Cela est ma deuxième lecture d'un titre de
Simenon. D'emblée pas convaincu car ma première expérience avait été avec " Piotr le Letton" et je n'avais décidément pas accroché. J'ai voulu donné une deuxième chance à cet auteur.
Parmi la multitude de titres portant l'estampille
Simenon, aucun en particulier n'attirait mon regard.
Je me trouvais fort dépourvu et j'ai choisi sans conviction ce titre.
Quel rattrapage!
La quintescence de ce que je recherche dans toutes mes lectures. de la littérature populaire de grand talent.
Simenon parvient en à peine 200 pages à créer une athmosphère, à donner aux personnages une dimension exceptionnelle au regard du nombre de mots employés.
Là où d'autres s'emberlificotent dans des décriptions sans fin,
Simenon fait mouche en une phrase.
Il parvient à créer une société au coeur de cette banlieue ouvrière composée de gens différents. Chaque portrait est saisisant de réalisme. le policier, le brigand, l'ouvrier, la servante et le juif.
Pauvre M. Hirovitch qui ne fait que perdre sa vie sans jamais vraiment avoir gagné une bataille.
S'agit-il du meilleur de
Simenon, je l'ignore. Ce qui est certain c'est que
Simenon signe un grand petit roman qui n'a pas vieilli, qui fait la nique à tous ses auteurs prolifiques qui ne racontent rien et ne fascinent pas le lecteur comme le fait
Simenon.
Un grand roman psychologique, social, noir et fatal, superbe.
Je suis convaincu avec ce deuxième essai qu'il faut toujours donné une seconde chance à un auteur