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ISBN : 2290332887
Éditeur : J'ai Lu (2003)


Note moyenne : 3.7/5 (sur 172 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
« Muller vivait depuis neuf ans dans le labyrinthe. Maintenant, il le connaissait bien. Il savait ses pièges, ses méandres, ses embranchements trompeurs, ses trappes mortelles. Depuis le temps, il avait fini par se familiariser avec cet édifice de la dimension d'une vil... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par pictura, le 04 janvier 2013

    pictura
    Une fois n'est pas coutume l'auteur en bon écrivain de science-fiction nous emmène dans un roman bien nourri, à l'intrigue plaisante, réjouissante. le scénario est assez solide, assez bien ficelé. Ce que j'aime, c'est de partir d'une situation donnée (même d'une réalité improbable ou impossible) et l'auteur fait son histoire en comblant tous les trous. Tout est expliqué, logique. Rien ne manque. Silverberg fait partie de cette catégorie d'auteurs de SF. Même mon vénéré P. K Dick (paix à son âme), oui, lui-même présente quelques lacunes dans ses écrits. Pas grand-chose, vraiment pas. Juste un détail qu'il n'a pas éclairci. Revenons à nos moutons. Pas électriques (ça, c'est une blague pour aficionado de Dick)
    Alors l'histoire du livre me dites-vous ? En quelques mots. Muller, un ex illustre aventurier, est dans un labyrinthe. Tout seul. Mais un labyrinthe version la Crête. de terribles pièges mortels sont à chaque mètre carré dudit lieu. Il y a pas de Minotaure mais y a pas mal d'étranges créatures. Ca fait 9 ans qu'il y est. Volontairement. Alors forcément au bout d'un moment, arrive ce qui doit arriver. On a besoin de lui. Quelque chose comme sauver le monde. Mais n'est pas Bruce Willis qui veut. Muller a tout le contraire d'un homme charismatique. Il voue une haine pour l'humanité.
    Plan de bataille parfait pour que l'auteur nous parle d'humanité, de psychologie (comme il l'avait fait brillamment pour L'oreille interne) et d'un peu de mythologie cachée tout au long du roman.
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    • Livres 3.00/5
    Par Luniver, le 13 juillet 2013

    Luniver
    Muller, exclu par ses congénères humains, a choisi de s'exiler sur Lemnos. Planète autrefois habitée par une puissance civilisation, tout a désormais disparu : seul reste un gigantesque labyrinthe qui protège l'entrée de la capitale, rempli de pièges mortels. Et c'est au cœur de celui-ci que Muller a décidé de passer le restant de ces jours.
    Seulement, voilà, les humains se rendent compte qu'ils ont finalement encore besoin de lui. Une expédition est lancée pour le retrouver et de le convaincre qu'avoir été traité en pestiféré pendant neuf ans, ce n'est tout de même pas si grave, et qu'il peut bien leur rendre encore un petit service.
    Ambiance sympathique, qui rappelle un peu la série des films « Cube », mais l'écriture est assez laborieuse. Les explications sur l'ancienne vie de Muller et sur les soucis que rencontrent l'espèce humaine arrivent à mon sens beaucoup trop tard dans le récit. Les ficelles de l'intrigue sont trop prévisibles : j'ai souvent eu l'impression de passer à travers les pages et d'observer l'auteur en train d'arranger péniblement son récit. J'ai eu aussi un peu de mal à avaler la description des extra-terrestres ennemis, mais ça m'arrive dans 95 % des cas, donc je n'en veux pas trop à l'auteur.
    Les autres critiques m'ont permis de découvrir que l'auteur s'était basé sur un mythe de la Grèce antique pour ce récit. Ne pas le connaître gâche peut-être la moitié du plaisir. À relire après avoir corrigé cet oubli, sans doute.
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    • Livres 5.00/5
    Par fx131, le 20 octobre 2014

    fx131
    Voila un opus de SF bien passionnant et hélas méconnu ...
    L'on ne présente plus l'auteur , qui est devenu l'une des grandes pointures du genre .
    Ici il propose un pitch pour le moins original , qui ravira nombre de lecteurs .
    Cette histoire brille par sa singularité , ces personnages , il y a clairerent quelque chose d'original dans cet opus qui fait la différence dans la masse des romans de genre .
    Ceux qui attendent un space opera seront un peu déçus .
    Cet opus s'inscrit de maniére différente dans la grande histoire de la SF .
    L'on peut lire plusieurs fois ce livre et se régaler à chaque fois , ce qui est bien rare .
    En somme un opus à découvrir pour les amateurs curieux.
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    • Livres 4.00/5
    Par Neurot, le 02 septembre 2014

