ISBN : 2020851598
Éditeur : Points (2006)


Note moyenne : 4.16/5 (sur 67 notes) Ajouter à mes livres
Trois fois les Parques ont parlé, et en accord avec leurs prophéties de ruine, Finstern, Roi de la Cour unseelie de Dorcha, doit mourir. Sauf si... Comme une dernière chance, ou un danger supplémentaire, des puissances contraires mettent au monde Angharad, née du printe... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par facteur84, le 23 mai 2010

    facteur84
    Une conteuse, une poétesse exceptionnelle dont je viens de finir la lecture de "La sève et le givre".
    Une lecture pas forcément facile de premier abords tant le vocabulaire et les tournures de phrases ne sont pas commune. Ce qui la rend tout à fait spéciale. Une fois que l'on a passé le stade de la désorientation, que l'on s'est habitué aux oxymores et descriptions poétiques, et que l'on s'est cramponné au glossaire et au dictionnaire. Tout va bien. On se laisse submerger par l'abondance du langage, la profondeur des sentiments, et la précision du ressentit. Car dés le début on est projeté dans un monde dont on ne connait pas les codes, il faut prendre le train en marche.
    L'auteur l'explique très bien et mieux que moi quand les héros passent d'un monde (ou d'une cour féérique) à l'autre. C'est le Vertingen. Un moment entre deux monde ou des ajustements doivent être fait et où on à l'impression d'être déboussolé dans le vide, au de là du vertige et de l'amour. Il n'y a pas de mot humain pour le décrire.
    Ce livre n'est pas une banale histoire d'amour. C'est bien au delà. L'auteur y mêle avec talent culture et légendes celtiques, réelle découverte du monde de La Faérie et des fées (masculin et féminin), prophéties des tisseuses du destins connues aussi sous diverses cultures (les Parques sont aussi présente chez les grecs).
    Ce n'est pas le stéréotype des fées de Disney. Ici les créatures et les personnages sont assimilés à des entités de la nature, une personnification des éléments avec ce je en sais quoi qui nous fait penser au dieux. Mais cela est très étonnant. Je les ai trouvé à la fois très humains dans leur sentiments et à la fois très éloigné. du fait de leur nature immortelle, leurs émotions et leurs façon de penser sont beaucoup plus profonde et ne sont pas soumis à la même logique ni le même espace temps que les pauvres humains que nous sommes. Un seul mot, une seule oxymore peut décrire beaucoup de chose à la fois et cacher un autre sens.
    Ainsi on ressent bien qu'il y a une part beaucoup plus forte et lointaine qui englobe un tout dans chaque personnage que l'on rencontre. Et pourtant chacun personnifie une part bien spécifique d'un élément de la nature.
    Elle nous invite dans des cours féérique ou par préjugé on ne penserais pas que cela soit aussi varié en émotions, couleurs, peuplades et sentiments. Ainsi même si les cours d'Hiver et de Dorsha sont des cours d'Ombre. J'ai vraiment été fasciné par la palette de l'auteur pour nous décrire les nuances et les variétés pour l'attirance que l'on ressent pour le noir et l'austérité que l'on ressent pour le blanc et le froid d'hiver que l'on repousserait de premier abord. Ici la nuit devient luminescente et l'hiver attachant et chaud dans les souvenirs comme une terre natale que l'on cherche sans cesse.
    La dualité, les contradictions, et les symbioses qui sont dans ce roman ont été au de là d'un cheval de bataille pou l'auteur, puisqu'elle arrive à jongler avec les mots et les caractéristiques des personnages de façon étonnante. C'est avec ce genre de récit (unique) que l'on arrive à mieux comprendre que tout dans la nature et le monde n'est pas fait que de ce que l'on voie. Mais qu'il a eu autre chose avant. Qu'une chose ne peut pas exister sans son contraire, et vice versa. Et que rien n'est figé, tout est toujours en mouvement. Ce qui va à l'encontre des esprits modernes trop cartésiens et trop linéaire des fois.
    On se rend compte avec ce que je viens de dire que l'auteur est très imprégné de la mythologie et la philosophie celte. Mais ce n'est pas tout. Car comme les celtes elle a une prédispositions à aimer les chiffres 3 et 9. Des chiffres très important chez celtes. le 3 pour la triple divinité (la grand mère, la mère, et la fille), le chiffre parfait pour les celtes que l'on retrouve de partout et souvent aussi dans la nature des choses visible ou invisible. le 9 pour le côté maléfique mais dans le bon sens, l'unité de tout qui doit finir à la fin de ce chiffre. Et aussi pour la règle des effets retours : par trois fois tu fera quelque chose de bien ou de mal, et par trois fois il te reviendra en bien ou en mal.
    Bref j'ai plus qu'adoré. J'utiliserai bien un mot féérique pour qualifier ce roman tellement cela été profond et d'une dimension très large, mais je n'en connait pas. Je me contenterais donc de mot humain qui je crois peuvent convenir à savoir : nirvana et orgasmique.
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par cyrillius, le 28 mars 2010

