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ISBN : 2707317322
Éditeur : Editions de Minuit (2001)

Note moyenne : 3.57/5 (sur 37 notes)
Résumé :
Un tramway relie une ville de province à la plage voisine, distante d’une quinzaine de kilomètres. Aux heures matinales, il fait accessoirement office de ramassage scolaire. Ses allées et venues d'un terminus à l'autre entre les ondulations des vignes ponctuent le cours des vies, avec leurs menus ou cruels événements. Les lieux où se déroule l'action sont principalement le bord de mer, une maison de campagne, la ville qui peu à peu se modernise, un court de tennis. ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Corboland78
Corboland7823 mai 2014
  • Livres 1.00/5
Claude Simon est un écrivain français, né en 1913 à Tananarive (Madagascar) et mort en 2005 à Paris. Prix Nobel de littérature en 1985, il s'est également intéressé à la peinture et à la photographie. le Tramway est paru en 2001.
« Un tramway relie une ville de province, [Perpignan qui n'est jamais citée où l'écrivain passa une partie de sa jeunesse], à la plage voisine, distante d'une quinzaine de kilomètres. Aux heures matinales, il fait accessoirement office de ramassage scolaire. Ses allées et venues d'un terminus à l'autre entre les ondulations des vignes ponctuent le cours des vies, avec leurs menus ou cruels événements. Les lieux où se déroule l'action sont principalement le bord de mer, une maison de campagne, la ville qui peu à peu se modernise, un court de tennis. Dans sa fragilité, la vie s'acharne par ailleurs à poursuivre son cours à travers les dédales des couloirs et des pavillons d'un hôpital, et d'infimes coïncidences amènent parfois les deux trajets à se confondre. »
Je ne vais pas faire l'innocent et m'étonner de cet étrange ouvrage. L'écrivain est assez connu pour que j'en aie une idée depuis bien longtemps, raison pour laquelle d'ailleurs, je n'avais jamais ouvert l'un de ses romans. Néanmoins, seule la confrontation avec son texte pouvait me permettre d'en tirer un avis certain. A lire ces propos liminaires, vous devinez déjà ce que je pense de ce roman, j'ai détesté, ou disons le autrement, je ne suis pas du tout amateur de cette littérature.
Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué, semble être la devise de l'écrivain dont l'oeuvre est assimilée au Nouveau Roman. Ce qui tue un lecteur lambda, dans mon genre, c'est le style adopté, de longues phrases interminables (exemple : celle qui commence p.64 et se termine P.67), ponctuées de multiples parenthèses y incluant des digressions ou apartés qui rallongent le texte à n'en plus finir. Certains y verront un style proustien, mais dans le sens où l'emploient péjorativement ceux qui n'aiment pas cet écrivain (ce qui n'est pas mon cas), pour dire que ça tire à la ligne et qu'on s'ennuie à mourir.
Il arrive que l'écrivain s'exempte de ponctuation ou de majuscule aux mots commençant une phrase. Je ne goûte pas du tout ce genre de procédés, casser les règles d'écriture ou de syntaxe pourquoi pas, si cela apporte un plus ; mais là, je n'en vois pas l'intérêt. Résultat, on peine à comprendre ce qu'on lit, obligé pour ainsi dire d'ânonner comme un gamin pour déchiffrer le texte. Toutes ces afféteries de style n'ont pour résultat que de gommer toute émotion. Je savais que Claude Simon n'était pas un écrivain pour moi, j'en ai la certitude désormais. Seul point positif, le roman est très court et toutes les bibliothèques municipales ont cet auteur à leur catalogue, chacun peut donc facilement s'en faire sa propre opinion à moindre frais.
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johnfool
johnfool19 avril 2012
  • Livres 5.00/5
Mon premier livre de Claude Simon et je dois dire que j'ai aimée cette manière si particulière de décrire des moments de vie, où tout est là... tout se rejoint...
Une manière de décrire assez extraordinaire....poétique, précise, envoutante...
Je me réjouis de découvrir d'autres oeuvres de ce magnifique écrivain...
