ISBN : 2742779221
Éditeur : Actes Sud (2009)


Note moyenne : 3.96/5 (sur 24 notes) Ajouter à mes livres
La dernière fois que Tsuyoshi Toda a vu son père, c’était en 1942, quand ce dernier partait travailler en Mandchourie, d’où il a été déporté en Sibérie après la fin de la guerre. Vingt-cinq ans plus tard, alors que sa mère sombre peu à peu dans les errances de l’alzheim... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par litolff, le 09 décembre 2011

    litolff
    Une histoire dramatique racontée avec beaucoup de sobriété : la guerre, l'après-guerre, les destructions, les prisonniers de guerre, les exodes et les mouvements de population au Japon, Aki Shimazaki raconte tout cela avec retenue et sans s'apitoyer sur son sort. La disparition du père du narrateur changera dramatiquement le cours de sa vie et celle de sa famille dans un pays dévasté par la guerre, mais il s'attache à démontrer qu'au milieu du chaos économique et mental, l'amour demeure intact : belle leçon d'espoir !
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    Critique de qualité ? (15 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par kathel, le 15 septembre 2010

    kathel
    Tsuyoshi Toda a vu son père pour la dernière fois en 1942, alors qu'il partait travailler en Mandchourie, puis celui-ci a été déporté en Sibérie après la fin de la guerre. Vingt-cinq ans plus tard, Tsuyoshi vit avec sa femme, et reçoit souvent ses jeunes frères et sœurs qu'il a élevés, jeune homme, après la disparition de son père. Sa mère, souffrant de démence sénile est placée dans une maison, mais n'a jamais oublié son « amoureux de jeunesse » qu'elle espère toujours voir revenir de Mandchourie. C'est alors que Tsuyoshi apprend qu'un de ses amis aurait rencontré son père à Los Angeles.
    Le titre Zakuro, est expliqué dès les premières pages, il s'agit des fruits du grenadier, avec les deux sens que revêt le mot grenade en français aussi. Dès le début, on se laisse porter par l'écriture, toute simple mais qui tout en semblant ne faire qu'effleurer les choses, va au fond des sentiments, ceux du narrateur, Tsuyoshi.
    Cet homme n'a pas vu son père depuis vingt-cinq ans, et l'a beaucoup idéalisé, au point de se demander à chaque décision qu'il prend ce que son père aurait fait dans de telles circonstances. Il s'apprête à peut-être le revoir, mais des révélations sur la vie que son père a menée pendant tout ce temps viennent ébranler ses certitudes. Les photos prennent une place importante dans l'histoire familiale, en suppléant à la mémoire défaillante de la mère de Tsuyoshi. J'ai savouré ce court roman, fin et sensible, et je lirai volontiers le poids des secrets dont le premier tome m'attend.
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par kikou114, le 07 mars 2012

    kikou114
    Vraiment les petits romans de Aki SHIMAZAKI se lisent comme on boit du petit lait. Encore une fois, je me suis laissée porter par cette histoire. Ici, l'auteur nous raconte l'histoire d'un personnage secondaire de "Mitsuba" l'un des cadres de l'entreprise Goshima où travaille Takashi Aoki. J'ai beaucoup aimé. A présent, j'ai commencé "Tonbo" qui là raconte l'histoire de Nobu le collègue de travail de Takashi Aoki le principal personnage de "Mitsuba". Ces petits romans, nous plongent dans la vie quotidienne des japonais à différentes périodes de l'histoire japonaise et nous apprennent sur leurs coutumes, leurs mentalités qui influencent beaucoup leur vie. A lire car vraiment très bien et vite lu.
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par claracambry, le 30 août 2010

    claracambry
    La dernière fois que Tsuyoshi Toda a vu son père, c'était en 1942, quand ce dernier partait travailler en Mandchourie, d'où il a été déporté en Sibérie après la fin de la guerre. Vingt-cinq ans plus tard, alors que sa mère sombre peu à peu dans les errances de l'alzheimer tout en conservant l'espoir de revoir un jour son mari, Tsuyoshi apprend que son père, porté disparu, est vivant au Japon.
    Quel plaisir de retrouver la plume délicate d'Aki Shimazaki !
    Tsuyoshi qui croyait son père mort apprend qu'il est vivant et remarié. Que faire? le revoir sans mettre au courant sa famille Pour lui, l'essentiel est que sa mère puisse le revoir une dernière fois avant de mourir. Par respect et par amour pour sa mère désormais agée et atteinte d'Alzheimer, il organisera une rencontre entre elle et son mari
    Etonnamment, Tsuyoshi n'éprouve ni rancoeur ni colère envers son père. Et au contraire, il comprend les raisons qui l'ont poussé à ne pas retrouver sa famille lors de son retour de Sibérie.

