ISBN : 2266177478
Éditeur : Pocket (2007)


Note moyenne : 4.31/5 (sur 140 notes) Ajouter à mes livres
Sur Hypérion, le père Hoyt a trouvé son cruciforme. Il le porte imprimé dans sa chair à tout jamais. Sur Hypérion, le colonel Kassad a rencontré la belle Moneta, hérissée de piquants. Il a vu les Extros empalés, la guerre universelle, la mort de tous les mondes. Il a un... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Gregory_Lemarchand, le 21 décembre 2011

    Gregory_Lemarchand
    "J'étais dans le brouillard. La fumée âcre des clous de cercueil -c'est comme ça qu'on appelle les cigarettes dans la zone- se mêlait à celle des cheminées d'usine, et à l'odeur caractéristique de l'air recyclé par une ventilation plus vieille que l'hégire. le charme pittoresque des quartiers mal famés de Lusus. le barman, un type râblé, au visage grêlé, et à l'air patibulaire, se radina jusqu'à mon alcôve avec la conso que j'avais commandée au moins trois siècles auparavant.
    "-On raque d'avance, ici, qu'il me dit.
    -Hé mecton, souris quand tu parles ou j't'arrange une nouvelle boutonnière" répondis-je en glaviotant dans l'pot en contrebas. Quand on est une femme détective privée sur Lusus, il faut savoir se faire respecter.
    Tête-de-mort enfonça le verre bordé de tâches de rouge à lèvres bon marché qu'on n'avait même pas tenté d'essuyer dans la couche de gras qui recouvrait ma table, et retourna derrière son comptoir statuer sur la meilleure façon de mélanger du détergent à de la sciure pour en faire un cocktail.
    Les minutes s'égrenaient comme les billets dans le soutif d'une pute nonagénaire. On n'était que trois dans le rade : mézigue, un moustachu gargantuesque avec une tâche de jaune d'oeuf commaque sur sa cravate qui me montrait son dos et sa raie, et, en face de lui, une radasse tellement repassée qu'on l'aurait cru rescapée d'un accident de distrans. Après l'avoir dévisagée quelque seconde, et en avoir eu les dents du fonds qui baignaient, je me remis à faire semblant de zyeuter la feuille de chou locale.
    Décidément, me disais-je, cette affaire s'annonçait bien brumeuse, même pour la détective privée chevronnée que j'étais. Primo : meurtre sans macchab. Jamais bon, ça. Secundo, mon client, c'était la victime. Respirant mais canné quand même : un cybride qu'ils appelaient ça, sur Tau. Traduction pour ceusses qui auraient arrêté l'école avant leur troisième doctorat : une face de circuit imprimé dans un morceau de barbaque humaine. Bref, le gadjo avait été enlevé et zigouillé par des zigotos inconnus. Puis réactivé par le Techno-Centre. A peine un tour de cadran de perdu. Son problème : il avait zappé des données. Mon problème : c'était pas encore cette affaire qui allait m'aider à retrouver celui qui avait buté papa. J'éclusais."
    Si vous avez raté ma critique du précédent volume, je résume : Hypérion 2 est la suite d'Hypérion 1. de rien. Ce livre narre donc les histoires des trois pèlerins qui restent (puisque le septième est mort déchiqueté dans d'atroces souffrances), avant que le groupe n'atteigne enfin les tombeaux du temps, pour se faire déchiqueter à son tour dans des souffrances non moins atroces.
    Globalement, et fort logiquement aussi, puisqu'il s'agit en fait du même livre débité par l'éditeur français, Hypérion 2 jouit des mêmes qualités et souffre des mêmes défauts que son prédécesseur. A savoir que l'univers passionne, d'autant plus qu'on en saisit de mieux en mieux les rouages à mesure que s'enchaînent les récits, mais que le style déconne.
    Sur les trois, deux nouvelles sont très bonnes, et la troisième plonge dans les tréfonds de la nullité. Histoire d'être débarrassés, commençons par celle-là.
    L'aventure de Brawne Lamia, détective privée, a la particularité de cumuler les deux plus gros défauts de l'écriture de Simmons :
