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ISBN : 2290070610
Éditeur : J'ai Lu (2013)


Note moyenne : 4.11/5 (sur 339 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
La civilisation des chiens bruisse de mythes. Fondateur, celui de l'homme est le plus répandu : on le raconte aux chiots pour les distraire, mais certains le considèrent intrinsèquement lié à l'apparition de la race canine. Qui sait? L'éventuelle présence de l'homme sur... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par steppe, le 11 octobre 2010

    steppe
    J'ai eu envie de relire ce livre plus de 20 ans après une première lecture dont je n'avais plus aucun souvenir si ce n'est celui d'avoir à l'époque beaucoup aimé....
    Et la magie est toujours là. Dans un style sobre et abordable Simak reprend nombre de thèmes chers à la SF ( robots, conquête spatiale, amitiés extra-terrestres.....) mais il prend une route bien plus novatrice et étonnante pour au final nous livrer une œuvre humaniste, touchante... Des contes racontés le soir au coin du feu par des Chiens alors que l'homme est devenu un mythe dont discutent les savants et penseurs canins pour déterminer s'ils ont ou non existé.... Un homme qui a disparu de la surface de la Terre.
    Simak nous relate donc, les différentes étapes de cette extinction de notre race en mêlant réflexions philosophiques, questionnements sur les bases de nos sociétés et remise en cause de nos fondamentaux, le tout avec un vrai talent de conteur et une grande habileté à entretenir le suspens....
    « Cette série fut écrite en réaction contre le crime massif et la guerre, mais aussi comme une sorte d'accomplissement de mes aspirations personnelles. J'y créais un monde que j'aurais voulu vrai. J'ai fait les chiens et les robots à l'image des gens avec lesquels j'aurais aimé vivre. Et le point capital est celui-ci : ce sont des chiens et des robots parce que jamais les humains ne pourront être cette sorte de gens ». Clifford D. SIMAK
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    • Livres 4.00/5
    Par Pavlik, le 27 juillet 2014

    Pavlik
    Demain les chiens, un livre rouge ?
    Ce recueil de nouvelles est composé de huit "contes" qui constituent, pour les Chiens, la légende narrant la chute de l'Homme et l'avènement de la race canine, et plus généralement, des animaux, sur Terre. Chacun est précédé de commentaires résumant les théories des Chiens experts de la question. La plupart s'accordent pour dire que l'Homme est un être mythique, qui n'a jamais existé. D'autres, minoritaires, pensent qu'il a représenté la race dominante de la Terre pendant des siècles, voir qu'ils pourraient être à l'origine de la civilisation canine.
    Paradoxalement les Chiens sont peu présents tout au long de l'ouvrage et il faut attendre les trois derniers contes pour qu'ils occupent le devant de la scène. Les huit nouvelles sont reliées entre elles par la présence des membres d'une même famille, les Websters, qui occupent une place importante dans la légende et finissent par devenir mythique. L'ensemble se lit donc quasiment comme un roman. Demain les chiens possède le charme suranné des productions sf de l'âge d'or (les années 1950) mais sans être excessivement ancré dans son époque. Ainsi, il a acquis une forme d'intemporalité qui en fait, à mon sens, un classique du genre. Ceci tient, en grande partie, au fait qu'il ne développe pas d'aspects technologiques trop marqués ; le monde décrit par Simak surprend par son aspect bucolique et rural et on sent qu'il aimait la nature et les grands espaces. le ton est mélancolique, parfois désabusé. Pour autant les développements technologiques ou expérimentaux sont évoqués (voyages interstellaires, mondes parallèles, robots) mais uniquement pour servir son propos.
    L'auteur n'était sans doute pas un grand optimiste quant à l'avenir de l'humanité et les valeurs mises en avant tout au long de l'ouvrage sont surprenantes au regard du contexte de sa rédaction et de la nationalité de Simak (américaine). En effet, on peut dire que chaque peuple qu'il nous présente les caractérise et il ne fait pas de mystères quant au message, voir à l'avertissement, qu'il souhaite nous transmettre. Les Chiens incarnent la fraternité et les valeurs humanistes qui, pour l'auteur, font tant défaut aux Hommes. Les robots (très anthropomorphisés, représentés essentiellement par le personnage de Jenkins) servent de "mains" aux Chiens qui en sont dépourvus et représentent le travail, noble et salutaire, au service de la communauté. Néanmoins, ils n'ont pas d'imagination. Les Mutants, enfin, sont des hommes qui ont évolué, développant une espérance de vie accrue et des capacités psychiques et intellectuelles supérieures à l'homme. Mais cette évolution a un prix puisqu'ils perdent leur instinct grégaire, ne recherchant que leur bonheur personnel : pour Simak ils sont le mur vers lequel nous fonçons de façon inconsciente. Quant à l'Homme, il est imparfait et inconstant dans ces aspects positifs et l'auteur lui reconnait comme vertu principale sa capacité à éliminer les problèmes qui lui barrent la route, malheureusement souvent de façon violente. Bref, Simak voit dans l'individualisme une menace vitale pour la survie de notre espèce et valorise la communauté et le travail comme outil de construction de sa Fraternité des Animaux. D'où ma question, Simak un communiste qui s'ignore ?
    En résumé, Demain les chiens est un recueil très agréable à lire, dont la force du message reste d'actualité et l'ambiance très particulière qui s'en dégage lui confère une forte identité. Je ne mets pas cinq étoiles car je trouve que les deux premières nouvelles sont un cran en dessous des autres.
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    • Livres 4.00/5
    Par Luniver, le 01 mai 2012

