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Critiques sur Drood (17)


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    • Livres 4.00/5
    Par sentinelle le 08/01/2012


    Dan Simmons prend le risque de dérouter son lectorat fidèle tant ce récit se singularise de ses autres romans : faisant souvent la part belle au fantastique, à l'horreur et au polar, l'auteur semble bien suivre cette direction coutumière dans les cent cinquante premières pages du roman mais ce n'est que pour mieux ensuite relâcher l'intrigue afin de plonger tête la première dans le roman psychologique pur jus. Biographie romancée des cinq dernières années de la vie de Charles Dickens à travers le regard embrumé de l'opiomane Wilkie Collins, qui surnomme son mentor non sans humour teinté de sarcasme l'Inimitable, c'est avec étonnement que nous suivons les relations ambigües de ces deux hommes tour à tour jaloux, envieux, admiratifs, aimants, haineux ou manipulateurs.

    La surprise fut de taille en ce qui me concerne, ne m'attendant pas du tout à cette tournure au cours du récit. Il n'empêche que la balade fut intéressante, tant Dan Simmons reste tout de même Dan Simmons : horreur des bas-fonds londoniens, prisme déformant de la réalité à travers les yeux du narrateur (Wilkie Collins) drogué au laudanum, folies hallucinatoires, autodestructions et aliénations diverses, manipulations mentales et pouvoir de suggestion. Et même si on sent que l'auteur s'est énormément documenté sur cette époque, il arrive à donner à ces personnages une telle épaisseur qu'on a l'impression à la fin du roman de les avoir réellement côtoyés.

    Drood n'évite malheureusement pas certaines longueurs dues à de multiples détails et répétitions qui alourdissent le récit.

    Les amateurs de C. Dickens et de W. Collins se délecteront à coup sûr, les autres peut-être aussi, sachant qu'il s'agit avant tout d'un roman plus psychologique que terrifique. Un roman qui prend du temps et qui prend son temps, mais j'y ai trouvé mon compte au final, même si l'auteur m'a prise au dépourvu tant je m'attendais initialement à autre chose. Avec cette impression d'avoir finalement été manipulée à mon tour, mais non sans consentement tacite ;-)

    A noter qu'il ne faut pas avoir lu les romans de C. Dickens et de W. Collins pour suivre la trame du récit : on loupe certainement quelques références et mises en correspondance sans pour autant que cela nuise à la compréhension de l'ensemble du roman.

    critique de qualité ? (20 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par EMOTION le 02/11/2011


    Livre furieux, tumultueux, tendre et violent, livre indispensable pour tous les amoureux de la littérature. Pas seulement pour les connaisseurs de Dickens ou de Wilkie Collins ( dois-je avouer que je pensais jusqu'alors que Wilkie Collins était une femme, encore plus à la lecture de certains de ses romans !) même si cela peut renforcer la puissance de cet ouvrage, mais pour tous les lecteurs qui attendent d'une oeuvre un mystère, une aventure, un style de très haute qualité. Ces 866 pages ont un narrateur, l'écrivain W Collins, qui nous entretient des mystères de Londres, des cinq dernières années de la vie de Charles Dickens, de la création littéraire, de ses jalousies et de ses haines entre écrivains mais aussi de leur admiration réciproque. Quel merveilleux narrateur que ce W Collins, écrivain opiomane qui navigue souvent dans les espaces les plus sombres de l'âme humaine ! Ce livre se déroule dans un climat gothique où règne l'ombre de ce mystérieux personnage qui se nomme Drood. Est-il une création de Dickens ou un esprit foncièrement malfaisant qui a recours aux rites de l'ancienne Égypte pour instituer sa domination sur les êtres ? Cathédrales mystérieuses, assassinats,cryptes reliées par des couloirs infinis, magnétisme, peuple vivant dans les sous-sols de Londres, cet ensemble participe à la création d'un livre unique et tellement éloigné du nombrilisme de certains romanciers .

    critique de qualité ? (18 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par MarieC le 03/02/2012


    Après la fulgurance des Cantos d'Hypérion, la démesure d'Ilium, Drood ne peut que désarçonner ceux qui suivent Dan Simmons. Si, comme dans les Cantos, le héros est un grand écrivain, si on retrouve quelques mythes littéraires - les bas fonds de Londres à l'époque victorienne - Drood n'est ni un ouvrage de science fiction, ni un livre de fantasy. Dan Simmons joue, tout au long du livre, à brouiller les pistes : le lecteur s'imagine tantôt que l'intrigue va basculer dans le fantastique, avec le personnage horrifique de Drood et les divers fantômes qui hantent le narrateur, tantôt dans l'aventure ou le policier, avec des passages où on sent les personnages tout proches du meurtre. Parfois, on est strictement dans l'autobiographie romancée d'écrivain... Un chaud-froid qui dure tout le livre, le dénouement ne permet d'ailleurs pas de trancher définitivement. Au final, il reste un roman psychologique, qui donne très envie de (re)lire Dickens et Wilkie Collins, mais qui exaspère parfois par ses longueurs.

