> Jean-Daniel Brèque (Traducteur)

ISBN : 2266149156
Éditeur : Pocket (2007)


Note moyenne : 3.79/5 (sur 98 notes) Ajouter à mes livres
Genre-hopping Dan Simmons returns to science fiction with the vast and intricate masterpiece Ilium. Within, Simmons weaves three astounding story lines into one Earth, Mars and Jupiter-shattering cliffhanger that will leave readers aching for the sequel. On Earth, a pos... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Philemont, le 01 juillet 2010

    Philemont
    Autant il est facile d'imaginer une réécriture de l'Iliade dans un roman de Fantasy, autant l'exercice peut surprendre dans une oeuvre de Science Fiction. C'est pourtant ce qu'a réalisé Dan SIMMONS dans une vaste fresque en deux volumes, Ilium suivi d'Olympos. Et SIMMONS étant l'auteur que l'on connaît, l'oeuvre mérite que l'on s'y arrête.
    L'action d'Ilium, du nom latin de la cité de Troie, se déroule dans le système solaire quelque quatre millénaires en aval de notre XXIème siècle. L'intrigue qui s'y déroule est une trame de trois récits dont la convergence s'achève à la fin d'Olympos, d'après le nom du plus haut relief connu du système solaire, Olympus Mons, volcan bouclier situé sur la planète Mars et culminant à 27 000 mètres.
    Les dieux de l'Olympe sont des posthumains. Ils ont depuis longtemps assimilé les arcanes de la physique quantique ce qui leur confère une quasi-immortalité et des pouvoirs illimités. Ils sont ainsi capables de traverser l'espace et le temps, et d'intervenir dans le devenir des hommes. Ils sont basés sur le Mont Olympe de la planète Mars terraformée où est en train de se dérouler une guerre antique, celle de Troie. Les dieux s'amusent bien entendu de ce spectacle et jouent à comparer ce conflit avec celui qui a été narré jadis par HOMERE dans l'Iliade. Pour les aider dans cette tache, ils recrutent un corps de vérificateurs, les scholiastes, des humains qui ont vécu pendant l'Ere Perdue et qui sont ressuscités pour surveiller le déroulement du conflit, et signaler le moindre écart avec le poème bien connu. Il est vrai que dans leur première vie ils étaient des hellénistes spécialistes d'HOMERE et de l'Iliade, comme Thomas Hockenberry, Professeur d'université du XXème siècle, que nous suivons tout particulièrement.
    Dans la ceinture d'astéroïdes, les moravecs sont des organismes autonomes, conscients et biomécaniques. Nommés ainsi en hommage au roboticien Hans Moravec, ils sont strictement spécialisés et parfaitement Adaptés au vide et aux radiations qui règnent dans la ceinture d'astéroïdes ou sur les lunes de Jupiter. Ils s'inquiètent de l'intense activité quantique sur Mars et y dépêchent une expédition à laquelle prennent part Mahnmut et Ophu d'Io. Humanistes tous les deux, ils sont respectivement passionnés par les oeuvres de SHAKESPEARE et de PROUST sur lesquelles ils aiment débattre en toutes circonstances.
    Quant à la Terre elle est peuplée de quelques milliers d'humains "à l'ancienne". Ils vivent dispersés sur une planète vidée, se déplaçant d'une de leurs résidences à l'autre en empruntant des portails-fax. Inspirés des Eloïs de WELLS, ils sont totalement oisifs et ne s'interrogent pas sur le monde qui les entoure, ni sur le fonctionnement des machines, serviteurs robotiques qui assurent leur confort, et Voynix qui les protègent des bêtes sauvages, dont les dinosaures ressuscités. Sauf qu'une poignée d'entre eux font figure d'iconoclastes en se posant justement des questions et en cherchant les réponses. Parmi eux il y a Hannah qui s'est mis en tête d'inventer la forge, Harman qui a appris à lire et rêve d'aller dans l'espace pour gagner quelques années de vie supplémentaires, limitée à 100 ans pour tous, Ada et Daeman, tous deux inspirés de Ada ou l'ardeur de Vladimir NABOKOV, la première étant amoureuse d'Harman, le second d'Ada.
    Trois histoires dans une grande histoire donc. La première est telle que la mythologie grecque a laissé son empreinte dans l'imaginaire collectif, pleine de bruit et de fureur. La deuxième rend hommage à la technologie poussée à son extrême grâce à laquelle les robots sont plus humains que les hommes eux-mêmes. La troisième montre l'humain dans toute sa faiblesse, totalement inerte dans un monde mécanisé, et obligé de tout réapprendre dès lors que les machines sont défaillantes. Les trois sont traitées avec beaucoup d'humour, ce qui est une première pour Dan SIMMONS. Ce qui n'est pas nouveau en Revanche, c'est que l'auteur s'appuie sur une multitude de références littéraires tout au long du roman ; c'est ainsi que Thomas Hockenberry s'appuie sur ses connaissances de scholiaste pour analyser et anticiper les évènements qui se déroulent sous ses yeux, que les moravecs Mahnmut et Ophu d'Io s'en remettent sans cesse à leurs passions respectives pour mieux comprendre les humains, que ces derniers sont contraints d'en revenir à l'écrit pour se sortir d'une situation dans laquelle ils sont totalement démunis. En d'autres termes, la culture d'une manière générale, et la culture littéraire en particulier, sont essentielles pour vivre dans une société civilisée.
    Pour toutes ces raisons Ilium/Olympos est une oeuvre d'une grande richesse et les personnages de Thomas Hockenberry, de Mahnmut et d'Ophu d'Io sont particulièrement réussis et attachants. C'est malheureusement moins vrai des humains "à l'ancienne" qui n'en finissent pas de se perdre dans des aventures aussi extraordinaires que peu crédibles. Si cela est peu dérangeant dans le premier volume, qui se concentre surtout sur le scholiaste et les deux moravecs, c'est beaucoup plus pénible dans le second, qui se consacre longuement au pourquoi et au comment du destin de l'humanité à grand renfort de figures mythologiques, certes inspirées des personnages de La Tempête de William SHAKESPEARE, mais pour le moins saugrenues et confuses dans le contexte de ce roman. Mais le ridicule est atteint quand l'élément clé de l'intrigue d'Olympos est dévoilé, et par le biais duquel Dan SIMMONS s'égare dans un militantisme pro-sioniste et franchement anti-palestiniens aussi malvenu que douteux.
    La lecture du diptyque Ilium/Olympos ne peut donc qu'engendrer des sentiments mitigés. Si la première partie est enthousiasmante grâce aux aventures martiennes de Thomas Hockenberry et des moravecs, et en dépit des faiblesses des aventures terriennes des humains, la seconde, plus longue et moins rythmée, est bien plus ennuyeuse, voire même agaçante pour le parti pris manifeste de l'auteur. Et comme la seule lecture d'Ilium s'achève sur un sentiment d'inachevé, celle d'Olympos s'impose et fait que ce sont les sentiments négatifs qui dominent une fois le livre refermé. En d'autres termes, on est bien loin de la qualité de nombreuses autres oeuvres de Dan SIMMONS, et notamment de sa précédente oeuvre de Science Fiction, Hypérion.
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par keisha, le 22 mars 2012

