ISBN : 2714448003
Éditeur : Belfond (2012)


Note moyenne : 3.29/5 (sur 7 notes) Ajouter à mes livres
Après le choc d’Il faut qu’on parle de Kevin, la nouvelle bombe de Lionel Shriver. Toute sa rage, son audace et son humour au vitriol pour une radioscopie féroce et incisive du couple, de la famille, de la maladie et du rôle de l’argent dans notre vie. Un brûlot dévasta... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 4.00/5
    Par claracambry, le 12 janvier 2012

    claracambry

    Shep Knacker a vendu son entreprise et veut quitter les Etats-Unis pour s'installer dans une île près de l'Afrique. Son rêve de l'Outre-vie tourne court. Sa femme Gladys est atteinte d'un cancer très rare nécessitant des traitements coûteux. le couple vit confortablement sans avoir à se soucier de problèmes d'argent. Licencié et ruiné, Shep ne bénéficie plus de l'assurance de son ancienne entreprise alors que la santé de Gladys continue à se dégrader. Comment continuer à payer les traitements ? Quel est le prix de la vie dans un pays où la sécurité sociale est inexistante ?
    la suite sur :
    http://fibromaman.blogspot.com/2012/01/lionel-shriver-tout-ca-pour-quoi.html

    Lien : http://fibromaman.blogspot.com/2012/01/lionel-shriver-tout-ca-pour-q..
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Critiques presse (8)


  • Bibliobs , le 20 avril 2012
    Ce livre de Lionel Shriver est une charge contre les failles du système de santé aux Etats-Unis. C'est un roman à thèse percutant, impitoyable.
    Lire la critique sur le site : Bibliobs
  • LesEchos , le 03 avril 2012
    Roman âpre, grinçant, « Tout ça pour quoi » ouvre finalement une fenêtre sur l'espoir.
    Lire la critique sur le site : LesEchos
  • Lexpress , le 09 mars 2012
    Ce roman social tragi-comique sent un peu la fabrique avec son "happy end" de série hollywoodienne.[…] Il n'en constitue pas moins une radioscopie virulente de la "middle class" américaine tentée de s'échapper de son bocal.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • Lexpress , le 02 mars 2012
    L'intrigue est astucieuse. Beaucoup de dialogues, ce qui est vivant, percutant, efficace.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • Lexpress , le 01 mars 2012
    Quelle doit être la juste attitude des biens portants face à ceux qui souffrent et se battent contre une maladie grave et qui, au fond d'eux, se savent condamnés? Le livre de Lionel Shriver bascule […] dans une observation fine et minutieuse des comportements des uns et des autres, parents, proches et amis.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • LeFigaro , le 20 février 2012
    Dans Tout ça pour quoi, la romancière a sacrifié le style à l'efficacité et à l'action, le récit aux dialogues, de façon qu'on reçoive son livre en pleine figure. C'est réussi.
    Lire la critique sur le site : LeFigaro
  • Lexpress , le 02 février 2012
    Lionel Shriver décrit également les relations familiales et leurs dégradations, s'interrogeant sur l'attitude de chacun devant la mort. Il n'y aura pas de happy end dans cette fiction réaliste, l'écrivain est au-delà des bleuettes hollywoodiennes.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • LeMonde , le 23 janvier 2012
    Voici un livre réjouissant. Pas par ses qualités littéraires - le récit n'aspire qu'à être vivant et efficace, ce qu'il est bigrement. Mais par l'énergie qu'il insuffle.
    Lire la critique sur le site : LeMonde

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Citations et extraits

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  • Par FRANGA, le 05 avril 2012

    Je sais que, dans nos expéditions, nous avons côtoyé l'extrême pauvreté -les rues qui sont des égouts à ciel ouvert, les mères qui fouillent dans les ordures pour récupérer des peaux de mangue. Mais ces gens savent ce qui cloche dans leur vie, et ils se doutent bien qu'avec quelques shillings, pesos ou roupies de plus dans leur poche, les choses s'arrangeraient. Ce qui est terrible, c'est de s'entendre dire qu'on a une vie rêvée quand on sait que cette vie-là ne s'arrangera pas, que c'est, en fait, une vie de merde. L'Amérique est censée être un grand pays, mais Jackson a raison ; c'est un attrape-couillon, Glynis. Je dois avoir une quarantaine de mots de passe pour les banques, les cartes de crédit, le téléphone, les comptes Internet et quarante identifiants différents. On les additionne et c'est ça, la vie ?
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  • Par FRANGA, le 13 avril 2012

