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Critiques sur La sève et le givre (16)


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    • Livres 5.00/5
    Par cyrillius le 28/03/2010


    Un roman magnifique qui nous plonge dans un monde magique, poétique. Avec une histoire émouvante comté par un barde à la manière d'une chanson de geste. Ce livre est avant tout un fabuleux hommage au genre et prouve que l'on a pas besoin de passer outre-atlantique pour y trouver un bon roman de fantasy.

    Ecrit dans un style où des contraires tels que l'ombre et la lumière, les forces du printemps et celles de l'hiver, mais aussi le bien et le mal s'affrontent pour que règne à la fin un équilibre. Comme le dit si bien le barde: « une lumière sans ombre n'aurait pas de raison d'être, et aucun charme »(page 53).
    Léa Silhol croise et dénoue toute une tradition de légendes, de mythes et de contes merveilleux afin de créer un univers mythique rempli de personnages pleine de failles comme les aiment l'auteur.

    On peut comparé ce livre à une orange. Pour manger l'orange il faut tout d'abord enlever l'écorce: c'est ce qui se passe lorsqu'on lit pour la première fois ce livre racontant l'histoire d'un amour pas tout à fait banal. La chaire de l'orange, elle, correspond à toute la symbolique qu'il y a derrière chaques phrases et cela on le découvre seulement à la relecture. « N'oublie jamais, celui qui croit savoir n'apprend plus » disait Ellana à son apprenti dans le Pacte des Marchombres de Pierre Bottero. Et en effet on a plutôt tendance à oublier cette règle.

    Bref on ne se lassera jamais de lire cet oeuvre car il y a tellement de choses à apprendre.

    critique de qualité ? (12 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par facteur84 le 23/05/2010


    Une conteuse, une poétesse exceptionnelle dont je viens de finir la lecture de "La sève et le givre".
    Une lecture pas forcément facile de premier abords tant le vocabulaire et les tournures de phrases ne sont pas commune. Ce qui la rend tout à fait spéciale. Une fois que l'on a passé le stade de la désorientation, que l'on s'est habitué aux oxymores et descriptions poétiques, et que l'on s'est cramponné au glossaire et au dictionnaire. Tout va bien. On se laisse submerger par l'abondance du langage, la profondeur des sentiments, et la précision du ressentit. Car dés le début on est projeté dans un monde dont on ne connait pas les codes, il faut prendre le train en marche.

    L'auteur l'explique très bien et mieux que moi quand les héros passent d'un monde (ou d'une cour féérique) à l'autre. C'est le Vertingen. Un moment entre deux monde ou des ajustements doivent être fait et où on à l'impression d'être déboussolé dans le vide, au de là du vertige et de l'amour. Il n'y a pas de mot humain pour le décrire.

    Ce livre n'est pas une banale histoire d'amour. C'est bien au delà. L'auteur y mêle avec talent culture et légendes celtiques, réelle découverte du monde de La Faérie et des fées (masculin et féminin), prophéties des tisseuses du destins connues aussi sous diverses cultures (les Parques sont aussi présente chez les grecs).

    Ce n'est pas le stéréotype des fées de Disney. Ici les créatures et les personnages sont assimilés à des entités de la nature, une personnification des éléments avec ce je en sais quoi qui nous fait penser au dieux. Mais cela est très étonnant. Je les ai trouvé à la fois très humains dans leur sentiments et à la fois très éloigné. du fait de leur nature immortelle, leurs émotions et leurs façon de penser sont beaucoup plus profonde et ne sont pas soumis à la même logique ni le même espace temps que les pauvres humains que nous sommes. Un seul mot, une seule oxymore peut décrire beaucoup de chose à la fois et cacher un autre sens.
    Ainsi on ressent bien qu'il y a une part beaucoup plus forte et lointaine qui englobe un tout dans chaque personnage que l'on rencontre. Et pourtant chacun personnifie une part bien spécifique d'un élément de la nature.

