ISBN : 2266173278
Éditeur : Pocket (2007)


Note moyenne : 4.33/5 (sur 159 notes) Ajouter à mes livres
Sur Hypérion, lointaine planète de l'Hégémonie, les tombeaux du temps sont sur le point de s'ouvrir. Sept pèlerins y sont envoyés par la sainte Église du Gritch. Au cours du long voyage qui les emmène vers les tombeaux, tous racon... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par finitysend, le 21 mai 2012

    finitysend
    Le cycle d'Hypérion est un assez bon moment de lecture .
    La psychologie des personnages ... leur nombre ... l'ampleur du sujet et le caractère massif de certains évènements et enfin un style limpide très scénique qui impose généralement avec force des visualisations puissantes .
    Bref ! un incontournable à ce qu'il parait .
    On peut souvent lire au sujet d'Hypérion : « le meilleurs roman de SF « .
    C'est le genre « d'arguments « auquel il m'est difficile de souscrire en général et en particulier au sujet d'Hypérion .
    Personnellement j'avais " boudé " Hypérion à sa sortie .
    Ce fut une erreur car ressitué dans le contexte de l'époque c'est une des premières versions ( assez magistrale ) du « new sace opera « .
    Cependant les thèses spirituelles et métaphysiques de l'auteur sont un peu du genre qui sont celles du types philosophies de comptoir à défaut d'être dans le boudoir ( hum !) .
    Par ailleurs beaucoup d'aspects sont assez ingénieux du point de vue narratif et la caractérisation est très correcte .
    Mais il y a malgré tous des aspects inachevés et scandaleusement insuffisamment travaillés qui grèvent lourdement la qualité générale de cette œuvre .
    Par exemple : l'usage que fait l'auteur de la téléportation est un raccourcis ( au propre comme au figuré ) .
    C'est dommage car le texte y perd .
    On en retire une insatisfaction ... une frustration... tellement le reste est potentiellement bon ..
    Il y a comme un déséquilibre .
    Une autre façon de l'insérer dans le récit nous aurais peut être apporté la satisfaction de lire un plus grand nombre de pages et d'approfondir certains aspects ... tout en soignant les liaisons QUI SONT GENERALEMENT FACTICES dans ce texte incontestablement bâclé ..
    4 étoiles parce que incontestablement une certaine envergure mais un fond vraiment léger et un style que l'auteur n'a pas jugé utile de travailler sérieusement !
    Question : est ce que les amateurs de SF se contente de peu ? : il semblerait que oui décidément .
    Perso j'ai lu les tomes 1 et 2 et cela m'a suffi Un excellent cycle à ce qu'il parait .. qui fut un tournant dans le genre space opera à ce qu'il parait
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    Critique de qualité ? (11 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Gregory_Lemarchand, le 20 décembre 2011

