ISBN : 2266171739
Éditeur : Pocket (2007)


Note moyenne : 4.29/5 (sur 65 notes) Ajouter à mes livres
Johnny Keats est une Intelligence Artificielle construite sur le modèle d'un vieux poète de l'Ancienne Terre. Il voulait échapper au TechnoCentre, investir toute sa conscience dans son corps, être un humain à part entière et partir pour Hypérion. C'est assez pour le fai... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 3.00/5
    Par Seraphita, le 23 octobre 2010

    Seraphita
    La guerre fait rage non seulement sur Hypérion mais aussi dans tout le Retz. L'Hégémonie est mise à mal qui se heurte aux Extros. La Présidente Gladstone fait tout pour maintenir la cohésion et la survie de ses troupes. Mais un à un les vaisseaux sont décimés par les redoutables Extros. La survie de l'humanité viendra-t-elle de Joseph Severn, « une reconstitution cybride du poète John Keats », capable de suivre en rêve la progression des pèlerins sur Hypérion alors que les Tombeaux du Temps se sont ouverts ? Mais le destin de Keats rattrape Severn : atteint de phtisie, il semble condamné à s'éteindre. Parviendra-t-il à incarner Celui qui Précède ?
    J'ai lu avec plaisir ce second tome de « La Chute d'Hypérion », avec autant de plaisir que le premier, mais toutefois un peu moins que les deux tomes précédents intitulés « Hypérion ».
    Le monde décrit par Dan Simmons est résolument apocalyptique et comprend toute une partie ultra-technologique, à travers le TechnoCentre. le livre s'inscrit donc dans le courant cyberpunk qui aime à décrire des sociétés de haute-technologie dominées par l'informatisation à outrance, la présence d'intelligences artificielles (complétées dans le présent tome par des IU ou intelligences ultimes), d'un vaste réseau virtuel appelé Infosphère, Infoplan, Mégasphère et même Métasphère sur lequel on peut se connecter grâce à une dérivation neurale. Cette surenchère de termes techniques et d'explications alambiquées peut décourager le lecteur néophyte. Dans le second tome d'« Hypérion », j'avais été un peu rebutée par le récit de Brawne Lamia qui portait en elle un jumeau de la personnalité du poète John Keats. Je n'ai pas cherché à tout comprendre au fil des pages, d'ailleurs est-ce possible ? Je me suis laissée plutôt transporter dans l'imaginaire qu'aime à déployer Dan Simmons. Nous apprenons quelques grandes vérités sur le TechnoCentre, notamment à travers des dialogues entre le cybride de John Keats et l'IA Ummon :
    « Ainsi, le Centre est vulnérable. Où se trouve-t-il, Ummon ? le TechnoCentre ?
    [Je te l'ai déjà dit.]
    Répète-le-moi, Ummon.
    [Nous habitons la
    zone intersticielle/
    où nous tissons les singularités
    comme un treillis de cristal/
    dans lequel nous stockons nos souvenirs et
    créons l'illusion de nous-mêmes
    à l'intention de nous-mêmes.] » (p. 215)
    La typographie est originale et accentue l'artificialité de l'IA. Cette vérité quant à l'emplacement du TechnoCentre nous est révélée de manière codée et assez poétique. D'ailleurs la dimension cyberpunk du présent tome n'empêche pas l'auteur d'adopter un ton poétique, en témoigne l'extrait suivant :
    « Lamia avait vu dans le Centre une biosphère active peuplée d'IA, plongeant ses racines dans l'intellect, ancrée dans un sol riche de données, baignée d'océans de connexions, de couches atmosphériques de conscience, et du bourdonnement incessant des échanges. » (p. 211)
    Même si l'auteur décrit des technologies pointues qui pourraient sembler dépourvues d'affect, le ton reste assez poétique.
    L'auteur cite souvent des poèmes de John Keats, l'écrivain central de toute son œuvre :
    « Je lui parle du poète John Keats, né en 1795, de sa brève existence, souvent malheureuse, de sa mort à la suite d'une « phtisie » en 1821 à Rome, loin de ses amis et de son unique amour. » (p. 176)
    Voici un de ses poèmes repris par l'IA Ummon, ce qui donne donc lieu à une mise en forme particulière :
    Me faudra-t-il quitter ce havre de repos/
    Ce berceau de ma splendeur / ce climat/
    Le luxe calme d'un bonheur de lumière/
    Les pavillons cristallins / les temples purs/
    De tout mon lumineux empire ?
    Le voici désert et vide / inhabité de moi \\
    Les flammes / la splendeur et la symétrie
    Se dérobent à mes yeux /// Je ne vois que du noir / la mort / et puis du noir.] (p. 220)
    Dans ce monde de haute-technologie que Dan Simmons se plaît à décrire de manière poétique, les émotions sont toujours proches, en témoigne l'extrait suivant :
    « Brawne sentit la caresse de la brise tiède sur ses cheveux. Levant la tête vers le ciel, elle agita la main, sans plus essayer de cacher ses larmes ou de les essuyer. Ses deux bras s'agitèrent bientôt frénétiquement pour dire adieu au splendide vaisseau qui grimpait vers l'espace sur sa traîne bleutée, en les saluant d'un bang sonique qui, comme un cri lointain, se répercuta sur les dunes du désert et sur les lointains sommets. » (p. 345)
    Une belle œuvre, bien écrite, entre poésie et technologie, mais qui reste difficile d'accès et peut parfois rebuter. Je vais d'ailleurs arrêter ma lecture à ce tome, ne souhaitant pas poursuivre dans l'immédiat avec « Endymion ».
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    • Livres 5.00/5
    Par gizzmoo, le 26 janvier 2011