    1) le récit à la première personne, qui cette fois singe avec une maladresse embarrassante le polar hard-boiled (cf l'introduction à peine caricaturale de cet article)
    2) le collage pachydermique de références littéraires nobles, qui prend corps avec le personnage du poète John Keats, derrière lequel on croit entendre la voix de Simmons, éructant, fier de lui, "si j'ai pu donner envie à un seul lecteur de lire Keats, alors j'ai gagné mon pari".
    Désolé Danny, mais t'es vraiment lourd.
    Seule une chouette idée, je parle de la poursuite à travers plusieurs mondes via l'utilisation de téléporteurs sauve le texte du naufrage.
    Le "récit du lettré" Weintraub, bien qu'également pétris de références intelligentes, relève infiniment le niveau. D'abord parce que le narrateur n'est pas le personnage principal, ce qui évite à l'auteur de se fourvoyer dans un exercice de style ridicule de plus, et aussi parce que l'histoire traite enfin de quelque chose dont on nous bassine depuis quatre cents pages sans jamais l'utiliser que par la bande : le voyage dans le temps. Résultat, le calvaire de cette jeune fille, qui se met à rajeunir de jour en jour, perdant à mesure les souvenirs de la veille, vu par les yeux de ses parents, réussit à être à la fois captivant et poignant. Pour couronner le tout, un gimmick de Simmons atteint une fois n'est pas coutume sa cible : l'échange récurrent entre la fille et son père rythme la nouvelle comme les battements d'un coeur mourant.
    Enfin, le texte du Consul est à mon sens le plus réussi de tous. Il part pourtant d'un énorme défaut : celui d'être rattaché à la va-comme-je-te-pousse à son narrateur, alors que celui-ci s'avère le pivot principal de l'intrigue. Quoi qu'il en soit, cette histoire d'amour entre un navigateur de l'espace et une aborigène, si elle ne révolutionne pas le genre, parvient à faire vibrer une corde archétypale qu'aucun autre récit n'avait jusque-là effleuré. Brodant sur une idée à la fois simple et séduisante (le temps qui ne s'écoule pas à la même vitesse pour les deux amants), Simmons mène sa barque en évitant des écueils qui pourtant ne manquent pas (ça parle quand même de cons de hippies de l'espace qui luttent contre les méchants industriels de service pour sauver les dauphins). Qui plus est, l'auteur en profite pour installer les prémices de ce qui deviendra "la chute" de son univers, ce qui joint l'utile à l'agréable.
    D'ailleurs, à la fin de ce volume, force est de s'incliner devant la capacité de Simmons à mettre en place une intrigue politico-militaire comprenant l'interaction de quatre grandes puissances aux motivations différenciées, ainsi que d'une multitude de groupuscules bien déterminés, sans jamais en être passé par la présentation directe. Arrivé au bout du sixième récit, le lecteur saura identifier chacun des belligérants de la guerre stellaire qui s'annonce, sans pour autant s'être astreint à suivre une exposition qui aurait pu être complètement assommante. Il s'agit, à n'en pas douter, d'un tour de force, de la principale qualité d'Hypérion, et accessoirement de l'obligation quasi-contractuelle de se taper la suite pour voir démarrer la machine infernale qui vient d'être bâtie.
    Encore plus étonnante, se révèle la plus grande habileté de l'auteur pour les histoires cul-cul-la-praline que pour tout autre genre, y compris l'horreur et le policier (alors que c'est censé être son métier). D'ailleurs sur les trois nouvelles qui mettent en scène une histoire d'amour (Kassad, Brawne, le Consul) seule la plus directe fait mouche, tandis que les deux autres, mâtinées d'épique ou de polar, se vautrent.
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par sentinelle, le 24 avril 2012