    cyrillius
    Un roman magnifique qui nous plonge dans un monde magique, poétique. Avec une histoire émouvante comté par un barde à la manière d'une chanson de geste. Ce livre est avant tout un fabuleux hommage au genre et prouve que l'on a pas besoin de passer outre-atlantique pour y trouver un bon roman de fantasy.
    Ecrit dans un style où des contraires tels que l'ombre et la lumière, les forces du printemps et celles de l'hiver, mais aussi le bien et le mal s'affrontent pour que règne à la fin un équilibre. Comme le dit si bien le barde: « une lumière sans ombre n'aurait pas de raison d'être, et aucun charme »(page 53).
    Léa Silhol croise et dénoue toute une tradition de légendes, de mythes et de contes merveilleux afin de créer un univers mythique rempli de personnages pleine de failles comme les aiment l'auteur.
    On peut comparé ce livre à une orange. Pour manger l'orange il faut tout d'abord enlever l'écorce: c'est ce qui se passe lorsqu'on lit pour la première fois ce livre racontant l'histoire d'un amour pas tout à fait banal. La chaire de l'orange, elle, correspond à toute la symbolique qu'il y a derrière chaques phrases et cela on le découvre seulement à la relecture. « N'oublie jamais, celui qui croit savoir n'apprend plus » disait Ellana à son apprenti dans le Pacte des Marchombres de Pierre Bottero. Et en effet on a plutôt tendance à oublier cette règle.
    Bref on ne se lassera jamais de lire cet oeuvre car il y a tellement de choses à apprendre.
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    Critique de qualité ? (12 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par lehane-fan, le 09 mai 2011

    lehane-fan
    La seve et le givre ? précieux et ennuyeux...
    Prix Merlin 2003 , diantre , fichtre , ça sent bon le bouquin dont on ne peut décoller ça ! Et si...c'est possible , décollage réussi à 100 pages de la fin ! Il est des livres rares que l'on ouvre avec plaisir mais que l'on referme avec plus grand plaisir encore, heureux de ne plus avoir à se forcer , ne plus avoir à continuer en se disant qu'à un moment ou à un autre , l'on va finir par lui trouver un interet quelconque , que nenni...Quand ça veut pas , ça veut pas...
    Le plus triste dans l'histoire , c'est que le canevas est plutot porteur ! Seul mais néanmoins rébarbatif petit souçi , le style ! Il est des personnes dont on dit qu'elles s'ecoutent parler , j'ai personnellement eu l'impression que l'auteur se regardait écrire...Certes , le vocabulaire est on ne peut plus riche mais le style est bien trop sophistiqué à mon gout ce qui explique cette profonde et immediate lassitude quand à ce roman , objet de tant d'espoirs réduits à néant par l'emploi systématique de métaphores , d'images , d'hyperboles...Le style ampoulé et amphatique , tres peu pour moi...J'aime que l'on me dise les choses simplement sans faire montre d'une érudition a tout crin et soporiphique au possible...Etre dans la démonstration , ça, va un moment !
    Il semblerait que je sois le seul à n'avoir absolument pas adhéré à cet univers féérique , onirique , poetique , frigoriphique ( et ouais , j'en connais des adjectifs en ique! ) et étant l'exception qui confirme la regle , je suis visiblement passé à coté ( mais alors tres tres à coté ) d'un monument de la Fantasy qui aurait , peut-etre , pu prétendre au prix Merlin en 2003 , allez savoir...
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Malaura, le 28 avril 2011

    Malaura
    En Féerie, les Parques prédisent les destinées des grands rois des cours d'Ombre et de Lumière. Pour Finstern l'Obscur, monarque d'Ombre, l'une a prédit la ruine, l'autre l'amour.Quant à la 3ème,ses prédictions laissent une chance de contrecarrer les édits du destin avec Angharad, l'enfant double qui porte en elle les pouvoirs de l'Hiver et du Printemps.Elle seule pourra reconnaître Finstern et le sauver. Mais avant cela, Angharad devra elle-même se trouver et savoir qui elle est .
    Lire "La sève et le givre" s'est entrer véritablement dans l'univers de la Féerie tellement la magie des mots et le style empreint de lyrisme et de poésie de Léa Silhol vous ensorcellent. Impression d'un livre très ancien qui laisse échapper le pouvoir d'un phrasé musical et envoûtant. Couronné par le prix Merlin 2003, un roman qui agit comme un filtre magique ou un sortilège par la beauté des phrases plus encore que par le sujet.
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    • Livres 4.00/5
    Par Ellcrys, le 24 janvier 2010

