ISBN : 9782081240506
Éditeur : Flammarion (2011)


Note moyenne : 3.38/5 (sur 16 notes) Ajouter à mes livres
Un gamin de treize ans, atteint d'une maladie rare qui lui donne l'aspect d'un petit vieux, est acheté par le directeur de la cantine d'une prison.
Une jeune fille, encore lycéenne, est convaincue de la culpabilité de son père, gardien d'un réservoir d'eau, dans ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Lunoelle3, le 13 octobre 2011

    Lunoelle3
    Une écriture fluide et dangereuse qui nous emmène au plus profond de l'horreur....
    On comprend la noirceur et le noeud de chacune histoire, mais l'auteur nous force de sa plume à continuer jusqu'à la fin, jusqu'au bout du chemin les trois histoires de vies dans ce livre...
    Une pause est a faire entre chaque histoire si vous voulez pouvoir en avaler une autre! Exemple de folies de l'Homme ou stratagème noir magnifiquement écrits!
    A lire si vous adorez les nouvelles dures comme la pierre, mais pourtant si fascinantes....
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    • Livres 3.00/5
    Par liratouva2, le 20 mai 2011

    liratouva2
    Dai Sijie est l'auteur de «Balzac et la petite tailleuse chinoise», un livre que j'ai bien aimé. Celui-ci aussi d'ailleurs qui est divisé en trois parties dont chacune est une histoire avec de nouveaux personnages vivant sans se connaître au même endroit sur l'île de la Noblesse, grand dépotoir de tous les déchets électriques du pays. Leur destin est intimement lié aux effets maléfiques de ce lieu poubelle symbolique de la négligence du monde industriel actuel.
    "Ho Chi Minh" est le surnom donné à un vieil enfant d'une dizaine d'années qui en paraît plus de soixante dix A cause de sa maladie, un directeur de prison l'achète à sa tante pour le former à sa façon dans un but bien précis des plus odieux. L'enfant, lui, est heureux croyant qu'on le prépare pour l'exposer dans un cirque. Il se sent utile.
    "Le Bogart du Réservoir d'eau" raconte le désarroi d'une jeune fille quand elle découvre sous la glace où elle s'entraîne, les os de sa mère disparue récemment. Elle accuse son père. A-t-elle raison ?
    La troisième histoire : "Le cuirassé qui passe à travers les montagnes" est la plus horrible, à mon avis. Parce que son fils est dangereux, une mère l'attache, des années durant, dans un puits, à l'aide d'une grosse chaîne qu'elle a confectionnée elle-même. de retour chez lui quelque temps plus tard, le fils cadet est bien étonné d'une situation tout- à fait inattendue et terrifiante.
    J'admire l'auteur qui sait en peu de pages imposer trois portraits aussi inoubliables, trois vies des plus déconcertantes. La fin des récits, révélée en quelques lignes, est particulièrement atroce.
    Ce livre a été le coup de cœur des libraires du mois de mars.

    Lien : http://liratouva2.blogspot.com/2011/05/trois-vies-chinoises-de-dai-s..
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par janemar, le 29 janvier 2012

    janemar
    L'Ile de la Noblesse. Un des cimetières mondiaux des déchets de l'humanité. Recyclage des téléviseurs, ordinateurs. Cercueil des ouvriers du recyclage. Telle est cette île de la Noblesse. En Chine, quelque part sur une île. Trois vies, trois morts parmi tant d'autres qui gêneront notre conscience. Un gamin de 13 ans rongé par une maladie rare acheté par un directeur de prison. Parce que bien sûr l'île est le lieu privilégié des prisons…. Une jeune fille dont le père est gardien d'un réservoir d'eau (polluée elle aussi), est convaincue de sa culpabilité. Et enfin une ancienne forgeronne ranime son fourneau pour fabriquer une chaîne qui attachera son fou de fils à un arbre. C'est « l'Ile de la Noblesse »
    Et toute ces horreurs, décrites avec un style poétique, telle une plume d'oie dessinant les méandres de la calligraphie chinoise. L'auteur de « Balzac et la petite tailleuse chinoise » nous ravit de son talent, mais nous effraie tout de même à la perspective de ces « Trois vies chinoises ».
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    • Livres 3.00/5
    Par brigittelascombe, le 17 mai 2011