    Elle nous invite dans des cours féérique ou par préjugé on ne penserais pas que cela soit aussi varié en émotions, couleurs, peuplades et sentiments. Ainsi même si les cours d'Hiver et de Dorsha sont des cours d'Ombre. J'ai vraiment été fasciné par la palette de l'auteur pour nous décrire les nuances et les variétés pour l'attirance que l'on ressent pour le noir et l'austérité que l'on ressent pour le blanc et le froid d'hiver que l'on repousserait de premier abord. Ici la nuit devient luminescente et l'hiver attachant et chaud dans les souvenirs comme une terre natale que l'on cherche sans cesse.

    La dualité, les contradictions, et les symbioses qui sont dans ce roman ont été au de là d'un cheval de bataille pou l'auteur, puisqu'elle arrive à jongler avec les mots et les caractéristiques des personnages de façon étonnante. C'est avec ce genre de récit (unique) que l'on arrive à mieux comprendre que tout dans la nature et le monde n'est pas fait que de ce que l'on voie. Mais qu'il a eu autre chose avant. Qu'une chose ne peut pas exister sans son contraire, et vice versa. Et que rien n'est figé, tout est toujours en mouvement. Ce qui va à l'encontre des esprits modernes trop cartésiens et trop linéaire des fois.

    On se rend compte avec ce que je viens de dire que l'auteur est très imprégné de la mythologie et la philosophie celte. Mais ce n'est pas tout. Car comme les celtes elle a une prédispositions à aimer les chiffres 3 et 9. Des chiffres très important chez celtes. le 3 pour la triple divinité (la grand mère, la mère, et la fille), le chiffre parfait pour les celtes que l'on retrouve de partout et souvent aussi dans la nature des choses visible ou invisible. le 9 pour le côté maléfique mais dans le bon sens, l'unité de tout qui doit finir à la fin de ce chiffre. Et aussi pour la règle des effets retours : par trois fois tu fera quelque chose de bien ou de mal, et par trois fois il te reviendra en bien ou en mal.

    Bref j'ai plus qu'adoré. J'utiliserai bien un mot féérique pour qualifier ce roman tellement cela été profond et d'une dimension très large, mais je n'en connait pas. Je me contenterais donc de mot humain qui je crois peuvent convenir à savoir : nirvana et orgasmique.

    critique de qualité ? (9 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par Malaura le 28/04/2011


    En Féerie, les Parques prédisent les destinées des grands rois des cours d'Ombre et de Lumière. Pour Finstern l'Obscur, monarque d'Ombre, l'une a prédit la ruine, l'autre l'amour.Quant à la 3ème,ses prédictions laissent une chance de contrecarrer les édits du destin avec Angharad, l'enfant double qui porte en elle les pouvoirs de l'Hiver et du Printemps.Elle seule pourra reconnaître Finstern et le sauver. Mais avant cela, Angharad devra elle-même se trouver et savoir qui elle est .
    Lire "La sève et le givre" s'est entrer véritablement dans l'univers de la Féerie tellement la magie des mots et le style empreint de lyrisme et de poésie de Léa Silhol vous ensorcellent. Impression d'un livre très ancien qui laisse échapper le pouvoir d'un phrasé musical et envoûtant. Couronné par le prix Merlin 2003, un roman qui agit comme un filtre magique ou un sortilège par la beauté des phrases plus encore que par le sujet.

    critique de qualité ? (7 votes positifs)



    • Livres 2.00/5
    Par lehane-fan le 09/05/2011


    La seve et le givre ? précieux et ennuyeux...

    Prix Merlin 2003 , diantre , fichtre , ça sent bon le bouquin dont on ne peut décoller ça ! Et si...c'est possible , décollage réussi à 100 pages de la fin ! Il est des livres rares que l'on ouvre avec plaisir mais que l'on referme avec plus grand plaisir encore, heureux de ne plus avoir à se forcer , ne plus avoir à continuer en se disant qu'à un moment ou à un autre , l'on va finir par lui trouver un interet quelconque , que nenni...Quand ça veut pas , ça veut pas...
    Le plus triste dans l'histoire , c'est que le canevas est plutot porteur ! Seul mais néanmoins rébarbatif petit souçi , le style ! Il est des personnes dont on dit qu'elles s'ecoutent parler , j'ai personnellement eu l'impression que l'auteur se regardait écrire...Certes , le vocabulaire est on ne peut plus riche mais le style est bien trop sophistiqué à mon gout ce qui explique cette profonde et immediate lassitude quand à ce roman , objet de tant d'espoirs réduits à néant par l'emploi systématique de métaphores , d'images , d'hyperboles...Le style ampoulé et amphatique , tres peu pour moi...J'aime que l'on me dise les choses simplement sans faire montre d'une érudition a tout crin et soporiphique au possible...Etre dans la démonstration , ça, va un moment !

