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Critiques sur Terreur (37)


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    • Livres 5.00/5
    Par finitysend le 27/02/2012


    SOLIDE .. Une sacré atmosphère ...

    Ce récit à tout le charme qui caractérise les récits de voyages du 18e et 19e siècle ...
    L'auteur a su restituer cette ambiance très particulière des narrations ( journaux de voyages et compte rendue d'équipage qualifié ) de ces voyages d'explorations ..

    Les personnages de Terreur sont excessivement cohérents avec leur époque ( marine britannique du 19e siècle ) .. stratification sociale .. " indigènes " .. sacré et profane ... milieux socio-culturels ... etc. ...
    Le plus gros de ce très long roman de plus de 1000 pages se passe sur deux navires coincés dans les glaces et campe par ailleurs des " courses " sur une banquise impitoyable .. une fuite éperdue dans le blizzard ..
    Ce roman à le très solide mérite de nous immerger ( de façon soignée et nuancée ) dans le quotidien d'une autre époque ... en compagnie de personnages souvent attachants et toujours complexes ..

    Le lecteur est transporté dans l'arctique maritime canadien ( étude et exploitation très fouillée des phénomènes climatiques et glaciologiques de ces régions ) ...
    Cet environnement est abordé avec les moyens qui sont ceux du 19e siècle et cela n'a donc rien du " club Med " ( hum !! ) ..
    Par ailleurs l'auteur n'a pas de tabous mal placés et il démontre qu'il a les idées larges et une grande liberté d'expression ..
    Au-delà de l'aspect roman historique solidement documenté ... l'auteur pose un environnement angoissant teinté de surnaturel ..
    Cet aspect surnaturel m'a séduit car il se prête plusieurs niveaux de lecture :
    On peut prendre pour argent comptant ce que voit l'équipage ( ou croit voir ?? ) ... on peut tout à fait légitimement aussi penser à des épisodes chamaniques ou magiques et aux effets du scorbut sur le système nerveux ... ( à vous de choisir ) ..

    Ce qui est également appréciable c'est l'absence de misérabilisme larmoyant alors que l'on enfile drame sur drame ...
    J'adore cette complexité qui possède tous les aspects de la richesse narrative et rien de l'artillerie lourde de la simplification pathétique et maladroite ..
    Enfin c'est un très long roman autant dire que si on possède une prédilection exclusive pour les textes brefs Terreur n'est peut-être pas à tenter ... ??

    Personnellement j'ai adoré savourer cette longueur où l'effroi point toujours à l'horizon et ou l'auteur nous surprend régulièrement .. voire nous émerveilles ... mais au minimum nous impressionnes ..

    critique de qualité ? (11 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par johaylex le 20/05/2012


    Avec "Terreur", Simmons, qui s'est inspiré de faits et personnages réels, nous invite à un petit plaisir de lecture d'un millier de pages, un petit plaisir sous la forme de feuilleton, jamais avare de rebondissements, de mystères, de personnages hauts en couleur.

    Le temps de cette lecture, on se revoit avec les livres d'aventure de l'adolescence, mais pas que...

    Car l'ambition d'écriture est de s'approprier le style du XIXè britannique, avec son fantastique, son étrangeté, afin de transporter le lecteur aux côtés des infortunés équipages des Terror et Erebus.
    Ces derniers, prisonniers des glaces du Grand Nord, se trouvent décimés un à un par le scorbut, l'angoisse, et une monstrueuse créature.

    Chaque chapitre met en avant un membre différent des deux navires, Simmons nous permettant ainsi de saisir la vie grouillante et effrayée de cette multitude tout en s'offrant lui la possibilité d'aborder différentes thématiques et non de se limiter à une unique vision de cet enfer, de cette Terreur.
    Il y a donc une variation des représentations autour d'une même question: qu'est-ce que la Terreur ? L'immobilité, la haine, la peur, la violence, la folie, la faim, le froid, la solitude.

