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ISBN : 2266177478
Éditeur : Pocket (2007)


Note moyenne : 4.28/5 (sur 257 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Sur Hypérion, le père Hoyt a trouvé son cruciforme. Il le porte imprimé dans sa chair à tout jamais. Sur Hypérion, le colonel Kassad a rencontré la belle Moneta, hérissée de piquants. Il a vu les Extros empalés, la guerre universelle, la mort de tous les mondes. Il a un... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par finitysend, le 27 février 2012

    finitysend
    Un excellent cycle à ce qu'il parait .. qui fut un tournant dans le genre space opera à ce qu'il parait ..
    Le cycle d'Hypérion est un assez bon moment de lecture ...
    La psychologie des personnages ... leur nombre ... l'ampleur du sujet et le caractère massif de certains évènements et enfin un style limpide très scénique qui impose généralement avec force des visualisations puissantes ...
    Bref ! un incontournable à ce qu'il parait ...
    On peut souvent lire au sujet d'Hypérion : « le meilleurs roman de SF « ..
    C'est le genre « d'arguments « auquel il m'est difficile de souscrire en général et en particulier au sujet d'Hypérion ...
    Personnellement j'avais " boudé " Hypérion à sa sortie ...
    Ce fut une erreur car re situé dans le contexte de l'époque c'est une des premières versions ( assez magistrale ) du « new sace opera « ..
    Cependant les thèses spirituelles et métaphysiques de l'auteur sont un peu du genre qui sont celles du types philosophies de comptoir à défaut d'être dans le boudoir ( hum !) ...
    Par ailleurs beaucoup d'aspects sont assez ingénieux du point de vue narratif et la caractérisation est très correcte ...
    Mais il y a malgré tous des aspects inachevés et scandaleusement insuffisamment travaillés qui grèvent lourdement la qualité générale de cette œuvre ..
    Par exemple : l'usage que fait l'auteur de la téléportation est un raccourcis ( au propre comme au figuré ) .
    C'est dommage car le texte y perd ...
    On en retire une insatisfaction ... une frustration... tellement le reste est potentiellement bon ..
    Il y a comme un déséquilibre ..
    Une autre façon de l'insérer dans le récit nous aurais peut être apporté la satisfaction de lire un plus grand nombre de pages et d'approfondir certains aspects ... tout en soignant les liaisons QUI SONT GENERALEMENT FACTICES dans ce texte incontestablement bâclé ...
    4 étoiles parce que incontestablement une certaine envergure mais un fond vraiment léger et un style que l'auteur n'a pas jugé utile de travailler sérieusement !
    Question : est ce que les amateurs de SF se contente de peu ? : il semblerait que oui décidément ...
    Perso j'ai lu les tomes 1 et 2 et cela m'a suffi car : il suffit ... !
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    • Livres 5.00/5
    Par sentinelle, le 24 avril 2012

    sentinelle
    Le cycle d'Hypérion est divisé en deux parties :
    1e partie - Les Cantos d'Hypérion, comprenant Hypérion (1989) et sa suite, La Chute d'Hypérion (1990).
    2e partie - Les Voyages d'Endymion, comprenant Endymion (1995) et L'Éveil d'Endymion (1997).
    Ce cycle est considéré comme une des œuvres majeures de la science-fiction, rien de moins.
    Autant vous dire que ses lettres de noblesse, le genre space opera et la longueur du cycle m'ont longtemps rebutée : trop complexe ? trop ardu ? manque de références ? manque de temps ? enfin bref, il m'a longtemps fichue la trouille ce cycle, par crainte aussi d'être déçue par un auteur dont j'aime en général sa veine essentiellement fantastique.
    Je me suis donc enfin plongée dans ce premier tome Hypérion, pour le meilleur comme pour le pire pourrait-on dire. Car complexe, il l'est à plus d'un titre ! Après un début tonitruant, on se rend compte rapidement que cette lecture ne sera pas aisée tant il mélange allégrement les genres (je n'essaye même pas d'en faire une liste exhaustive) et les styles, à tel point que j'avais parfois l'impression de devoir recharger mes batteries pour entamer chaque nouveau chapitre (chaque chapitre reprenant les aventures antérieures d'un des sept pèlerins).
    Mélange de genres, de styles mais aussi truffé de références religieuses, mythologiques, poétiques sans oublier une réflexion sur la littérature et la créativité en général.
    Alors Dan Simmons est-il un génie ou un imposteur patenté ? Car la question finit irrémédiablement par se poser, même si la réponse est loin d'être évidente : œuvre à part entière d'un auteur surdoué qui surpasse tous les styles en démontant les rouages de la littérature ou exercices de démonstration, compilateur éhonté et manipulateur assumé ?
    Au final, un roman clinquant, parfois flamboyant et profond, d'autres fois bancal, creux et décousu, un premier tome qui prend aux tripes à certains passages, qui laissent de marbre à d'autres bref un récit inégal mais dont on a bien du mal à s'en détacher, pris presque malgré soi malgré les manques évidents et les emprunts multiples aux genres dits populaires.
    Faire une petite pause avant d'entamer le second tome ne sera donc pas superflu même si le récit me trotte dans la tête avec l'envie de connaitre la suite des aventures des sept pèlerins à la recherche du Gritche dans les tombeaux du temps.
    Un fait certain : c'est un malin ce Dan Simmons, tant il s'informe, se documente, étudie, joue avec différentes figures de style et autres pastiches, tours de passe-passe et grosses ficelles sans jamais pour autant nous perdre en cours de route. Faut aussi savoir le faire.
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    • Livres 4.00/5
    Par Seraphita, le 22 novembre 2009