    Luniver
    Demain les chiens est un reccueil commenté de plusieurs contes : ceux qui annoncent la disparition de l'espèce humaine, remplacée par l'espèce canine. Les experts canins s'interrogent : l'homme est-il un mythe ou a-t-il réellement existé ? Les contes montrent la lente chute de l'espèce humaine : l'amélioration des moyens de transport cause l'effondrement de la vie en cité, de nouvelles colonies spaciales, une nouvelle philosophie qui réorganise la manière de communiquer entre les humains, ...
    L'auteur ouvre beaucoup de questions sur la place de l'Homme dans le monde : son avenir, ses atouts, ses défauts, ses capacités d'adaptation. Il fait parfois pâle figure à côté des fourmis, des chiens et des robots, mais il est de temps en temps le seul à pouvoir résoudre facilement des problèmes dont personne n'a la solution.
    La lecture m'a donné des sentiments contradictoires : il y a plusieurs choses qui m'ont déplu sur le coup, mais qui ont reçu une explication plus tard. le fait que des chiens parlent et écrivent sur l'Homme m'a paru très artificiel dans un premier temps, ce n'est seulement qu'à la moitié du livre que les explications complètes sont données et que l'histoire parait crédible. de la même manière, j'ai trouvé l'auteur parfois trop misanthrope, mais il donne plus tard une nouvelle manière de voir les choses beaucoup plus satisfaisantes. Une relecture est sans doute nécessaire pour profiter pleinement de l'ouvrage.
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    • Livres 4.00/5
    Par gill, le 15 juillet 2012

    gill
    La légende, qui constitue le fil conducteur et qui comprend dans le recueil huit contes, se transmet depuis des siècles innombrables et se raconte parmi les chiens quand le feu brûle dans l'âtre et que la famille fait cercle autour du feu. La civilisation des hommes n'est plus qu'un lointain souvenir que les chiens entretiennent.
    Ce livre, écrit par un des plus célèbres écrivains américains, est plus qu'un divertissement, l'auteur y insère pourtant un avertissement au lecteur : "mais ne prenez pas ces récits trop à cœur car le désarroi sinon la folie, guette ici le chercheur trop anxieux de savoir".
    Il s'agit là de textes courts inventifs et brillants, écrits dans un style efficace et reliés entre eux de façon astucieuse.
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    • Livres 5.00/5
    Par Gusseuh, le 08 mars 2010

