ISBN : 2290308595
Éditeur : J'ai Lu (2002)


Note moyenne : 4.24/5 (sur 127 notes) Ajouter à mes livres
La civilisation des chiens bruisse de mythes. Fondateur, celui de l'homme est le plus répandu : on le raconte aux chiots pour les distraire, mais certains le considèrent intrinsèquement lié à l'apparition de la race canine. Qui sait ? ... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (17)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par steppe, le 11 octobre 2010

    steppe
    J'ai eu envie de relire ce livre plus de 20 ans après une première lecture dont je n'avais plus aucun souvenir si ce n'est celui d'avoir à l'époque beaucoup aimé....
    Et la magie est toujours là. Dans un style sobre et abordable Simak reprend nombre de thèmes chers à la SF ( robots, conquête spatiale, amitiés extra-terrestres.....) mais il prend une route bien plus novatrice et étonnante pour au final nous livrer une œuvre humaniste, touchante... Des contes racontés le soir au coin du feu par des Chiens alors que l'homme est devenu un mythe dont discutent les savants et penseurs canins pour déterminer s'ils ont ou non existé.... Un homme qui a disparu de la surface de la Terre.
    Simak nous relate donc, les différentes étapes de cette extinction de notre race en mêlant réflexions philosophiques, questionnements sur les bases de nos sociétés et remise en cause de nos fondamentaux, le tout avec un vrai talent de conteur et une grande habileté à entretenir le suspens....
    « Cette série fut écrite en réaction contre le crime massif et la guerre, mais aussi comme une sorte d'accomplissement de mes aspirations personnelles. J'y créais un monde que j'aurais voulu vrai. J'ai fait les chiens et les robots à l'image des gens avec lesquels j'aurais aimé vivre. Et le point capital est celui-ci : ce sont des chiens et des robots parce que jamais les humains ne pourront être cette sorte de gens ». Clifford D. SIMAK
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (20 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Luniver, le 01 mai 2012

    Luniver
    Demain les chiens est un reccueil commenté de plusieurs contes : ceux qui annoncent la disparition de l'espèce humaine, remplacée par l'espèce canine. Les experts canins s'interrogent : l'homme est-il un mythe ou a-t-il réellement existé ? Les contes montrent la lente chute de l'espèce humaine : l'amélioration des moyens de transport cause l'effondrement de la vie en cité, de nouvelles colonies spaciales, une nouvelle philosophie qui réorganise la manière de communiquer entre les humains, ...
    L'auteur ouvre beaucoup de questions sur la place de l'Homme dans le monde : son avenir, ses atouts, ses défauts, ses capacités d'adaptation. Il fait parfois pâle figure à côté des fourmis, des chiens et des robots, mais il est de temps en temps le seul à pouvoir résoudre facilement des problèmes dont personne n'a la solution.
    La lecture m'a donné des sentiments contradictoires : il y a plusieurs choses qui m'ont déplu sur le coup, mais qui ont reçu une explication plus tard. le fait que des chiens parlent et écrivent sur l'Homme m'a paru très artificiel dans un premier temps, ce n'est seulement qu'à la moitié du livre que les explications complètes sont données et que l'histoire parait crédible. de la même manière, j'ai trouvé l'auteur parfois trop misanthrope, mais il donne plus tard une nouvelle manière de voir les choses beaucoup plus satisfaisantes. Une relecture est sans doute nécessaire pour profiter pleinement de l'ouvrage.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par zazimuth, le 20 mai 2012

    zazimuth
    L'auteur imagine une société moderne dont les avancées technologiques ont permis à l'homme de ne plus vivre en ville mais dans des villas à la campagne avec tout le confort (ou sur d'autres planètes ce qui évite la surpopulation) mais cela a entraîné du coup une « asociabilité » des humains qui ne veulent plus quitter leur domicile. A travers des chapitres présentés comme des « contes » qui se succèdent en évoluant dans le temps de siècles en siècles, nous retrouvons les membres d'une même famille, les Webster, et leur robot Jenkins qui fait le lien. Un des rêves de ce futur est que les animaux puissent se développer suffisamment pour ériger un autre monde duquel la violence serait bannie...
    J'ai beaucoup aimé ce récit et ce qu'il imagine même si la non-violence et l'évolution pacifique semble ne pouvoir être qu'une utopie. J'ai adoré le personnage de Jenkins mais aussi d'autres personnages secondaires plus ou moins rebelles (et nettement moins mous que les humains en général dans ce texte).

    Lien : http://toutzazimuth.over-blog.com/article-demain-les-chiens-de-cliff..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Seraphita, le 30 décembre 2011