    sentinelle
    Le cycle d'Hypérion est divisé en deux parties :
    1e partie - Les Cantos d'Hypérion, comprenant Hypérion (1989) et sa suite, La Chute d'Hypérion (1990).
    2e partie - Les Voyages d'Endymion, comprenant Endymion (1995) et L'Éveil d'Endymion (1997).
    Ce cycle est considéré comme une des œuvres majeures de la science-fiction, rien de moins.
    Autant vous dire que ses lettres de noblesse, le genre space opera et la longueur du cycle m'ont longtemps rebutée : trop complexe ? trop ardu ? manque de références ? manque de temps ? enfin bref, il m'a longtemps fichue la trouille ce cycle, par crainte aussi d'être déçue par un auteur dont j'aime en général sa veine essentiellement fantastique.
    Je me suis donc enfin plongée dans ce premier tome Hypérion, pour le meilleur comme pour le pire pourrait-on dire. Car complexe, il l'est à plus d'un titre ! Après un début tonitruant, on se rend compte rapidement que cette lecture ne sera pas aisée tant il mélange allégrement les genres (je n'essaye même pas d'en faire une liste exhaustive) et les styles, à tel point que j'avais parfois l'impression de devoir recharger mes batteries pour entamer chaque nouveau chapitre (chaque chapitre reprenant les aventures antérieures d'un des sept pèlerins).
    Mélange de genres, de styles mais aussi truffé de références religieuses, mythologiques, poétiques sans oublier une réflexion sur la littérature et la créativité en général.
    Alors Dan Simmons est-il un génie ou un imposteur patenté ? Car la question finit irrémédiablement par se poser, même si la réponse est loin d'être évidente : œuvre à part entière d'un auteur surdoué qui surpasse tous les styles en démontant les rouages de la littérature ou exercices de démonstration, compilateur éhonté et manipulateur assumé ?
    Au final, un roman clinquant, parfois flamboyant et profond, d'autres fois bancal, creux et décousu, un premier tome qui prend aux tripes à certains passages, qui laissent de marbre à d'autres bref un récit inégal mais dont on a bien du mal à s'en détacher, pris presque malgré soi malgré les manques évidents et les emprunts multiples aux genres dits populaires.
    Faire une petite pause avant d'entamer le second tome ne sera donc pas superflu même si le récit me trotte dans la tête avec l'envie de connaitre la suite des aventures des sept pèlerins à la recherche du Gritche dans les tombeaux du temps.
    Un fait certain : c'est un malin ce Dan Simmons, tant il s'informe, se documente, étudie, joue avec différentes figures de style et autres pastiches, tours de passe-passe et grosses ficelles sans jamais pour autant nous perdre en cours de route. Faut aussi savoir le faire.
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par finitysend, le 27 février 2012