    Neurot
    " Muller vivait depuis neuf ans dans le labyrinthe. Maintenant, il le connaissait bien. Il savait ses pièges, ses méandres, ses embranchements trompeurs, ses trappes mortelles. Depuis le temps, il avait fini par se familiariser avec cet édifice de la dimension d'une ville, sinon avec la situation qui l'avait conduit à y chercher refuge. " Mais un jour, un vaisseau se pose sur Lemnos, planète qui abrite ce terrible et mystérieux labyrinthe où il a trouvé refuge. Ils viennent pour lui, ils viennent pour le ramener chez les humains. Pourquoi ? Peu importe, Müller ne se laissera pas faire.
    L'histoire se déroule en plusieurs étapes. Celle où l'équipe de recherche menée par Charles Boardman et le jeune diplomate Ned Rawlins vont partir à la recherche de Dick Müller dans le labyrinthe. La rencontre. Puis une dernière partie où la manipulation psychologique fait son oeuvre. Durant le livre on suivra alternativement Müller, Rawlins et Boardman. Ce sont les 3 personnes principaux, et tout le livre tournera autour d'eux, de leurs histoires personnels, et de leurs relations mutuelles. Le tout est entre-coupé de flash back sur le passé de Müller, pour mieux comprendre comment et pourquoi il a décidé de venir dans ce labyrinthe si dangereux, et se couper définitivement des hommes. Cette histoire est aussi une relecture assumée du mythe de Philoctète, à la sauce Science Fiction.
    L'oeuvre est vraiment captivante, avec peu Silverberg nous embarque dans son huis clos en milieu hostile, l'immersion est totale, dur de décrocher une fois entamé. La psychologie des 3 différents personnages principaux est bien approfondi, évitant le manichéisme, sauf peut être pour Ned Rawlins dont les actes et prises de positions deviennent vite devinables. Il y a une réflexion sur la solitude et l'abandon, la fin justifie t-elle toujours les moyens ? Malgré tout le déroulement du récit reste prévisible, et j'aurais aimé une tension encore plus palpable à certains moment clé. Niveau style c'est simple et efficace, il ne s'embarrasse pas de détails inutiles ce qui donne une lecture rythmée. Mais l'écriture n'est pas aussi chiadé et agréable que dans Les Monades Urbaines, une autre de mes lectures du même auteur. On peut aussi parler du fait que sur certains points de "l'histoire" (le labyrinthe et ses créateurs, ce qui se passe et se passera dans l'univers suite à cette histoire, etc..) Silverberg ne donne pas de réponse. Il laisse une place au mystère et force notre imagination. Ça ne m'a pas gêné du tout, le livre est centré sur les 3 protagonistes, sur l'humain, et le reste sert surtout de décorum. Mais je sais que certains aiment que tout soit expliqué dans ses moindres détails, à ce niveau là ils seront déçu.
    En bref un livre de SF très intéressant, prenant, pas parfait mais qui vaut le coup qu'on s'y intéresse, surtout si on aime les huis clos tendus.
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    • Livres 3.00/5
    Par TwiTwi, le 03 février 2010

