Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

ISBN : 2290070629
Éditeur : J'ai Lu (2015)


Note moyenne : 4.06/5 (sur 447 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
La civilisation des chiens bruisse de mythes. Fondateur, celui de l'homme est le plus répandu : on le raconte aux chiots pour les distraire, mais certains le considèrent intrinsèquement lié à l'apparition de la race canine. Qui sait? L'éventuelle présence de l'homme sur... > Voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (37)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par steppe, le 11 octobre 2010

    steppe
    J'ai eu envie de relire ce livre plus de 20 ans après une première lecture dont je n'avais plus aucun souvenir si ce n'est celui d'avoir à l'époque beaucoup aimé....
    Et la magie est toujours là. Dans un style sobre et abordable Simak reprend nombre de thèmes chers à la SF ( robots, conquête spatiale, amitiés extra-terrestres.....) mais il prend une route bien plus novatrice et étonnante pour au final nous livrer une oeuvre humaniste, touchante... Des contes racontés le soir au coin du feu par des Chiens alors que l'homme est devenu un mythe dont discutent les savants et penseurs canins pour déterminer s'ils ont ou non existé.... Un homme qui a disparu de la surface de la Terre.
    Simak nous relate donc, les différentes étapes de cette extinction de notre race en mêlant réflexions philosophiques, questionnements sur les bases de nos sociétés et remise en cause de nos fondamentaux, le tout avec un vrai talent de conteur et une grande habileté à entretenir le suspens....
    « Cette série fut écrite en réaction contre le crime massif et la guerre, mais aussi comme une sorte d'accomplissement de mes aspirations personnelles. J'y créais un monde que j'aurais voulu vrai. J'ai fait les chiens et les robots à l'image des gens avec lesquels j'aurais aimé vivre. Et le point capital est celui-ci : ce sont des chiens et des robots parce que jamais les humains ne pourront être cette sorte de gens ». Clifford D. SIMAK
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 36         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par Pavlik, le 27 juillet 2014

    Pavlik
    Demain les Chiens, un livre rouge ?
    Ce recueil de nouvelles est composé de huit "contes" qui constituent, pour les Chiens, la légende narrant la chute de l'Homme et l'avènement de la race canine, et plus généralement, des animaux, sur Terre. Chacun est précédé de commentaires résumant les théories des Chiens experts de la question. La plupart s'accordent pour dire que l'Homme est un être mythique, qui n'a jamais existé. D'autres, minoritaires, pensent qu'il a représenté la race dominante de la Terre pendant des siècles, voir qu'ils pourraient être à l'origine de la civilisation canine.
    Paradoxalement les Chiens sont peu présents tout au long de l'ouvrage et il faut attendre les trois derniers contes pour qu'ils occupent le devant de la scène. Les huit nouvelles sont reliées entre elles par la présence des membres d'une même famille, les Websters, qui occupent une place importante dans la légende et finissent par devenir mythique. L'ensemble se lit donc quasiment comme un roman. Demain les Chiens possède le charme suranné des productions sf de l'âge d'or (les années 1950) mais sans être excessivement ancré dans son époque. Ainsi, il a acquis une forme d'intemporalité qui en fait, à mon sens, un classique du genre. Ceci tient, en grande partie, au fait qu'il ne développe pas d'aspects technologiques trop marqués ; le monde décrit par Simak surprend par son aspect bucolique et rural et on sent qu'il aimait la nature et les grands espaces. le ton est mélancolique, parfois désabusé. Pour autant les développements technologiques ou expérimentaux sont évoqués (voyages interstellaires, mondes parallèles, robots) mais uniquement pour servir son propos.
    L'auteur n'était sans doute pas un grand optimiste quant à l'avenir de l'humanité et les valeurs mises en avant tout au long de l'ouvrage sont surprenantes au regard du contexte de sa rédaction et de la nationalité de Simak (américaine). En effet, on peut dire que chaque peuple qu'il nous présente les caractérise et il ne fait pas de mystères quant au message, voir à l'avertissement, qu'il souhaite nous transmettre. Les Chiens incarnent la fraternité et les valeurs humanistes qui, pour l'auteur, font tant défaut aux Hommes. Les robots (très anthropomorphisés, représentés essentiellement par le personnage de Jenkins) servent de "mains" aux Chiens qui en sont dépourvus et représentent le travail, noble et salutaire, au service de la communauté. Néanmoins, ils n'ont pas d'imagination. Les Mutants, enfin, sont des hommes qui ont évolué, développant une espérance de vie accrue et des capacités psychiques et intellectuelles supérieures à l'homme. Mais cette évolution a un prix puisqu'ils perdent leur instinct grégaire, ne recherchant que leur bonheur personnel : pour Simak ils sont le mur vers lequel nous fonçons de façon inconsciente. Quant à l'Homme, il est imparfait et inconstant dans ses aspects positifs et l'auteur lui reconnait comme vertu principale sa capacité à éliminer les problèmes qui lui barrent la route, malheureusement souvent de façon violente. Bref, Simak voit dans l'individualisme une menace vitale pour la survie de notre espèce et valorise la communauté et le travail comme outil de construction de sa Fraternité des Animaux. D'où ma question, Simak un communiste qui s'ignore ?
    En résumé, Demain les Chiens est un recueil très agréable à lire, dont la force du message reste d'actualité et l'ambiance très particulière qui s'en dégage lui confère une forte identité. Je ne mets pas cinq étoiles car je trouve que les deux premières nouvelles sont un cran en dessous des autres.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          6 28         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par Luniver, le 01 mai 2012