    La grande majorité du roman est dominée par les idées développées dans "Léviathan" de Hobbes, avec l'obéissance voire la soumission comme seuls moyens de rester une société occidentale unie, et non de retourner à l'état sauvage: l'opposition contrat social et état de nature étant manifestement posée.
    Les messes avec des citations de cette oeuvre sont des passages particulièrement puissants du roman.

    Toutefois, si l'échec des équipages se révèle dans la mort, on assiste à un retournement, une inversion de paradigme dans laquelle l'état de nature, de sauvagerie, de superstition n'est plus tout à fait celui pensé par Hobbes.
    Peut-être parce qu'au-delà du vécu idéal supposé par nos civilisations, Dans Simmons espère que l'état de nature est celui de la liberté et de la renaissance.

    Un roman à lire, parce qu'il veut transporter et y arrive.

    critique de qualité ? (9 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par Woland le 16/12/2010


    The Terror
    Traduction : Jean-Daniel Brèque

    Extraits
    Personnages

    Soyons francs et restons lucides en ce glacialissime début de décembre : "Terreur" n'est pas un roman à lire en pareille saison. Tout d'abord parce que, d'un bout à l'autre, et en dépit de quelques longueurs, le récit vous tient si bien en haleine que vous restez scotché à votre exemplaire, n'utilisant que les muscles des doigts de votre main pour tourner les pages et, partant, exposant ainsi tout le reste de votre corps à un refroidissement progressif, sournois et très désagréable. Ensuite parce que le théâtre de l'intrigue n'est autre que la banquise, une banquise aveuglante qui refuse de dégeler ses habituels chenaux d'"eaux libres" quand arrive ce qui, sur le continent arctique, passe pour l'été, une banquise magistralement dépeinte, dans son horreur blanche et figée, par Dan Simmons.

    De celui-ci, j'avais à peine entamé "L'Echiquier du mal" que je bâillais, dégoûtée comme d'habitude par ces pseudo-nazis qui surgissent d'un passé horrifiant pour façonner un présent et un futur tout aussi épouvantables. Fuyant la prise de tête et toutes formes de clichés politiquement corrects, je laissai donc tomber - et sans regrets - ce qui, pourtant jusqu'à ce jour, est considéré comme le chef-d'oeuvre de son auteur.

    Mais "Terreur" et son contexte historique - l'expédition polaire menée par Sir John Franklin, qui quitta les rives verdoyantes de l'Angleterre le 19 mai 1845 - m'intéressaient et même me passionnaient. Allez savoir pourquoi, moi que la vue de deux centimètres de neige sur le trottoir d'en face incite à prendre ma plus belle plume pour rédiger mon testament ... j'adore tous les récits, fictionnels ou non, qui tournent autour des expéditions polaires.

    Le roman de Simmons offrait en outre l'avantage d'une pointe fantastique : la présence, en vedette américaine, sur l'horrifique banquise, d'une créature non identifiée (mais blanche, elle aussi, cela tombe sous le sens), plus grande qu'un homme, se déplaçant soit à quatre pattes, soit comme un parfait bipède, et traquant impitoyablement jusque sur les ponts des navires de l'expédition tout marin susceptible de lui fournir un bon repas.

    La sauce prendrait-elle ? Ou - le propos est de circonstance - se figerait-elle bêtement, formant des gruaux indigestes ?

    Eh ! bien, ce fut un régal. Découpage solide, personnages fermement dessinés et qui s'enrichissent au fur et à mesure que progresse le récit, ambiance étouffante et claustrophobe, réflexions suggérées sur la Mort et la survie, fin relativement heureuse pour au moins l'un des membres de l'expédition Franklin, le tout artistiquement rehaussé çà et là par quelques pointes inexpliquées de fantastique et d'horreur - mais non de gore - "Terreur" tient toutes ses promesses.