    Il semblerait que je sois le seul à n'avoir absolument pas adhéré à cet univers féérique , onirique , poetique , frigoriphique ( et ouais , j'en connais des adjectifs en ique! ) et étant l'exception qui confirme la regle , je suis visiblement passé à coté ( mais alors tres tres à coté ) d'un monument de la Fantasy qui aurait , peut-etre , pu prétendre au prix Merlin en 2003 , allez savoir...

    critique de qualité ? (6 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par Bookworm84 le 13/06/2011


    Finstern, le sombre roi de Dorcha de la Cour unseelie, rencontre au cours d'une chasse les Parques venues décider de son destin comme tous les sept cent ans. Et voici leur oracle : par trois fois les siens le renieront, par trois fois son élue le rendra à lui-même, par trois fois elle devra se renier elle-même afin de le reconnaître. Cette élue entre les mains de laquelle repose le salut de Finstern, c'est Angharad, née de l'union du printemps et de l'hiver, de la sève et du givre. Angharad qui peut sauver Finstern… ou le conduire à sa perte.

    La sève et le givre est le premier roman publié de Léa Silhol. Il fut couronné en 2003 par le prix Merlin. La sève et le givre, c'est l'histoire d'Angharad la Dame Blanche et de Finstern l'Obscur. L'histoire d'un destin, d'un amour, d'une chute. [Lire la suite de la critique sur le site de Fées Divers]


    Lien : http://feesdivers.fr/chroniques/romans/la-seve-et-le-givre-lea-silhol

    critique de qualité ? (4 votes positifs)



    • Livres 0.00/5
    Par Ellcrys le 24/01/2010


    Voilà un bon roman que nous livre un auteur de talent : Léa Silhol.
    J'ai découvert une plume enchanteresse et très poétique. Une écriture qui ne peux que vous entraîner avec elle, sans vous lâcher la main, une seule fois tout le long du voyage. le roman de Léa Silhol, récompensé par le prix Merlin 2003 (Meilleur roman fantasy) est un vrai bijou de la littérature de genre.

    Finstern, Seigneur de la Cour d'Ombre rencontre les Trois Parques, déesses tisseuses de destin, qui lui prédisent son avenir. Il tombera amoureux d'une jeune femme, née de l'amour d'une Dryades née du printemps et du fils de la Reine des Neiges. Mais bien sûr tout ne sera pas si rose et sans embûches...
    De ce début de conte de fée, Léa Silhol en fait un roman immense, au pouvoir enchanteur. Son histoire, son écriture m'a charmé. J'ai fais un voyage dans le monde des mythes et des légendes et dès lors, les pages ne cessaient de se dérouler devant mes yeux.

    J'avoue pourtant avoir eu du mal, au début du moins, à entrée complètement dans le récit. Mais une fois habituée à l'écriture de l'auteur, qui peut sembler lourde et trop précise, je me suis laissée submerger par le récit en lui-même et dès lors, l'écriture a coulé en moi, sans effort.
    Léa Silhol a créé un monde poétique, merveilleux et mythique. Elle a un style tout à fait personnel, qui me plait bien, qui charme ou qui rebute, mais une chose est sûr, elle ne vous laissera pas indifférente.
    Je vous conseille ce livre merveilleux et enchanteur.

    critique de qualité ? (4 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par Lisbei13 le 21/09/2010


