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Critiques sur Le chien jaune (8)


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    • Livres 0.00/5
    Par Saint-Luc le 09/06/2011


    "Le chien jaune" est le premier des Maigret de la mer, même si le monde de l'eau, de la rivière, a déjà été mis en scène dans "Le charretier la providence".
    Le style est très Simenon, sobre avec une formidable puissance évocatrice de vent dans les dunes et de brumes montant du port. La pluie vous fouette le soir et le troquet sent la fine et la chaleur des hommes
    Le scénario est également très Simenon: des ratés, trouvant encore plus raté et influençable qu'eux, la lâcheté, la trouille, la petitesse. Un bijou.

    critique de qualité ? (6 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par NOIRdePOLARS le 21/02/2012


    Mostaguen, un notable de Concarneau est grièvement blessé d'un coup de révolver, alors qu'il rentrait paisiblement chez lui, de retour du bar-restaurant-hôtel « L'Amiral » qu'il fréquentait. Seul témoin du meurtre, un chien d'un jaune sale, de la couleur des chiens de personne.

    Appelé sur les lieux, Maigret commence son enquête par ce fameux bar. Les clients en sont aussi des notables, des types semble-t-il à l'aise, des gens du type de ceux qu'on écoute.

    J'ai lu de mauvaises critiques sur ce grand classique de Simenon : l'un trouvait que le livre datait, l'autre regrettait de ne pas retrouver l'ambiance Agatha Christie. Eh oui, ma bonne dame, Simenon n'a (heureusement, de mon point de vue) rien à voir avec l'auteur d'énigmes à la chaine bien connue. Simenon, c'est l'intérieur, l'interne humain, pas le cheveu oublié sur l'oreiller, cheveu qui prouve que, décidemment non, la victime n'était pas chauve !

    J'ai lu aussi parlant de Simenon (elle s'appelle Lune, joli, non ?) « Vous nous ouvrez La Porte de l'Hôtel de l'Amiral, nos narines reçoivent les odeurs de tabac, d'alcool, de bière, de repas tristes et gras. Nous épions, tapis sans être vus, une frange misérable de la population, les regards sournois de quelques notables dont nous devinons la laideur sous leur dehors de bien-pensants de petite ville de province où chacun se sourit, se déteste, magouille lâchement. Nous suivons Maigret, nous approuvons sa placidité et sa non-méthode qui, en fin de compte, en est une, la sienne ». En voilà au moins une qui a tout compris.

    Simenon, ça se mâche, surtout à Concarneau, par la pluie qui remplit ce pot de chambre. Les hommes, leurs défauts, leur lâcheté, leur petitesse, ça se déguste en connaisseur. Ils sont vrais, ni héroïques ni dignes d'admiration, ils existent, tout simplement.

    Autre aspect remarquable du roman, l'opposition entre l'intelligence sensitive de Maigret et la méthode plus « jugulaire-jugulaire » de son adjoint, apprise à l'école de police et répétée sans génie, la méthode à la mode de nos jours, faite d'indices, de preuves matérielles, de matériel tout simplement, qui ne permet pas de comprendre les ressorts d'une affaire mais de remplir les tôles françaises, si accueillantes comme chacun sait…

    Lorsqu'Arletty s'indignait de paraître avoir une gueule d'atmosphère, c'est peut-être (peut-être seulement, hein ?) au « Chien jaune » qu'elle pensait, car ce bouquin, c'est de l'atmosphère mer saline, pluie sale, réflexes petits, trouillards-combinards, c'est de l'atmosphère d'exception, un des très grands écrits du Maître Georges.


    Lien : http://noirdepolars.e-monsite.com/pages/tres-bon-polar/maigret-le-ch..

    critique de qualité ? (5 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par Seraphita le 30/12/2011


    Concarneau, novembre. de l'Hôtel de l'Amiral sort un homme ivre. Il fait quelques pas puis tombe à terre, fauché par une balle. le lendemain, à l'Amiral, un médecin de la ville déjoue une tentative d'empoisonnement, alors que le commissaire Maigret vient d'arriver. Puis un journaliste du coin disparaît mystérieusement. On remarque en ville, traînant autour du café un étrange chien jaune. Concarneau commence à avoir peur…

    Avec « Le Chien jaune », je découvrais le commissaire Maigret et avec lui la plume de Simenon. Ce fut une lecture plaisante et agréable.

    Si la première publication de ce polar date de 1931, je trouve qu'il n'a pas du tout vieilli tant sa force réside dans le fait de camper une atmosphère. Simenon a véritablement écrit un roman d'atmosphère à travers les descriptions sobres et précises qu'il livre au lecteur. le début notamment est saisissant : la tempête fait rage alors que la marée est haute. Ce temps agité inaugure un drame, le premier qui saisit Concarneau. A d'autres moments, le soleil est éclatant, lavant le ciel d'un bleu azur. Puis le vilain temps revient. Flux et reflux météorologiques, à l'image du cycle des marées. La présence du chien jaune apporte une touche un peu fantastique au récit : qui est cet étrange animal ? Quel est son rôle dans les meurtres ? Qui est son maître ?

    L'enquête est classique mais magistrale, un peu comme dans les polars d'Agatha Christie. Maigret est un commissaire qui ne s'en laisse pas compter, surtout par de jeunes inspecteurs, qui aime à répéter qu'il ne faut jamais déduire, qui se forge secrètement sa propre opinion, puis la livre dans un final éblouissant qui fait éclater une vérité insoupçonnée. Tous les éléments disparates du polar s'emboîtent alors permettant au lecteur d'accéder au sens de l'œuvre.

