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> Harlan Ellison (Préfacier, etc.)
> Jean-Daniel Brèque (Traducteur)

ISBN : 2070423484
Éditeur : Gallimard (2002)


Note moyenne : 3.51/5 (sur 71 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Dan Simmons, l'auteur d'"Hypérion", est aussi un nouvelliste fabuleux. Qu'il s'agisse de fantastique, de SF ou de "quasi" littérature générale, les douze nouvelles du "Styx coule à l'envers", publiées entre 1982 et 1995, confirment le talent de l'un des plus grands écri... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Neurot, le 27 août 2014

    Neurot
    Ce recueil de nouvelle comporte 12 récits orientés fantastiques, parfois teinté d'horreur ou de Science fiction. Chaque nouvelle est d'abord présenté par son auteur, une manière de la remettre dans son contexte ou d'exposer les raisons d'avoir voulu traiter tel sujet. Et clairement c'est le livre qui m'a le plus appris sur Dan Simmons, l'homme.
    On commence par la nouvelle qui a donné son titre au présent recueil. C'est le premier écrit publié de Simmons, l'histoire de sa publication raconté par Simmons mais aussi par Harlan Ellison dans la préface de ce livre est d'ailleurs très drôle mais montre bien que parfois, il faut être au bon endroit au bon moment pour réussir, quelque soit son talent. La nouvelle en elle même est très sympathique, bien qu'assez classique. Dans certains des écrits de ce livre il nous parle du fanatisme et du mercantilisme religieux, dans d'autre des guerres du passé, de la maladie ou du métier d'enseignant (qu'il pratiqua). le ton global du recueil est mélancolique et empli d'humanité. Même la nouvelle pleine d'humour cynique et sarcastique "Mémoires privés de la pandémie des stigmates de Hoffer" fini sur une conclusion dramatique. Heureusement la dernière nouvelle, magnifique et poignante, se fini sur une belle note d'espoir.
    Bon comme tout recueil de nouvelle tous les récits ne se valent pas, il y a du très bon comme "À la recherche de Kelly Dahl", vraiment belle et poétique, "Photo de classe" ou comment mettre de la poésie dans une nouvelle sur des zombie, ou "Mes Copsa Mica" qui mélange fiction et réalité sans qu'on sache ce qui fait partie de l'un ou de l'autre et qui propose une mise en forme très original. Mais il y a aussi du moins bon comme "Vanni Fucci est bien vivant et il vit en Enfer" trop sommaire ou "Deux minutes quarante-cinq secondes" dont l'idée du sujet est très bon mais que j'ai trouvé un peu brouillonne. Par contre la présentation de cette nouvelle est drôlissime, un bel exemple de l'auto-censure du monde de l'édition.
    En bref un recueil très sympa, irrégulier mais à lire si on aime comme moi Dan Simmons. Je pense d'ailleurs qu'il vaut mieux avoir lu d'autres ouvrages du bonhomme pour apprécier pleinement ce livre.
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    • Livres 3.00/5
    Par GODON, le 23 mai 2015

    GODON
    Ce recueil qui n'a pas d'équivalent anglais, nous révèle l'inspiration profonde de Dan Simmons.
    Il comporte également une préface d'Harlan Ellison, l'homme qui a découvert Dan Simmons.
    La première nouvelle est celle qui l'a lancé et l'on comprend en la lisant, que pour lui comme pour Céline : «la grande inspiratrice, c'est la mort».
    Des 12 nouvelles, les 4 meilleures :
    LE STYX COULE A L'ENVERS
    La Mort est enfin vaincue, vous gardez vos chers disparus…
    La mort, c'est ceux qui restent qui en porte le poids. C'est banal, tant que vous ne le vivez pas.
    Comment on dit une vérité en créant une fiction qui la crie.
    Les Fosses d'Iverson
    Retour d'un survivant sur un lieu de massacre…
    Qui m'a évoqué de façon poignante ma visite de Wounded Knee dans le Dakota du Sud, par un froid glacial d'octobre.
    Un lieu maudit qui ne supporte même pas les pèlerins.
    PHOTO DE CLASSE
    Dan Simmons a été enseignant …
    Cette nouvelle dans le mode horreur laisse sourdre un humour noir dévastateur sur l'école dont on se demande s'il est vraiment conscient.
    Des élèves morts vivants sont enchainés à leur table et leur professeur veille aux horaires.
    MES COPSA MICA
    Enchainement d'idées noires…
    Dracula ou la pollution en Roumanie, le cancer qui tue vos parents et « Madame Bovary » enfin compris comme livre d'horreur.
    On a peur.
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    • Livres 4.00/5
    Par maltese, le 28 septembre 2010