    Bref, un conseil : mettez votre exemplaire au congélateur jusqu'au printemps, réchauffez-le un peu, assaisonnez avec le confort d'un bon fauteuil et le réconfort d'un paquet de gâteaux ou d'une boîte de chocolats, et puis consommez, sans modération. Vous aurez si froid pendant toute votre lecture que, de toutes façons, vous ne prendrez pas un seul gramme.

    critique de qualité ? (8 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par BVIALLET le 20/05/2012


    En 1845, Sir John Franklin, un vétéran des explorations polaires qui s'est déjà distingué en Antarctique et que l'on désigne sous le nom de « l'homme qui mangea ses bottes », s'élance à la découverte du mythique passage du Nord-Ouest avec deux bateaux « L'Erebus » et le « Terror ». Malheureusement cette nouvelle expédition se retrouve rapidement prisonnière de la banquise et en butte aux assauts meurtriers d'une sorte d'ours polaire aux dimensions gigantesques et à la cruauté sans limite. A l'été 1846, le pack ne se disloque pas, obligeant la centaine de marins prisonniers de cet enfer blanc à un second puis à un troisième hiver passés à tenter de survivre à des conditions climatiques dantesques avant que tout ne s'achève dans un désastre complet.
    Partant d'un fait historique authentique, l'auteur brode sur une vérité finalement assez mal connue. En effet, il n'y eut aucun rescapé et les historiens s'accordent sur le fait que les hommes moururent plus de botulisme et de saturnisme dûs à des boîtes de conserves de mauvaise qualité et aux soudures défectueuses que de froid ou de faim. Très vite, le propos de Dan Simmons dérive vers le fantastique et l'horreur mais, paradoxalement c'est le point le plus faible du livre. le monstre qui se repaît de chair humaine tient beaucoup trop du Grand Guignol le plus gore et le plus sanguinolent. Il n'ajoute rien de sérieux au côté dramatique de l'affaire, il la fait juste passer dans le ridicule et l'invraisemblable. de plus, la longueur (700 pages) de ce pavé indigeste ne semble pas vraiment justifiée. Bien des détails et descriptions d'évènements insignifiants ou répétitifs auraient pu nous être épargnés. Finalement, c'est le côté naturaliste et réaliste qui semble le plus intéressant et qui empêche de lâcher le livre. Dan Simmons produit en effet un travail de recherche historique et de documentation qui nous permet de découvrir dans le détail le mode de vie des marins employés dans les expéditions polaires britanniques de l'époque. Seul cet aspect justifie, à mon sens, la lecture de ce bouquin. La fin, malheureusement, est convenue (happy end assez peu vraisemblable) et donc fort décevante.


    Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/

    critique de qualité ? (6 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par Delaetitia le 04/12/2008


    Familier des récits de science-fiction et d'horreur, Dan Simmons s'essaye cette fois-ci au roman historique. Terreur est un savant mélange d'aventure et de fantastique très efficace. Tiré d'un fait réel - la disparition de l'expédition du commandant John Franklin dans les eaux de l'Arctique, l'auteur relate sa version toute personnelle de ce drame qui ne cesse encore aujourd'hui de fasciner. le lecteur se verra diriger, à la fin du livre, vers une longue bibliographie consacrée à cette tragédie. Redoutable huit-clos, Terreur nous précipite dans un long cauchemar qui ne semble avoir aucune fin, quand lors de l'hiver 1845, le HMS Terror et le HMS Erebus sont prisonniers des glaces. Les 129 hommes et officiers devront dès lors, affronter nombre de dangers dont le froid, la faim, la maladie mais plus que tout, un prédateur polaire au regard de démon. Cette créature qui semble issue de la mythologie inuit rôde autour de leur prison de glace et traque les survivants avec une patience démoniaque. Et ce n'est pas cette jeune inuit, surnommée Lady Silence - secourue par les marins du Terror -, qui les éclairera sur LA chose.