    Gusseuh
    Moins connu que Bradbury et ses fameuses Chroniques martiennes, Demain les chiens est pourtant sensiblement aussi réussi, et reste parfois surprenant par sa qualité de prospective. Car la disparition de l'homme pourrait venir non pas de sa violence ou de sa gestion catastrophique des ressources terrestres, mais plutôt de sa tendance à un égocentrisme galopant, assommant peu à peu le renouvellement générationnel. Un chef d'oeuvre du genre, à la fois poétique, humain, pessimiste et tout simplement beau.
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Citations et extraits

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  • Par patrick75, le 07 juillet 2013

    Au fond, commença Joe, vous êtes des gens très seuls, vous autres humains. Vous n'avez jamais connu votre semblable. Vous ne pouvez pas le connaître parce qu'il vous manque le terrain d'entente commun qui vous permettrait de le comprendre. Vous avez des amis, biens sûr, mais vos amitiés se fondent seulement sur des émotions, jamais sur une compréhension véritable.
    Vous vous entendez les uns avec les autres, évidemment, mais par tolérance plutôt que par sympathie réelle. Vous arrivez à régler vos problèmes, mais des solutions que vous y apportez il ressort que toujours les plus forts ont raison de l'opposition des plus faibles.
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  • Par steppe, le 03 novembre 2010

    « Cette série fut écrite en réaction contre le crime massif et la guerre, mais aussi comme une sorte d’accomplissement de mes aspirations personnelles. J’y créais un monde que j’aurais voulu vrai. J’ai fait les chiens et les robots à l’image des gens avec lesquels j’aurais aimé vivre. Et le point capital est celui-ci : ce sont des chiens et des robots parce que jamais les humains ne pourront être cette sorte de gens ». Clifford D. SIMAK
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  • Par Ecureuil, le 10 décembre 2008

    Voici les récits que racontent les Chiens quand le feu brûle clair dans l'âtre et que le vent souffle du nord. La famille alors fait cercle autour du feu, les jeunes chiots écoutent sans mot dire et, quand l'histoire est finie, posent maintes questions :
    « Qu'est-ce que c'est que l'Homme ? » demandent-ils.
    Ou bien : « Qu'est-ce que c'est une cité ? »
    Ou encore : « Qu'est-ce que c'est que la guerre ? »
    On ne peut donner à ces questions de réponse catégorique. Les hypothèses ne manquent pas, les théories, ni les suppositions les mieux fondées, mais rien de tout cela ne constitue véritablement une réponse.
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  • Par Pavlik, le 19 juillet 2014

    Et les cinq milles hommes qui étaient restés ou qu'on avait laissés là se trouvèrent soudain les maîtres d'un monde conçu pour des millions d'individus ; ils eurent brusquement à leur disposition la richesse et les services qui, quelques mois auparavant, avaient été le partage de millions de personnes. Il n'y avait plus de gouvernement mais on n'en avait plus besoin car tous les crimes et tous les excès (...) se trouvaient en fait supprimés par la fortune échue aux cinq milles qui restaient. Personne n'ira voler quand il peut prendre tout ce dont il a besoin à sa guise. Personne ne cherchera querelle à son voisin pour des questions de terrains, quand le monde entier n'est plus qu'un immense lotissement.
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  • Par Seraphita, le 31 mars 2010

    Car on avait du mal à imaginer un organisme vivant qui fonctionnât à l’ammoniaque et à l’hydrogène et non pas à l’oxygène et à l’eau ; on avait du mal à croire qu’un tel organisme pût connaître la même pulsation vitale que l’être humain. On avait du mal à concevoir qu’il existât une vie quelconque dans le maelstrom bouillonnant qu’était l’atmosphère de Jupiter, puisqu’on ne savait pas, évidemment, que aux yeux des Joviens, elle n’avait rien d’un maelstrom bouillonnant.
    Le vent le frôlait comme une caresse et il dut faire effort pour se rappeler que, à l’échelle terrestre, il s’agissait d’un ouragan qui soufflait à plus de trois cents kilomètres à l’heure des masses de gaz empoisonnés.
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