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ISBN : 2290308595
Éditeur : J'ai Lu (2002)

Note moyenne : 4.06/5 (sur 540 notes)
Résumé :
La civilisation des chiens bruisse de mythes. Fondateur, celui de l'homme est le plus répandu : on le raconte aux chiots pour les distraire, mais certains le considèrent intrinsèquement lié à l'apparition de la race canine. Qui sait? L'éventuelle présence de l'homme sur terre dans un lointain passé donne lieu à des spéculations et sert de base à huit contes formant suite sur l'évolution des canidés depuis que les hommes ont abandonné leurs cités... et que l'un d'ent... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (45) Voir plus Ajouter une critique
Pavlik
Pavlik27 juillet 2014
  • Livres 4.00/5
Demain les Chiens, un livre rouge ?
Ce recueil de nouvelles est composé de huit "contes" qui constituent, pour les Chiens, la légende narrant la chute de l'Homme et l'avènement de la race canine, et plus généralement, des animaux, sur Terre. Chacun est précédé de commentaires résumant les théories des Chiens experts de la question. La plupart s'accordent pour dire que l'Homme est un être mythique, qui n'a jamais existé. D'autres, minoritaires, pensent qu'il a représenté la race dominante de la Terre pendant des siècles, voir qu'ils pourraient être à l'origine de la civilisation canine.
Paradoxalement les Chiens sont peu présents tout au long de l'ouvrage et il faut attendre les trois derniers contes pour qu'ils occupent le devant de la scène. Les huit nouvelles sont reliées entre elles par la présence des membres d'une même famille, les Websters, qui occupent une place importante dans la légende et finissent par devenir mythique. L'ensemble se lit donc quasiment comme un roman. Demain les Chiens possède le charme suranné des productions sf de l'âge d'or (les années 1950) mais sans être excessivement ancré dans son époque. Ainsi, il a acquis une forme d'intemporalité qui en fait, à mon sens, un classique du genre. Ceci tient, en grande partie, au fait qu'il ne développe pas d'aspects technologiques trop marqués ; le monde décrit par Simak surprend par son aspect bucolique et rural et on sent qu'il aimait la nature et les grands espaces. le ton est mélancolique, parfois désabusé. Pour autant les développements technologiques ou expérimentaux sont évoqués (voyages interstellaires, mondes parallèles, robots) mais uniquement pour servir son propos.
L'auteur n'était sans doute pas un grand optimiste quant à l'avenir de l'humanité et les valeurs mises en avant tout au long de l'ouvrage sont surprenantes au regard du contexte de sa rédaction et de la nationalité de Simak (américaine). En effet, on peut dire que chaque peuple qu'il nous présente les caractérise et il ne fait pas de mystères quant au message, voir à l'avertissement, qu'il souhaite nous transmettre. Les Chiens incarnent la fraternité et les valeurs humanistes qui, pour l'auteur, font tant défaut aux Hommes. Les robots (très anthropomorphisés, représentés essentiellement par le personnage de Jenkins) servent de "mains" aux Chiens qui en sont dépourvus et représentent le travail, noble et salutaire, au service de la communauté. Néanmoins, ils n'ont pas d'imagination. Les Mutants, enfin, sont des hommes qui ont évolué, développant une espérance de vie accrue et des capacités psychiques et intellectuelles supérieures à l'homme. Mais cette évolution a un prix puisqu'ils perdent leur instinct grégaire, ne recherchant que leur bonheur personnel : pour Simak ils sont le mur vers lequel nous fonçons de façon inconsciente. Quant à l'Homme, il est imparfait et inconstant dans ses aspects positifs et l'auteur lui reconnait comme vertu principale sa capacité à éliminer les problèmes qui lui barrent la route, malheureusement souvent de façon violente. Bref, Simak voit dans l'individualisme une menace vitale pour la survie de notre espèce et valorise la communauté et le travail comme outil de construction de sa Fraternité des Animaux. D'où ma question, Simak un communiste qui s'ignore ?
En résumé, Demain les Chiens est un recueil très agréable à lire, dont la force du message reste d'actualité et l'ambiance très particulière qui s'en dégage lui confère une forte identité. Je ne mets pas cinq étoiles car je trouve que les deux premières nouvelles sont un cran en dessous des autres.
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steppe
steppe11 octobre 2010
  • Livres 5.00/5
J'ai eu envie de relire ce livre plus de 20 ans après une première lecture dont je n'avais plus aucun souvenir si ce n'est celui d'avoir à l'époque beaucoup aimé....
Et la magie est toujours là. Dans un style sobre et abordable Simak reprend nombre de thèmes chers à la SF ( robots, conquête spatiale, amitiés extra-terrestres.....) mais il prend une route bien plus novatrice et étonnante pour au final nous livrer une oeuvre humaniste, touchante... Des contes racontés le soir au coin du feu par des Chiens alors que l'homme est devenu un mythe dont discutent les savants et penseurs canins pour déterminer s'ils ont ou non existé.... Un homme qui a disparu de la surface de la Terre.