    Mais le fait est, que, dans cet enfer blanc, l'homme reste pour lui-même son pire ennemi. Les conditions de vie se détériorant peu à peu, la discipline est mise à mal, les mutineries menacent, la folie gangrène inexorablement les hommes et les conséquences en seront dramatiques. La personnalité de ces nombreux personnages est parfaitement cernée par l'auteur qui ne manque pas de leur laisser la parole. Chaque chapitre alterne les points de vue ou les souvenirs des protagonistes. Tour à tour, Sir John Franklin, le capitaine Fitzjames et son confrère du HMS Terror, le capitaine Crozier, le Dr Goodsir et bien d'autres retracent avec souffle ce drame historique. La peur qui les gagne un peu plus chaque jour est bien réelle et devient même contagieuse pour le lecteur. le climat qui règne dans ces pages prend peu à peu de l'ampleur à l'instar du suspense qui tient en haleine le lecteur jusqu'à la dernière page malgré un contexte historique et une fin connus. Grâce à un travail de documentation pointu, Dan Simmons nous fait partager le quotidien de ses hommes isolés du monde.

    Terreur se révèle être un pavé fascinant, qui ne laisse pas de glace et dont le rythme lent s'ajuste habilement avec ces longues années perdues à jamais dans les glaces de l'Arctique ! Lecteurs, je vous dis bon vent à bord du Terror

    critique de qualité ? (6 votes positifs)



  • Par bibliomanu le 12/11/2008


    Une fois de plus, j'ai été la victime de critiques dithyrambiques. Déjà lorsque l'édition originale était sortie, à en croire les tabloïds on pouvait être sûr que " Terror " était un monument, qu'il était flagrant que Dan Simmons avait pris un grand plaisir à écrire ce livre là. Alors forcément, quand on a dévoré un livre comme Hypérion, qu'on vous dit qu'il s'agit enfin d'un Grand Dan Simmons, et que ce n'est pas une seule personne qui vous le dit, vous filez chez votre libraire préféré si tant est que vous en ayez un, vous lui prenez le livre et rentrez chez vous en admirant sans cesse la couverture sur le chemin du retour, risquez de vous cogner à trois personnes et à deux poteaux en vous disant qu'après tout, rien ne vous empêche de lire à nouveau la quatrième de couverture ou les premières pages en marchant. A votre domicile, vous vérifiez que les volets sont bien fermés et enfilez enfin votre costume de super-héros qui sort tout juste du pressing, le masque rutilant, la cape ultra-souple. Paré. Les premières impressions sont excellentes. Dan Simmons part d'une histoire véridique, à savoir la disparition de deux navires partis à la découverte du Grand Nord, au milieu du XIXème siècle. A travers l'évocation de plusieurs protagonistes mis en lumière, le lecteur devient le témoin de cet emprisonnement dans la glace et de la survie des équipages dans un univers plus qu'hostile. Une survie rendue d'autant plus ardue à partir du moment où une chose – Créature ? Entité? - se régale de couper en menus morceaux ou de faire disparaître ces chers matelots.

    L'univers est parfaitement campé : les conditions extrêmes, la Bête inaccessible, quasimment invisible, l'état moral et physique de l'équipage. On en tremblerait. Vous en tremblez. Un temps. Parce qu'ensuite, l'intérêt s'érode farouchement. Vous commencez à bouger sur votre fauteuil, car vous ne pouvez faire autrement que d'imaginer la suite, vous l'anticipez et puis...vous vous rendez compte que tout ceci sent le déjà-vu, qu'à part cette sensation de claustrophobie qui vous glace le sang artificiellement et qui tend à s'estomper, l'ennui se fait sentir. Sachant qu'il vous faudra écrire un billet sur ce livre qui sent la déception à plein nez quand d'autres crient au chef-d'oeuvre, vous ne voyez qu'une seule solution, sortir une carte " les goûts et les couleurs " cousu dans votre costume, au niveau de la cuisse. Vous l'aviez mise ainsi parce que vous rechignez à l'utiliser. Trop facile, pensez-vous, vraiment trop facile. Et vraiment trop bien cousu ! Alors, naturellement, vous renoncez. Car , il ne s'agit pas uniquement de goûts et de couleurs. Ce n'est pas que cela.