    keisha
    Aujourd'hui, fini de s'amuser, on se plonge dans L'Iliade. Homère. La guerre de Troie. "Hector au casque scintillant" , "Agamemnon roi de guerriers" et tous les autres, sans oublier les dieux de l'Olympe.
    Mais une Iliade relookée nouvelles technologies.

    Grecs et Troyens se battent depuis neuf ans, la guerre suivant en gros le déroulement prévu par Homère, sous l'oeil vigilant du scholiaste Hockenberry. Originaire de l'Indiana au 20ème siècle, spécialiste d'Homère, après que "les dieux m'ont reconstitué à partir de vieux os, de mon ADN et de fragments mémoriels extraits de mes restes retrouvés su terre", il est chargé de vérifier si l'histoire se déroule comme prévu. Car les dieux eux-mêmes ne connaissent pas l'avenir.
    Passons aux dieux : la troupe est au complet, au mont Olympos, situé ... sur Mars, mais une planète Mars terraformée. Où habitent aussi les PHV (petits hommes verts)
    Mais déjà je m'égare.

    Un excès d'activités quantiques sur Mars alertent les moravecs, "organismes autonomes, conscients et biomécaniques", qui y envoient une mission (dite mission suicide). En particulier Mahnmut, petit robot humanoïde, passionné des Sonnets shakespeariens, et son ami Orphu, ressemblant physiquement à un "crabe métallique gros comme une camionnette", très pointu sur l'oeuvre de Proust. Ces deux là sont irrésistibles, avec leur amitié indéfectible et leurs discussions littéraires.

    C'est tout? Non, même si déjà c'est pas mal touffu comme histoire. Sur Terre habitent des hommes profitant de la vie sans se poser de questions, ne sachant plus lire, servis par des voynix, sachant que quoi qu'il arrivent la "firmerie sera là pour les réparer, jusqu'à leur centième année, après quoi ils rejoindront les "posthumains". Un petit groupe, auquel se joint Odysseus (oui, celui de L'Odyssée, pour faire court) décide d'en savoir plus. Ajoutons des personnages de La Tempête de Shakespeare, Caliban, Prospero, etc...