    critique de qualité ? (8 votes positifs)



    • Livres 1.00/5
    Par Lostinmypal le 31/03/2012


    PREALABLE : bien que ce livre soit classé dans mes livres « lus », je n'en ai lu « que » le premier quart mais je n'ai pas trouvé d'option plus adéquate si ce n'est rajouter une étiquette « abandon ».

    PREALABLE bis : je ne lis pas le genre de livres qu'écrit Dan Simmons en général. Je me suis intéressée à celui-ci uniquement pour la référence à Dickens.

    Certes, je n'ai lu que le premier quart, soit plus de 200 pages et pourtant je me permets de donner mon avis. La raison en est simple. Même si dès les premières lignes, j'ai compris que ce livre et moi n'étions pas très bien partis pour nous entendre, notamment parce que le style est épouvantable, j'avais très envie de découvrir cette histoire. J'étais résolue à faire abstraction de mon peu de goût pour Wilkie Collins et, très sincèrement, je crois y être arrivée. Chaque fois que Collins m'a agacée, je l'ai mis sur le compte de l'auteur puisqu'il a choisi l'ami et rival de Dickens comme narrateur.

    Néanmoins, il n'est pas nécessaire de lire l'entièreté du roman pour relever qu'il souffre de certains défauts (outre son style) et je commencerai par le plus énorme, celui qui m'a fait refermer le livre d'un claquement énervé en plein milieu d'un chapitre : le spoiler ! Ce livre étant basé sur l'œuvre de Dickens (et de Collins, mais comme je ne compte pas m'y pencher plus que nécessaire, cela me gêne moins), la moindre des choses aurait été de prévenir le lecteur que ce roman va raconter des parties d'œuvres dickensiennes (voire la fin, au moins partielle, de « La maison d'Apre-Vent » !!!!!) et donc permettre au lecteur de choisir s'il est prêt à passer outre, soit parce qu'il a lu tout Dickens, soit parce qu'il ne compte pas lire Dickens. Etant donné le titre du livre, j'avais pris garde de lire auparavant « le mystère d'Edwin Drood ». Je ne pensais pas qu'il fallait avoir lu tout Dickens pour autant ! Il est d'ailleurs intéressant d'avoir lu « Edwin Drood » car Dan Simmons semble avoir construit son livre directement autour de l'œuvre de Dickens et le lecteur averti peut donc relever nombre références (qui ne sont pas des spoilers pour le coup !), voire même considérer que Simmons a « pompé » le roman inachevé de Dickens dans les grandes largeurs (autre source d'énervement).

    Enfin, pour ce que j'ai lu du livre, et étant donné son épaisseur j'imagine que l'on peut considérer que je n'ai lu que l'introduction (ce qui fut néanmoins largement suffisant), il me semble que l'auteur s'attarde trop sur des éléments peu pertinents. Il recrache la vie de Dickens, celle de Collins, leur relations professionnelles et personnelles, leurs personnalités, etc. Autant lire des articles de Wikipédia et passer, enfin, à quelque chose qui ressemble à une touche personnelle de la part de l'auteur. Dans tout ce que j'ai lu, l'essentiel relève d'éléments biographiques au sens large du terme. Ce n'est pas que ces informations ne soient pas intéressantes, surtout pour ceux qui ne connaissent pas les deux écrivains, mais arrive un moment où il faut savoir passer à autre chose. Je suis sûre que l'histoire démarre vraiment dans le chapitre qui suit celui que j'ai abandonné en plein vol…

    Etant donné la note globale du livre sur Babelio et les quelques avis que j'ai pu lire, je suis consciente d'aller à contre-courant mais il fallait que ça sorte !

    critique de qualité ? (7 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par austen le 17/10/2011