    Seraphita
    Les 7 pèlerins sont arrivés sur la planète Hypérion, menacée par l'invasion des Extros, alors que les Tombeaux du Temps, entourés par les champs anentropiques, sont sur le point de s'ouvrir. Au fil du voyage vers ces artefacts, accueillis par des engins de transport variés, les récits se poursuivent. C'est au tour du lettré, Sol Weintraub, de présenter son histoire : sa fille Rachel a contracté la maladie de Merlin lors d'un voyage sur Hypérion et est condamnée à rajeunir. Puis, Brawne Lamia, la détective, raconte sa rencontre avec le cybride Johnny, en qui s'exprime la personnalité du poète emblématique d'Hypérion, Keats. Enfin, le consul expose l'histoire de ces aïeuls, Siri et Merin, et de leur amour. Entre temps, les pèlerins se rendent compte que le Templier, Het Masteen, a disparu, laissant derrière lui ses bagages mystérieux. Maintenant qu'ils se sont racontés leur histoire, sont-ils prêt à affronter le Gritche ?
    J'ai été séduite, à nouveau, par les belles descriptions de paysages imaginaires de la planète Hypérion. le récit du lettré était passionnant, reprenant un thème classique, mais ici très bien traité, de science fiction, le rajeunissement, exposé dans toutes ses conséquences, psychiques, mais aussi physiques. Par contre, le récit cyberpunk de Brawne Lamia m'a découragée par sa densité et sa complexité : interviennent le TechnoCentre et les intelligences artificielles, avec une technologie poussée à son extrême, dans une pléthore de machines toutes plus sophistiquées les unes que les autres. Je devrai relire ce récit pour mieux en comprendre toutes les subtilités. La sensation laissée par une lecture de termes dont on pressent le sens, sans pouvoir cependant en donner une traduction exacte, est à la fois déroutante, mais aussi grisante (exemple : être « distransporté », les portes « distrans », les « mégatrans »…). Il ne faut pas être rebuté par la complexité. J'attends maintenant avec impatience la lecture de la suite : « La Chute d'Hypérion » qui, paraît-il, donne des clés de compréhension du récit qui précède.
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    • Livres 5.00/5
    Par loreleirocks, le 28 août 2012

    loreleirocks
    Tome dévoré en quelques heures.
    Toujours un mélange des genres. Une idée plus claire du monde tissé par Dan Simmons pour son cycle d'Hypérion, chaque personnage offrant des informations sur les divers éléments composant l'Hégémonie, les Intelligences Artificielles et les Extros. Des histoires plus intéressantes même si j'ai eu du mal à me plonger dans les quelques premières pages de chacun des derniers récits des personnages. le récit du consul annonçait une fin explosive pour ce livre qui se termine finalement sur un épilogue court, surréaliste et décalé.
    Vais-je faire une pause avec un livre d'un autre genre littéraire ou bien me ruer à la librairie du coin à ma pause déjeuner de demain pour me procurer La Chute d'Hypérion?
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    • Livres 4.00/5
    Par Auslander, le 23 mars 2013

    Auslander
    Après "Terreur", c'est la deuxième œuvre que je lis de Dan Simmons, écrivain américain aux talents multiples. "Hypérion" relève du registre de la science-fiction. Il s'agit de la première partie d'un cycle intitulé Les Cantos d'Hypérion regroupant : "Hypérion" ; "La Chute d'Hypérion" ; "Endymion" et "L'Eveil d'Endymion".
    Souvent présenté comme un roman, ce livre est plutôt un recueil de nouvelles reliées entre elles par un cadre général de récit. Si le style est bon et uniforme tout le long du livre, il en va autrement de la qualité et l'intérêt de - ou plutôt des - intrigues.
    Les nouvelles sont inégales et l'ordre de leurs présentation n'a pas été – à mon sens – judicieux. La première nouvelle est vraiment excellente et originale. Elle est incontestablement la meilleure du lot. La placer au début met la barre très haut. Les récits qui suivent sont de moindre qualité ; comme conséquence, le lecteur s'en trouve déçu par cette décroissance, certes relative, d'originalité.
    Malgré ce défaut, il faut reconnaître à Dan Simmons une imagination débordante : quasiment tous les thèmes de science-fiction (et même plus !) ont été savamment regroupés dans "Hypérion" : batailles spatiales (dans la pure tradition space-opera !), voyages interplanétaires, distorsions temporelles, intelligence artificielle, etc. Les amateurs du genre en auront pour leur argent.
    "Hypérion" a obtenu le prix Hugo en 1993, c'est-à-dire la plus haute distinction pour une œuvre de science-fiction. Quoiqu'il en soit, "Le Cycle de Dune" de Franck Herbert restera pour moi le chef-d'oeuvre absolu du genre.
    Dernier point : il est un peu regrettable que pour des considérations sûrement mercantilistes, les éditions Pocket aient préféré publier l'ensemble du cycle en huit petits tomes (deux pour chaque partie).
    Conclusion : Excellent livre. Même si elle présente quelques longueurs et que la qualité de l'ensemble ne soit pas uniforme, la lecture d'Hypérion reste très agréable, surtout celle de la première nouvelle où est décrite – sans doute – la pire mort dans toute la littérature !