    finitysend
    Un excellent cycle à ce qu'il parait .. qui fut un tournant dans le genre space opera à ce qu'il parait ..
    Le cycle d'Hypérion est un assez bon moment de lecture ...
    La psychologie des personnages ... leur nombre ... l'ampleur du sujet et le caractère massif de certains évènements et enfin un style limpide très scénique qui impose généralement avec force des visualisations puissantes ...
    Bref ! un incontournable à ce qu'il parait ...
    On peut souvent lire au sujet d'Hypérion : « le meilleurs roman de SF « ..
    C'est le genre « d'arguments « auquel il m'est difficile de souscrire en général et en particulier au sujet d'Hypérion ...
    Personnellement j'avais " boudé " Hypérion à sa sortie ...
    Ce fut une erreur car re situé dans le contexte de l'époque c'est une des premières versions ( assez magistrale ) du « new sace opera « ..
    Cependant les thèses spirituelles et métaphysiques de l'auteur sont un peu du genre qui sont celles du types philosophies de comptoir à défaut d'être dans le boudoir ( hum !) ...
    Par ailleurs beaucoup d'aspects sont assez ingénieux du point de vue narratif et la caractérisation est très correcte ...
    Mais il y a malgré tous des aspects inachevés et scandaleusement insuffisamment travaillés qui grèvent lourdement la qualité générale de cette œuvre ..
    Par exemple : l'usage que fait l'auteur de la téléportation est un raccourcis ( au propre comme au figuré ) .
    C'est dommage car le texte y perd ...
    On en retire une insatisfaction ... une frustration... tellement le reste est potentiellement bon ..
    Il y a comme un déséquilibre ..
    Une autre façon de l'insérer dans le récit nous aurais peut être apporté la satisfaction de lire un plus grand nombre de pages et d'approfondir certains aspects ... tout en soignant les liaisons QUI SONT GENERALEMENT FACTICES dans ce texte incontestablement bâclé ...
    4 étoiles parce que incontestablement une certaine envergure mais un fond vraiment léger et un style que l'auteur n'a pas jugé utile de travailler sérieusement !
    Question : est ce que les amateurs de SF se contente de peu ? : il semblerait que oui décidément ...
    Perso j'ai lu les tomes 1 et 2 et cela m'a suffi car : il suffit ... !
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Seraphita, le 22 novembre 2009

    Seraphita
    Les 7 pèlerins sont arrivés sur la planète Hypérion, menacée par l'invasion des Extros, alors que les Tombeaux du Temps, entourés par les champs anentropiques, sont sur le point de s'ouvrir. Au fil du voyage vers ces artefacts, accueillis par des engins de transport variés, les récits se poursuivent. C'est au tour du lettré, Sol Weintraub, de présenter son histoire : sa fille Rachel a contracté la maladie de Merlin lors d'un voyage sur Hypérion et est condamnée à rajeunir. Puis, Brawne Lamia, la détective, raconte sa rencontre avec le cybride Johnny, en qui s'exprime la personnalité du poète emblématique d'Hypérion, Keats. Enfin, le consul expose l'histoire de ces aïeuls, Siri et Merin, et de leur amour. Entre temps, les pèlerins se rendent compte que le Templier, Het Masteen, a disparu, laissant derrière lui ses bagages mystérieux. Maintenant qu'ils se sont racontés leur histoire, sont-ils prêt à affronter le Gritche ?
    J'ai été séduite, à nouveau, par les belles descriptions de paysages imaginaires de la planète Hypérion. le récit du lettré était passionnant, reprenant un thème classique, mais ici très bien traité, de science fiction, le rajeunissement, exposé dans toutes ses conséquences, psychiques, mais aussi physiques. Par contre, le récit cyberpunk de Brawne Lamia m'a découragée par sa densité et sa complexité : interviennent le TechnoCentre et les intelligences artificielles, avec une technologie poussée à son extrême, dans une pléthore de machines toutes plus sophistiquées les unes que les autres. Je devrai relire ce récit pour mieux en comprendre toutes les subtilités. La sensation laissée par une lecture de termes dont on pressent le sens, sans pouvoir cependant en donner une traduction exacte, est à la fois déroutante, mais aussi grisante (exemple : être « distransporté », les portes « distrans », les « mégatrans »…). Il ne faut pas être rebuté par la complexité. J'attends maintenant avec impatience la lecture de la suite : « La Chute d'Hypérion » qui, paraît-il, donne des clés de compréhension du récit qui précède.
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par Noyeb, le 24 mai 2009

    Noyeb
    Même critique que pour le 1er. C'est beau ! Magnifique même ! L'écriture est sublime. Très poétique. MAIS que c'est lent ! Très lent ! Trop lent pour moi... Je reconnais le talent d'écriture mais ça manque d'action à mon gout.
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Citations et extraits

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  • Par sentinelle, le 24 avril 2012