    Que l'aventure soit perçue par l'alternance des points de vue de plusieurs personnages, soit. Mais que celle-ci s'opère avec des flash-back incessants, où vous vous retrouvez blackboulés un an en arrière, voire plus, où des bonshommes que l'on sait avoir péri dès le départ, ressurgissent tout à coup pour expliquer le comment du pourquoi, ça commence à sentir le joyeux bordel, si je puis me permettre. Sans compter que cela favorise une impression de longueur, de redondance dans l'action, à partir du moment où vous sentez que l'histoire est pliée d'avance. Ils vont mourir les uns après les autres dans de terribles souffrances, peu en réchapperont mais ils auront été au bout d'eux-mêmes...

    Enfin, à l'instar d'un Stephen Baxter, auteur de SF qui connaît une renommée fulgurante ces dernières années (il n'y a qu'à constater le florilège de parutions et d'articles enjôleurs !), ce qui déraille ici, ce sont les personnages, impénétrables, trop froids. Alors bien sûr, ils appartiennent pour la plupart à la Marine, se retrouvent dans une situation d'extrême tension, mais bon sang de bon sang, on a du carton pâte en guise de héros. le cadre, parfait, l'ambiance parfaite mais alors les zozos qui arrivent avec leur costume mal cousus, leur maquillage, leurs artifices, ça ne colle pas. On tient là le plus gros défaut de Terreur, et de certains autres bouquins de Dan Simmons (Nuit d'été, Les fils de l'éternité, L'Homme nu...). A vouloir reprendre une histoire, vraie, à combler les trous, on ne tombe pas dans certains travers qui consistent à déformer une réalité pour en transposer une autre qui, au final, ne fait qu'édulcorer l'ensemble. Ou alors, on le fait jusqu'au bout. Et là, ce n'est pas une histoire de goût et de couleurs, c'est une histoire de style !

    Ceci dit vous vous faites la réflexion que vous même, vous seriez bien incapable de pondre ne serait-ce que la moitié d'un truc pareil. C'est vrai. Mais est-ce pour autant une raison pour que le lecteur accepte tout ce qu'on lui donne à lire, hein ?

    critique de qualité ? (6 votes positifs)



  • Par Lirio le 08/10/2011


    Aujourd'hui encore, les historiens ne savent pas avec exactitude ce qui a causé la perte de la tristement célèbre « Expédition Franklin »…
    En 1845, deux navires de la Royal Navy , l'Erebus et le Terror, quittent l'Angleterre en direction du Grand Nord sous le commandement de Sir John Franklin pour trouver un passage navigable vers l'Extrême-orient. Trois années plus tard, les deux bâtiments sont bloqués dans les glaces arctiques avec leurs équipages, après y avoir subi plusieurs pénibles hivernages. A l'isolement et aux températures glaciales s'ajoutent la pénurie de nourriture, le scorbut, les mutineries et une folie grandissante qui pousse certains hommes aux pires extrémités. de plus, une mystérieuse créature sanguinaire massacre régulièrement les matelots avant de s'évanouir sans traces sur la banquise. Quelle malédiction poursuit les malheureux marins perdus dans l'enfer blanc de ces terres hostiles ?
    Au fil des pages, dans un huis-clos étouffant, le lecteur assiste au lent calvaire des 129 membres de l'expédition Franklin, jusqu'à leur inexorable disparition. S'inspirant largement de faits réels, Dan Simmons y insuffle suffisamment de suspense et de fantastique pour tenir le lecteur captif d'une somptueuse intrigue. Magistral !

    critique de qualité ? (4 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par cannibalector le 18/06/2011



    je ne veux pas plagier maladroitement les excellentes critiques faites sur ce livre mais juste vous faire partager mes impressions fugaces, quand,à l'aube j'ai referme la quatrième de couverture
    -le génie sans travail n'est qu'une sale manie(brassens):simmons,c'est le contraire:on peut critiquer son style mais pas l'énorme recherche documentaire historique, géographique, sociologique, maritime faite dans ce livre
    -vous connaissez,sans doute, le tableau les montres molles de dali:des montres déformées symbolisent l'incapacité de l'homme à maitriser le temps;dans Terror c'est la même idée: un monstre (ours blanc genre King Kong)symbolise ici la peur de l'inconnu (ou la peur de l'autre-c'est la même chose)
    -j'espère,qu'à l issue de cet excellent roman,nous aurons tous moins peur de ce qui nous semble différent

    critique de qualité ? (4 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par gflorens84 le 11/03/2012