    Une enquête passionnante, une écriture qui n'a pas vieilli, de belles descriptions qui concourent à camper une atmosphère oppressante d'où surgit au final la vérité.

    critique de qualité ? (4 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par Lune le 02/06/2008


    Le chien jaune (1931) - Georges Simenon

    Simenon a écrit ceci : "J'ai essayé d'être le plus simple possible, c'est le conseil qui m'a le plus servi dans ma vie. Je dois une fière chandelle à Colette de me l'avoir donné."

    Merci Colette, Merci Simenon de l'avoir suivi car c'est ce qui m'a charmée, ce qui a retenu ma lecture et l'a rendue passionnante. Dès la première page, en quelques coups de "plume", sans fioritures inutiles, sans épanchements alourdis, par la seule magie de la suggestion, vous nous transportez dans un Concarneau de 1930, noirci de pluie et de boue, vous nous ouvrez La Porte de l'Hôtel de l'Amiral, nos narines reçoivent les odeurs de tabac, d'alcool, de bière, de repas tristes et gras. Nous épions, tapis sans être vus, une frange misérable de la population, les regards sournois de quelques notables dont nous devinons la laideur sous leur dehors de bien-pensants de petite ville de province où chacun se sourit, se déteste, magouille lâchement. Nous suivons Maigret, nous approuvons sa placidité et sa non-méthode qui, en fin de compte, en est une, la sienne. Nous nous réfugions, inquiets, derrière sa silhouette tutélaire, nous ressentons ce qu'il ressent lorsqu'il observe le sordide qui se cache sous les défroques bourgeoises. Nous sommes touchés lorsqu'il s'émeut discrètement face à l'injustice vécue par les plus simples, les âmes pures que l'on salit. Enfin nous approuvons son geste final, quelle humanité chez ce "flic"! J'aime particulièrement ces ambiances à la "Chabrol", bourgeoisie de province, ombres furtives dans les rues, pluie qui tombe à verse, regards qui fuient, atmosphère étrange... Rien que de l'écrire, le frisson me gagne. J'aime, mais de loin, seulement de loin...

    critique de qualité ? (4 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par MissAlfie le 26/03/2012


    Ainsi, j'ai commencé à découvrir Concarneau de nuit, puis sous la pluie, puis dans le brouillard. A croire qu'en Bretagne, il ne fait jamais plus de douze degré et que la tenue officielle est le ciré jaune et les bottes en caoutchouc... Et puis je suis tombée nez à nez avec Maigret. Que je me suis bien vite représentée malgré l'absence de description le concernant dans le bouquin. Un type assez costaud, en manteau foncé, avec une pipe, et une neutralité déconcertante. Et j'ai lu, j'ai lu, j'ai lu. J'ai cligné des paupières aussi par moment. Parce que Maigret, c'est parfois un peu comme Derrick, pas aussi palpitant qu'un Harlan Coben ou qu'un Anne Perry.

    Et enfin, je suis arrivée à la fin. A la partie des romans policiers que je préfère. Celle où l'enquêteur principal explique les ficelles de l'intrigue. Ou comment, à partir d'un simple regard, il a déduit la suite des événements jusqu'à rassembler en une même pièce les protagnistes d'une sordide histoire.
    Mais je l'avoue : désormais, je pourrai dire que j'ai moi aussi lu Le chien jaune. Mais je ne suis pas très sûre de repartir dans du Simenon tout de suite

    critique de qualité ? (2 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par patachinha le 19/06/2010


    Je découvre pour la première fois l' univers de Simenon et de son célèbre commissaire Maigret. Ce fut pour moi une lecture très agréable. Je m' attendais peut- être à un style d' écriture différent, ceci dit, il reflète bien une certaine ambiance assez fidèle à l' image que je me faisais du commissaire Maigret et de ses méthodes d' investigation. Tellement fidèle que j' avais l' impression de connaître ce cher commissaire depuis toujours!Beaucoup de pacience, d' observation, d' ironie, et surtout un flegme remarquable et sa pipe légendaire, font de ce commissaire un personnage vraiment atypique.



    L' intrigue dans Le chien jaune est présente dès le départ et se développe à mesure que de nouveaux évènements viennent perturber la vie paisible de Concarneau, cette petite localité du Finistère bercée par le vent, la pluie et la monotonie...



    Quelques indices disséminés ici et là ont pu me faire penser un temps à un ou plusieurs coupables, mais la fin absolument surprenante, a achevé de me convaincre du talent de l' écrivain pour mener son lecteur en bateau. C' est le cas de le dire au sens propre comme au sens figuré!



    Je poursuivrais ma découverte de Simenon sans hésitation!








    critique de qualité ? (1 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par NOIRdePOLARS le 21/02/2012




    Lien : http://noirdepolars.e-monsite.com/pages/tres-bon-polar/maigret-le-ch..

    critique de qualité ? (0 votes positifs)



  • Par Thoxana le 21/06/2010


    Maigret mène l'enquête du coté de Concarneau. Un homme titube en sortant d'un bistrot. Rien de plus classique. Mais lorsqu'il s'effondre quelques mètres plus loin sous un coup de feu, on s'inquiète. Et quand plus tard on tente d'empoisonner plusieurs personnes dans ce même bistrot, l'angoisse monte. Et que fait ce chien jaune autour du bistrot ? Les habitants sont terrorisés. Mais Maigret veille et mène son enquête...

    critique de qualité ? (0 votes positifs)






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