison, une à une, sans perdre leur forme : corolle, étamines et pistil restent toujours ensemble. Ma mère ramassait les fleurs par terre, encore fraîches, et les jetait dans le bassin. Les fleurs rouges au cœur jaune flottaient sur l'eau pendant quelques jours. Un matin, elle dit à mon fils : « J'aimerais mourir comme tsubaki. Tsubaki, c'est le nom du camélia en japonais. » Maintenant, comme elle le voulait, ses cendres sont répandues sur la terre autour des camélias alors que sa pierre tombale est à côté de celle de mon père au cimetière.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par caro64, le 22 juin 2010

    Quand j'habitais à Nagasaki, j'ai rencontré des catholiques. Nagasaki est bien connue pour ses croyants. Un jour, une jeune fille catholique de mon école m'a dit, d'un air très sérieux : « Les Américains sont chrétiens. S'ils trouvent des croix dans notre ville, ils passeront sans faire tomber les bombes. » Je lui ai dit aussitôt : « Pour eux, les Japonais sont des Japonais. » Et la bombe atomique est tombée en face d'une église.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par chocobogirl, le 10 février 2011

    La vallée était couverte de gens gémissant et criant "De l'eau!" Des enfants hurlant partout "Maman ! Maman !" Je trouvais des visages déformés, des corps brûlés ou déjà morts sur la terre. Dans la rivière, des cadavres flottaient en passant devant moi. La vallée de la mort. (...). Dans la rue je vis un homme sous un toit effondré. Quand on essaya de le secourir en le tirant par la main, son bras se détacha.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par caro64, le 22 juin 2010

    " Il y a des cruautés que l'on n'oublie jamais. Pour moi ce n'est pas la guerre ni la bombe atomique" révèle la mère de la narratrice sur son lit de mort. "L'empoisonnement, les bombes atomiques, l'Holocauste, le massacre de Nankin... Etait-ce nécessaire?" C'était, selon elle, une question inutile après une pareille catastrophe. Ce qu'on peut faire, peut-être, c'est de connaître la motivation des gestes.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par Zazette97, le 13 septembre 2010

    - La guerre se terminera bientôt. Il le faut. On ne pourrait pas gagner la guerre même en faisant travailler les enfants. Il n'y a pas de liberté. Pas du tout. On n'a pas le droit de dire ce qu'on pense. Ce n'est pas à cause de la guerre. C'est une mentalité dangereuse qu'on a ici. On ne cherche que le pouvoir. On ne fait pas la guerre pour la liberté. p.56
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir Le poids des secrets, Tome 1 : Tsubaki par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (148)

  • Ils veulent l'échanger (1)

> voir plus

Quiz