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monsieurloic
monsieurloic09 avril 2015
  • Livres 4.00/5
(copier-coller depuis mon blog)
En matière de lecture, je n'aime pas rester sur une défaite et d'avoir interrompu la lecture du tramway il y a quelques années, en fut une. Je m'étais juré d'y revenir et j'ai profité du propos d'une quincaillière me laissant entendre que je ne lisais jamais de roman de la mouvance nouveau roman (dont aujourd'hui les auteurs publiés aux éditions de minuit poursuivent un peu le projet), pour y revenir. Je viens de le terminer ce soir un oeil sur ma liseuse et l'autre sur la deuxième saison de Broadchurch (série anglaise potable, en tout cas moins pire que d'autres). Admirez la prouesse : lire du Claude Simon, l'un des auteurs les plus difficiles qui soit tout en faisant autre chose ! Autant faire cuire des oeufs et préparer une vinaigrette en même temps. Et mieux encore, je n'ai pas perdu le fil de l'histoire.
Je ne sais pas si mes trois lecteurs connaissent Claude Simon (prix Nobel de littérature en 1985 décédé en 2005) mais dès les premières lignes où l'auteur explique le fonctionnement de la manette de pilotage d'un tramway, on voit déjà qu'on ne lit pas quelque chose de commun.
L'un qui ne connaîtrait pas la prose de Simon et qu'on n'aurait pas averti serait déjà tombé de sa chaise. Toute l'oeuvre de l'auteur se résume dans ses quelques lignes (je me souviens que dans la route des Flandres, il lui avait fallu trois pages pour expliquer le dysfonctionnement de la serrure rouillée d'un poulailler), mais je vous rassure Claude Simon ne s'occupe pas uniquement des objets, au contraire même, il y a bien comme ça dans ses romans - un peu comme des parenthèses - des descriptions précises de 'choses' souvent mécaniques mais l'essentiel chez Simon, ce sont les sensations, ce que le tri accompli par la mémoire nous laisse de souvenirs épars et en l'occurrence ici, le narrateur est un vieillard gisant dans une chambre d'hôpital (à Paris je crois) et qui se souvient de sa jeunesse au lendemain de la première guerre mondiale dans une ville de bord de mer dont un tramway reliait le centre à la côte. Il se souvient qu'il l'empruntait pour aller et rentrer du collège, de la vie autour de ce véhicule, des hommes mutilés par la guerre, et du quotidien autour du trajet, les différences de classe et puis très vite la lente agonie de sa mère (son père était mort au combat) rongée sans doute par le crabe. Devenu orphelin, il est pris en charge par son oncle et sa tante ou que sa tante, je ne sais plus, (avec Simon, on a le droit de ne pas tout suivre). Mais comme je le stipulais, le récit qui n'est pas linéaire s'avère être plutôt une succession aléatoire de tableaux de cette jeunesse jaillissant au gré des poussées de fièvre du narrateur dans sa chambre d'hôpital où sa vie ne tient qu'à des tuyaux et des bonbonnes de gaz.
On a tort de considérer Claude Simon comme élitiste ou pompeux. Quand on sait à quoi s'en tenir et bien, cela se lit assez agréablement. Et puis quelque part, il n'y a pas plus vrai que cette littérature. A l'orée de la mort, fiévreux et branché de toute part, que peut-il traverser notre esprit si ce ne sont des bribes, des sensations voire même quand on sombre dans une demi-conscience des détails incongrus dont l'intérêt peut échapper au bien-portant ? N'est-ce pas ce qui nous arrive à tous lorsque malades et parvenant à trouver le sommeil 5 mns, des rêves étranges naissent de la fièvre ?
Je ne suis pas le meilleur commentateur de Claude Simon. Il a ses adeptes qui se réunissent parfois secrètement en colloques (dans un château de Cerisy-la-Salle) lors desquels j'imagine on ne doit pas beaucoup se marrer (mais peut-être quand même plus qu'à un spectacle de Anne Roumanov ou lors d'un meeting de l'ump) .Vous savez, entre eux, les intellos ne se racontent pas de blagues de Toto mais ils possèdent leur propre sens de l'humour, un peu comme ceux qui s'esclaffaient lors de l'émission Apostrophe sur des sujets ne prêtant pas pourtant à l'hilarité.
