Le commissaire
Maigret,célèbre héros de
Georges Simenon (écrivain belge du XX° siècle de romans et policiers dont beaucoup furent adaptés à la télé et au cinéma) reprend régulièrement du galon(malgré le décés de son auteur) car les "Poche" sont republiés.
La Nuit du carrefour,classique du genre, met en scène au "Carrefour des trois Veuves"aux environs de Paris, touché jadis par un drame, trois maisons.
Dans l'une, au décor théâtral, se sont isolés le discret Carl Anderson,homme du monde danois "à l'élégance d'aristocrate", beau malgré son monocle, et sa soeur Else belle, troublante mais cloitrée.
L'autre appartient à un couple: les Michonnet, dont le mari est agent d'assurances et la femme épie tout de derrière ses rideaux. La troisième est un garage où l'on manie l'argot aussi bien que les réparations en tous genres.
Carl Anderson subit un interrogatoire serré, car chez lui, mais dans la "six cylindres neuve" des Michonnet a été retrouvé le cadavre d'Isaac Goldberg, courtier en diamants.
"Parole d'honneur que je suis innocent" plaide Carl!
Le commissaire
Maigret "entre deux âges, le visage un peu rouge,le melon posé sur la tête" et la pipe à la bouche, installé dans l'auberge proche, ne se laissera pas séduire par le jeu et "l'air de petite fille"d'Else, ni dévier de sa tâche.
"Personne n'a d'alibi".
Mais quel est le mobile du meurtre, des meurtres et tentative de meurtre?
"Qui joue la comédie?"
Un bon polar (un brin désuet comme ces films en noir et blanc qui ont toutefois leur charme) à la tension palpable, au rythme soutenu et aux dialogues changeant selon le milieu auquel
Maigret est confronté. On y croit à ce commissaire prêt à tout pour faire éclater la justice.
Et on se dit que c'est bien qu'il y ait encore une justice!