    Gregory_Lemarchand
    Comme d'habitude, le consul était complètement bourré.
    "Le grinch ?" Demanda-t-il en essayant de rester en station debout face à l'hologramme taille réelle 96000 couleurs de H. Meina Gladstone, la présidente du Retz.
    "-Mais non, imbécile, soupira cette dernière, le gritche.
    -Aaaaaaaah, le gritche !" S'exclama le Consul en essayant de remplir un verre qui était déjà plein. Après une minute de réflexion qui lui permit de reconstituer la suite des évènements et ainsi de comprendre comment il était parvenu à bousiller la moquette de son vaisseau, il décida de boire au goulot.
    Après avoir bruyamment déglutit, son regard croisa celui de H. Meina Gladstone, et il sursauta.
    "-Mais vous êtes encore là, vous ?
    -Consul, je vous le répète, l'heure est grave : les Tombeaux du Temps sont en train de s'ouvrir...
    -J'y suis pour rien !
    -... libérant le gritche de sa prison...
    -Free Jim Carrey !
    -... et vous devez rejoindre les six autres pélerins, qui, comme vous, ont été sélectionnés par l'église gritchèque...
    -Attendez, j'ai participé à aucun casting moi. Qui a envoyé ma candidature ?
    -... sur l'Yggdrasil, le vaisseau-arbre des Templiers...
    -Si vous voulez mon avis, ça ressemble plutôt à une marque de dentifrice.
    -... pour empêcher le gritche de mettre le Retz à feu et à sang...
    -Dites ça fait cinq cent ans qu'on le connaît le coup de la menace terroriste.
    -...et si vous ne faites pas partie des six qui seront écorchés vifs et pour qui s'ensuivra une éternité d'atroces souffrances, faire exaucer votre voeu le plus cher, qui, selon la légende, sera accordé par le gritche au pèlerin épargné.
    -Ca change tout : j'ai jamais pu résister à une tombola."
    Lecteur, attention : si tu te lances dans la lecture de ce livre, sache que tu seras obligé de t'enquiller sa suite, son tome deux et la suite d'icelui avant d'arriver ENFIN à la fin de l'histoire. En effet, pas plus "Hypérion 1", qu'"Hypérion 2", ou "La Chute d'Hypérion 1" ne disposent de quoi que ce soit susceptible de faire office de conclusion. D'ailleurs, pour tout t'avouer (je te tutoie depuis quatre lignes, ne fais pas ton effarouché maintenant), pour tout t'avouer disais-je, s'il y avait eu ne serait-ce qu'un semblant de fin à ce livre, je me serais vraisemblablement arrêté là. Mais il n'en fut rien.
    En fait , "Hypérion 1" commence par le dialogue cité (de tête) en exergue : les sept pèlerins doivent se rendre sur la planète Hypérion, où dort le terrible gritche qui s'apprête à mettre le waï sur la galaxie. Ils ne se connaissent pas, mais chacun d'eux a déjà vécu une histoire plus ou moins en lien avec les tombeaux du temps. Par conséquent, et parce que les moyens de transports hypériens sont encore plus mal organisés que ceux de la SNCF un jour de grève et de neige, les pèlerins décident de se raconter leur histoire en chemin. Et ce premier tome de conter... trois des sept récits. Tu as bien lu, lecteur : Hypérion 1 raconte l'histoire de trois pèlerins sur un bateau. Littéralement. Si tu veux c'est un peu la version S-F d'"En attendant Godot".
    Une fois cela établit, une question demeure en suspens tel le roi Billy le Triste sur l'arbre de douleur du gritche : que valent ces trois nouvelles ? A vrai dire, c'est plutôt inégal.
    La première, sous ses allures de "conte de la crypte", passe plutôt très bien . le personnage principal, prêtre missionnaire défroqué d'un culte moribond , éveille l'intérêt, Simmons prend visiblement beaucoup de plaisir à le faire souffrir, et la bande d'aborigènes mongoliens chez qui il atterrit parvient sans problème à créer le malaise puis la crainte.
    Avec le second flashback, et son guerrier priapique, ça se dégrade sérieusement. La métaphore de l'excitation sexuello-guerrière est tellement lourde qu'elle écrase tout le reste sur son passage, et la répétitivité du délire frise le ridicule : à chaque fois que Kassad se retrouve sur un champ de bataille, sa copine apparaît, et ils baisent comme des castors. D'ailleurs à y réfléchir une fois les quatre bouquins torchés, cette péripétie ne trouve guère plus de sens par la suite.
    Enfin, le troisième texte narre les tribulations du poète Martin Silenus. Cette fois, il est vraiment plaisant de suivre le parcours du personnage à travers les siècles, de succès littéraires en décadences alcoolisées, d'autant qu'à mon sens c'est avec ce pèlerin-là qu'on commence réellement à saisir le fonctionnement de l'univers complexe développé par Simmons.
    Malheureusement, ces bons éléments sont plombés par le style de l'auteur : le gimmick de Silenus, à savoir jurer comme un charretier malgré son statut de poète, revient à peu de choses près à chaque putain de ligne, et ce qui aurait dû amener de la légèreté dans l'oeuvre la rend au bout du compte indigeste.
    D'ailleurs, si l'intégrité et l'originalité de l'univers sous-jacent à l'aventure constituent la grande force de ces romans, le style de Simmons les affaiblit considérablement. En clair : ce type est lourd.
    D'une part il s'évertue à enchaîner des descriptions pompeuses qui finissent par flinguer les ambiances qu'il essaie de poser, et il lance ses personnages les plus pittoresques dans des récits à la première personne qui le conduisent à se perdre dans des effets de style grossiers ; alors que dans les deux cas, la simplicité lui siérait beaucoup mieux. D'autre part, sa volonté d'intégrer des références classiques au sein d'un cadre S-F, censées j'imagine lui conférer ses lettres de noblesse, n'a pour effet que de rendre pataud ce qui par ailleurs s'avérait subtil, et d'ajouter des maladresses à un édifice qui avait l'air de tenir debout.
    Bref, Simmons développe un imaginaire saisissant, des personnages attachants, et un univers solide, mais en rajoute des tonnes dans tous les sens du terme. Enfin, déjà que lui-même a séparé son histoire en deux romans ("Hypérion" et "La Chute d'Hypérion") on se demande pourquoi l'éditeur est aller recouper ça en quatre unités, si bien que pris isolément, cet "Hypérion 1" n'a aucun sens.
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Ubikson, le 21 mai 2012

