Note moyenne : 3.72/5 (sur 18 notes)
Dans le torrent des siècles2Ajouter à mes livres
Depuis des siècles, l'étoile 61 constitue un mystère impénétrable. Il y a vingt ans, l'officier Asher Sutton a disparu alors qu'il tentait de l'explorer, privant ainsi Christopher Adams, directeur des relations extraterrestres, de son meilleur élément. Mais voici qu'un ... > voir plus
2 eme roman lut après "Demain les chiens" et plus je lis du Simak, plus j'adore! J'adore ce coté humain, cette humilité de l'auteur qui transparait dans ses romans! Par dessus tout, j'adore les livres qui ne laissent pas indifférent, qui nous incitent à la réflexion. Dans ce roman, on a des voyages dans le temps (relativité), de la religion, de la psychologie humaine et toujours et encore de l'humilité vis à vis de l'espèce humaine, dans ces qualités et dans ces défauts! Je ne suis pas forcément fans de la science fiction de l'age d'or mais j'adore Simak surement sur le podium de mes auteurs favoris de sf après maitre simmons et orson scott card!
Un excellent livre qui mélange habilement 2 problématiques : celle du voyage dans le temps et celle du racisme, dans ce cas entre humains et androïdes. Asher Sutton revient après 20 ans d'un voyage dont il aurait dû mourir. Il a une voix qui lui parle dans sa tête, mais il est attendu car de mystérieux voyageurs du futur ont mis en garde ses ex-collègues. L'utilisation du voyage dans le temps permet à l'auteur de mélanger habilement les parties et le personnage d'Asher qui se débat entre les différentes factions est très bien rendu. Un très bon livre, avec une belle histoire, un bon rythme et une réflexion sur 2 thèmes bien rendus.
Au fond de la salle, s'égrena le rire excité d'une femme. Les lumières passèrent d'un bleu sombre d'avril à un gris violacé de délire, et la salle devint un autre monde flottant dans un calme subit qui n'était pas tout à fait le silence. Un parfum vint, porté par une brise qui effleurait la joue d'un froid de glace... un parfum qui évoquait des orchidées noires dans un ailleurs de terreur et de fièvre.
Entre les voies et la rivière, la gare paraissait dormir. C'était un bâtiment massif qui semblait s'être enfoncé la tête dans les épaules pour se protéger du soleil en été et du froid en hiver, depuis tant d'années qu'il était là tapi et accablé, attendant le prochain mauvais coup du temps ou du sort.
L'homme était pressé et il allait trop loin, trop vite. Si loin et si vite qu'il laissait échapper beaucoup de choses... des choses qu'il aurait dû se donner le temps d'apprendre tout en suivant son chemin... des choses qu'un jour dans le futur, il prendrait le temps d'apprendre. Un jour, l'homme reviendrait en arrière, et il apprendrait les choses qu'il avait laissé échapper, il se demanderait pourquoi il les avait laissé échapper, et il réfléchirait aux années qui avaient été perdues parce qu'il ne les connaissait pas.