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ISBN : 2707317322
Éditeur : Editions de Minuit (2001)


Note moyenne : 3.86/5 (sur 21 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Un tramway relie le centre d'une ville méditerranéenne aux villas bourgeoises de la côte, distantes d'une quinzaine de kilomètres. Des enfants s'y bousculent, le temps de rejoindre leur école ; parmi eux, le narrateur, émerveillé ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (4)

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    • Livres 5.00/5
    Par johnfool, le 19 avril 2012

    johnfool
    Mon premier livre de Claude Simon et je dois dire que j'ai aimée cette manière si particulière de décrire des moments de vie, où tout est là... tout se rejoint...
    Une manière de décrire assez extraordinaire....poétique, précise, envoutante...
    Je me réjouis de découvrir d'autres Oeuvres de ce magnifique écrivain...
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    • Livres 4.00/5
    Par xgalaup, le 01 février 2009

    xgalaup
    Comme toujours chez C. Simon, ce n'est pas l'Histoire qui compte mais le chemin des personnages rendus à leur densité grâce à l'écriture, le quotidien, les souvenirs ou le mouvement de la pensée suivent le passage du tramway. Il s'agit bien d'une succession de micro-évènements ou de micro-rêveries suscités par le passage du tramway. La précision délicate de l'écriture étire langoureusement chaque description ou chaque pensée jusqu'à en faire un tableau parfois abstrait ou surréaliste. La somme des tableaux peint par C. Simon donne une vague impression des personnages et de ce qu'ils sont. le lecteur a aussi l'impression de passer dans leur vie comme le fait Le tramway au milieu de cette cité balnéaire.
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    • Livres 5.00/5
    Par Marti94, le 13 décembre 2013

    Marti94
    J'ai décidé d'emprunter à la bibliothèque pour découvrir des auteurs cultes comme les Nobel de littérature. Je n'ai pas manqué Claude Simon qui a un style très particulier (que je n'ai jamais rencontré), personnel et singulier : il ouvre de nombreuses parenthèses, pour aller au plus profond de sa pensée, dans des phrases particulièrement longues. J'ai adoré même s'il est parfois déroutant mais il est incontournable.
    Lu en juin 2011
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    • Livres 3.00/5
    Par vdujardin, le 11 octobre 2013

    vdujardin
    n récit court, heureusement, parce que les phrases sont interminables, jusqu'à plus de deux pages, avec de nombreuses incises, parenthèses voire parenthèses dans les parenthèses. J'ai eu beaucoup de mal à me laisser porter par le rythme de ce livre, son écriture. D'un côté, le narrateur, collégien, qui court attraper Le tramway du matin, mais n'est pas mécontent de rater celui du soir, de l'autre, un homme d'âge indéterminé qui s'immisce entre les chapitres du fond de son lit d'hôpital. Finalement, le seul intérêt que j'y ai vu, c'est d'essayer d'identifier la ville à partir de quelques indices: près de la Méditerranée, un boulevard du président Wilson, un musée Dupuytren, un monument aux morts en grès rose de 2 m de haut avec des trois personnages en pierre blanche, « un marin-pêcheur son filet sur l'épaule, un vigneron un pied sur sa pelle et un maçon la truelle à la main » (p. 35) et dont le sculpteur est apparenté à une famille produisant un apéritif réputé. Est-ce une ville réelle ou une ville imaginaire ? Où y a-t-il un musée Dupuytren en dehors de celui de l'école de médecine de Paris? Perpignan, la ville la plus proche de Salles-le-Château où il a longtemps vécu? La suite sur mon blog...

    Lien : http://vdujardin.com/blog/claude-simon-tramway/
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Citations et extraits

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  • Par sarasvati, le 21 mars 2011

    p.98/Entouré de tous côtés par l'anarchique tissu urbain au sourd grondement, l'hôpital, avec ses pavillons identiques, sauf deux ou trois plus récents d'un modernisme cru, ses cours monacales et silencieuses, constituait une espèce d'îlot noyé au milieu du tumultueux et fragile désordre comme une sorte d'entité en soi, d'univers en réduction, fermé sur lui-même, ripoliné et fini, du service d'obstétrique à la morgue, offrant comme en raccourci (ou en condensé) les successifs états de la machine humaine de la naissance à l'agonie en passant par toutes les déviations et anomalies possibles jusqu'à sa définitive corruption.
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  • Par brigetoun, le 11 décembre 2012

    (de nouveau : grappes humaines hurlantes dont les membres jambes bras agités au dehors semblaient le 15 août hérisser les flancs de ces "baladeuses" remorquées par les tramways, leurs rideaux de toile écrue détachés claquant comme des drapeaux, comme s'ils participaient eux-mêmes à cette bruyante allégresse que l'on entendait venir de loin, s'enfler, éclater violemment quand le tramway et sa remorque passaient brûlant l'arrêt du mas, puis décroître, s'éteindre, laissant se refermer le résineux parfum des pins dans le somnolent après-midi...
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  • Par brigetoun, le 11 décembre 2012

    et le silence, et seulement parfois, le frais ruissellement, ici ou là, d'une de ces rides dont la crête se brisait, les lueurs du couchant allumant des reflets de bronze sur l'eau non plus bleue mais d'un vert bouteille allant s'assombrissant, noir à la fin dans le silence noir où l'on ne distinguait plus le pont qu'à la faible lueur roussâtre d'un fanal, la barque roulant et tanguant doucement sur place, la hampe noire du mât dressée vers le ciel étoilé oscillant avec paresse d'une constellation à l'autre..
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  • Par brigetoun, le 11 décembre 2012

    son propre visage, donc, depuis que la maladie qui devait l'emporter s'était attaquée à elle, s'était mis, comme par une sorte de mimétisme (ou de coquetterie macabre) à tout d'abord simplement maigrir, pour ensuite se creuser, se momifier peu à peu, faisant irrésistiblement penser à la fin, en féminisé, terreux et impitoyable, à ceux de ces amputés physiquement d'une moitié d'eux-mêmes...

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  • Par brigetoun, le 11 décembre 2012

    .. les deux vieillards (quoique gendre et belle-maman, ils semblaient à nos yeux d'enfants appartenir à la même génération) formant sous la lumière crue - ou plutôt cruelle - de la suspension qui creusait leurs masques flétris (sinon même, chez notre grand-mere, ravagé) un couple quelque peu hallucinant...

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Vidéo de Claude Simon

Un écrivain dans le monde .
Pierre Schoentjes,Karin Holter,Luc Lang,Jean-Yves LaurichesseCC-BY-NC-ND 2.0Table ronde animée par Pierre Schoentjes, professeur à l?université de Gand, spécialiste de Claude Simon et de littérature contemporaine. Avec Karin Holter, professeur émérite, université d?Oslo, auteur de "Texte et réalité. Ouvertures dans les romans de Claude Simon" ; Luc Lang, écrivain ; Jean-Yves Laurichesse, universitaire et écrivain, auteur de "La bataille des odeurs : l?espace olfactif des romans de Claude Simon", éditeur scientifique de "Claude Simon géographe".








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