ISBN : 2266173278
Éditeur : Pocket (2007)


Note moyenne : 4.29/5 (sur 137 notes) Ajouter à mes livres
Sur Hypérion, lointaine planète de l'Hégémonie, les tombeaux du temps sont sur le point de s'ouvrir. Sept pèlerins y sont envoyés par la sainte Église du Gritch. Au cours du long voyage qui les emmène vers les tombeaux, tous racon... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Gregory_Lemarchand, le 20 décembre 2011

    Gregory_Lemarchand
    Comme d'habitude, le consul était complètement bourré.
    "Le grinch ?" Demanda-t-il en essayant de rester en station debout face à l'hologramme taille réelle 96000 couleurs de H. Meina Gladstone, la présidente du Retz.
    "-Mais non, imbécile, soupira cette dernière, le gritche.
    -Aaaaaaaah, le gritche !" S'exclama le Consul en essayant de remplir un verre qui était déjà plein. Après une minute de réflexion qui lui permit de reconstituer la suite des évènements et ainsi de comprendre comment il était parvenu à bousiller la moquette de son vaisseau, il décida de boire au goulot.
    Après avoir bruyamment déglutit, son regard croisa celui de H. Meina Gladstone, et il sursauta.
    "-Mais vous êtes encore là, vous ?
    -Consul, je vous le répète, l'heure est grave : les Tombeaux du Temps sont en train de s'ouvrir...
    -J'y suis pour rien !
    -... libérant le gritche de sa prison...
    -Free Jim Carrey !
    -... et vous devez rejoindre les six autres pélerins, qui, comme vous, ont été sélectionnés par l'église gritchèque...
    -Attendez, j'ai participé à aucun casting moi. Qui a envoyé ma candidature ?
    -... sur l'Yggdrasil, le vaisseau-arbre des Templiers...
    -Si vous voulez mon avis, ça ressemble plutôt à une marque de dentifrice.
    -... pour empêcher le gritche de mettre le Retz à feu et à sang...
    -Dites ça fait cinq cent ans qu'on le connaît le coup de la menace terroriste.
    -...et si vous ne faites pas partie des six qui seront écorchés vifs et pour qui s'ensuivra une éternité d'atroces souffrances, faire exaucer votre voeu le plus cher, qui, selon la légende, sera accordé par le gritche au pèlerin épargné.
    -Ca change tout : j'ai jamais pu résister à une tombola."
    Lecteur, attention : si tu te lances dans la lecture de ce livre, sache que tu seras obligé de t'enquiller sa suite, son tome deux et la suite d'icelui avant d'arriver ENFIN à la fin de l'histoire. En effet, pas plus "Hypérion 1", qu'"Hypérion 2", ou "La Chute d'Hypérion 1" ne disposent de quoi que ce soit susceptible de faire office de conclusion. D'ailleurs, pour tout t'avouer (je te tutoie depuis quatre lignes, ne fais pas ton effarouché maintenant), pour tout t'avouer disais-je, s'il y avait eu ne serait-ce qu'un semblant de fin à ce livre, je me serais vraisemblablement arrêté là. Mais il n'en fut rien.
    En fait , "Hypérion 1" commence par le dialogue cité (de tête) en exergue : les sept pèlerins doivent se rendre sur la planète Hypérion, où dort le terrible gritche qui s'apprête à mettre le waï sur la galaxie. Ils ne se connaissent pas, mais chacun d'eux a déjà vécu une histoire plus ou moins en lien avec les tombeaux du temps. Par conséquent, et parce que les moyens de transports hypériens sont encore plus mal organisés que ceux de la SNCF un jour de grève et de neige, les pèlerins décident de se raconter leur histoire en chemin. Et ce premier tome de conter... trois des sept récits. Tu as bien lu, lecteur : Hypérion 1 raconte l'histoire de trois pèlerins sur un bateau. Littéralement. Si tu veux c'est un peu la version S-F d'"En attendant Godot".
    Une fois cela établit, une question demeure en suspens tel le roi Billy le Triste sur l'arbre de douleur du gritche : que valent ces trois nouvelles ? A vrai dire, c'est plutôt inégal.
    La première, sous ses allures de "conte de la crypte", passe plutôt très bien . le personnage principal, prêtre missionnaire défroqué d'un culte moribond , éveille l'intérêt, Simmons prend visiblement beaucoup de plaisir à le faire souffrir, et la bande d'aborigènes mongoliens chez qui il atterrit parvient sans problème à créer le malaise puis la crainte.
    Avec le second flashback, et son guerrier priapique, ça se dégrade sérieusement. La métaphore de l'excitation sexuello-guerrière est tellement lourde qu'elle écrase tout le reste sur son passage, et la répétitivité du délire frise le ridicule : à chaque fois que Kassad se retrouve sur un champ de bataille, sa copine apparaît, et ils baisent comme des castors. D'ailleurs à y réfléchir une fois les quatre bouquins torchés, cette péripétie ne trouve guère plus de sens par la suite.
    Enfin, le troisième texte narre les tribulations du poète Martin Silenus. Cette fois, il est vraiment plaisant de suivre le parcours du personnage à travers les siècles, de succès littéraires en décadences alcoolisées, d'autant qu'à mon sens c'est avec ce pèlerin-là qu'on commence réellement à saisir le fonctionnement de l'univers complexe développé par Simmons.
    Malheureusement, ces bons éléments sont plombés par le style de l'auteur : le gimmick de Silenus, à savoir jurer comme un charretier malgré son statut de poète, revient à peu de choses près à chaque putain de ligne, et ce qui aurait dû amener de la légèreté dans l'oeuvre la rend au bout du compte indigeste.
    D'ailleurs, si l'intégrité et l'originalité de l'univers sous-jacent à l'aventure constituent la grande force de ces romans, le style de Simmons les affaiblit considérablement. En clair : ce type est lourd.
    D'une part il s'évertue à enchaîner des descriptions pompeuses qui finissent par flinguer les ambiances qu'il essaie de poser, et il lance ses personnages les plus pittoresques dans des récits à la première personne qui le conduisent à se perdre dans des effets de style grossiers ; alors que dans les deux cas, la simplicité lui siérait beaucoup mieux. D'autre part, sa volonté d'intégrer des références classiques au sein d'un cadre S-F, censées j'imagine lui conférer ses lettres de noblesse, n'a pour effet que de rendre pataud ce qui par ailleurs s'avérait subtil, et d'ajouter des maladresses à un édifice qui avait l'air de tenir debout.
    Bref, Simmons développe un imaginaire saisissant, des personnages attachants, et un univers solide, mais en rajoute des tonnes dans tous les sens du terme. Enfin, déjà que lui-même a séparé son histoire en deux romans ("Hypérion" et "La Chute d'Hypérion") on se demande pourquoi l'éditeur est aller recouper ça en quatre unités, si bien que pris isolément, cet "Hypérion 1" n'a aucun sens.
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    • Livres 5.00/5
    Par Seraphita, le 08 novembre 2009