    Ce livre m'a permis de découvrir un pan de l'histoire du Japon que je ne connaissais pas. Pendant la seconde guerre mondiale, plus de 600 000 Japonais ont été déportés en Sibérie pour exécuter des travaux forcés. Beaucoup y sont morts...
    Avec Zakuro ( qui veut dire grenade) , on découvre que le Japon lui-même a voulu bannir, oublier cet épisode de son Histoire.
    Une fois de plus, Aki Shimazaki fait passer beaucoup d'émotions à travers l'histoire de son pays.
    Pour ceux qui ont lu le poids des secrets, l'écriture ici est beaucoup moins minimaliste.

    Lien : http://fibromaman.blogspot.com/2010/08/aki-shimazaki-zakuro.html
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par ignatus-reilly, le 12 juin 2011

    ignatus-reilly
    Tsuyoshi Toda a vu son père pour la dernière fois, il y a plus de vingt ans.
    Son père, lors de la deuxième guerre mondiale, a été déporté en Sibérie.
    Un ami de Tsuyoshi, Kôji a retrouvé sa trace par hasard. Tsuyoshi va essayer de reprendre contact avec son père. Ce dernier vit sous une nouvelle identité. Il a en fait commis un acte qui l'a empêché de reprendre une vie normale et de retrouver sa famille.
    C'est un court roman sur la disparition, la perte d'un être cher. C'est aussi une belle histoire d'amour. La mère de Tsuyoshi n'a jamais oublié son mari et persuadée qu'il est toujours en vie, elle l'attend toujours. Même, si atteinte de démence sénile, elle est placée dans une institution spécialisée.
    C'est un roman sur la vieillesse, la famille. Tsuyoshi a élevé ses frères et soeurs.
    C'est un livre sur un pan de l'histoire peu connu du Japon : la déportation des civils pendant la seconde guerre mondiale et ce qu'il est advenu d'eux à leur retour.
    C'est un livre émouvant et fort agréable à lire.
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Citations et extraits

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  • Par ignatus-reilly, le 08 juin 2011

    Aujourd'hui, Kôji me raconte l'histoire d'un homme qui est revenu de Sibérie dix ans après le fin de la guerre. C'était un policier militaire qui vivait en Mandchourie. A la fin de la guerre, il a été déporté en Sibérie, comme mon père. Puis il a été condamné à plus de vingt ans de travaux forcés, à Noril'sk. Lorsqu'il est enfin revenu au Japon, il avait déjà presque cinquante ans. il voulait reprendre un emploi comme policier, mais il a été refusé partout. Il est mort récemment après une longue dépression. Selon sa famille, il était très déçu de l’État pour lequel il s'était pourtant sacrifié pendant la guerre.
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  • Par ignatus-reilly, le 08 juin 2011

    Les travaux forcés étaient épouvantables. Je ne sais combien de soldats japonais sont morts autour de moi. Les souffrances dues à la faim, au froid rigoureux de l'hiver et même à la chaleur suffocante en été. Tout cela dépassait notre imagination. C'était déjà incroyable que je puisse revenir vivant au Japon. Ce seul fait aurait dû être suffisant et j'aurais dû apprécier pleinement mon sort en pensant aux autres qui ont crevés comme des chiens.
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  • Par ignatus-reilly, le 08 juin 2011

    En marchant, je me souviens d'une conversation avec l'un de nos clients américains. Il m'avait dit, frustré : "Il n'y a pas de nom ni de numéros de rue. Comment fait-on pour se rendre à l'endroit qu'on cherche ?" Je lui ai répondu : "Demandez-le au poste de police ou bien au facteur du quartier. Ils connaissent les noms des résidents par cœur.
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  • Par ignatus-reilly, le 08 juin 2011

    J'ai bientôt appris qu'à cet hôpital, tous les cadavres étaient utilisés pour des recherches menées par des médecins militaires. j'étais terrifié en pensant que mon corps serait aussi disséqué, vivant ou mort, pour leurs expériences scientifiques.
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  • Par ignatus-reilly, le 08 juin 2011

    Ce rapatrié n'a pas utilisé le mot "meurtre", mais il a entendu parler d'une expression étrange, "la liste de la mer du Japon", qui signifie le nombre des morts sur les bateaux, dus à la maladie, au suicide, ou bien...
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