    Je ne connaissais pas Dan Simmons. Bien entendu, j'avais vu son "échiquier du mal" sur les étals des librairies, mais le titre ne m'inspirait rien.
    Je peux vous dire qu'il en est tout autrement maintenant et que "L'échiquier du mal " est actuellement en bonne place sur ma PAL.
    De fait je viens de lire "Drood", un roman épais et étrange de Dan Simmons.
    Une merveille.
    C'est le récit de l'amitié, ou plutôt des relations qui ont unis Charles Dickens et Wilkie Collins, les deux écrivains anglais majeurs de la période victorienne pendant les cinq dernières années de l'existence de ce dernier.
    A travers l'histoire d'un personnage énigmatique, Drood, on découvre un Wilkie Collins jaloux, opiomane et égocentrique, et un Charles Dickens, affligé d'un égo tout aussi énorme, insouciant et même inconscient.
    Ils se mettent tous deux à la recherche du fameux Drood, aperçu par Dickens lors de l'accident de train qui faillit lui coûter la vie en juin 1865.
    cette enquête va tourner à l'obsession chez les deux hommes, et notamment chez Wilkie Collins.
    Pour les lecteurs amateurs d'écrivains de la période victorienne, ce roman est un régal. Construit comme les romans à énigmes de Wilkie Collins, mettant en scène deux grands écrivains de l'époque, il ne peut que nous ravir.
    De plus, il est vrai que les cinq dernières années de la vie du grand Dickens restent assez mystérieuses: il se sépare de sa femme et commence une série (épuisante) de "lectures" en Angleterre, sur le continent et en Amérique.
    Dan Simmons s'empare de ces cinq années et nous donne sa version, époustouflante.
    J'ai lu "Drood" d'une traite, en sacrifiant bien des heures de sommeil. Moi qui adorais Wilkie Collins, je suis maintenant un peu partagée... même si bien sûr il ne s'agit que d'un roman!!
    Bref, je conseille ce roman à tous ceux qui aiment Dickens et Collins, ceux qui ont envie de traîner leurs guêtres dans les bas-fonds de Londres et aussi ceux qui aiment les romans gothiques.
    Un coup de coeur!

    critique de qualité ? (6 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par claracambry le 22/11/2011



    Le 9 juin 1865, le train où Dickens se trouve déraille. L'auteur, miraculé, descend de son wagon pour porter secours aux nombreux blessés. Il rencontre un étrange personnage blafard, une vision presque sortie des ténèbres au nom de Drood. Perturbé par cet évènement, il met dans la confidence l'écrivain Wilkie Collins qui est également son ami.

    O toi lecteur innocent de maintenant et de plus tard, ô toi la pauvre créature innocente qui mettra la main sur ce livre, sois méfiante ! Car cet ouvrage ensorcelant est une source de plaisir incommensurable ( oui, oui et oui !). de joie, tu pourras crier et tes nuits seront écourtées. Pas la peine de lire forcément un livre classé X sous le manteau pour éprouver des frissons d'extase (Monsieur s'est d'ailleurs demandé pourquoi je frétillais autant… )! Sans avoir à se cacher de honte, il suffit de se munir de ce livre et rien d'autre.

    La suite sur :
    http://fibromaman.blogspot.com/2011/11/dan-simmons-Drood.html


    Lien : http://fibromaman.blogspot.com/2011/11/dan-simmons-drood.html

    critique de qualité ? (5 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par BlackWolf le 12/10/2011


    En Résumé : Dan Simmons m'a encore bluffé avec ce livre qui m'a offert un excellent moment de lecture. L'auteur nous offre ne nouvelle fois une histoire, mélange des gens entre historique, policier et fantastique, vraiment maîtrisée du début à la fin et surprenante. Rien n'est laissé au hasard dans ce livre et les personnages sont vraiment cohérents, humains et vraiment complexes et denses. La plume de l'auteur est complexe et soignée et le rythme est lent et pourtant j'ai savouré chacune des 880 pages de ce livre.


    Lien : http://blog-o-livre.over-blog.com/article-drood-dan-simmons-86430718..

    critique de qualité ? (5 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par Passionlectures le 05/11/2011


    Rédigé à la première personne par Wilkie Collins, Drood est, avant d'être un roman mystérieux à la poursuite de l'insaisissable Drood, une histoire des relations qu'entetenait Collins avec Charles Dickens, un piquant mélange d'admiration, d'estime, et de jalousie pouvant mener à la haine. Obsédé par Dickens, dans sa quête de succès pour affirmer sa supériorité littéraire sur son maître, Wilkie Collins s'empare progressivement du mystère de Drood, au moment même où Dickens s'en éloigne. Mais dans le même temps, il augmente sa consommation d'opium, qui lui sert à soulager ses douleurs rhumatismales, et, bien que conscient de certaines hallucinations, les frontières se brouillent au point que le lecteur est complètement pris dans les péripéties vécues par Collins, sans pouvoir démêler le vrai du faux...