    Seraphita
    Le soir au coin du feu, les Chiens, êtres intelligents et doués de parole, aiment à se raconter des histoires. Ils narrent alors de grandes légendes qui ont trait aux Hommes, cette race énigmatique dont ils finissent par se demander si elle a bien existé. Après tout, l'Homme ne serait-il pas un mythe créé pour expliquer l'origine de la race canine ?
    Ce recueil de 8 nouvelles, appelées des contes par l'auteur, explore avec brio les pans de la mythologie canine. Elles ont été rédigées entre 1944 et 1951. On dit bien souvent en parlant des chiens qu'il ne leur manque que la parole. Clifford D. Simak a comblé cette lacune en imaginant un monde où les chiens forment un peuple à part entière, animé par la parole. Un peuple qui, comme tous les peuples à un moment ou à un autre de son évolution, se questionne sur ses origines et son devenir. C'est ainsi qu'apparaît un élément central de la mythologie canine : l'Homme. Quelle place occupe-t-il dans le monde des Chiens ? 8 contes vont s'efforcer de répondre à cette question.
    Ceux-ci sont denses : ils décrivent à chaque fois une nouvelle évolution du monde : de conte en conte, on saute des fossés générationnels et le lecteur se doit de saisir rapidement les changements, les avancées technologiques et historiques.
    Les notes introductives aux contes, écrites par des Chiens pour des lecteurs Chiens, sont à la fois éclairantes, elles permettent de positionner le conte dans une perspective mythologique, mais en même temps viennent trop vite : j'ai souvent relu ces notes une fois le conte terminé ; j'ai redécouvert ainsi d'un nouvel œil chaque conte.
    Que dire du style de Simak ? Cet auteur est connu pour son style pastoral et « naturaliste » : il aime à décrire de vastes paysages, qui pourraient exister, ou qui restent du domaine de l'imaginaire, comme ceux de Jupiter, tels que ceux dépeints dans le quatrième conte « Les déserteurs ». Il aime à camper des personnages âgés, polis par les ans, ou encore des fermiers. Les descriptions sont pleines de poésie et d'inventivité.
    Un recueil de nouvelles vraiment original qui nous permet de découvrir la mythologie canine telle qu'imaginée par Simak. Une épopée visionnaire, une réflexion sur le devenir de l'humanité.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Gusseuh, le 08 mars 2010

    Gusseuh
    Moins connu que Bradbury et ses fameuses Chroniques martiennes, Demain les chiens est pourtant sensiblement aussi réussi, et reste parfois surprenant par sa qualité de prospective. Car la disparition de l'homme pourrait venir non pas de sa violence ou de sa gestion catastrophique des ressources terrestres, mais plutôt de sa tendance à un égocentrisme galopant, assommant peu à peu le renouvellement générationnel. Un chef d'oeuvre du genre, à la fois poétique, humain, pessimiste et tout simplement beau.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (13 votes positifs)

> voir toutes (24)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par steppe, le 03 novembre 2010

    « Cette série fut écrite en réaction contre le crime massif et la guerre, mais aussi comme une sorte d’accomplissement de mes aspirations personnelles. J’y créais un monde que j’aurais voulu vrai. J’ai fait les chiens et les robots à l’image des gens avec lesquels j’aurais aimé vivre. Et le point capital est celui-ci : ce sont des chiens et des robots parce que jamais les humains ne pourront être cette sorte de gens ». Clifford D. SIMAK
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (9 votes positifs)
  • Par Ecureuil, le 10 décembre 2008

    Voici les récits que racontent les Chiens quand le feu brûle clair dans l'âtre et que le vent souffle du nord. La famille alors fait cercle autour du feu, les jeunes chiots écoutent sans mot dire et, quand l'histoire est finie, posent maintes questions :
    « Qu'est-ce que c'est que l'Homme ? » demandent-ils.
    Ou bien : « Qu'est-ce que c'est une cité ? »
    Ou encore : « Qu'est-ce que c'est que la guerre ? »
    On ne peut donner à ces questions de réponse catégorique. Les hypothèses ne manquent pas, les théories, ni les suppositions les mieux fondées, mais rien de tout cela ne constitue véritablement une réponse.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (6 votes positifs)
  • Par bibliame, le 06 mai 2011

    La philosophie de Juwain fournit la possibilité de comprendre le point de vue d’autrui. Elle ne vous fera pas nécessairement admettre ce point de vus, mais vous en reconnaîtrez l’existence. Et non seulement vous saurez ce que votre interlocuteur cherche à vous dire, mais aussi ce qu’est le fond de sa pensée, sur tel ou tel point. Avec la philosophie de Juwain, vous serez obligé d’accepter la justesse des idées d’autrui, pas seulement des mots qu’il prononce, mais de la pensée qui est derrière ces mots.
    - C’est de la sémantique, dit Webster.
    - Si vous tenez à ce terme, dit justesse En fait, cela veut dire que vous ne comprenez pas seulement la signification intrinsèque mais aussi la signification impliquée de ce que dit votre interlocuteur. C’est presque de la télépathie, pas tout à fait. A certains égards, c’est beaucoup mieux.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par Seraphita, le 31 mars 2010

    Car on avait du mal à imaginer un organisme vivant qui fonctionnât à l’ammoniaque et à l’hydrogène et non pas à l’oxygène et à l’eau ; on avait du mal à croire qu’un tel organisme pût connaître la même pulsation vitale que l’être humain. On avait du mal à concevoir qu’il existât une vie quelconque dans le maelstrom bouillonnant qu’était l’atmosphère de Jupiter, puisqu’on ne savait pas, évidemment, que aux yeux des Joviens, elle n’avait rien d’un maelstrom bouillonnant.
    Le vent le frôlait comme une caresse et il dut faire effort pour se rappeler que, à l’échelle terrestre, il s’agissait d’un ouragan qui soufflait à plus de trois cents kilomètres à l’heure des masses de gaz empoisonnés.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (5 votes positifs)
  • Par steppe, le 05 novembre 2010

    La plupart des autorités en matière d'économie et de sociologie tiennent une organisation comme la cité pour une conception absolument impossible, non seulement du point de vue économique, mais aussi du point de vue sociologique et psychologique. Une créature dotée d'une structure nerveuse suffisamment complexe pour créer une culture serait incapable, selon eux, de survivre à l'intérieur de limites aussi étroites. Selon ces autorités, l'expérience de la cité, si elle était tentée, mènerait à un état de névrose collective qui aurait tôt fait de détruire la culture même qui l'aurait édifiée.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (5 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir Demain les chiens par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (273)

> voir plus

Quiz