    Ubikson
    Comment décrire Hyperion ?
    Une saga majeure ? le rêve d'un psychotique ? Un hommage à la poésie ?
    Avant de vous plonger dans le 1er tome, vite vite, un coup de Wikipedia, la biographie de John Keats, "poète romantique anglais" (1795-1821), ça plantera un peu le décor, avant de foncer direction les étoiles, direction l'Hégémonie.
    Quel rapport entre un poète mort au début du 19eme et une saga se déroulant au XXVIIIeme ? Héhéhé... Je ne dirais rien.
    S'il devait y avoir un inconvénient avec Hyperion, c'est sa longueur. Hyperion 1 et 2, LA CHUTE D'HYPERION 1 & 2, Endymion 1 & 2, l'Eveil d'Endymion 1 & 2... Ca fait déjà une bonne liste pour le Père Noël.
    Mais bon, pour ma part, je n'ai jamais attaqué Endymion, ce qui ne m'a pas empêché de comprendre et de savourer les Cantos D'Hyperion.
    Alors au final, que raconte ce livre ?
    "Alors que les mystérieux Tombeaux du Temps vont s'ouvrir sur la planète Hyperion, un groupe de sept pèlerins est choisi pour rencontrer le Gritche, la créature-divinité qui hante les environs..."
    Le tome 1 nous relate l'histoire de ces pèlerins, trois d'entre eux : le prêtre Lénar Hoyt (terrible, un véritable épisode d'X-Files), le Colonel Fedmahn Kassad (histoire qui commence déjà à nous plonger dans les paradoxes temporels) et celle de Sol Weintraub et sa fille, sans doute la plus émouvante des sept, qui nous conte l'aventure d'un père tentant de sauver sa fille...
    Une fois ce premier tome achevé, il sera difficile de ne pas vouloir sauter sur le deuxième, mais attention, celui-ci vous mènera inexorablement vers le troisième etc etc... (Danger : addiction !)
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Seraphita, le 08 novembre 2009

    Seraphita
    Les Extros, une intelligence non humaine aux instincts meurtriers, menacent d'envahir Hypérion, la planète aux trois continents qui abrite les célèbres Tombeaux du Temps, qui s'inscrivent à rebours du temps, et où sévirait l'obscur Gritche qui annonce l'extinction de la race humaine. Afin de percer les secrets des Tombeaux du Temps qui vont bientôt s'ouvrir, 7 pèlerins partent en voyage dans un immense vaisseau en direction d'Hypérion. Ils ne se connaissent pas mais sont vite désireux de pallier ce manque et se lancent dans des présentations mutuelles. Nous découvrons le récit du père Hoyt qui souffre le martyr dans sa chair depuis un voyage à la rencontre d'une ethnie sur Hypérion. Puis le colonel Kassad se présente à son tour, faisant la narration d'un amour impossible avec une chimère. Enfin, nous comprenons le sous-titre du livre : « Les Cantos d'Hypérion » à travers l'histoire du poète Martin Silenus, qui a écrit ces poèmes sous l'influence d'une muse bien particulière. Tous ces pèlerins ont un point en commun : ils ont tous une histoire avec Hypérion. Quelle est la véritable raison pour laquelle on les a réunis dans ce voyage ? L'aventure ne fait que commencer…
    J'ai beaucoup apprécié cette aventure spatiale et je vais poursuivre ma lecture avec le deuxième tome. Néanmoins, j'ai trouvé que le début de l'ouvrage était difficile : il m'a semblé complexe d'entrer dans la pensée de Dan Simmons, tant les mots nouveaux, termes désignant des technologies inconnues, des mondes, des planètes, des systèmes politiques, étaient foisonnants. le début est capital pour une bonne compréhension et j'ai dû le relire pour pleinement apprécier ce premier tome. Mon intérêt a été véritablement accroché à partir du premier récit, celui du père Hoyt. J'ai aimé cette incursion ethnologique dans un peuple imaginaire et l'intrigue qui s'en suivait. Au début du second récit, celui du colonel Kassad, j'ai eu l'impression de quelques longueurs, dans cette nouvelle narration, historique cette fois. Puis j'ai de nouveau été captivée lors de la bataille avec les Extros. le troisième récit, celui du poète Martin Silenus, était également captivant et donnait tout son sens au sous-titre de ce premier tome. Peu à peu, les éléments de l'intrigue s'emboîtent et on attend la chute…
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par myrddin, le 07 novembre 2010

