> Sibylle Muller (Traducteur)
> Patrick Watier (Auteur de la postface, du colophon, etc.)

ISBN : 2908024179
Éditeur : Éd. Circé (1991)


Note moyenne : 4.5/5 (sur 2 notes) Ajouter à mes livres
Toutes les relations entre les hommes reposent, cela va de soi, sur le fait qu'ils savent des choses les uns sur les autres. Le commerçant sait que son partenaire en affaires veut acheter au prix le plus bas et vendre le plus cher possible ; le maître sait qu'il peut ex... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 4.00/5
    Par hupomnemata, le 13 décembre 2010

    hupomnemata
    Un fouillis de concepts dans le désordre, une boite à idées, une énumération, l'épuisement d'un sujet point par point.
    Abordé du point de vue de l'individu, des relations interindividuelles, du collectif, ect... Simmel opère comme dans les autres de ces petit opus, il vas même jusqu'à nous donner un contre-pied du secret-la parure-ce que l'on montre.
    cela ne transforme pas notre regard sur le monde, mais sa nous montre une seul notion, le secret, sous un grand nombre d'éclairages différents.
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Citations et extraits

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  • Par hupomnemata, le 03 décembre 2010

    "Seuls peuvent se donner entièrement sans danger les êtres qui ne peuvent pas se donner entièrement, parce que la richesse de leur âme est fondée sur une évolution permanente qui fait fait que chaque don engendre immédiatement de nouveaux trésors; leurs bien spirituels latents sont inépuisables, et ils ne peuvent donc ni les dévoiler ni les donner d'un seul coup, de même qu'un arbre, en donnant les fruits d'une saison, ne se défait pas de ceux de l'année suivante.Mais il en va autrement de ceux qui mangent en quelque sorte leur capital, par ces élans du sentiment, par le don de soi absolu, le dévoilement de leur vie intérieure; il leur manque cette force originelle, source de biens toujours renouvelés pour l'âme, qui ne peut absolument pas être révélée, ni détachée du moi. Ilpeut alors arriver bientôt que l'on se retrouve un jour les mains vides, que l'offrande dyonysiaque laisse derrière elle un appauvrissement qui en retour-chose injuste mais néanmoins amère- fera prendre pour des tromperies les dons passés et le bonheur qu'ils avaient apporté. Nous sommes ainsi faits que nous n'avons pas seulement besoin, comme je l'ai observé ci-dessus, d'une certaine part de vérité et d'erreur comme base de notre vie, mais aussi d'une proportion de clarté et de flou dans l'image des éléments qui la constituent. Si notre regard la traverse de part en part, elle nous révélera les limites de ses charmes et interdira à notre imagination d'y entremêler ses possibilités;"
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  • Par hupomnemata, le 03 décembre 2010

    "La véritable élégance évite de se focaliser sur une individualité particulière, elle entoure toujours l'homme d'une sphère de choses plus générales, stylisées, pour ainsi dire abstraites-ce qui n'empêche évidement pas les raffinements auxquels on rattache cette généralité de la personne. Si les vêtements neufs ont l'air particulièrement élégants, c'est parce qu'ils sont encore "raide", c'est-à-dire qu'ils n'épousent pas encore tous les changements du corps individuel aussi totalement que les vêtement longtemps portés, que les mouvements particuliers du corps ont déjà distendus et froissés, et qui trahissent ainsi plus parfaitement sa singularité. Cette "nouveauté" de l'objet qui ne varie pas en fonction de l'individualité appartient au plus haut point au bijou de métal; il est toujours neuf, dans sa froideur inaltérée il est au-delà du destin de celui qui le porte, ce qui n'est absolument pas vrais du vêtement."
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