    gizzmoo
    Que dire ? Génial, je suis accro !
    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Guillaume44, le 07 septembre 2011

    Guillaume44
    Dan Simmons, en auteur de génie, nous emmène ainsi jusqu'aux dernières pages de ses Cantos d'Hypérion et nous laisse à bout de souffle. Se jouant de la science-fiction comme de la littérature anglaise, il conclue une saga d'un lyrisme et d'une force unique, le hissant ainsi parmi les plus grands auteurs de genre des vingt dernières années. On en redemande, et non sans raison, tant cet univers, décrit de main de maître, sait captiver tout du long l'attention du lecteur. Chef d'œuvre contemporain de la SF, les Cantos d'Hypérion s'achèvent en beauté avec ce quatrième tome (pour leur édition poche en quatre volumes). Les plus mordus, comme moi, se précipiteront sur Les Voyages d'Endymion (composé des deux romans Endymion et l'Eveil d'Endymion) pour poursuivre le voyage.

    Lien : http://www.traqueur-stellaire.net/2011/08/chute-hyperion-2-dan-simmo..
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par mic1990, le 21 août 2010

    mic1990
    Et voici la fin de la première partie des Cantons d'Hyperion :)
    J'ai vraiment adoré du début à la fin.

    Lien : http://les1001bouquins.over-blog.com/article-les-cantons-d-hyperion-..
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Citations et extraits

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  • Par Seraphita, le 23 octobre 2010

    Brawne sentit la caresse de la brise tiède sur ses cheveux. Levant la tête vers le ciel, elle agita la main, sans plus essayer de cacher ses larmes ou de les essuyer. Ses deux bras s’agitèrent bientôt frénétiquement pour dire adieu au splendide vaisseau qui grimpait vers l’espace sur sa traîne bleutée, en les saluant d’un bang sonique qui, comme un cri lointain, se répercuta sur les dunes du désert et sur les lointains sommets.
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    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par Seraphita, le 23 octobre 2010

    Je lui parle du poète John Keats, né en 1795, de sa brève existence, souvent malheureuse, de sa mort à la suite d’une « phtisie » en 1821 à Rome, loin de ses amis et de son unique amour. Je lui raconte aussi ma « guérison » mise en scène dans cette même chambre, ainsi que ma décision de prendre le nom de Joseph Severn, le peintre qui est resté au chevet de Keats jusqu’à sa mort. Enfin, je lui parle de mon court séjour dans le Retz, où je me suis contenté d’observer et d’écouter, condamné à rêver la vie des pèlerins du gritche sur Hypérion, et d’autres vies aussi.
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  • Par Seraphita, le 23 octobre 2010

    Lamia avait vu dans le Centre une biosphère active peuplée d’IA, plongeant ses racines dans l’intellect, ancrée dans un sol riche de données, baignée d’océans de connexions, de couches atmosphériques de conscience, et du bourdonnement incessant des échanges.
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par Seraphita, le 23 octobre 2010

    Me faudra-t-il quitter ce havre de repos/
    Ce berceau de ma splendeur / ce climat/
    Le luxe calme d’un bonheur de lumière/
    Les pavillons cristallins / les temples purs/
    De tout mon lumineux empire ?
    Le voici désert et vide / inhabité de moi \\
    Les flammes / la splendeur et la symétrie
    Se dérobent à mes yeux /// Je ne vois que du noir / la mort / et puis du noir.]
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  • Par Seraphita, le 23 octobre 2010

    Ainsi, le Centre est vulnérable. Où se trouve-t-il, Ummon ? Le TechnoCentre ?
    [Je te l’ai déjà dit.]
    Répète-le-moi, Ummon.
    [Nous habitons la
    zone intersticielle/
    où nous tissons les singularités
    comme un treillis de cristal/
    dans lequel nous stockons nos souvenirs et
    créons l’illusion de nous-mêmes
    à l’intention de nous-mêmes.]
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