ISBN : 2869598203
Éditeur : Arléa (2008)


Note moyenne : 3.87/5 (sur 30 notes) Ajouter à mes livres

Paris, 1944. Une petite fille de quatre ans vit dans l'insouciance de la guerre, seule avec sa mère fantasque qu'elle adore. Lorsque revient le père, qu'elle n'a jamais vu, prisonnier de guerre libéré, l'existence de celle qu'on appelle " la petite " est bouleve... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par liliba, le 20 juillet 2008

    liliba
    http://liliba.canalblog.com
    Papa, Maman et moi, et moi, et moi...
    La petite vit avec sa maman. La petite ne connaît de son papa que les photos posées sur la commode du salon et collées dans l'album. La petite est un peu apeurée, angoissée du retour prochain de ce papa, dont elle sait finalement peu de choses. La petite est encore bien petite, elle n'a que quatre ans, et elle ne comprend pas tout ce que murmurent sa maman et sa grand-mère, mais elle sent que l'atmosphère du foyer va changer, comme celle du pays maintenant que la guerre est terminée.
    Le papa de la petite revient, mais il est blessé, fragilisé par les horreurs vécues et par sa captivité et les relations entre la mère et la fille, jusque-là très fusionnelles doivent évoluer pour faire de la place à cet homme au sein du foyer. le père et la petite ont du mal à s'approcher l'un de l'autre, à faire connaissance, à apprendre à s'aimer ; les équilibres entre les membres de la famille sont modifiés et chacun doit redéfinir sa place pour trouver son bonheur avec les autres. Mais peut-on être vraiment heureux tous ensemble, sans que l'un ou l'autre ne se sente rejeté, peut-on donner un amour total à un parent sans spolier l'autre ? Comment éviter la jalousie, même entre des parents et leur enfant ?

    Je ne vous dirai rien de plus de l'histoire, si ce n'est que j'ai ADORE ce livre ! J'ai retrouvé l'écriture incisive de Marie Sizun, découverte dans La femme de l'Allemand, l'émotion, les non-dits des relations mère-fille, la puissance du silence, la force des mots, leur poids quand ils font mal... J'ai vraiment un coup de coeur pour cet auteur !
    Triste et poignant, à lire absolument !

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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par LiliGalipette, le 03 juillet 2009

    LiliGalipette
    Roman de Marie Sizun.
    La petite, tout juste quatre ans, vit avec sa mère, une femme fantasque qui l'adore. Pour la petite, il n'y a qu'elles deux, et le bonheur au quotidien. Mais brutalement, la réalité et les contraintes font irruption dans l'existence simple et joyeuse de l'enfant. Nous sommes en 1944. Le Père de la Petite, prisionnier depuis des années, retrouve le foyer familial. Et l'ordre est bouleversé. le lien d'amour fou et exclusif qui unissait la petite à sa mère se brise. La petite se met d'abord à haïr ce père qui lui vole l'affection de sa maman, à craindre cet homme aux colères terrifiantes, à détester cette rigueur qu'il impose dans son quotidien léger. Mais imperceptiblement, cette rage fait place à un sentiment puissant: la petite offre à son père un amour inconditionnel, fait d'admiration et de confiance. le foyer recomposé et apaisé pourrait être heureux. Mais la petite, sans le comprendre, brise l'harmonie et fait partir ce père dont elle ne peut désormais se passer.
    Court et efficace, il se lit vite. J'ai un peu buté sur la répétition de "la petite", mais c'est essentiel au récit. L'enfant ne s'appelle pas "France", mais "la petite". Tout s'enchaîne à merveille. le récit, du point de vue de la petite, est limpide comme l'est une conscience d'enfant. Tous les indices du drame familial sont habilement semés. C'est un texte qui se lit vite, mais il faut y prêter une grande attention et ne pas négliger la grande sensibilité qui transpire entre chaque phrase et chaque cri de la petite.
    Merci à Liliba pour ce livre voyageur. http://liliba.canalblog.com/ Je fais suivre à mon tour!
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par sylvie, le 23 mai 2009

