ISBN : 2234069483
Éditeur : Stock (2011)


Note moyenne : 3.5/5 (sur 10 notes) Ajouter à mes livres
Certains écrivains, au gré de leurs publications, nous donnent volontiers de leurs nouvelles à travers chacun de leur livre ; ils n’hésitent pas à raconter, à montrer le monde, l’époque, pour tenter de mieux les comprendre, mais avant tout de se comprendre eux-mêmes. De... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par saphoo, le 17 avril 2011

    saphoo
    Voici un livre, comme je les aime, dès le seuil on pénètre dans une bulle, se laissant flotter au gré d'une poésie épurée, des mots en offrande, une jubilation de savourer ce cocktail délicieux, j'aime tout naturellement. Non pas forcément l'histoire, mais tout la splendeur des mots choisis, cette musicalité, l'harmonie des pensées, un vrai délice difficilement explicable.
    Vous conter l'histoire, me semble dérisoire, tant la beauté de la plume encense la romance. Au delà de ce titre, j'ai lu un seul livre d'Yves Simon, j'en avais gardé un excellent souvenir et c'est un bonheur de le retrouver, plus affirmé, plus poétique, plus sage dans son errance, mais tellement vivant, humain dans ses sentiments envers les autres, généreux mais à la fois un égo fort aiguisé, sans doute indispensable comme un besoin de se recentrer pour mieux se tourner vers autrui.
    J'ai aimé le personnage, son besoin de vagabonder pour mieux se retrouver, effleurer un instant d'autres visages, croisés d'autres histoires, revenir sur son passé, se laisser emporter par son envie d'ici et d'ailleurs. Un Road stories je dirais, de Paris à Nice, des arrêts ici ou là, une route que beaucoup connaît, on apprécie les escapades tant bourguignonnes que provençales, une route semée de souvenirs, de délicatesse, de blessures parfois, comment vous inviter à prendre votre sac, et cheminer aux côtés de cet auteur.
    Page 16 : C'était cela partir : entendre le claquement d'une porte et se savoir projeté à l'intérieur du monde, prêt à affronter les jours et les nuits d'une odyssée bitumée, un itinéraire sans but sinon celui de se trouver dans le nulle part d'un rêve.
    Page 19 : A vingt ans je me fascinai pour les autoroutes et les grands espaces, quarante ans plus tard, me restait le goût enivrant d'une jeunesse, partir en silence comme un fuyard, ne laisser aucune adresse, vivre seul avec les souvenirs qui s'accrochent au voyage, souffrir qu'ils vous envahissent puis les yeux captivés par l'autoroute, ne songer qu'au long ruban hypnotique et finir par abandonner sur les bas-côtés quelques cadavres de sa mémoire.
    Un coeur qui s'ouvre à vous, un voyageur qui nous emporte, c'est un homme qui nous raconte “la femme”, pour nous avouer qu'il aime leur compagnie sans pour autant vivre avec. Au bout de ce voyage, il puisera au fond de ces amours au pluriel, ce besoin de vivre avec une femme unique au quotidien. Un amour au singulier pour une femme aimée. Une très belle déclaration d'amour toute en délicatesse et justesse, sans se voiler la face, avouer ses faiblesses et y renoncer. S'interroger sur ce besoin primitif de consommer cette soif de l'ailleurs.
    Page 139 : Pourtant, il en est bien ainsi : la nouveauté est ailleurs et les beautés de l'univers infinies. Comment se résoudre alors à n'être rassasié que par un seul être du monde… La sagesse ? La vertu ? L'amour ? Quid de la curiosité, de l'attraction des abîmes, du vertige, des passions, des voluptés crasses où la perte de soi et la mort s'épousent ? La complexité des désirs ne pouvait que nous porter aux confins de nébuleuses où nous n'imaginions jamais pouvoir accoster pour y faire connaissance avec la noirceur, la lumière, le dégoût et la foi, y rencontrer des moussons, des boréales et des aurores…
    Un très beau itinéraire sur les routes de France, et des escales sur d'autres continents, mais aussi au fond de son être, un cheminement vers l'accomplissement d'une vie amoureuse.
    Page 143 : Désir d'écrire, désir de voyage, désir de Léonie, le désir se moque des futurs disait-on : avec lui point de lendemain. Pourtant je m'imaginais que de l'avenir avec cette femme, accompagné de son corps, de ses mots, de sa beauté d'âme pour visiter le monde à mes côtés. L'essentiel étant de jouir non des corps, mais du temps.
    Il n'est pas question que de femmes durant ce voyage, mais aussi d'ami à jamais perdu, de parents, de connaissances et d'inconnus :
    Page 37 : Ainsi, Vincent s'était asphyxié le coeur, il avait inhalé l'amer parfum des défaites, la pire d'entre elles : ne jamais être parvenu à effleurer ce que l'on espérait ardemment devenir. La prose lisse et dictatoriale l'avait anéanti. Lui le surdoué adolescent, lui qui rêvait de traverser le onde armé de ses seuls mots de lune pour le revêtir de lambeaux flamboyants, d'aurores et de crépuscules délavés. Il avait usé ses rétines à contempler des moulins dont les ailes ne tournaient plus, à vouloir vivre au coeur de drames impossibles, de parfums volatilisés, les dérisoires armatures de nos rêves.
    Une part belle à l'écriture, il va sans dire, car tout le long de ce voyage, l'auteur nous partage également ses passions du moins je le ressens ainsi - page 87 : L'écriture naît souvent d'une mince fracture entre pouvoir et fragilité. le pouvoir des mots et l'extrême faiblesse qu'il y a à se manifester en eux. Les poètes s'imaginent être des dieux capables d'envoyer à l'univers des gammes de sensations qui tenteront d'émouvoir des inconnus alors que, dans le même temps, ils se sentent misérables de ne pas parvenir à conquérir les sommets de sensualité qu'ils s'imaginent pouvoir atteindre. Vulnérables d'eux-mêmes et des mots, ils s'emploient à devenir les illusionnistes d'un monde opaque, tout de mystères, où ils se devinent les élus désignés à en dissiper les énigmes.
    J'ai relevé énormément de passages, j'ai du même abandonner la pose de post-it, combien j'aimerais vous les partager, mais le temps ô cruel et avare m'oblige à faire un choix.
    Ouvrez le livre et plongez dans cet océan de bonheur