    Seraphita
    Les Extros, une intelligence non humaine aux instincts meurtriers, menacent d'envahir Hypérion, la planète aux trois continents qui abrite les célèbres Tombeaux du Temps, qui s'inscrivent à rebours du temps, et où sévirait l'obscur Gritche qui annonce l'extinction de la race humaine. Afin de percer les secrets des Tombeaux du Temps qui vont bientôt s'ouvrir, 7 pèlerins partent en voyage dans un immense vaisseau en direction d'Hypérion. Ils ne se connaissent pas mais sont vite désireux de pallier ce manque et se lancent dans des présentations mutuelles. Nous découvrons le récit du père Hoyt qui souffre le martyr dans sa chair depuis un voyage à la rencontre d'une ethnie sur Hypérion. Puis le colonel Kassad se présente à son tour, faisant la narration d'un amour impossible avec une chimère. Enfin, nous comprenons le sous-titre du livre : « Les Cantos d'Hypérion » à travers l'histoire du poète Martin Silenus, qui a écrit ces poèmes sous l'influence d'une muse bien particulière. Tous ces pèlerins ont un point en commun : ils ont tous une histoire avec Hypérion. Quelle est la véritable raison pour laquelle on les a réunis dans ce voyage ? L'aventure ne fait que commencer…
    J'ai beaucoup apprécié cette aventure spatiale et je vais poursuivre ma lecture avec le deuxième tome. Néanmoins, j'ai trouvé que le début de l'ouvrage était difficile : il m'a semblé complexe d'entrer dans la pensée de Dan Simmons, tant les mots nouveaux, termes désignant des technologies inconnues, des mondes, des planètes, des systèmes politiques, étaient foisonnants. le début est capital pour une bonne compréhension et j'ai dû le relire pour pleinement apprécier ce premier tome. Mon intérêt a été véritablement accroché à partir du premier récit, celui du père Hoyt. J'ai aimé cette incursion ethnologique dans un peuple imaginaire et l'intrigue qui s'en suivait. Au début du second récit, celui du colonel Kassad, j'ai eu l'impression de quelques longueurs, dans cette nouvelle narration, historique cette fois. Puis j'ai de nouveau été captivée lors de la bataille avec les Extros. le troisième récit, celui du poète Martin Silenus, était également captivant et donnait tout son sens au sous-titre de ce premier tome. Peu à peu, les éléments de l'intrigue s'emboîtent et on attend la chute…
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    • Livres 5.00/5
    Par myrddin, le 07 novembre 2010