    myrddin
    Hypérion est le premier roman de science-fiction du genre space-opéra que je lis et surtout mon premier livre de Dan Simmons.
    On peut dire en quelques mots que le style space-opéra est le fait que l'histoire se déroule à une échelle interplanétaire ou intergalactique. Vous trouverez plus d'explications sur le site suivant.
    Cette histoire a été écrite par Dan Simmons en 1989 et publié pour la première fois en France en 1991. Je n'ai lu que le premier tome du cycle qui en compte quatre. Les deux premiers tomes forment les Cantos d'Hypérion et les deux suivants, La Chute d'Hypérion. Je pense que je ne ferai qu'une seule bouchée de la suite.
    Ce premier volet rassemble l'histoire personnelle de trois des sept pèlerins envoyés sur Hypérion par une entité supérieure de l'Hégémonie afin d'éviter l'ouverture imminente des tombeaux du temps par des envahisseurs, les Extros. Ces tombeaux détennient le méchant (très vilain) Gritche. A la lecture des différentes histoires, on découvre que chacun des pélerins est en fait lié à l'existence du Gritche.
    Dan Simmons est parvenu à créer tout un univers à part entière avec son propre rythme, ses propres règles, ses technologie et sa philosophie. J'ai eu l'impression lors de ma lecture que ce livre regroupait plusieurs genres en même temps. On sent vraiment la variation du style d'écriture à travers les récits des trois pélerins (du prêtre, du soldat et du poète). On pourrait même croire que ce sont trois auteurs différents !
    Je ne suis pas habituée à ce genre de lecture et j'ai été assez destabilisée dès les premières pages. Je pense que pour comprendre au mieux ce livre il faut déjà avoir une certaine habitude avec le genre de la science-fiction.
    Dan Simmons a employé un vocabulaire particulier et de circonstance. J'ai même eu l'impression que certain mot était de son invention. J'ai dû relire deux ou trois fois des passages pour bien les comprendre. Mais ça valait la peine de s'accrocher.
    Il serait intéressant d'analyer plus en profondeur les thèmes abordés par l'auteur. Il y a certainement une série d'analogie à pointer entre "eux" et nous !
    Au final, c'est un livre que j'ai vraiment apprécié mais je n'ai peut-être pas tout saisi. Il faudra donc que je le lise à nouveau. Mais je lirai d'abord la suite !
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Citations et extraits

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  • Par finitysend, le 12 avril 2012

    Je suis malade.J'ai la fièvre ,des tremblements ,hier toute la journée ,j'ai vomi une bile noire .La pluie est assourdissante.Les miroirs orbitaux éclairent toute la nuit le dessus des nuages .Les cieux sont embrasés.
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  • Par sentinelle, le 19 avril 2012

    Sous certains aspects, Billy le Triste est un enfant adipeux au visage éternellement collé contre la vitrine d’un marchand de bonbons. Il aime et apprécie en connaisseur la grande musique, mais est incapable d’en produire. Amateur de ballets et de toutes choses gracieuses, Son Altesse a la légèreté d’un cornichon ambulant doublé d’une andouille comique. Lecteur passionné, critique de poésie au goût infaillible, amateur de rhétorique, le roi Billy allie un bégaiement rédhibitoire avec une timidité telle qu’il ne peut jamais se résoudre à montrer sa prose ou sa poésie à quiconque.
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  • Par sentinelle, le 19 avril 2012

    Les Chants d’Hypérion furent écrits avec un talent auquel je n’aurais jamais pu prétendre et une maîtrise à laquelle je n’aurais jamais accédé. Ils furent interprétés par une voix qui n’était pas la mienne. Mon sujet était la fin de l’humanité. Ma muse était le gritche.
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  • Par sentinelle, le 19 avril 2012

    — Pourriez-vous m’expliquer quels aspects de la légende du gritche vous comptiez utiliser dans votre poème ? me demanda le roi Billy d’une voix douce.
    — Bien sûr, Majesté. D’après l’Évangile gritchtèque des indigènes, le gritche est le Seigneur de la Douleur et l’Ange de l’Expiation Finale. Venu d’un endroit situé hors du temps, il annonce la fin de la race humaine. C’est un concept que j’aime bien.
    — La fin de la race humaine, répéta lentement le roi Billy.
    — Oui. C’est l’archange Michaël, Moroni, Satan, le Masque de l’Entropie et le monstre de Frankenstein emballés dans le même paquet. Il rôde autour des Tombeaux du Temps en attendant le moment de sortir pour se livrer à ses grand massacres quand l’humanité sera prête à rejoindre le dodo, le gorille et le grand cachalot au palmarès de l’extinction des espèces.
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  • Par sentinelle, le 19 avril 2012

    Dès que j’ai été en âge de penser par moi-même, j’ai su que je serais – qu’il fallait que je sois – poète. Ce n’était pas comme si j’avais eu vraiment le choix. C’était plutôt comme si toute cette beauté agonisante qui m’entourait rendait en moi son dernier soupir et m’ordonnait, me condamnait à passer le restant de mes jours à jouer avec les mots, en expiation, peut-être, du massacre irréfléchi de son propre monde-berceau par notre race. Poète je devins donc, pour le meilleur et pour le pire.
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