    Trois histoires se déroulent parallèlement pendant la majeure partie du roman, les chapitres s'achevant souvent sur des "cliffhangers" (mais c'est de bonne guerre), trois histoires de plus en plus passionnantes. Nos Grecs et Troyens vont essayer de secouer le joug des dieux (immortels?) - prédestination ou liberté? Nos nouveaux terriens vont évoluer (un peu rapidement pour Daeman, à mon avis) et secouer leur destin d'Elois (référence aux personnages de Wells).

    Bref, je me suis follement amusée, suis à deux doigts de lire l'oeuvre d'Homère ; en tout cas Simmons sait vraiment rendre vivante cette épopée, en la décapant fortement avec humour.

    Hockenberry prend l'aspect de Pâris et connaît Hélène, dans tous les sens du terme. Mais comment expliquer qu'il peut prendre la forme d'un personnage de L'Iliade?
    "Je ne pensais pas qu'Hélène apprécierait une conférence sur les fonctions d'onde probabilistes et la simultanéité temporelle quantique."

    "Selon Homère, expliqua Orphu, les "servants" sont des sortes d'androïdes forgés par Héphoestos à partir d'organes humains, utilisés à la façon de robots par les dieux ainsi que par certains mortels.
    Es-tu en train de me dire qu'on trouve des androïdes et des moravecs dans L'Iliade? demanda Mahnmut.
    On trouve de tout dans L'Iliade, répliqua Orphu."

    Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-ilium-97578445.h..
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par Pralinerie, le 30 juin 2008

    Pralinerie
    La guerre de Troie, l'Iliade, Homère... tout commence chez Dan Simmons comme chez Homère avec la fameuse colère d'Achille. Sauf que cette épopée n'est plus le chant d'un lointain combat mais le compte rendu d'un réel conflit. le scholiaste Hockenberry assiste tous les jours aux événements qui animent la plaine de Troie et signale à la Muse toute déviation de la ligne d'Homère. Les dieux, les héros... tout le récit d'Homère se matérialise devant nous... si ce n'est que les dieux peuvent se téléporter, que les hommes et les héros sont nanomodifiés et que des armes étranges sont remises à Hockenberry. Investi par Aprodite d'une périlleuse mission, ce simple humain, ressucité depuis son lointain XXe siècle, va pouvoir modifier le destin des Troyens, des Grecs et même des dieux. le jeu d'echecs géant des dieux se retourne contre eux et la guerre se propage alors dans leurs rangs.
    En plus, sur Terre, des humains redécouvrent leurs capacités perdues au fil d'une odyssée qui tient du voyage initiatique. La curiosité de l'un d'entre eux, Harman, et la rencontre de la juive errante, Savi, aura tot fait de bouleverser leurs horizons. Il leur faut alors affronter d'étranges créatures et sauver l'humanité d'une fin horrible.
    Enfin, des êtres mal définis, comparables à des robots mais tenant aussi de l'IA, modelés avec des passions et des gouts humains, sont envoyés en mission pour comprendre ce qui cause une activité importante sur Mars. Manhmut et Orphu entament donc leur propre odyssée. Amoureux de Shakespeare ou de Proust, ils forment un tandem féru de littérature et de physique (amours non incompatibles!), humanistes et bien plus humains que ceux qui portent ce nom.
    Bien entendu, les histoires se croisent se mêlent et s'emmêlent avec dextérité. Encore une oeuvre très littéraire et très scientifique, encore un grand défi à l'imagination et un bon moment de lecture. De la bonne SF, indubitablement !
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    • Livres 4.00/5
    Par a_girl_from_earth, le 30 décembre 2011