    Je crois vous avoir déjà parlé de cette talentueuse auteure française de fantasy et de fantastique. Elle était éditrice de nombreuses anthologies des très regrettées Editions de l'Oxymore.
    Cette histoire est un magnifique conte de fée, cruel et en dehors du temps, sublime et mortel, enchanteur et vénéneux. Elle parle d'êtres dont nous avons perdu la trace et le nom, d'êtres tissés de lumière éblouissante et de noirceur profonde, d'êtres à la fois jeunes et vieux, ouverts et insondables, sages et fous.
    Dans un monde semblable au nôtre en des temps lointains, les Parques filent les destinées des mortels et des immortels ... Les Parques sont fées, mais elles sont aussi femmes, et leur infliger un affront revient bien souvent à signer son arrêt de mort ... ou de dissolution. le roi Finstern le sait, mais nul ne peut contrecarrer les édits du destin ... sauf peut-être une enfant à venir, improbable, imprévisible, alliance contre-nature de la lumière et de l'ombre, du printemps et de l'hiver, de la sève et du givre ...

    critique de qualité ? (3 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par faery le 17/02/2010


    Le début d'une longue histoire d'amour entre ce livre et moi, à chaque Samhain, je repars en voyage avec Angharad, Finstern, la Cailleach et les 3 tisseuses. Je ne peux m'en défaire sans souffrir tellement j'aime ce roman féerique réellement écrit d'une main guidée par les cours de faerie.

    critique de qualité ? (3 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par Anassete le 03/09/2011


    La sortie de ce livre se fait difficilement : comme lehane-fan, je garde un avis très mitigé sur l'intrigue malgré la fin qui rehausse beaucoup le reste, mais est-ce suffisant soixante pages ? L'amorce dans ce monde est très froide, distante et même hautaine. Je n'ai pas réussi à m'attacher à un seul personnage si ce n'est Finstern, sûrement en contrepoids du caractère très agaçant d'Angharad, jeune femme qui se donne à tous les hommes, qui reste passive à tout ce qui lui arrive (ou presque) et qui cherche réellement son identité dans l'altérité et non dans la ressemblance que tardivement. Elle n'a aucune volonté propre avant le dernier quart du livre et j'ai donc cette impression de fin bâclée : tout se joue en soixante pages alors que l'auteure a mis plus de cent pages à poser son intrigue. La guerre qui s'y déroule ne durera pas plus de quinze pages, c'est bien dommage parce qu'elle donnait un souffle nouveau au roman. J'ai même regretté plusieurs fois de ne pas suivre davantage Finstern tant l'attention sur Angharad est oppressante et lassante par moment.
    Malgré cette énumération d'observations négatives, j'ai tout de même trouvé son style séduisant mais uniquement parce qu'il colle très bien à son sujet : l'hiver, une saison qui la hante depuis son enfance. Elle maîtrise à merveille son sujet et on s'immerge facilement une fois la lecture commencée. La poésie des mots gèlent aussi bien notre empathie pour les personnages que les tabous sociaux.

    Paradoxalement, j'avais beaucoup de mal à m'y replonger mais une fois dedans, je voulais en savoir plus. J'ai donc dû lire le roman en deux fois d'une traite à chaque fois. D'un certain côté, on sent la novelliste dans l'écriture donc on a besoin de prendre du recul pour mieux s'y retrouver, mais d'un autre côté trop patienter peut vous faire oublier certains éléments de l'histoire comme les prénoms ou la géographie. Cette dernière est correctement expliquée entre le troisième et dernier quart du roman, donc on navigue très souvent en eaux troubles.

    C'est donc plus le style et toutes les références mythologiques, folkloriques, bibliques et alchimiques qui m'ont donné envie de connaître la fin de l'histoire plus que l'intrigue. Cette histoire d'amour pourrait d'ailleurs être mise en parallèle avec Belle du Seigneur, j'y ai vu plusieurs similitudes (chapitre 33 pour les intéressés).


    Lien : http://anassete.blogspot.com/2011/09/la-seve-et-le-givre-de-lea-silh..

    critique de qualité ? (2 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par LaureduMiroir le 18/09/2009


    On m'avait chaudement recommandé ce roman de Léa Silhol et j'avoue que je n'ai pas été déçue,bien que la détente a été un peu longue à venir...


    Lien : http://autrecotedumiroir.net/la-seve-et-le-givre

    critique de qualité ? (2 votes positifs)






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