    Ellcrys
    Voilà un bon roman que nous livre un auteur de talent : Léa Silhol.
    J'ai découvert une plume enchanteresse et très poétique. Une écriture qui ne peux que vous entraîner avec elle, sans vous lâcher la main, une seule fois tout le long du voyage. le roman de Léa Silhol, récompensé par le prix Merlin 2003 (Meilleur roman fantasy) est un vrai bijou de la littérature de genre.
    Finstern, Seigneur de la Cour d'Ombre rencontre les Trois Parques, déesses tisseuses de destin, qui lui prédisent son avenir. Il tombera amoureux d'une jeune femme, née de l'amour d'une Dryades née du printemps et du fils de la Reine des Neiges. Mais bien sûr tout ne sera pas si rose et sans embûches...
    De ce début de conte de fée, Léa Silhol en fait un roman immense, au pouvoir enchanteur. Son histoire, son écriture m'a charmé. J'ai fais un voyage dans le monde des mythes et des légendes et dès lors, les pages ne cessaient de se dérouler devant mes yeux.
    J'avoue pourtant avoir eu du mal, au début du moins, à entrée complètement dans le récit. Mais une fois habituée à l'écriture de l'auteur, qui peut sembler lourde et trop précise, je me suis laissée submerger par le récit en lui-même et dès lors, l'écriture a coulé en moi, sans effort.
    Léa Silhol a créé un monde poétique, merveilleux et mythique. Elle a un style tout à fait personnel, qui me plait bien, qui charme ou qui rebute, mais une chose est sûr, elle ne vous laissera pas indifférente.
    Je vous conseille ce livre merveilleux et enchanteur.
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Citations et extraits

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  • Par Lydia, le 05 juin 2009

    Dorcha, qui est toujours aussi loin ou aussi près qu'on le désire. Dorcha gisait là, derrière l'éblouissement et le vertige, et ce fut avec ses yeux mi-clos qu'Angharad la vit pour la première fois. Pour Shimrod le paysage du fleuve noir, le fleuve de l'Est, aux rives semées de roseaux blêmes et de joncs d'ébène, avait le charme poignant de la terre natale. Pour Angharad, déjà, sous ce ciel d'ecchymose, il avait le visage bouleversant d'un amant.
    Ils passèrent les prairies d'herbe vert de gris aux âmes de rasoir et entrèrent dans l'obscurité immense des bois. Pour parvenir à la cité obscure au sein du crépuscule, Irshem, celle dont le nom signifie Fleur-du-Venin, il fallait traverser cette ombre, ces futaies gigantesques dans lesquelles le bruit du vent incantait le roulement sans fin des vagues (p. 59).
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  • Par petitefa, le 05 janvier 2011

    Se redressant, elle lança vers le sud un regard de galet, un regard d'aigle. Le paysage alentour, sans cri, devenait assorti à la vêture de l'ancêtre. Aussi loin que portait sa vue, le blanc progressait sur les terres comme une vague.
    La femme frappa le sol caillouteux d'Ecosse de la noirceur de son bâton. Il fit en la heurtant un bruit de forge ; un bruit de marteau sur l'enclume. Par trois fois la vieille porta son coup sur les chaînes du temps, et à la troisième le gel fissura la terre et le soleil recula. La porte entre les mondes s'ouvrit pour laisser entrer celui que la femme invitait à prendre son règne.
    La silhouette drapée de blanc reprit sa marche, sans repos ni pitié ; et l'hiver marchait derrière elle, sous un soleil défiguré.
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  • Par petitefa, le 05 janvier 2011

    La verte vie des bois comptait pour moitié dans la nature d'Angharad, et ne lui avait jamais refusé le réconfort de ses bras. En marchant au sein de ce monde ligneux, elle marchait en quelque sorte au sein d'elle-même ; retraçant ses propres pas jusqu'à la source de sa vie et aux racines de son âme. Faite à dessein, embuée d'ombre, inachevée. Un être de tous les seuils, fait pour suivre les lignes droites dans un monde courbe, et à s'abjurer pour ne pas se compromettre.
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  • Par Bookworm84, le 14 août 2011

    Car ainsi sommes-nous, êtres de papier et d’étoffe, devant les coeurs de glace et les coeurs de nuits. Incorrigiblement épris, incertains, pleurant, amoureux des brûlures inendurables de leurs étreintes, et inféodés à leurs enchantements. Cherchant toujours, dans nos rêves aveugles d’enfants des mi-teintes et du jour, l’écho de quelque chose qui soit forgé à l’image d’élèvements indicibles ou d’effroyables chutes.
    A l’image de l’Hiver, à l’image de la Nuit
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  • Par cyrillius, le 06 mars 2010

    Angharad aimait donc Shimrod, et aimait Finstern. Elle les aimait l'un et l'autre à ne plus en aimer la vie.
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