    a_girl_from_earth
    Ilium ou la guerre de Troie et la mythologie grecque revues et revisitées par Dan Simmons sur fond de SF sous le regard du scholiaste Hockenberry, c'est tout bonnement époustouflant! Quelle idée originale et quelle intrigue surprenante et maîtrisée, ça me fascine toujours de constater qu'on peut encore trouver des idées aussi originales dans la myriade de livres qui n'en manquent pourtant déjà pas.
    Heureusement que j'avais encore en tête le film "Troy" avec Brad Pitt par contre, car ce n'est pas facile de s'y retrouver avec tous les noms des personnages impliqués dans cette guerre et les différents enjeux. C'était parfois même un peu éprouvant façon prise de tête... (chapeau à l'auteur pour s'être penché avec autant de dévouement sur l'oeuvre d'Homère d'ailleurs!)
    L'auteur joue aussi sur ce foisonnement et cette difficulté de s'y retrouver, c'est assez cocasse. L'humour de l'auteur m'a d'ailleurs marquée ici, élément qui me semblait avoir manqué dans le cycle d'Hyperion (mais je l'ai lu il y a assez longtemps), du coup ce fut un plaisir de lecture encore plus intense.
    Ilium, c'est aussi trois récits parallèles (celui de Troie inclus) qui se rejoignent forcément et qui présentent autant d'intérêt et de suspense les uns que les autres, du coup il est franchement difficile de s'arrêter raisonnablement en cours de route.
    Le deuxième récit se déroule sur Terre, ou du moins ce qu'il en reste, à une époque indéterminée loin dans le futur, avec des êtres indubitablement humains mais assez différents de nous au niveau des moeurs mais aussi des aptitudes physiques et des connaissances culturelles de base (ils ne savent pas lire par exemple mais cela n'est pas considéré comme anormal). Bien sûr, une bonne partie de l'intrigue porte sur le pourquoi du comment de cette situation. Des événements ont eu lieu par le passé, ce qui expliquerait l'état des choses actuel. J'ai adoré aussi cette partie un peu puzzle où le lecteur doit s'adapter à ce monde familier mais résolument différent, et essayer de comprendre ce qui a pu se passer et ce qui se passe. Ici non plus l'humour ne fait pas défaut, grâce à, entre autres, Daeman, l'un des personnages de ce récit.
    Le troisième récit relate les aventures d'entités robotiques semi-organiques, les moravecs, en mission sur Mars après y avoir décelé quelques activités suspicieuses. Mahnmut et Orphu, deux robots philosophes dont le premier ne jure que par Shakespeare, et le deuxième par Proust, m'ont complètement charmée et sont sans conteste mes personnages préférés de ce roman. J'ai trouvé ça assez fou de m'attacher à eux au point de trembler pour leur vie. J'ai adoré leur duo qui a un petit côté R2D2 et C-3PO de "Star Wars". Un couple vraiment très amusant, et très touchant, bizarrement.
    Un roman très riche aussi en terme d'intertextualité, c'est foisonnant de références littéraires, pour la plupart inattendues mais vraiment judicieusement exploitées.
    Et j'allais oublier les petits hommes verts, j'ai adoré ces passages aussi!

    Je suis tellement contente qu'il y ait une suite à ce récit avec Olympos qu'il me tarde de lire! Beaucoup de questions restent en suspens, l'issue de la Guerre d'une part, mais également le pourquoi du comment de tout ça! Certains points nécessitent éclaircissement et j'ai hâte d'avoir le fin mot de l'histoire!

    Lien : http://lecture-sans-frontieres.over-blog.com/article-ilium-92802616...
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    • Livres 5.00/5
    Par jsgandalf, le 02 mai 2012

    jsgandalf
    Je ne sais pas à quoi tourne ce mec quand il écrit de la science-fiction, mais cela doit être du bon. Quel rapport peut il y avoir entre Hélène de Troie, les humains véritables, des biomécanismes appelé moravec, Shakespeare, Proust. A priori aucun et pourtant Dan Simmons arrive à tout mélanger avec brio dans un monde futuriste probable. Un nouveau chef d'œuvre de la science-fiction que l'on doit à ce grand monsieur.
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Citations et extraits

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  • Par Ione, le 03 mai 2010

    "La rage.
    Chante, ô Muse, la rage d'Achille, le fils de Pélée, meurtrier, tueur d'hommes, promis à la mort, chante la rage qui aux Achéens coûta tant de braves et jeta en pâture à Hadès tant d'âmes pleines de joie et de vie. Et tant que tu y es, ô Muse, chante la rage des dieux eux-mêmes, si capricieux et si puissants sur leur nouvel Olympe, et la rage des posthumains, bien qu'ils aient été emportés par la mort, et la rage des quelques vrais humains qui subsistent, bien qu'ils soient devenus vains et inutiles. Et pendant que tu chantes, ô Muse, chante aussi la rage de ces êtres pensants, conscients, sérieux mais pas vraiment humains, qui rêvent sous les glaces d'Europe, meurent dans les cendres sulfureuses d'Io et naissent dans les replis glacials de Ganymède.
    Oh, et chante-moi, ô Muse, chante ce pauvre Hockenberry, ressuscité contre sa volonté - {...}.
    Réflexion faite, ô Muse, ne me chante rien. Je te connais. j'ai été ton esclave et ton serviteur, ô Muse, ô incomparable salope. Et je n'ai aucune confiance en toi, ô Muse. Vraiment aucune.

    Si j'accepte, à contrecoeur, d'être le choeur antique de ce conte, alors c'est à moi de choisir où il commence. Il commence ici."
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  • Par keisha, le 22 mars 2012

    "Selon Homère, expliqua Orphu, les "servants" sont des sortes d'androïdes forgés par Héphoestos à partir d'organes humains, utilisés à la façon de robots par les dieux ainsi que par certains mortels.
    Es-tu en train de me dire qu'on trouve des androïdes et des moravecs dans l'Iliade? demanda Mahnmut.
    On trouve de tout dans l'Iliade, répliqua Orphu."
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