Admirable, bien entendu, admirable une fois encore – et cruellement comique.
En longues, longues phrases, en précision méticuleuse apparente, mêlée d'un zeste de lyrisme parfois, la beauté d'une nature démesurée, de beaucoup d'esprit souvent, un tableau plus que réaliste, clairvoyant, révélateur, politique, critique, du régime qui reçoit (avec son
Histoire au creux des incises dans les dites longues phrases, et non seulement ce qu'il a de spécifique, mais en reflet ce qui dans les sociétés qui sont les nôtres et celles des visiteurs peut s'y apparenter, comme deux faces du pouvoir) mais aussi des invités. Notre monde terrible et des éclats de rire (quitte à être discrets) – et cette façon, à travers des bifurcations apparentes, des éléments venant s'ajouter, des adjectifs, ou plutôt groupes de mots en tenant lieu, en cascade, et des participes présents pour que le sens ne se dilue pas au fil de subordonnées, de ne jamais perdre celui-ci, au fil de ces phrases de plusieurs pages, de poursuivre une idée, la mise en mots d'une vision, jusqu'à leur limite.