    maltese
    Douze nouvelles, alliant fantastique et science-fiction.
    Celle qui donne son titre au recueil est ma préférée, récit sensible et fable sur la mort, mais l'ensemble est de très bonne facture.
    La préface de Hellison ainsi que les textes de Simmons qui accompagnent les nouvelles sont passionnants à la fois pour connaître la genèse et la "visée" des écrits concernés mais aussi pour les considérations sur le métier d'écrivain en général.
    "La photo de classe" et ses morts-vivants allie tendresse et humour dans une atmosphère post-apocalyptique; "Douce nuit, sainte nuit" est très dérangeant, à la chute "coup de poing" dans une atmosphère de fin du monde; "Les Fosses d'Iverson" et les fantômes de la guerre de Sécession pour une histoire vue par un jeune garçon, témoin bien involontaire...
    Un vrai plaisir.
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    • Livres 5.00/5
    Par greg320i, le 15 janvier 2012

    greg320i
    Des nouvelles fraiches et bien ficellés , un auteur de qualité et voilà que la liberté de lire de courtes histoires n'a jamais été aussi plaisant,ennivrant et satisfaisant. On connaitra beaucoup de sentiments d'angoisse,de frayeur en tout bien tout honneur jusqu'à l'horreur parfois. On ne comptera plus les heures passées à lire ce recueil qui deviendra notre linceuil d'un soir ,notre petit cercueil bien confortable pour la nuit ou carrément notre journée entière pour finalement confirmer la vérité qui n'est pas ailleurs ni au-dela: DAN SIMMONS est un grand, un vrai maître à explorer sur les lieux secrets de notre conscience . Bref,à remettre entre toute les mains désireuses de connaitre l'humidité ,de trembler, et tourner les pages comme les rouages d'une machine infernal .On s'y prend ,on s'y pique, vous voilà prévenu !
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    • Livres 4.00/5
    Par Azzyraphale, le 13 août 2011