    "Tes amis t'aiment, mais ils ne savent pas toujours comment te le montrer.
    - Ça me fatigue. Ce défilé de visiteurs-cousins, oncles, voisins qu'on connaît à peine. Les amis disparus depuis quinze ans qui sortent des bois tels des termites. On avait pourtant eu les meilleures raisons du monde de ne pas se fréquenter : on ne s'aimait pas des masses. Mais il leur faut un auditoire. Ils ont répété leur petit discours, leur petite performance, et ils exigent de les livrer jusqu'au bout. Les mains croisées comme à l'église, ils expriment en long et en large leur amour pour moi sur le ton d'un compte rendu de lecture. Franchement, j'en suis au point où je préférerais que quelqu'un franchisse notre porte pour me dire : "Tu sais quoi, Glynis ? Franchement, je ne t'ai jamais appréciée. Honnêtement, on ne s'entendait pas. Je n'ai jamais compris pourquoi on s'est fréquentés.' Ou même : "Je te trouve détestable." Ça me changerait. Tout plutôt que des discours à vomir : "Glynis, tu as tellement de talent. Glynis, ton travail est splendide. Tes enfants sont merveilleux." Je ne sais même pas de qui ils parlent. Je peux les trouver merveilleux parce que ce sont mes gosses, mais les autres, comment le pourraient-ils ?
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  • Par FRANGA, le 09 avril 2012

    A ce moment précis, Shep saisit intuitivement pourquoi Zach ne vieillissait qu'au sens temporel du temps. Rien de ce qu'il avait appris au lycée ne lui avait conféré la moindre maîtrise sur les forces qui contrôlaient sa vie. Sa seconde année d'algèbre intensif ne lui permettait pas, même a minima de savoir que faire, à part appeler Verizon-le fournisseur d'accès-sorcier-quand la connexion familiale haut débit s'interrompait. Il ne comprenait même pas ce qu'était le concept de haut débit, magie mise à part. Cette relation passive, asservie au monde matériel, maintenait en permanence son fils dans la dépendance impuissante de l'enfance.
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  • Par FRANGA, le 15 avril 2012

    Cette usure de l'amitié, Shep se l'expliquait par l'absence de protocole. C'est ce qu'il se disait pour ne pas se laisser abattre. On n'avait jamais appris à ces gens que tout un pan de la vie les reliait à la fin de la vie-à savoir la maladie et la mort. On ne leur avait pas appris à se comporter décemment quand ils y étaient confrontés. Leur mère leur avait sans doute interdit de mettre les coudes sur lea table et de mâcher la bouche ouverte. Mais aucun parent ne les avait fait asseoir pour leur expliquer ce qu'il fallait dire et faire quand une personne qu'on prétendait aimer était souffrante. Ce n'était pas inscrit au programme. Piètre consolation pour Shep, quand nombre de ces spécimens lamentables d'êtres humains tomberaient eux-mêmes malades, ils se heurteraient à la même indifférence.
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  • Par FRANGA, le 15 avril 2012

    - Les chrétiens considèrent comme un devoir de s'occuper des souffrants. La plupart de mes paroissiens prenaient leur tâche au sérieux. Tes amis laïques n'ont que leur conscience pour colonne vertébrale, et cela ne suffit pas toujours. Rien ne remplace une foi profonde, fiston. Elle fait appel à ce qu'il y a de meilleur en l'homme. Les malades, c'est du boulot, souvent du sale boulot, je ne te l'apprendrai pas. Quand tu te dis naïvement que ce serait tellement gentil qu'on te dépose un plat tout préparé à réchauffer, tu t'aperçois vite... (Gabriel fit la grimace et ferma les yeux)... qu'il vaut mieux ne compter que sur soi pour dîner.
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Vidéo de Lionel Shriver

Shriver: If You Gonna Say Anything, You'd Better Say It Now .
Lionel Shriver in Paris, january 2010 ("So much about that"). Christine Marcandier and Vincent Truffy, Mediapart








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