éditions de minuit, 2001, 144 pages, lecture sur kindle en avril 2015. note : 4/5
Lien : http://doelan.blogspirit.com..
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FritzLangueur
FritzLangueur02 juillet 2015
  • Livres 2.00/5

Un chant du cygne. Ce furent d'abord, -ainsi j'ai lu ainsi je raconte-, un tramway, quelques mines patibulaires autour d'un watman, personnage mystérieux exécutant le rituel d'un transport de ligne menant bon tram les passagers de la ville à la mer, ou vice versa, mais surtout un enfant au coeur du récit, spectre innocent émanant du bilan d'une vie longue et intense.
Ce furent ensuite, -ainsi j'ai compris ainsi je raconte-, la figure maternelle prédominante et tant aimée, les couloirs froids d'un hôpital comme dernier rails de vie, la maison d'enfance, Thérèse la domestique, le tennis, l'inquiétude, la nonchalance, la tristesse et les petits bonheurs.
Ce furent enfin, -ainsi s'acheva le livre, ainsi je raconte-, un homme qui ne veut renoncer à la vie et qui s'assure qu'elle fut dense, sous son anodine quotidienneté, sorte de flambeau qu'il passe quand il se fait spectateur de la vie des autres, plus encore en rédigeant ce court roman.
D'aucuns s'extasieront de ces phrases à l'infini, entrecoupées d'incursions digressives, faisant perdre le fil du récit puisqu'elles sont le fil de la vie. Ou encore de cette mécanique de mots qui, une fois assemblés, donnent une impression de mouvement, de réel. « le tramway », et c'est une constante chez Claude Simon l'un des chantres du nouveau roman, est palpable, vivant, imagé.
Mais moi, la stylisation ne m'impressionne pas, et si je suis heureux d'avoir terminé ce roman, je n'en garderai qu'un souvenir contrarié. Contrarié car il aura fallu trois tentatives pour l'achever, contrarié car je ne prise guère le côté mécanique et presque glacial de l'ensemble. Bien plus qu'un roman de vie, « le Tramway » est un roman de mort. Et moi je poursuivrais avec d'autres lectures d'auteurs qui sont plus dans l'éveil. (*)
(*) pardon à Aloysius Bertrand pour avoir emprunté la forme littéraire de son poème « Un rêve »
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lDavidl
lDavidl21 juillet 2016
  • Livres 3.00/5
De Claude Simon je n'avais lu que le petit " Archipel et Nord ", extrait d'une bibliographie bien plus complète qui se dévoile pour moi avec " le Tramway ". Et je suis extrêment partagé: d'une part je reconnais la qualité indéniable et assez fabuleuse de l'auteur, qui a su clairement renouveller tous les genres (ou plutôt se créer un genre à lui, ou la typographie (espace de pages, ponctuations...) frôle parfois ce qui semble être l'anarchie), et d'un autre côté cette absence même de ponctuation m'a empêché assez fréquemment de rentrer dans l'histoire qui, pourtant, semblait intéressante et bien construite, à l'instar du tramway dont ce livre fait part (et aux décors, et à la société, et à l'humanité même) à des lecteurs à la fois ébahis et perdus au milieu de tels changements typographiques qui forcent l'attention constante afin de ne pas se laisser embarquer (comme dans un tramway) par les mots au risque, bien réél, de ne plus vraiment saisir la substance de ces phrases et d'en perdre donc tout ce qu'il y a (ou peut y avoir) chez des auteurs tel que Claude Simon qui, indéniablement là encore, maîtrise la langue française comme peu, et pour notre plus grand bonheur; ce qui me poussera certainement à l'avenir à m'attaquer à d'autres de ces oeuvres afin de voir si ce rallongement phrastique est sytématique ou s'il témoigne, véritable empreinte, de l'expérience qu'avait acquis l'auteur dans ce Tramway qui est, comme un terminus, son dernier roman.