    Azzyraphale
    Dan Simmons est souvent considéré comme le fils spirituel de Stephen King, mais à l'instar du maître de Bangor, il ne se cantonne pas aux récits d'épouvante. Comme par exemple dans ce recueil de Nouvelles, ou il nous livre des visions de futurs souvent effrayantes, parfois loufoques, mais toujours intéressantes.
    « Le Styx coule à l'envers » par exemple, se déroule dans un futurs ou la science a vaincu la mort. Pour ceux qui le veulent. On enterre les morts comme avant, mais le soir, des Résurrectionnistes sonnent à votre porte, accompagné de l'être que vous avez perdu. Mais celui ci n'est plus que l'ombre de lui même, une ombre muette. Vous ne retrouverez que sa présence.
    Dans cette nouvelle, on a le point de vue d'un garçon d'une dizaine d'année, qui vient de perdre et de retrouver sa mère. Sa vie change alors, considéré comme un paria, il est obligé de fréquenter une école Résurrectionniste, de partir en vacances avec des Résurrectionnistes…est-ce que son père à fait le bon choix en faisant revenir sa femme ? Une intéressante réflexion sur la Mort et les limites de la science.
    « Passeport pour Vietnamland », ou comment l'Amérique toute-puissante va en famille revivre la guerre du Vietnam. Et pour quelques suppléments adressés à la bonne personne, ils peuvent même recréer des scènes de torture. Bien sur ce n'est pas grave, les Viets ne sont que des automates…quoique drôlement bien faits…
    « Métastase » se rapproche plus de la nouvelle d'horreur, mais le thème est intéressant. Dans son introduction, Simmons fait le parallèle entre la peste du Moyen-Âge (qui tuait 1 personne sur 3 voire 2) et le cancer du XXéme siècle (qui tue une personne sur 6 voire 5…). Partant du fait que les chercheurs ne parviennent pas à trouver l'origine de cette maladie, Simmons à pensé à une cause extérieure…
    « Mémoires privés de la pandémie des stigmates de Hoffer », ou comment la comédie Divine de Dante se passerait de nos jours…Comment les vices de chacun apparaîtraient sur leurs visages grâce aux déformations grotesques…la corne charnue de l'adultère, les verrues de Barrabas de la corruption, les maxilles de la Mante religieuse dues au racisme embryonnaire…Une humanité nouvelle du jour au lendemain. Mais qu'en est-il de ces enfants, pas encore pubères et pas encore déformés ?
    « Mes copsa Mica », une nouvelle/essai sur le thème du cancer. Simmons fait le parallèle entre l'horreur de « Madame Bovary », celle de la pollution industrielle, le cancer qui a emportés ses parents, celui de Gaia…Un texte sombre, intelligent…mais pas vraiment gai.
    Un recueil de Nouvelles inégales, les petits bijoux côtoient les Nouvelles plus classiques, des textes d'horreur pure succèdent à des proses émouvantes. On peut même trouver un texte gore à la « Braindead » avec en trame de fond, une critique du système scolaire américain… Les réflexions de Simmons sont intéressantes, et les introductions aux Nouvelles expliquent le point de vue de l'auteur. Des Nouvelles empreintes d'humanité. Surprenant.

    Lien : http://www.bibliazzy.com/le-styx-coule-a-lenvers-dan-simmons/
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Citations et extraits

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  • Par GODON, le 23 mai 2015

    Quelques heures avant de mourir, a 4 h 53, après avoir passé deux jours dans ce que les médecins appelaient le coma, papa s’est redressé sur son lit, a ouvert les yeux, m’a regardé, et a dit : «Saugus» d’une voix nette, comme pour m’avertir de quelque chose, puis il est retombé sur son oreiller, a croisé les doigts derrière sa nuque comme lorsqu’il sommeillait devant la télé, et s’est rendormi pour ne plus jamais se réveiller.
    Je ne savais pas ce que signifiait ce mot. Je ne le sais toujours pas aujourd'hui. Mais il y a quelques années de cela, alors que je me rendais à Boston pour y prononcer une conférence, je me suis égaré par une nuit sombre et pluvieuse, me retrouvant en train d’errer dans des rues bordées de maisons identiques, puis échouant dans une banlieue enténébrée aux arbres noirs comme la suie, et je me suis finalement arrêté près d’un panneau de signalisation pour retrouver le chemin de la Highway 1. Le panneau disait : SAUGUS, 25110 HABITANTS.
    Je ne me suis pas attardé.
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  • Par Pamw, le 22 février 2011

    Ms. Geiss vit son nouvel élève traverser la cour des tout-petits depuis le balcon du beffroi de la vieille école. Elle abaissa le canon du Remington .30-.06 jusqu'à ce que le garconnet soit dans la ligne de mire du viseur télescopique. L'image était des plus nettes à la lueur du matin. Cet enfant lui était inconnu et semblait avoir péri à l'age de neuf ou dix ans. Son tee-shirt vert à l'effigie des Tortues Nijas était barré par une large déchirure bordée de sang séchée. Ms Geiss distingua l'éclat blanc d'un côte à vif.
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DAN SIMMONS parle de COLLINES NOIRES
Du général Custer à Sitting Bull, du mont Rushmore au pont de Brooklyn, le grand roman de l'Amérique de Dan Simmons.








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