ISBN : 2253158461
Éditeur : Le Livre de Poche (2011)


Note moyenne : 3/5 (sur 4 notes) Ajouter à mes livres

Pourquoi toute l'image était-elle centrée sur sa fille ? Cela le gênait un peu, ou plutôt c'est après surtout qu'il y pensa, une fois le train en marche. Et encore ne fut-ce, en réalité, qu'une impression fugace, née au... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 3.00/5
    Par Trissotin, le 02 décembre 2011

    Trissotin
    Dans Le train qui le ramène de ses vacances à Venise, un voyageur demande à Justin Calmar de lui rendre un service : prendre une mallette à la consigne de la gare de Lausanne et la déposer à une adresse en ville. Arrivé à destination, Calmar découvre le corps d'une femme. Il s'enfuit. de retour chez lui, à Paris, il ouvre la mallette, y trouve des liasses de billets de banque. Il est devenu riche mais doit le cacher à sa femme, à ses collègues. Il change. Sa vie va peut-être changer. Mais est-ce possible ?
    On trouve dans ce roman un thème cher à Simenon : La vie d'un homme ordinaire bouleversée par le hasard, qui lui révèle les vides et les failles de son existence, ainsi que son manque de liberté.
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Citations et extraits

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  • Par Trissotin, le 22 octobre 2011

    Pour la première fois de sa vie, il dépensait de l’argent qui ne lui appartenait pas. Non. Une fois, il avait volé, réellement volé, en connaissance de cause. Il avait dix ou onze ans. Il faisait chaud, comme aujourd’hui. À cette époque, ses parents et lui ne partaient pas en vacances. C’était, au contraire, la meilleure saison pour le commerce. Il arrivait à son père, après le déjeuner, de s’assoupir dans son fauteuil d’osier de la cuisine, où il sursautait lorsqu’il entendait tinter la sonnette de la boutique.
    Il ne se souvenait plus où était sa mère ce jour-là. Peut-être à étendre le linge sur l’herbe du jardin ? En tout cas, il s’était glissé sans bruit derrière le comptoir et avait plongé la main dans le tiroir où on mettait l’argent. Il n’avait pris que cinquante centimes. Quelques minutes plus tard, il achetait un cornet de glace à l’Italien qui poussait sa charrette jaune dans les rues.
    Il marchait ainsi, léchant la crème vanillée, quand il avait aperçu de loin un camarade de l’école. Et, comme ce n’était pas un dimanche, comme il n’avait pas l’habitude de pouvoir s’offrir un cornet de glace les jours de semaine, il avait laissé tomber son cornet dans le ruisseau, puis s’était hâté de tourner dans la première rue à gauche.
    Il était très rouge. Il sentait le sang battre dans ses tempes. Il s’était regardé dans le miroir d’une épicerie et, comme il était assez mystique, il s’était précipité à l’église pour se confesser.
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  • Par emigiu, le 07 janvier 2012

    Il craignait de lui faire de la peine. C'est cela l'amour, non?
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