    TwiTwi
    Le roman de Silverberg nous conte l'histoire d'un homme dans un labyrinthe. Jusqu'ici rien d'étonnant me direz-vous, vu le titre. Sauf qu'un labyrinthe ça n'a a priori rien d'engageant. Et celui-là encore moins : il est mortellement dangereux. Il se trouve aussi que l'homme qui se cache dans ce labyrinthe est recherché par d'autres hommes, qui ont absolument besoin de lui. Pourquoi se planque t-il dans cet univers totalement inhospitalier ? En quoi est-il indispensable ? Comment faire pour le faire sortir de ce labyrinthe ?
    L'homme dans le labyrinthe est une transposition quasi littérale de la tragédie de Sophocle, Philoctète avec Muller dans le rôle de Philoctète, Rawlins dans celui de Néoptolème et Boardman dans celui d'Ulysse. C'est diablement intéressant et je m'en veux de ne pas avoir fait ma recherche web traditionnelle avant d'avoir fini le livre. Certes, ça spolie complètement la fin de l'histoire, mais quel regard passionnant sur le livre ! Non pas que le procédé soit des plus originaux mais il est le plus souvent très efficace pour montrer l'intemporalité des thèmes et des sentiments humains. C'est plutôt réussi avec ce Silverberg.
    J'ai très fort accroché au début du livre : la mise en place de l'intrigue, le suspens savamment distillé, les flash-back pour comprendre comment Muller - L'homme dans le labyrinthe- en est arrivé là. le suspens retombe malheureusement un peu en cours de lecture. A mon sens le livre aurait pu être davantage épuré..
    Silverberg nous met devant certaines questions en nous présentant une vision du future pas abracadabrante du tout. Ainsi il évoquera l'emprise de la jeunesse et de la beauté, un thème ma foi bien d'actualité. Il évoquera aussi la dominance de l'être humain et des droits de ce dernier sur les êtres intellectuellement inférieurs qui l'entourent. Ou encore un thème qui me plait bien, aussi fort d'actualité, celui de l'Hybris, ou la démesure. L'Hybris est un concept de la Grèce antique qui est une forme d'orgueil qui pousse l'homme à vouloir surpasser les dieux ; la notion de limite, de modération est oubliée au profit de l'excès, de la puissance, de la richesse. Seulement, l'Hybris est un crime qui mérite châtiment :
    Vous lisez les poètes ? Éperonné par sa renommée. La dernière infirmité d'un cœur noble. C'est de Milton. Et savez-vous ce que disaient les Grecs anciens ? Quand un homme veut dépasser sa condition les dieux se chargent de le broyer. Cela s'appelle Hybris. J'en parle en connaissance de cause. [...] Vous voyez la vérité a éclaté. Je n'étais pas un dieu. Seulement un pauvre homme mortel qui avait subi des désillusions à propos de sa déité. Les dieux véritables ont compris qu'il fallait que j'apprenne ma leçon jusqu'au bout. Ils ont décidé qu'il faudrait que je me souvienne toujours de la bête misérable cachée sous la couche d'épiderme. Surtout, ne jamais oublier l'animal sous la dépouille humaine.
    A côté de ça, il y a un truc que je juge complètement dispensable dans ce roman. C'est érotisme à 2euros 40 qui le ponctue. Ça vient comme un cheveu dans la soupe, montre une image de la femme plutôt craignos (c'est simple, les rares qu'on voit dans le livre sont toujours à poil) et en plus c'est d'un style plus que douteux. Comparer le dialogue suivant avec l'extrait précédent :
    - Dis-moi ce qui ne va pas, Marta.
    - Je ne sais pas.
    - Tu agis comme si tu étais malade.
    - Je crois que je le suis
    - Depuis quand ? Quand cela a-t-il commencé ?
    - Je ... Oh, Dick, pourquoi me poser toutes ces questions ? S'il te plaît aime moi. Viens. Viens me faire l'amour.
    C'est à se demander si c'est la même personne qui a écrit les deux passages. Je n'arrive vraiment pas à voir quel rôle primordial l'érotisme et ce genre de dialogue gnangnan peut avoir sur l'intrigue. Il paraitrait que c'est typique de la SF de l'époque. C'est vrai que c'est le temps de la libération sexuelle et tout et tout. Mais n'empêche ...
    A noter en passant que la traduction n'est pas toujours des plus heureuses. S'il en existe une autre, je vous conseillerais d'éviter celle de Rivelin.
    En résumé : un livre intéressant à lire surtout si vous aimez vous poser des questions sur le destin de l'homme et sa place en ce bas monde. Non dénué de défauts, mais il vaut la peine d'être lu.

    Lien : http://ledragongalactique.blogspot.com/2010/02/lhomme-dans-le-labyri..
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Citations et extraits

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  • Par pictura, le 03 janvier 2013

    - Que me voulez-vous en réalité ?
    - Rien.
    - Alors, pourquoi ne pas m'avoir laissé seul ?
    - Parce que vous êtes un être humain et que vous êtes longtemps resté seul ici. Je suis d'une nature très sociale et j'aime bien donner mon amitié. Cela vous parait très stupide ?

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  • Par steppe, le 16 août 2012

    Rawlins, en un éclair, avait pris conscience des discordes et des troubles qui étaient le sort commun : les chances gâchées, les amours ratées, les paroles trompeuses, les douleurs injustes, les désirs, les envies, les convoitises coupables, la morsure de la faim, les frustrations qui rongent et brûlent la chaîne du temps, la mort des petits insectes en hiver, les larmes des choses. Il avait reçu d'un coup le vieillissement, l'affaiblissement, l'impotence, la fureur, l'abandon, la solitude, l'isolement, la désolation, la rage impuissante et la folie. C'était un hurlement silencieux criant la colère cosmique.
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  • Par TwiTwi, le 27 janvier 2010

    Vous voyez la vérité a éclaté. Je n'étais pas un dieu. Seulement un pauvre homme mortel qui avait subi des désillusions à propos de sa déité. Les dieux véritables ont compris qu'il fallait que j'apprenne ma leçon jusqu'au bout. Ils ont décidé qu'il faudrait que je me souvienne toujours de la bête misérable cachée sous la couche d'épiderme. Surtout, ne jamais oublier l'animal sous la dépouille humaine.
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  • Par sentinelle, le 03 janvier 2014

    La sentez-vous, cette merveilleuse essence humaine ? Toute sa laideur et sa puanteur ? Ce qui est en moi est en vous aussi. Allez voir les Hydriens, ils vous aideront à la libérer et à l’émettre, et alors vous verrez tout le monde vous fuir comme on m’a fui. Je suis le porte-parole des hommes. Je suis la vérité. Je suis l’esprit enfoui sous les crânes. Je suis les tripes et les viscères de la pensée. Je suis ce tas d’ordures que nous prétendons ne pas exister, toute cette sauvagerie bestiale faite de désirs, de convoitises, de petites haines mesquines, de maux de toutes sortes, d’envies. Et pourtant, c’était moi qui me croyais un dieu.
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  • Par pictura, le 13 décembre 2012

    Un homme petit qui sait paraître grand assis devant une table peut contrôler des empires, car le destin des mondes est toujours réglé autour d'une table.

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