    Je n'avais jamais lu de livre de Dan Simmons, pourtant connu avec le cycle d'Hypérion, mais autant vous dire tout de suite que j'ai été subjuguée par ce roman. L'époque à laquelle il se passe (entre 1865 et 1870), les protagonistes (les écrivains Wilkie Collins et Charles Dickens), les sujets même du livre (le mystérieux Drood, les bas-fonds de Londres et leurs fumeries d'opium embrumées, l'écriture et l'inspiration littéraire...), TOUT était réuni pour me faire apprécier ce livre, mais je ne m'attendais pas à être à ce point transportée par cette histoire. Je ne connaissais que très peu Dickens et pas du tout Collins avant cette lecture. Malgré des passages jugés par certains ennuyeux ou trop érudits, j'ai énormément apprécié tous les détails que nous donne l'auteur sur ces écrivains, leurs rituels d'écriture, leur quotidien, leurs vie en famille... On découvre par exemple l'ambiguïté de Dickens qui réunissait dans un esprit familial ses enfants et amis pour les fêtes de Noël, mais n'avait pas hésité quelques années plus tôt à renvoyer sa femme assez violemment. Wilkie Collins de son côté jongle avec nonchalance entre ses deux maîtresses ! le dénouement fut complètement à la hauteur de mes attentes et fait donc de ce roman un énorme coup de coeur pour moi.

    Pour ceux qui souhaiteraient vraiment apprécier les passages relatifs à l'écriture, je conseille fortement de lire La Pierre de lune, de Wilkie Collins, avant d'attaquer Drood, notamment pour suivre les discussions très intéressantes entre Collins et Dickens à propos de ce roman, de son intrigue et de ses personnages. En Revanche, n'ayant pas lu le Mystère d'Edwin Drood, je ne sais pas dans quelle mesure Dan Simmons s'est servi de ce roman inachevé pour inspirer le sien !


    Lien : http://passionlectures.wordpress.com/2011/11/05/drood-dan-simmons/

    critique de qualité ? (4 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par Francois-Xavier le 18/09/2011


    Il faut aller jusqu'à la fin du livre pour apprécier la qualité de l'intrigue. Un excellent livre qui m'a accompagné une quinzaine de jours.
    Pourtant je ne le recommanderai qu'à un "public averti" : amateur du XIX de Lovecraft, Dickens, Wilkie Collins, Henri James et accepter se laisser mener page après page.

    critique de qualité ? (4 votes positifs)



  • Par lapetitesteph le 21/04/2012


    Cela faisait fort longtemps qu'un D. Simmons n'avait point hanté mes nuits. Il a toujours l'art et la manière de subjuguer, quel que soit le genre qu'il décide de célébrer, space opéra, fantastique, thriller...
    Avec "Drood", il offre un puissant hommage à la littérature. Décor : Londres. Temps : les années 1865-1870. Personnages : rien de moins que Charles Dickens et Wilkie Collins. Je n'ai malheureusement encore rien lu du légendaire premier, en Revanche les romans du second, plusieurs oui. La vie de C. Dickens a inspiré de nombreux biographes, néanmoins ses dernières années peu ; c'est sur cette période plutôt laissée dans l'ombre que D. Simmons s'est plu à laisser courir son imagination débordante, en prenant pour point de départ le spectaculaire accident de train dont a été victime l'illustre écrivain en 1865.
    Tout est vécu au travers des yeux de W. Collins, tout aussi prolixe mais moins reconnu que C. Dickens. Ils sont proches collaborateurs; autant amis intimes (le frère de l'un a épousé la fille de l'autre) au quotidien que concurrents admiratifs dans la vie littéraire. A noter au passage que D. Simmons retrace à merveille l'univers des écrivains à succès, les coulisses d'une revue, d'une tournée, et l'on croise furtivement quelques figures de ce temps-là.
    C. Dickens a laissé un roman inachevé, "The mystery of Edwin Drood", ah Drood, c'est lui qu'a choisi D. Simmons pour bouleverser la vie de nos 2 compères. Il apparaît lors de ce fameux déraillement de train, C. Dickens le voit se pencher sur les victimes, les accompagnant au-delà de la mort, il n'a alors de cesse de le retrouver et transmet son obsession à W. Collins. C'est le début d'une poursuite dans les bas-fonds de Londres, jusqu'aux catacombes, on plonge alors dans le fantastique et les hallucinations. Faut avouer que ce cher narrateur est loin d'être du genre sobre, il a une addiction certaine au laudanum (qu'il absorbe par tasses entières) qui brouille ses pensées, ses actes et donc ses écrits. Que reste-t-il de véridique dans ce journal posthume?
    "Drood" est un magistral pavé, une belle peinture du milieu littéraire à l'époque victorienne et une réflexion sur l'écrivain, son travail, ses démons intérieurs.


    Lien : http://lapetitesteph.blogspot.fr/search/label/Lectures

    critique de qualité ? (3 votes positifs)






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