    brigittelascombe
    Trois contes fictifs hors du temps. Trois anticipations du monde de demain celui de l'ile de la Noblesse qui comme la Chine d'aujourd'hui a grand mal à recycler ses déchets électroniques. Une épée de Damocles au dessus de nos têtes :celle des maladies et difformités dues aux intoxications au plomb des eaux polluées qui nous torture d'un bout à l'autre du livre pour nous soumettre à la question:"Peut on croire malgré tout à la beauté de l'âme humaine?" comme les adolescents paumés et naifs dont Dai Sijie malgré TOUT parsème ses écrits.
    Pari dur à tenir face à la folie environnante glanée au fil des souvenirs autobiographiques de l'auteur embrigadé lui même en camp de rééducation durant trois ans alors qu'il était un jeune étudiant intellectuel et bourgeois.Des faits à dénoncer oui mais j'avoue avoir eu plaisir à m'extraire au plus vite de la cruauté ambiante et sans espoir
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    • Livres 3.00/5
    Par Aurelilele, le 15 mai 2011

    Aurelilele
    Trois vies chinoises est un recueil de Nouvelles, mais je dois tout de suite prévenir ceux qui se disent déjà "moi, je n'aime pas lire des Nouvelles". Ces trois histoires sont toutes liées les unes aux autres, et cela surtout à cause de la correspondance du lieu. L'auteur choisit avec délicatesse de dépeindre une île fictive pour décrire ces vies brisées par des affections bien réelles, j'en suis sûre. Que ceux qui ont du mal avec les recueils de Nouvelles ne soient pas inquiets et ne ratent pas une occasion de lire ce roman très touchant.
    Des déchets électroniques partout. On se croirait presque à la fin du monde. C'est digne d'un roman de science-fiction, mais le souci c'est que c'est la vraie vie. En tout cas, on le suppose. Cette indécision permet de créer une certaine distance qui installera certains lecteurs dans le confort du romanesque, et pour les autres qui choisiront le camp adverse, l'indignation et le chagrin seront leurs compagnons de lecture. Si l'auteur avait choisi de décrire de réels faits divers, cela aurait été plus frappant, mais peut-être trop violent. Dans tous les cas, il donne le choix.
    Son écriture est d'ailleurs toute en pudeur et en recul. Il dit les choses telles qu'elles sont et nous évite des séances de pathos dégoulinant. Dans la première nouvelle, il joue sur le décalage entre la naïveté du personnage et la situation que le lecteur comprend. le roman est également empreint de poésie, parfois délicate, parfois dure et grave quand les métaphores doivent montrer la réalité du monde. Enfin, c'est court et lu très vite, pour ainsi dire dévoré, comme Balzac et la petite tailleuse chinoise.
    Un plaisir de lecture... même s'il est un peu douloureux.

    Lien : http://suspends-ton-vol.over-blog.com/article-trois-vies-chinoises-d..
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Citations et extraits

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  • Par Madimado, le 09 février 2012

    Au jour de sa retraite définitive, avant de rendre l’âme, le vieux conteneur rougira encore, avec raison, de l’échange qui eut lieu devant sa porte.
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  • Par joedi, le 20 septembre 2011

    Dire de cet ami qu'il était jardinier, c'est une façon de parler, car il n'y avait pas vraiment de jardin dans l'université, hormis le campus, cet immense jardin où l'on cultivait les jeunes socialistes chinois, parmi lesquels une équipe, dévolue aux "travaux verts", plantait des arbres partout.
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  • Par Madimado, le 09 février 2012

    Ce qu’elle aimait dans le patinage, c’était la danse. Elle préférait me voir tourner, tourner, sur un seul pied, et dessiner, d’un seul trait de lame sur la glace, une colombe d’un mètre cinquante.
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  • Par Madimado, le 09 février 2012

    Comme jamais dans sa vie, il ressentit à la poitrine une douleur qui secoua ses flancs maigres à les faire éclater. La clé lui échappa, tomba à terre et rebondit.
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  • Par Aurelilele, le 15 mai 2011

    Un sourire indulgent se dessina sur ses lèvres. Il en était certain, il jouerait mieux le rôle.
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