Simak nous relate donc, les différentes étapes de cette extinction de notre race en mêlant réflexions philosophiques, questionnements sur les bases de nos sociétés et remise en cause de nos fondamentaux, le tout avec un vrai talent de conteur et une grande habileté à entretenir le suspens....
« Cette série fut écrite en réaction contre le crime massif et la guerre, mais aussi comme une sorte d'accomplissement de mes aspirations personnelles. J'y créais un monde que j'aurais voulu vrai. J'ai fait les chiens et les robots à l'image des gens avec lesquels j'aurais aimé vivre. Et le point capital est celui-ci : ce sont des chiens et des robots parce que jamais les humains ne pourront être cette sorte de gens ». Clifford D. SIMAK
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Iboo
Iboo28 avril 2016
  • Livres 5.00/5
Ce n'est pas une révélation, je suis plutôt hermétique à la SF. Non, que je n'aime pas, mais surtout parce que, la plupart du temps, je n'y comprends rien. Pour peu qu'on y traite d'ufologie ou de technologies avancées et, là, je suis totalement larguée.
Mais mon amie Sara, adepte du genre, ne comptait pas me laisser sur cet a priori et m'a mis ce livre dans les pattes.
Chacun des huit contes est précédé d'une note en introduction dans laquelle le remplacement de l'homme sur Terre par une civilisation canine - secondée par de gentils robots, dont le fabuleux et bienveillant Jenkins - est un fait établi.
Et même si j'avoue n'avoir pu contenir un petit sourire en coin en lisant que d'éminents philosophes ou chercheurs portaient le nom de Skip, Voyou ou Tige, les deux ou trois premières pages ont suffit à ce que j'intègre parfaitement la situation.
Nous voici donc, nous, humains, réduits à l'état de mythes et légendes sur lesquels les intellectuels canins émettent de nombreux doutes quant à l'existence réelle. Légendes qui, néanmoins, émerveillent les chiots lorsqu'elles leur sont contées à la veillée.
L'ensemble est vraiment bien ficelé. Très riche, tant par la réflexion qu'il suscite que par ses personnages très touchants, qu'ils soient hommes, chiens ou robots. Seules, les fourmis, quelque peu schizophrènes ne m'ont pas été sympathiques.
Il y aurait beaucoup à dire sur ce livre, surtout quand - on ne le sait qu'à la toute fin - Simak dévoile son état d'esprit lorsqu'il a rédigé ce roman.
Mais je n'ai pas l'intention de faire une thèse car je l'ai lu comme Simak espérait qu'on le lise : "Si mes idées d'alors transparaissent trop, j'ai échoué en tant que conteur. Or, j'ai pour seule prétention d'essayer de toutes mes forces d'être un bon conteur."
Passionnant ! Absolument passionnant. Et, "You know what ?", comme disait Droopy, je l'ai beaglement aimé, nom d'un chien !
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Luniver
Luniver01 mai 2012
  • Livres 4.00/5
Demain les chiens est un recueil commenté de plusieurs contes : ceux qui annoncent la disparition de l'espèce humaine, remplacée par l'espèce canine. Les experts canins s'interrogent : l'homme est-il un mythe ou a-t-il réellement existé ? Les contes montrent la lente chute de l'espèce humaine : l'amélioration des moyens de transport cause l'effondrement de la vie en cité, de nouvelles colonies spatiales, une nouvelle philosophie qui réorganise la manière de communiquer entre les humains, ...
L'auteur ouvre beaucoup de questions sur la place de l'Homme dans le monde : son avenir, ses atouts, ses défauts, ses capacités d'adaptation. Il fait parfois pâle figure à côté des fourmis, des chiens et des robots, mais il est de temps en temps le seul à pouvoir résoudre facilement des problèmes dont personne n'a la solution.
La lecture m'a donné des sentiments contradictoires : il y a plusieurs choses qui m'ont déplu sur le coup, mais qui ont reçu une explication plus tard. le fait que des chiens parlent et écrivent sur l'Homme m'a paru très artificiel dans un premier temps, ce n'est seulement qu'à la moitié du livre que les explications complètes sont données et que l'histoire parait crédible. de la même manière, j'ai trouvé l'auteur parfois trop misanthrope, mais il donne plus tard une nouvelle manière de voir les choses beaucoup plus satisfaisantes. Une relecture est sans doute nécessaire pour profiter pleinement de l'ouvrage.
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gill
gill15 juillet 2012
  • Livres 4.00/5
La légende, qui constitue le fil conducteur et qui comprend dans le recueil huit contes, se transmet depuis des siècles innombrables et se raconte parmi les chiens quand le feu brûle dans l'âtre et que la famille fait cercle autour du feu. La civilisation des hommes n'est plus qu'un lointain souvenir que les chiens entretiennent.
Ce livre, écrit par un des plus célèbres écrivains américains, est plus qu'un divertissement, l'auteur y insère pourtant un avertissement au lecteur : "mais ne prenez pas ces récits trop à coeur car le désarroi sinon la folie, guette ici le chercheur trop anxieux de savoir".