    Lien : http://lesmotsdepascale.canalblog.com/archives/2011/04/17/20912470.h..
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    • Livres 4.00/5
    Par Lali, le 24 janvier 2012

    Lali
    « … le temps et l'espace entre les êtres deviennent parfois si considérables qu'on se demande comment ces planètes ont pu un jour graviter dans un même ciel. »
    Belle question que pose Yves Simon dans La compagnie des femmes, un récit proche de l'autobiographie que lui avait demandé son éditeur, sans tous les éléments factuels qu'on lui avait suggéré de glisser au fil des pages. L'auteur des Jours en couleurs, roman publié il y a 40 ans cette année, a plutôt joué sur les teintes et les demi-teintes, l'élan et le départ, pour remonter aux sources, à l'enfance, aux lieux, et aux femmes, pour nous parler de lui, de ce qui restera, de ce qui s'est envolé, de ce qu'il a choisi de ne pas retenir.
    Un parcours entre Paris et Aix-en-Provence servira à cette introspection jugée nécessaire par celui qui s'y est plié afin d'établir où il en est et surtout ce qu'il veut, alors que les années ont gommé certains souvenirs, dont la voix de son père décédé alors que l'auteur avait 20 ans et des poussières. Alors aussi qu'il aura 70 ans en 2014, qu'il le sait même s'il ne les sent pas dans ses veines, et que celle qu'il aime et qui l'aime le sait aussi, elle qui voudrait qu'il pose enfin ses bagages quelque part. Finalement.
    L'auteur, parti sur un coup de tête, avec le projet d'aller se recueillir sur la tombe d'un ami, avec l'intention de mettre fin à une histoire parallèle pour préserver un amour qu'il a attendu toute sa vie, avec le rêve que les rencontres de hasard seront, comme elles le souvent, déterminantes, signe avec La compagnie des femmes, un livre sans compromis où il n'a pas nécessairement le beau rôle. Un livre qui dresse le bilan d'une vie de rencontres et d'étonnement, de quête et de fuites, un livre qui parle de ceux qu'il a aimés une heure ou toute sa vie, et qui ont fait de lui ce qu'il est. Un livre pour souligner leur importance. Un livre pour aller de l'avant avant d'avoir perdu la partie. Un live qui s'inscrit dans la lignée de ses livres précédents et de son album Rumeurs, paru en 2007, parfait accompagnement pour ces pages d'errance à la poésie omniprésente.

    Lien : http://lalitoutsimplement.com/en-compagnie-dyves-simon-parlant-des-f..
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    • Livres 2.00/5
    Par Madamedub, le 03 mai 2012

