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ISBN : 2707317322
Éditeur : Editions de Minuit (2001)


Note moyenne : 3.69/5 (sur 29 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Un tramway relie le centre d'une ville méditerranéenne aux villas bourgeoises de la côte, distantes d'une quinzaine de kilomètres. Des enfants s'y bousculent, le temps de rejoindre leur école ; parmi eux, le narrateur, émerveillé ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par johnfool, le 19 avril 2012

    johnfool
    Mon premier livre de Claude Simon et je dois dire que j'ai aimée cette manière si particulière de décrire des moments de vie, où tout est là... tout se rejoint...
    Une manière de décrire assez extraordinaire....poétique, précise, envoutante...
    Je me réjouis de découvrir d'autres Oeuvres de ce magnifique écrivain...
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    • Livres 1.00/5
    Par Corboland78, le 23 mai 2014

    Corboland78
    Claude Simon est un écrivain français, né en 1913 à Tananarive (Madagascar) et mort en 2005 à Paris. Prix Nobel de littérature en 1985, il s'est également intéressé à la peinture et à la photographie. Le tramway est paru en 2001.
    « Un tramway relie une ville de province, [Perpignan qui n'est jamais citée où l'écrivain passa une partie de sa jeunesse], à la plage voisine, distante d'une quinzaine de kilomètres. Aux heures matinales, il fait accessoirement office de ramassage scolaire. Ses allées et venues d'un terminus à l'autre entre les ondulations des vignes ponctuent le cours des vies, avec leurs menus ou cruels événements. Les lieux où se déroule l'action sont principalement le bord de mer, une maison de campagne, la ville qui peu à peu se modernise, un court de tennis. Dans sa fragilité, la vie s'acharne par ailleurs à poursuivre son cours à travers les dédales des couloirs et des pavillons d'un hôpital, et d'infimes coïncidences amènent parfois les deux trajets à se confondre. »
    Je ne vais pas faire l'innocent et m'étonner de cet étrange ouvrage. L'écrivain est assez connu pour que j'en aie une idée depuis bien longtemps, raison pour laquelle d'ailleurs, je n'avais jamais ouvert l'un de ses romans. Néanmoins, seule la confrontation avec son texte pouvait me permettre d'en tirer un avis certain. A lire ces propos liminaires, vous devinez déjà ce que je pense de ce roman, j'ai détesté, ou disons le autrement, je ne suis pas du tout amateur de cette littérature.
    Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué, semble être la devise de l'écrivain dont l'œuvre est assimilée au Nouveau Roman. Ce qui tue un lecteur lambda, dans mon genre, c'est le style adopté, de longues phrases interminables (exemple : celle qui commence p.64 et se termine P.67), ponctuées de multiples parenthèses y incluant des digressions ou apartés qui rallongent le texte à n'en plus finir. Certains y verront un style proustien, mais dans le sens où l'emploient péjorativement ceux qui n'aiment pas cet écrivain (ce qui n'est pas mon cas), pour dire que ça tire à la ligne et qu'on s'ennuie à mourir.
    Il arrive que l'écrivain s'exempte de ponctuation ou de majuscule aux mots commençant une phrase. Je ne goûte pas du tout ce genre de procédés, casser les règles d'écriture ou de syntaxe pourquoi pas, si cela apporte un plus ; mais là, je n'en vois pas l'intérêt. Résultat, on peine à comprendre ce qu'on lit, obligé pour ainsi dire d'ânonner comme un gamin pour déchiffrer le texte. Toutes ces afféteries de style n'ont pour résultat que de gommer toute émotion. Je savais que Claude Simon n'était pas un écrivain pour moi, j'en ai la certitude désormais. Seul point positif, le roman est très court et toutes les bibliothèques municipales ont cet auteur à leur catalogue, chacun peut donc facilement s'en faire sa propre opinion à moindre frais.
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    • Livres 4.00/5
    Par monsieurloic, le 09 avril 2015