    Luniver
    Demain les chiens est un recueil commenté de plusieurs contes : ceux qui annoncent la disparition de l'espèce humaine, remplacée par l'espèce canine. Les experts canins s'interrogent : l'homme est-il un mythe ou a-t-il réellement existé ? Les contes montrent la lente chute de l'espèce humaine : l'amélioration des moyens de transport cause l'effondrement de la vie en cité, de nouvelles colonies spatiales, une nouvelle philosophie qui réorganise la manière de communiquer entre les humains, ...
    L'auteur ouvre beaucoup de questions sur la place de l'Homme dans le monde : son avenir, ses atouts, ses défauts, ses capacités d'adaptation. Il fait parfois pâle figure à côté des fourmis, des chiens et des robots, mais il est de temps en temps le seul à pouvoir résoudre facilement des problèmes dont personne n'a la solution.
    La lecture m'a donné des sentiments contradictoires : il y a plusieurs choses qui m'ont déplu sur le coup, mais qui ont reçu une explication plus tard. le fait que des chiens parlent et écrivent sur l'Homme m'a paru très artificiel dans un premier temps, ce n'est seulement qu'à la moitié du livre que les explications complètes sont données et que l'histoire parait crédible. de la même manière, j'ai trouvé l'auteur parfois trop misanthrope, mais il donne plus tard une nouvelle manière de voir les choses beaucoup plus satisfaisantes. Une relecture est sans doute nécessaire pour profiter pleinement de l'ouvrage.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 28         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par Masa, le 21 juillet 2015

    Masa
    « Demain les chiens » est le livre le plus connu de Clifford Donald Simak, mais aussi l'un de ses premiers écrits. Ce livre fut parut lorsqu'il avait 48 ans. Auparavant, il avait écrit quelques nouvelles, mais on peut dire que Clifford Donald Simak eut une carrière tardive.
    J'ai trouvé une vieille édition (1971) de chez « J'ai lu ». Quelque-part, le collectionneur qui sommeil en moi regrette de ne pas avoir trouvé la toute première édition (club français du livre) dont la couverture est magnifique. On y voit le fascié canin sur fond bleu.
    Ce livre est assez déroutant puisque qu'il narre les événements avant l'avènement des chiens, celle de la disparition des êtres humains. L'histoire raconte que ce sont les adultes chiens qui évoquent ces récits d'autre fois autour d'un feu pour les jeunes chiots. À l'instar du cycle Fondation (Isaac Asimov), nous suivons l'évoultion d'un monde sur une longue période.
    Oh que j'ai eu du mal à m'immerger. Pourtant j'admire la plume humaniste de Clifford Donald Simak. J'ai trouvé le premier conte relativement ennuyeux et long. Mais l'auteur recherche la réflexion philosophique car, avant c'était mieux. Oui, c'est cela que je ressens à chaque fois que je lis l'un de ses récits : la mélancolie.
    Allez, on rentre dans le vif du sujet. Plus j'avance et plus je me rends compte que ce livre est une utopie. Pour bien comprendre, il faut remonter dans temps et on s'aperçoit tout de suite de beaucoup de choses. La seconde guerre mondiale s'est terminé et une nouvelle ère s'installe, celle de la guerre froide entre les américains et les soviétiques. L'idée est donc, de faire disparaître les humains et surtout tout ce qu'appartient à l'humain. On le verra surtout dans les derniers contes. Ça m'a choqué cette utopie trop optimiste et un peu gonflé.
    Une preuve une fois de plus que moi et les récits cultes, ne font pas bon ménage.
    Cette lecture fut difficile. Il aura fallut attendre le troisième conte (Census en VO, le Recensement dans ma version). Oh que j'ai frisé le coup de coeur avec ce texte. L'auteur abandonne les discussions philosophiques pour décrire l'évolution notamment du chien. J'ai repensé à « Dr Bloodmoney » de Philip Kindred Dick, mais la comparaison s'arrête là.
    Et puis, le soufflé est retombé. J'ai été déçu par la ruée vers Jupiter.
    « Demain les chiens » est pour moi une déception. Pourtant j'aime cette plume. Clifford Donald Simak est une légende de la Science-ficttion. Les deux autres livres que j'ai lu de lui sont biens meilleurs, surtout le recueil. J'ai eu de la chance de ne pas commencer avec « Demain les chiens », car je ne pense pas que j'aurai poursuivi mon chemin avec lui. J'ai trouvé cet ouvrage trop philosophique où les réflexions sont constantes. Cela dit, ça reste un beau texte avec les valeurs qu'il véhicule.
    Pour tous ceux et celles qui ont envie de poursuivre ce livre, l'auteur à écrit la fin intitulé « Épilogues » que l'on trouve dans le recueil de nouvelles « Des souris et des robots », ainsi que dans la dernière édition de « Demain les chiens » (nouveaux millénaires). Et ce livre là (« Des souris et des robots », vaut la peine qu'on s'y attarde.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          2 12         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par gill, le 15 juillet 2012