    myrddin
    Hypérion est le premier roman de science-fiction du genre space-opéra que je lis et surtout mon premier livre de Dan Simmons.
    On peut dire en quelques mots que le style space-opéra est le fait que l'histoire se déroule à une échelle interplanétaire ou intergalactique. Vous trouverez plus d'explications sur le site suivant.
    Cette histoire a été écrite par Dan Simmons en 1989 et publié pour la première fois en France en 1991. Je n'ai lu que le premier tome du cycle qui en compte quatre. Les deux premiers tomes forment les Cantos d'Hypérion et les deux suivants, La Chute d'Hypérion. Je pense que je ne ferai qu'une seule bouchée de la suite.
    Ce premier volet rassemble l'histoire personnelle de trois des sept pèlerins envoyés sur Hypérion par une entité supérieure de l'Hégémonie afin d'éviter l'ouverture imminente des tombeaux du temps par des envahisseurs, les Extros. Ces tombeaux détennient le méchant (très vilain) Gritche. A la lecture des différentes histoires, on découvre que chacun des pélerins est en fait lié à l'existence du Gritche.
    Dan Simmons est parvenu à créer tout un univers à part entière avec son propre rythme, ses propres règles, ses technologie et sa philosophie. J'ai eu l'impression lors de ma lecture que ce livre regroupait plusieurs genres en même temps. On sent vraiment la variation du style d'écriture à travers les récits des trois pélerins (du prêtre, du soldat et du poète). On pourrait même croire que ce sont trois auteurs différents !
    Je ne suis pas habituée à ce genre de lecture et j'ai été assez destabilisée dès les premières pages. Je pense que pour comprendre au mieux ce livre il faut déjà avoir une certaine habitude avec le genre de la science-fiction.
    Dan Simmons a employé un vocabulaire particulier et de circonstance. J'ai même eu l'impression que certain mot était de son invention. J'ai dû relire deux ou trois fois des passages pour bien les comprendre. Mais ça valait la peine de s'accrocher.
    Il serait intéressant d'analyer plus en profondeur les thèmes abordés par l'auteur. Il y a certainement une série d'analogie à pointer entre "eux" et nous !
    Au final, c'est un livre que j'ai vraiment apprécié mais je n'ai peut-être pas tout saisi. Il faudra donc que je le lise à nouveau. Mais je lirai d'abord la suite !
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    • Livres 5.00/5
    Par gavelin, le 30 mars 2010

    gavelin
    Que dire au lecteur qui va commencer la saga Hypérion si ce n'est que ce cycle va vous rendre asocial le temps que vous arriviez à la fin...
    C'est un livre univers fabuleux, intriguant, dans lequel on se plonge avec délectation et duquel on ne ressort pas indemne.
    Cet ouvrage vous fait naitres des images splendides, des mondes extraordinaires, des personnages quasi mythologiques.
    Je recommande très fortement cet ouvrage et les 7 autres qui le suive !
    Effectivement, le rythme est plutot calme, mais les 8 tomes passent cependant bien trop vite : on en redemande !
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    • Livres 2.00/5
    Par DonLo, le 05 septembre 2010

    DonLo
    Ce livre m'échappait depuis longtemps. Il y a une dizaine d'années, un libraire me l'avait offert (!), j'avais essayé, puis chuté à la page 3. Trop de mots lourdement inventés dans une situation à la banalité repoussante. Je sentais l'effort que faisait l'auteur pour m'entraîner dans une étrangeté poussive. Pas moyen d'accrocher.
    Puis, chaque fois que je rangeais ma bibliothèque, je retentais et rebutais sur ces premières pages.
    Cet été, j'ai repris mon courage et poursuivi, jusqu'à la fin de ce tome 1. Avec des hauts et des bas.
    Le principe du livre hommage, multivoque, m'a paru intéressant. Plus que le résultat, surtout lorsque le locuteur est un gros bourrin de militaire en plein space op' de triste facture. On a beau se dire "c'est lourd exprès", cela reste lourd tout court.
    Et c'est dommage, parce que le sujet mérite que l'on passe sur ces scories. Présenté comme un nouveau classique de la SF, cet Hypérion me semble positionné avec ambition et culture dans l'histoire du genre, mais oublie le plaisir du lecteur.
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Citations et extraits

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  • Par GabySensei, le 06 juillet 2011

    Sur Keats:
    L'imagination est comparable au rêve d'Adam. En se réveillant, il s'aperçut que tout était réel.
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