    monsieurloic
    (copier-coller depuis mon blog)
    En matière de lecture, je n'aime pas rester sur une défaite et d'avoir interrompu la lecture du tramway il y a quelques années, en fut une. Je m'étais juré d'y revenir et j'ai profité du propos d'une quincaillière me laissant entendre que je ne lisais jamais de roman de la mouvance nouveau roman (dont aujourd'hui les auteurs publiés aux éditions de minuit poursuivent un peu le projet), pour y revenir. Je viens de le terminer ce soir un œil sur ma liseuse et l'autre sur la deuxième saison de Broadchurch (série anglaise potable, en tout cas moins pire que d'autres). Admirez la prouesse : lire du Claude Simon, l'un des auteurs les plus difficiles qui soit tout en faisant autre chose ! Autant faire cuire des œufs et préparer une vinaigrette en même temps. Et mieux encore, je n'ai pas perdu le fil de l'Histoire.
    Je ne sais pas si mes trois lecteurs connaissent Claude Simon (prix Nobel de littérature en 1985 décédé en 2005) mais dès les premières lignes où l'auteur explique le fonctionnement de la manette de pilotage d'un tramway, on voit déjà qu'on ne lit pas quelque chose de commun.
    L'un qui ne connaîtrait pas la prose de Simon et qu'on n'aurait pas averti serait déjà tombé de sa chaise. Toute l'oeuvre de l'auteur se résume dans ses quelques lignes (je me souviens que dans La Route des Flandres, il lui avait fallu trois pages pour expliquer le dysfonctionnement de la serrure rouillée d'un poulailler), mais je vous rassure Claude Simon ne s'occupe pas uniquement des objets, au contraire même, il y a bien comme ça dans ses romans - un peu comme des parenthèses - des descriptions précises de 'choses' souvent mécaniques mais l'essentiel chez Simon, ce sont les sensations, ce que le tri accompli par la mémoire nous laisse de souvenirs épars et en l'occurrence ici, le narrateur est un vieillard gisant dans une chambre d'hôpital (à Paris je crois) et qui se souvient de sa jeunesse au lendemain de la première guerre mondiale dans une ville de bord de mer dont un tramway reliait le centre à la côte. Il se souvient qu'il l'empruntait pour aller et rentrer du collège, de la vie autour de ce véhicule, des hommes mutilés par la guerre, et du quotidien autour du trajet, les différences de classe et puis très vite la lente agonie de sa mère (son père était mort au combat) rongée sans doute par le crabe. Devenu orphelin, il est pris en charge par son oncle et sa tante ou que sa tante, je ne sais plus, (avec Simon, on a le droit de ne pas tout suivre). Mais comme je le stipulais, le récit qui n'est pas linéaire s'avère être plutôt une succession aléatoire de tableaux de cette jeunesse jaillissant au gré des poussées de fièvre du narrateur dans sa chambre d'hôpital où sa vie ne tient qu'à des tuyaux et des bonbonnes de gaz.
    On a tort de considérer Claude Simon comme élitiste ou pompeux. Quand on sait à quoi s'en tenir et bien, cela se lit assez agréablement. Et puis quelque part, il n'y a pas plus vrai que cette littérature. A l'orée de la mort, fiévreux et branché de toute part, que peut-il traverser notre esprit si ce ne sont des bribes, des sensations voire même quand on sombre dans une demi-conscience des détails incongrus dont l'intérêt peut échapper au bien-portant ? N'est-ce pas ce qui nous arrive à tous lorsque malades et parvenant à trouver le sommeil 5 mns, des rêves étranges naissent de la fièvre ?
    Je ne suis pas le meilleur commentateur de Claude Simon. Il a ses adeptes qui se réunissent parfois secrètement en colloques (dans un château de Cerisy-la-Salle) lors desquels j'imagine on ne doit pas beaucoup se marrer (mais peut-être quand même plus qu'à un spectacle de Anne Roumanov ou lors d'un meeting de l'ump) .Vous savez, entre eux, les intellos ne se racontent pas de blagues de Toto mais ils possèdent leur propre sens de l'humour, un peu comme ceux qui s'esclaffaient lors de l'émission Apostrophe sur des sujets ne prêtant pas pourtant à l'hilarité.
    éditions de minuit, 2001, 144 pages, lecture sur kindle en avril 2015. note : 4/5

    Lien : http://doelan.blogspirit.com/archive/2015/04/07/cr278-le-tramway-cla..
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    • Livres 4.00/5
    Par xgalaup, le 01 février 2009

    xgalaup
    Comme toujours chez C. Simon, ce n'est pas l'Histoire qui compte mais le chemin des personnages rendus à leur densité grâce à l'écriture, le quotidien, les souvenirs ou le mouvement de la pensée suivent le passage du tramway. Il s'agit bien d'une succession de micro-évènements ou de micro-rêveries suscités par le passage du tramway. La précision délicate de l'écriture étire langoureusement chaque description ou chaque pensée jusqu'à en faire un tableau parfois abstrait ou surréaliste. La somme des tableaux peint par C. Simon donne une vague impression des personnages et de ce qu'ils sont. le lecteur a aussi l'impression de passer dans leur vie comme le fait Le tramway au milieu de cette cité balnéaire.
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    • Livres 5.00/5
    Par Marti94, le 13 décembre 2013