    gill
    La légende, qui constitue le fil conducteur et qui comprend dans le recueil huit contes, se transmet depuis des siècles innombrables et se raconte parmi les chiens quand le feu brûle dans l'âtre et que la famille fait cercle autour du feu. La civilisation des hommes n'est plus qu'un lointain souvenir que les chiens entretiennent.
    Ce livre, écrit par un des plus célèbres écrivains américains, est plus qu'un divertissement, l'auteur y insère pourtant un avertissement au lecteur : "mais ne prenez pas ces récits trop à coeur car le désarroi sinon la folie, guette ici le chercheur trop anxieux de savoir".
    Il s'agit là de textes courts inventifs et brillants, écrits dans un style efficace et reliés entre eux de façon astucieuse.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          1 27         Page de la critique

> voir toutes (48)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par LaDimensionFantastique, le 19 juillet 2015

    En gros, vous les humains vivez en solitaires. Vous ne connaissez pas votre prochain.Et vous ne pouvez pas le connaître, faute de posséder la faculté de compréhension qui le permettrait. Vous nouez des amitiés, bien sûr, mais basées sur de pures émotions et non sur un savoir avéré. Vous parvenez à vous entendre, oui, mais par la tolérance et non par l'entendement. Vous résolvez vos problèmes sur la foi d'accords, mais ils reviennent simplement à imposer les vues des esprits les plus forts aux esprits les plus faibles.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          1 10         Page de la citation

  • Par LaDimensionFantastique, le 19 juillet 2015

    ...venait le chiot noir.
    Ce dernier, à sa vue, freina des quatre fers et le toisa en remuant la queue, une lueur de plaisir dans le regard.
    L'homme sourit. "Salut, toi.
    - Salut", répondit le chien.
    Grant, allongé par terre, se redressa sur son séant, bouché bée. L'animal lui rit au nez en tirant une langue qui évoquait un chiffon rouge.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 4         Page de la citation

  • Par LaDimensionFantastique, le 19 juillet 2015

    - Et les chiens, qu'est ce qu'ils en pensent?
    - Eux? Croyez-le ou non, ils s'amusent comme des petits fous.

    Commenter     J’apprécie          0 2         Page de la citation

  • Par patrick75, le 07 juillet 2013

    Au fond, commença Joe, vous êtes des gens très seuls, vous autres humains. Vous n'avez jamais connu votre semblable. Vous ne pouvez pas le connaître parce qu'il vous manque le terrain d'entente commun qui vous permettrait de le comprendre. Vous avez des amis, biens sûr, mais vos amitiés se fondent seulement sur des émotions, jamais sur une compréhension véritable.
    Vous vous entendez les uns avec les autres, évidemment, mais par tolérance plutôt que par sympathie réelle. Vous arrivez à régler vos problèmes, mais des solutions que vous y apportez il ressort que toujours les plus forts ont raison de l'opposition des plus faibles.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 18         Page de la citation

  • Par steppe, le 03 novembre 2010

    « Cette série fut écrite en réaction contre le crime massif et la guerre, mais aussi comme une sorte d’accomplissement de mes aspirations personnelles. J’y créais un monde que j’aurais voulu vrai. J’ai fait les chiens et les robots à l’image des gens avec lesquels j’aurais aimé vivre. Et le point capital est celui-ci : ce sont des chiens et des robots parce que jamais les humains ne pourront être cette sorte de gens ». Clifford D. SIMAK
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 18         Page de la citation







Sur Amazon
à partir de :
4,74 € (neuf)
1,99 € (occasion)

   

Faire découvrir Demain les chiens par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (1240)

> voir plus

Quiz