    Madamedub
    Sur les routes de France, au volant de sa vieille voiture de collection, Yves Simon part en quête de son autobiographie… Une « commande » passé par son éditeur, qu'il prend d'abord pour une nécrologie, mais jeu auquel il se prête finalement.
    Pour cela il s'arrache à son Paris, à sa compagne Léonie et à son appartement de solitaire, pour partir sur les routes, avec l'intention de visiter la tombe de son ami d'enfance.
    Prétexte à des réminescences du passé, à des rencontres diverses, et à des réflexions sur sa vie, ce livre nous laissera quelque peu pantois.
    Qui connait le Yves Simon chanteur, qui a aimé « Au pays des merveilles de Juliet« , « Raconte toi« , aura du mal à se retrouver dans ce livre autobiographique. Paradoxallement, l'album « Autoportrait » contenant les titres précédemment cités, était un plaisir musical, une oeuvre nietzschéenne et littéraire, face à laquelle l'autobiographie papier résite mal.
    L'idée était pourtant poétique, repartir sur les routes comme jadis, retrouver la solitude et l'imprévu (l'auteur avec auto dérision évoque ses voyages plus exotiques de sa jeunesse et slalome à présent dans les routes de la campagnes française…) et renouer avec le plaisir de l'écriture et de l'introspection. Souvenir du père, de la mère, de cet enfant qu'il n'aura jamais, de ces femmes qui ont marqué sa vie, celles qui l'ont juste accompagé un bout de chemin comme des auto stoppeuse…La route semble aller au dessein de l'auteur, sa vie, nous présente t-il, comporte des attaches, comme un port d'origine, mais beaucoup de parcours, de rencontres, d'alléas…
    Les femmes, toujours présentes. Il leur rend un hommage général dans le choix de son titre. Mais aimer les femmes, leur compagnie, n'exclut pas d'en aimer finalement qu'une seule, telle est la leçon tardive de notre auteur-chanteur…
    On dépolera le récit de certaines rencontres assez convenues: la jeune serveuse pétillante, la gérante de salon de thé d'âge mûr, délaissée de tous, en quête d'affection et de désir masculin, le jeune homme orphelin face à lui qui est un père manqué….
    Difficile de juger donc Yves Simon sur cet essai, qui souhaitons le, ne conclueras pas son oeuvre.

    Lien : http://madamedub.com/WordPresse3/
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    • Livres 2.00/5
    Par Chouchane, le 26 septembre 2011

    Chouchane
    Bon je n'ai pas aimé et je m'en veux j'aurais bien aimé aimer avec tout ce que j'ai lu de positif sur Babelio mais voilà le courant n'est pas passé. J'ai eu l'impression qu'Yves nous écrivait un abécédaire sur sa culture et je t'en mets une couche sur les livres, les disques, les artistes. Une histoire d'amour entre gens cultivés qui se pâment devant la Culture, j'ai trouvé ça snob.
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    • Livres 5.00/5
    Par solange, le 28 juillet 2011

    solange
    Je viens de terminer ce livre et quel bonheur de rentrer dans l'univers d'Yves Simon, une nouvelle fois !
    Pour qui aime(nt) ses chansons, j'ai cru revivre l'atmosphère des "gauloises bleues", de "Juliette" ou de "diabolo-menthe". Une écriture sensuelle, amoureuse de la vie transpire de ce roman très mélancolique.
    Un vrai moment de bonheur.
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Citations et extraits

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  • Par Angele, le 10 mars 2011

    [...] espérant ne trouver sur ma route que des ciels tourmentés, agrémentés de vents voluptueux.

    [...] le temps et l'espace entre les êtres deviennent parfois si considérables que l'on se demande comment ces planètes ont pu un jour graviter dans le même ciel.

    Parler à un mort est quelquefois plus facile que de s'adresser à un vivant, tant les mots enfouis reviennent à la surface qu'il en est sûrement un qui s'illumine dans le foutoir de toute une vie pour révéler ce qu'elle n'a pu offrir.
    Etre intrus dans le monde, pensai-je, c'est sans doute ne plus savoir à quel point d'intersection de latitude et de longitude notre coeur peut battre encore. Ce point d'humanité personnelle est devenu la place d'un autre. Ou de rien.

    A l’instant où il sortait de ma voiture, le vieil autostoppeur que j’avais embarqué à la sortie de Mâcon-Nord se retourna et dit :
    - Où allez-vous ?
    - Je n’sais pas.
    - Comment saurez-vous que vous êtes arrivé ? »

    Je songeai que les chansons portaient des charges affectives qui nous attachent à elles pour toujours, plus qu'un roman, plus qu'un film, en une poignée de secondes elles se dévident à nos mémoires. Elles restituent à l'instant des morceaux de temps dont on fut un jour le prisonnier, le héros, pour nous faire voyager dans les couloirs de nos vies et reproduire la photographie sentimentale de qui on était, où et avec qui on se trouvait, à un moment donné de notre histoire.

    Sa cible favorite, le président de la République dont la vulgarité, les mensonges et l'inculture l'exaspéraient: "Que connais-tu de la France, toi qui ne sais rien de sa littérature."