Il s'agit là de textes courts inventifs et brillants, écrits dans un style efficace et reliés entre eux de façon astucieuse.
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Citations & extraits (59) Voir plus Ajouter une citation
patrick75patrick7507 juillet 2013
Au fond, commença Joe, vous êtes des gens très seuls, vous autres humains. Vous n'avez jamais connu votre semblable. Vous ne pouvez pas le connaître parce qu'il vous manque le terrain d'entente commun qui vous permettrait de le comprendre. Vous avez des amis, biens sûr, mais vos amitiés se fondent seulement sur des émotions, jamais sur une compréhension véritable.
Vous vous entendez les uns avec les autres, évidemment, mais par tolérance plutôt que par sympathie réelle. Vous arrivez à régler vos problèmes, mais des solutions que vous y apportez il ressort que toujours les plus forts ont raison de l'opposition des plus faibles.
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steppesteppe03 novembre 2010
« Cette série fut écrite en réaction contre le crime massif et la guerre, mais aussi comme une sorte d’accomplissement de mes aspirations personnelles. J’y créais un monde que j’aurais voulu vrai. J’ai fait les chiens et les robots à l’image des gens avec lesquels j’aurais aimé vivre. Et le point capital est celui-ci : ce sont des chiens et des robots parce que jamais les humains ne pourront être cette sorte de gens ». Clifford D. SIMAK
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EcureuilEcureuil10 décembre 2008
Voici les récits que racontent les Chiens quand le feu brûle clair dans l'âtre et que le vent souffle du nord. La famille alors fait cercle autour du feu, les jeunes chiots écoutent sans mot dire et, quand l'histoire est finie, posent maintes questions :
« Qu'est-ce que c'est que l'Homme ? » demandent-ils.
Ou bien : « Qu'est-ce que c'est une cité ? »
Ou encore : « Qu'est-ce que c'est que la guerre ? »
On ne peut donner à ces questions de réponse catégorique. Les hypothèses ne manquent pas, les théories, ni les suppositions les mieux fondées, mais rien de tout cela ne constitue véritablement une réponse.
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Charybde2Charybde221 décembre 2014
« Si vous croyez qu’une Chambre de Commerce, que des discours creux, que des plans à courte vue vous apporteront la solution, c’est de la folie. La réponse à tous les problèmes qui vous occupent existe et elle est simple : la cité, en tant qu’institution humaine, est morte. Elle continuera peut-être à se débattre encore quelques années, mais c’est tout.
– Mr Webster… dit le maire.
Mais Webster ne lui accorda aucune attention.
– Sans ce qui s’est passé aujourd’hui, continua-t-il, je serais resté et j’aurais continué à jouer à la maison de poupées avec vous. J’aurais continué à prétendre que la cité était un organisme vivant. J’aurais continué à me leurrer et à vous leurrer aussi. Mais il existe, messieurs, quelque chose qui s’appelle la dignité humaine.
Le silence glacial qui suivit ne fut rompu que par des bruits de froissement de papier, ou par la toux d’un auditeur embarrassé.
Mais Webster n’en avait pas fini.
– La cité a échoué, dit-il, et c’est aussi bien ainsi. Au lieu de rester assis à pleurer sur son corps brisé, vous devriez vous lever et vous répandre en actions de grâces sur cet échec.
« Car si cette cité n’avait pas perdu toute utilité, comme les autres, si les cités du monde n’avaient pas été abandonnées, elles auraient été détruites. Il y aurait eu une guerre, messieurs, une guerre atomique. Avez-vous oublié les années 1950 et 1960 ? Avez-vous oublié ces nuits où vous vous réveilliez en attendant que tombe la bombe, tout en sachant que vous ne l’entendriez pas venir et que si elle venait vraiment, vous n’auriez pas de nouvelle occasion de l’entendre ?
« Mais les cités ont été abandonnées, l’industrie s’est dispersée, il n’y avait plus d’objectifs, il n’y a donc pas eu de guerre.
« Certains d’entre vous, messieurs, dit-il, beaucoup d’entre vous sont vivants aujourd’hui parce que la cité a été abandonnée par ses habitants.
« Alors, pour l’amour du ciel, laissez la morte. Félicitez-vous qu’elle soit morte. C’est l’événement le plus heureux de toute l’histoire humaine.
Sur quoi John J. Webster tourna les talons et quitta la salle.
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PavlikPavlik19 juillet 2014
Et les cinq milles hommes qui étaient restés ou qu'on avait laissés là se trouvèrent soudain les maîtres d'un monde conçu pour des millions d'individus ; ils eurent brusquement à leur disposition la richesse et les services qui, quelques mois auparavant, avaient été le partage de millions de personnes. Il n'y avait plus de gouvernement mais on n'en avait plus besoin car tous les crimes et tous les excès (...) se trouvaient en fait supprimés par la fortune échue aux cinq milles qui restaient. Personne n'ira voler quand il peut prendre tout ce dont il a besoin à sa guise. Personne ne cherchera querelle à son voisin pour des questions de terrains, quand le monde entier n'est plus qu'un immense lotissement.
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