    Attention, ceci n'est pas un livre plein de bons sentiments ;-)
    Un bouquin énorme comme un iceberg, qui vous immobilise et vous met sous pression comme la banquise l'Erebus et le Terror !
    Un incroyable roman avec une dimension documentaire très sans être rébarbative : Simmons nous fait partager la vie quotidienne des marins de l'Expédition Franklin, perdue corps et âmes en 1848 à l'ouest du Groënland lors de la recherche du passage vers l'Alaska, une vie de promiscuité, de puanteur, de crasse, de maladie et de faim, une vie oppressante comme le froid omniprésent dans les pages du livre et l'obscurité quasi permanente des nuits boréales, le tout baigné dans l'horreur d'une présence surnaturelle qui décime l'équipage, une présence essentielle, centrale, mais sans être pour autant écrasante pour le reste de l'histoire : un équilibre très fin entre cette Terreur sans nom qui rôde dans la nuit arctique et la folie insidieuse qui s'installe dans l'équipage jusqu'à surpasser dans la barbarie et l'inhumanité une entité pourtant bien sanguinaire.
    C'est puissant, polaire et fascinant !

    critique de qualité ? (3 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par Alcapone le 06/06/2011


    19 mai 1945. Pôle arctique. La Royal Navy envoie deux navires, le HMS Erebus et la HMS Terror à la découverte du fameux passage nord-ouest qui lui permettrait de relier le continent asiatique par la mer. Sous le commandement de Sir John Franklin, les 129 membres des deux équipages s'apprêtent à affronter l'enfer blanc de la banquise. Face à l'immensité immaculée de ces terres encore mal connues, l'expédition tourne au drame. Décimée au fur et à mesure par le froid, la faim et la maladie, notre équipée se heurte à un danger bien plus grand : une créature surnaturelle surgie de la banquise sème la Terreur

    Inspiré de faits réels, ce roman de Dan Simmons n'est pas à proprement parler un roman historique : mêlant mythe et réalité, ce récit, plus que glacial par la minutie de ses descriptions, relate avec réalisme la tragédie vécue par les équipages des deux navires. Des engelures provoquées par la morsure du froid, en passant par les maladies liées à une alimentation peu adaptée (scorbut et consomption) ou la menace des ours blancs, les expéditions polaires de l'époque n'ont rien de voyages de complaisance. Les événements évoqués sont le fruit d'un travail de documentation méticuleux. Dès les premières pages du livre, l'on ne peut s'empêcher de frissonner et il est difficile de se défaire de cette lecture glaciale tant le récit est passionnant. Alternant des extraits du journal intime du Dr Goodsir et des chapitres narratifs, Terreur (dont le nom se rapporte aussi bien à l'un des navires de l'expédition qu'au nom attribué par les marins à la créature) traduit avec justesse cette peur de l'inconnu si caractéristique à l'homme. Et la dimension fantastique introduite par le monstre blanc n'enlève en rien la puissance du récit. Au contraire, elle confère au texte un aplomb qui paradoxalement, apporte un réalisme des plus effrayants...

    Malgré ses 1046 pages, ce pavé se lit avec un plaisir renouvelé à chaque chapitre, la fin du livre se référant à une bibliographie très complète. Seul bémol, le style de Dan Simmons est chargé. Ses phrases interminables et l'immense galerie de ses personnages ont parfois tendance à perdre le lecteur mais peu importe, Terreur est un livre distrayant. A lire donc pour les grands amateurs de frissons… et bien sûr pour les curieux!


    Lien : http://livresacentalheure-alcapone.blogspot.com/2011/04/terreur-dan-..

    critique de qualité ? (3 votes positifs)






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