    Marti94
    J'ai décidé d'emprunter à la bibliothèque pour découvrir des auteurs cultes comme les Nobel de littérature. Je n'ai pas manqué Claude Simon qui a un style très particulier (que je n'ai jamais rencontré), personnel et singulier : il ouvre de nombreuses parenthèses, pour aller au plus profond de sa pensée, dans des phrases particulièrement longues. J'ai adoré même s'il est parfois déroutant mais il est incontournable.
    Lu en juin 2011
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Citations et extraits

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  • Par sarasvati, le 21 mars 2011

    p.98/Entouré de tous côtés par l'anarchique tissu urbain au sourd grondement, l'hôpital, avec ses pavillons identiques, sauf deux ou trois plus récents d'un modernisme cru, ses cours monacales et silencieuses, constituait une espèce d'îlot noyé au milieu du tumultueux et fragile désordre comme une sorte d'entité en soi, d'univers en réduction, fermé sur lui-même, ripoliné et fini, du service d'obstétrique à la morgue, offrant comme en raccourci (ou en condensé) les successifs états de la machine humaine de la naissance à l'agonie en passant par toutes les déviations et anomalies possibles jusqu'à sa définitive corruption.
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  • Par brigetoun, le 11 décembre 2012

    (de nouveau : grappes humaines hurlantes dont les membres jambes bras agités au dehors semblaient le 15 août hérisser les flancs de ces "baladeuses" remorquées par les tramways, leurs rideaux de toile écrue détachés claquant comme des drapeaux, comme s'ils participaient eux-mêmes à cette bruyante allégresse que l'on entendait venir de loin, s'enfler, éclater violemment quand le tramway et sa remorque passaient brûlant l'arrêt du mas, puis décroître, s'éteindre, laissant se refermer le résineux parfum des pins dans le somnolent après-midi...
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  • Par Corboland78, le 23 mai 2014

    J’ai prié l’infirmière qui m’apportait mon déjeuner d’être assez gentille pour bien vouloir m’ouvrir le sachet de cacahuètes qui s’y trouvait, pareil à ceux offerts sur ces plateaux-repas que l’on sert dans les avions et dont je n’ai jamais pu réussir à ouvrir l’enveloppe de plastique, sur quoi, s’en saisissant et la déchirant avec habileté (c’était la même – appartenant au service ancillaire, qui m’avait lancé avec un mépris vengeur que lorsqu’on avait tenté d’installer des bidets dans les toilettes, les malades t avaient aussitôt fait « caca »), elle m’a demandé avec condescendance si je n’avais jamais voyagé ? – à quoi et ne voulant pas la vexer j’ai répondu : Si, tout de même : un peu…
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  • Par brigetoun, le 11 décembre 2012

    et le silence, et seulement parfois, le frais ruissellement, ici ou là, d'une de ces rides dont la crête se brisait, les lueurs du couchant allumant des reflets de bronze sur l'eau non plus bleue mais d'un vert bouteille allant s'assombrissant, noir à la fin dans le silence noir où l'on ne distinguait plus le pont qu'à la faible lueur roussâtre d'un fanal, la barque roulant et tanguant doucement sur place, la hampe noire du mât dressée vers le ciel étoilé oscillant avec paresse d'une constellation à l'autre..
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  • Par brigetoun, le 11 décembre 2012

    son propre visage, donc, depuis que la maladie qui devait l'emporter s'était attaquée à elle, s'était mis, comme par une sorte de mimétisme (ou de coquetterie macabre) à tout d'abord simplement maigrir, pour ensuite se creuser, se momifier peu à peu, faisant irrésistiblement penser à la fin, en féminisé, terreux et impitoyable, à ceux de ces amputés physiquement d'une moitié d'eux-mêmes...

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Un écrivain dans le monde .
Pierre Schoentjes,Karin Holter,Luc Lang,Jean-Yves LaurichesseCC-BY-NC-ND 2.0Table ronde animée par Pierre Schoentjes, professeur à l?université de Gand, spécialiste de Claude Simon et de littérature contemporaine. Avec Karin Holter, professeur émérite, université d?Oslo, auteur de "Texte et réalité. Ouvertures dans les romans de Claude Simon" ; Luc Lang, écrivain ; Jean-Yves Laurichesse, universitaire et écrivain, auteur de "La bataille des odeurs : l?espace olfactif des romans de Claude Simon", éditeur scientifique de "Claude Simon géographe".








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