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Citations & extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
sarasvatisarasvati21 mars 2011
p.98/Entouré de tous côtés par l'anarchique tissu urbain au sourd grondement, l'hôpital, avec ses pavillons identiques, sauf deux ou trois plus récents d'un modernisme cru, ses cours monacales et silencieuses, constituait une espèce d'îlot noyé au milieu du tumultueux et fragile désordre comme une sorte d'entité en soi, d'univers en réduction, fermé sur lui-même, ripoliné et fini, du service d'obstétrique à la morgue, offrant comme en raccourci (ou en condensé) les successifs états de la machine humaine de la naissance à l'agonie en passant par toutes les déviations et anomalies possibles jusqu'à sa définitive corruption.
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Corboland78Corboland7823 mai 2014
J’ai prié l’infirmière qui m’apportait mon déjeuner d’être assez gentille pour bien vouloir m’ouvrir le sachet de cacahuètes qui s’y trouvait, pareil à ceux offerts sur ces plateaux-repas que l’on sert dans les avions et dont je n’ai jamais pu réussir à ouvrir l’enveloppe de plastique, sur quoi, s’en saisissant et la déchirant avec habileté (c’était la même – appartenant au service ancillaire, qui m’avait lancé avec un mépris vengeur que lorsqu’on avait tenté d’installer des bidets dans les toilettes, les malades t avaient aussitôt fait « caca »), elle m’a demandé avec condescendance si je n’avais jamais voyagé ? – à quoi et ne voulant pas la vexer j’ai répondu : Si, tout de même : un peu…
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brigetounbrigetoun11 décembre 2012
(de nouveau : grappes humaines hurlantes dont les membres jambes bras agités au dehors semblaient le 15 août hérisser les flancs de ces "baladeuses" remorquées par les tramways, leurs rideaux de toile écrue détachés claquant comme des drapeaux, comme s'ils participaient eux-mêmes à cette bruyante allégresse que l'on entendait venir de loin, s'enfler, éclater violemment quand le tramway et sa remorque passaient brûlant l'arrêt du mas, puis décroître, s'éteindre, laissant se refermer le résineux parfum des pins dans le somnolent après-midi...
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brigetounbrigetoun11 décembre 2012
et le silence, et seulement parfois, le frais ruissellement, ici ou là, d'une de ces rides dont la crête se brisait, les lueurs du couchant allumant des reflets de bronze sur l'eau non plus bleue mais d'un vert bouteille allant s'assombrissant, noir à la fin dans le silence noir où l'on ne distinguait plus le pont qu'à la faible lueur roussâtre d'un fanal, la barque roulant et tanguant doucement sur place, la hampe noire du mât dressée vers le ciel étoilé oscillant avec paresse d'une constellation à l'autre..
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brigetounbrigetoun11 décembre 2012
son propre visage, donc, depuis que la maladie qui devait l'emporter s'était attaquée à elle, s'était mis, comme par une sorte de mimétisme (ou de coquetterie macabre) à tout d'abord simplement maigrir, pour ensuite se creuser, se momifier peu à peu, faisant irrésistiblement penser à la fin, en féminisé, terreux et impitoyable, à ceux de ces amputés physiquement d'une moitié d'eux-mêmes...
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Videos de Claude Simon (34) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Claude Simon
Un écrivain dans le monde .Pierre Schoentjes,Karin Holter,Luc Lang,Jean-Yves LaurichesseCC-BY-NC-ND 2.0Table ronde animée par Pierre Schoentjes, professeur à l?université de Gand, spécialiste de Claude Simon et de littérature contemporaine. Avec Karin Holter, professeur émérite, université d?Oslo, auteur de "Texte et réalité. Ouvertures dans les romans de Claude Simon" ; Luc Lang, écrivain ; Jean-Yves Laurichesse, universitaire et écrivain, auteur de "La bataille des odeurs : l?espace olfactif des romans de Claude Simon", éditeur scientifique de "Claude Simon géographe".
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