    - Sachez une chose, je n'ai aucun regret de ma jeunesse disparue. Les femmes de mon âge ont à s'accommoder d'un tout autre mal qui n'est ni un mari manquant, ni les enfants qui s'éloignent, ni les règles révolues, ni même les rides qui viennent jour après jour ravager un visage. Non, c'est l'apprentissage de la transparence : jamais plus personne ne les regarde. Jamais ! C'est cela, la plus implacable des solitudes, la disparition des regards.

    Ayant entendu autour d'elle tant de promesses d'amants qui se quittaient sèchement comme si rien n'avait jamais été prononcé, elle jugeait vains et superflus les mots d'amour qui finalement n'étaient des engagements à rien. Sinon le désir égoïste de se griser de phrases pour le glorieux plaisir de les entendre prononcer, et se donner ainsi l'illusoire espoir qu'elles remplaceraient, à elle seules, la défaillance toujours annoncée des cœurs et des corps.

    Comme c'est long à venir, un dernier souffle.

    Ne t'imagine pas qu'il y a une fois pour toutes les chanceux et les malchanceux. Ce serait une grave erreur de croire à je ne sais quel bon numéro tiré à la naissance. Les chanceux sont ceux qui écoutent, qui regardent, qui tissent des liens avec des inconnus, qui voyagent et s'étonnent, qui ne se découragent pas et persistent quant tout semble résister. Ceux qui se disent malchanceux ne sont qu'orgueilleux car ils ne savent pas qu'il faut apprendre, avec humilité, tout des autres et tout du monde. Un dernier mot : aie le courage, c'est une vertu qui elle aussi s'acquiert, de ne jamais douter de toi, de ta singularité, ne jamais douter de ta valeur… Et dans quel but tout cela ? Devenir un homme meilleur ! Il y a tant de choses que tu ignores, j'aurais voulu t'en apprendre quelques-unes car les plus importantes ne se trouvent ni dans les livres, ni dans les religions, encore moins à la télévision…

    Aimer c'est amener le hasard d'une rencontre dans le registre de l'éternité.

    Il faut faire confiance à ceux qui vibrent en même temps que nous aux mêmes choses de la vie.
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  • Par saphoo, le 17 avril 2011

    Je pensai qu'il me faudrait au moins mille pages pour décrire son visage. Un millier de pages pour sculpter les contours et reliefs d'une figure de femme, avec le seul usage des mots, les lettres d'un alphabet, une grammaire et des adjectifs pimpants. Décrire avec une minutie raffinée ses lèvres ourlées, un nez joyeusement épaté, des yeux noirs effilés pareils à des corps d'abeilles. Mais encore le pigment d'une peau métissée, sa couleur exacte - ambre tendance pain au lait -, les minuscules grains de beauté disposés au pic de ses joues. Après ce travail titanesque, une image à peu près correcte parviendrait-elle à se visualiser dans l'imaginaire d'un quelconque lecteur ?

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  • Par saphoo, le 17 avril 2011

    L’écriture naît souvent d’une mince fracture entre pouvoir et fragilité. Le pouvoir des mots et l’extrême faiblesse qu’il y a à se manifester en eux. Les poètes s’imaginent être des dieux capables d’envoyer à l’univers des gammes de sensations qui tenteront d’émouvoir des inconnus alors que, dans le même temps, ils se sentent misérables de ne pas parvenir à conquérir les sommets de sensualité qu’ils s’imaginent pouvoir atteindre. Vulnérables d’eux-mêmes et des mots, ils s’emploient à devenir les illusionnistes d’un monde opaque, tout de mystères, où ils se devinent les élus désignés à en dissiper les énigmes.
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  • Par saphoo, le 17 avril 2011

    la nouveauté est ailleurs et les beautés de l’univers infinies. Comment se résoudre alors à n’être rassasié que par un seul être du monde… La sagesse ? La vertu ? L’amour ? Quid de la curiosité, de l’attraction des abîmes, du vertige, des passions, des voluptés crasses où la perte de soi et la mort s’épousent ? La complexité des désirs ne pouvait que nous porter aux confins de nébuleuses où nous n’imaginions jamais pouvoir accoster pour y faire connaissance avec la noirceur, la lumière, le dégoût et la foi, y rencontrer des moussons, des boréales et des aurores…
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  • Par Mariefrance57, le 21 avril 2012

    ...comment ignorer que le premier laboratoire des écrivains est leur personne, c'est d'elle dont ils se nourrissent parce que là est le monde inaugural qu'ils apprennent à disséquer. Quelle aberration y aurait-il à cela? Soi et l'univers, soi et la folie humaine, soi et les pulsions d'une époque, ses tremblements, ses séismes...Ne jamais manquer de se connecter aux pensées folles, entrer dans le tabernacle des secrets, mettre en ordre le désordre, s'amouracher de la beauté effrontée comme des gargouilles...Ecrire, une manière élégante d'ajourner sa mort.
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