    « Hypérion représente une déchirure dans le tissu prédictif tout entier de l’existence même du TechnoCentre. C’est l’ultime bâton dans les roues, la variable non intégrable. Aussi impossible que cela puisse paraître, Hypérion semble échapper à toutes les lois de la physique, de l’histoire, de la psychologie humaine et des arts prédictifs tels qu’ils sont pratiqués par le TechnoCentre.
    « Le résultat est qu’il y a deux avenirs, ou deux réalités différentes, si tu préfères. La première est celle où la malédiction du gritche qui va bientôt s’abattre sur le Retz et sur toute l’humanité interstellaire constitue une arme contrôlée par le TechnoCentre du futur, une première frappe rétroactive de la part des Volages qui dominent de là-bas les millénaires à venir de la Galaxie. L’autre réalité voit l’invasion du gritche, la guerre interstellaire en préparation et les autres conséquences de l’ouverture des Tombeaux du Temps comme un coup porté à travers le temps par les humains, et comme un sursaut final des Extros, des ex-coloniaux et des autres minorités humaines ayant échappé au programme d’extinction mis en œuvre par les Volages.
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  • Par sentinelle, le 24 avril 2012

    Les Extros étaient convaincus que les Tombeaux du Temps étaient des artefacts issus de leur propre futur, et que le gritche était une arme de rédemption attendant pour la saisir la main adéquate. Le culte gritchtèque voyait dans le monstre un ange vengeur tandis que les Extros y voyaient un outil issu de l’imagination humaine et venu du futur pour délivrer l’humanité du TechnoCentre
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  • Par sentinelle, le 24 avril 2012

    Sol aurait voulu savoir comment toute une éthique – et, à plus forte raison, une religion assez indomptable pour avoir survécu à tous les maux que l’humanité avait pu accumuler sur elle – pouvait découler d’une injonction divine à un père d’assassiner son fils. Sol ne tenait pas compte du fait que le commandement avait été annulé à la dernière seconde. Il refusait de considérer qu’il s’agissait d’un test d’obéissance. En fait, l’idée même que c’était son obéissance qui avait fait d’Abraham le père de toutes les tribus d’Israël le mettait dans une colère noire.
    Après avoir consacré cinquante-cinq années de sa vie à l’étude des systèmes éthiques, Sol Weintraub en était arrivé à une conclusion unique et inébranlable. Pour lui, toute allégeance à une divinité ou bien à un concept ou encore à un principe universel qui plaçait l’obéissance avant un comportement décent face à une créature humaine innocente était nécessairement mauvaise.
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  • Par sentinelle, le 24 avril 2012

    Nous ne sommes pas six putains de pèlerins, nous sommes toute une armée ! Hoyt avec son cruciforme renfermant le fantôme du père Duré. Notre erg « semi-sentient » dans sa caisse là-bas. Le colonel Kassad avec sa Monéta qui lui hante le souvenir. H. Brawne ici présente, qui, à en croire son récit, porterait non seulement un enfant mais un poète romantique mort depuis une éternité. Notre érudit, avec son bébé qui rajeunit chaque jour. Le consul avec ses mystérieux foutus bagages. Et même moi avec ma muse. Tout ça pour accomplir un pèlerinage insensé. Et nous n’avons même pas eu droit à un tarif de groupe !
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  • Par sentinelle, le 24 avril 2012

    L’opinion de Sol avait toujours été que la médecine n’avait guère changé depuis l’époque des sangsues et des cataplasmes. Aujourd’hui, ils vous mettaient dans des centrifugeuses, ils réalignaient le champ magnétique de votre corps, ils vous bombardaient d’ondes soniques, ils vous mettaient des sondes cellulaires pour ausculter votre ARN, mais ils finissaient par avouer leur ignorance sans le dire vraiment en toutes lettres. La seule chose qui changeait tout le temps, c’était la note à payer, toujours plus élevée.
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