    Lien : http://litterature-critiques-romans.blogspot.fr/2013/03/hyperion-dan..
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Citations et extraits

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  • Par sentinelle, le 24 avril 2012

    « Hypérion représente une déchirure dans le tissu prédictif tout entier de l’existence même du TechnoCentre. C’est l’ultime bâton dans les roues, la variable non intégrable. Aussi impossible que cela puisse paraître, Hypérion semble échapper à toutes les lois de la physique, de l’histoire, de la psychologie humaine et des arts prédictifs tels qu’ils sont pratiqués par le TechnoCentre.
    « Le résultat est qu’il y a deux avenirs, ou deux réalités différentes, si tu préfères. La première est celle où la malédiction du gritche qui va bientôt s’abattre sur le Retz et sur toute l’humanité interstellaire constitue une arme contrôlée par le TechnoCentre du futur, une première frappe rétroactive de la part des Volages qui dominent de là-bas les millénaires à venir de la Galaxie. L’autre réalité voit l’invasion du gritche, la guerre interstellaire en préparation et les autres conséquences de l’ouverture des Tombeaux du Temps comme un coup porté à travers le temps par les humains, et comme un sursaut final des Extros, des ex-coloniaux et des autres minorités humaines ayant échappé au programme d’extinction mis en œuvre par les Volages.
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  • Par balrog, le 08 août 2012

    - Que puis-je faire pour vous Johnny? Demandais-je en lui présentant la bouteille de scotch que j'étais sur le point de ranger avant son arrivée.
    Il secoua négativement la tête. Il croyait peut-être que je lui suggérais de boire à la bouteille. Merde, j'ai un peu plus de classe que ça, quand même. J'avais des gobelets en carton à côté du distributeur d'eau glacée.

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  • Par sentinelle, le 24 avril 2012

    Les Extros étaient convaincus que les Tombeaux du Temps étaient des artefacts issus de leur propre futur, et que le gritche était une arme de rédemption attendant pour la saisir la main adéquate. Le culte gritchtèque voyait dans le monstre un ange vengeur tandis que les Extros y voyaient un outil issu de l’imagination humaine et venu du futur pour délivrer l’humanité du TechnoCentre

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  • Par sentinelle, le 24 avril 2012

    Sol aurait voulu savoir comment toute une éthique – et, à plus forte raison, une religion assez indomptable pour avoir survécu à tous les maux que l’humanité avait pu accumuler sur elle – pouvait découler d’une injonction divine à un père d’assassiner son fils. Sol ne tenait pas compte du fait que le commandement avait été annulé à la dernière seconde. Il refusait de considérer qu’il s’agissait d’un test d’obéissance. En fait, l’idée même que c’était son obéissance qui avait fait d’Abraham le père de toutes les tribus d’Israël le mettait dans une colère noire.
    Après avoir consacré cinquante-cinq années de sa vie à l’étude des systèmes éthiques, Sol Weintraub en était arrivé à une conclusion unique et inébranlable. Pour lui, toute allégeance à une divinité ou bien à un concept ou encore à un principe universel qui plaçait l’obéissance avant un comportement décent face à une créature humaine innocente était nécessairement mauvaise.
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  • Par sentinelle, le 24 avril 2012

    Nous ne sommes pas six putains de pèlerins, nous sommes toute une armée ! Hoyt avec son cruciforme renfermant le fantôme du père Duré. Notre erg « semi-sentient » dans sa caisse là-bas. Le colonel Kassad avec sa Monéta qui lui hante le souvenir. H. Brawne ici présente, qui, à en croire son récit, porterait non seulement un enfant mais un poète romantique mort depuis une éternité. Notre érudit, avec son bébé qui rajeunit chaque jour. Le consul avec ses mystérieux foutus bagages. Et même moi avec ma muse. Tout ça pour accomplir un pèlerinage insensé. Et nous n’avons même pas eu droit à un tarif de groupe !
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