    sylvie
    Ce livre très sensible m'a touchée, comme toutes les blogueuses qui l'ont lu.
    L'histoire de cette petite fille et de ses relations familiales difficiles est racontée avec pudeur et sincérité, sans pour autant prétendre arriver à énoncer une quelconque vérité.
    La narratrice est une femme mure qui se remémore son enfance, avec ce qu'elle peut et comme elle peut.
    Elle n'hésite pas à mentionner les trous noirs, les zones d'ombres et d'amnésie, mais elle éclaire de son regard bienveillant les souvenirs marquants et les émotions qui en découlent...
    Elle ne veut pas tricher ni se raconter d'histoires, elle raconte les faits, les joies, les larmes, les rages étouffées...
    Elle nous laisse en déduire les blessures de part et d'autres, les chemins qui se séparent à jamais, les silences qui s'installent...
    Ce livre parle très délicatement de secrets trop lourds à porter pour une petite fille qui ne sait plus si elle est en train de perdre sa mère ou de retrouver son père...
    Et puis elle sent qu'on lui ment, elle voudrait comprendre, connaître la vérité, savoir la différence entre le rêve et la réalité...
    Je n'en dirais pas plus, il faut le lire pour comprendre ce drame qui nous fait entrevoir au détour de chaque phrase combien il a été difficile pour chacun d'être père, mère et fille dans cette famille brisée par l'absence forcée due à la guerre.
    des liens sur le blog

    Lien : http://sylvie-lectures.blogspot.com/2009/05/le-pere-de-la-petite-mar..
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par fran6h, le 25 octobre 2011

    fran6h
    Comment ne pas être touché par cette petite,ballotant dans un monde d'adultes qui la dépasse ?
    Je découvre l'auteure avec ce court roman et c'est une bonne surprise.
    Voilà un texte tout en tendresse et en émotions bien que le style soit vif, voire nerveux.
    On entre dans l'univers de cette relation entre la petite et son père pendant et aussitôt après la seconde guerre mondiale à Paris.
    Et l'on partage tous les moments : l'attente, l'espoir, la sublimation de l'image, l'enthousiasme, le conflit, l'adoration, les espoirs ... et les mensonges des adultes,les disputes, les déchirements, les souvenirs glanés.
    Un excellent roman qui donne envie de découvrir l'auteure
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par zabeth55, le 08 février 2012

    zabeth55
    "La petite", 4 ans, vit seule avec sa mère qu'elle adore. Son papa va rentrer de la guerre. Elle ne le connait qu'en photo. Cet inconnu lui fait peur, il est sévère, nerveux. Mais ils s'apprivoisent et elle l'adore à son tour, plus que sa mère. Puis, bientôt, le couple se déchire..........
    Un style concis, dépouillé. Pas un mot de trop, des phrases courtes où tout est dit, tout est ressenti.... comment un enfant perçoit et vit les tourments de ses parents.
    C'est fort, c'est poignant
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Citations et extraits

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  • Par sylvie, le 23 mai 2009

    Le père écoute la radio du matin au soir, et quelque fois celle à laquelle la petite na comprend rien, cette radio qui parle tantôt en anglais tantôt en français mais avec de drôles de phrases où il est question de lapins du grand père, de carottes perdues et autres bizarreries, cette radio qu'on a pas le droit d'écouter, paraît-il.
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  • Par sylvie, le 23 mai 2009

    Et voilà que la petite, revenue par miracle à elle même, retrouve si exactement le parfum, la douceur et la violence de son amour d'enfant, que le cœur lui bat, très fort. Elle pourrait pleurer du désir fou qui la prend soudain de la toucher, cette main, de l'embrasser, de s'y réfugier.
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  • Par irenelec, le 02 novembre 2011

    Ils se regardent, et lui ce n'est plus France qu'il voit, mais sa petite. Elle, non plus le mari de la dame blonde, mais son père, son père à elle. Celui qui a été son père un peu de temps. Si peu de temps.
    Et, dans ce regard, il y a beaucoup de tristesse et un peu de gaîté. Mais cela, c'est leur secret.
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