> Éric Boury (Traducteur)

ISBN : 2743616091
Éditeur : Payot et Rivages (2007)


Note moyenne : 3.14/5 (sur 7 notes) Ajouter à mes livres
Un jour tout blanc de neige et de glace, le révérend Baldur Skuggason, part à la chasse, fusil à l'épaule, fureur au ventre. Pendant ce temps, Fridrik le botaniste cloue un cercueil, celui d'Abba, handicapée de naissance. Ces trois personnages, la bête féroce, le lettré... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 2.00/5
    Par Juste-Lire-Avec-Plaisir, le 14 avril 2011

    Juste-Lire-Avec-Plaisir
    Première fois que je lisais un auteur islandais. Première fois pas tout à fait concluante mais je ne compte pas rester sur ce sentiment.
    Je ne peux pas nier la poésie présente dans ce court roman. Paysage enneigé, froid polaire, on rentre vite dans cette ambiance particulière, au point de se croire en Islande, même si évidemment je n'ai fait que l'imaginer.
    Dans ce froid polaire, nous allons croiser un révérend qui se lance dans une chasse à la renarde blanche, comme si sa vie en dépendait. Cet homme n'est pas du tout agréable, il n'est pas l'homme de Dieu qu'il est censé représenter. Plutôt tourné vers lui-même que vers les autres. Il y a également un botaniste, personnage bien plus tendre que le premier, qui va prendre soin du troisième personnage, une jeune fille plutôt simple d'esprit, censée être un lien les reliant.
    Cependant, je n'ai pas trouvé de liens frappants entre ces trois personnages. Ils se connaissent ou se sont rencontrés au moins une fois dans leur vie mais l'auteur raconte leur histoire séparément comme si elles n'avaient pas besoin de se rejoindre entre elles. J'ai donc été un peu déçue de ne pas retrouver une force qui les relierait tous les trois. Cette « façon étonnante » dont parle la quatrième de couverture.
    Pourtant je dois reconnaître trouvé l'écriture agréable à lire, empreinte de poésie mais je n'ai pas réussi à entrer dans l'histoire. C'était comme si je survolais l'histoire sans parvenir à m'y accrocher.
    Ce roman n'a pas réveillé ma sensibilité, cependant il réveillera peut-être la vôtre.
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    • Livres 5.00/5
    Par psycheinhell, le 04 août 2010

    psycheinhell
    Le moindre des mondes, The Blue Fox, Skugga-Baldur dans son intraduisible titre islandais (qui fait référence à une créature folklorique) : l'histoire croisée d'un pasteur bestial lancé (et perdu) dans une fascinante chasse à la renarde comme seuls les contes et légendes savent en inspirer, d'un botaniste poète et humaniste, d'une simplette au vocabulaire mystérieux, au coeur proche des oiseaux. Et tout autour, la neige, l'hiver, la terre islandaise. le ciel, et les renardes "au pelage roux comme la lande".
    Métaphysique, poésie, folklore, botanique, chronique historique, autant d'éléments imbriqués dans ces cent et quelques pages. Et tout se tient, cela fonctionne comme dans un rêve raconté dans une langue et une logique que l'on saisit intuitivement - un rêve parfum de thé couleur de glacier...
    // Voir aussi la chronique d'AS Byatt, en ligne dans les archives du Times :
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    • Livres 4.00/5
    Par mimipinson, le 23 mars 2011

    mimipinson
    Baignant dans une nature austère et hostile, cette nouvelle l'est tout autant, dans le style sec, sans fioriture, et concis, que dans la nature des personnages.
    Nous croisons un Révérend cruel parti chasser la renarde dans un décor déshumanisé, un botaniste qui est tout le contraire du Révérend. Et puis au milieu, il y cette simple d'esprit, reliée aux deux personnages précédents.
    J'ai trouvé cela étrange, mais pas désagréable à lire. L'ambiance y est glaciale, sèche. Pour un écrit de petit gabarit, cela passe facilement.
    J'ai pu y lire de belles descriptions, de belles évocations qui donnent envie, d'aller plus loin dans cette littérature un tantinet particulière.
    « le soleil réchauffe le corps blême de l'homme en même temps en même temps que la neige qui craque avec un bruit feutré : l'homme est l'oiseau du jour »
    « le monde entrouvre subrepticement le rideau, s'offrant au plus beau des regards. La perdrix cacabe. Les ruisseaux dégouttent lentement sous la pellicule de glace et rêvent de ce printemps où ils se feront périlleuses rivières. Des volutes de fumées s'élèvent de monticules de neige disséminées çà et là sur les flancs de la montagne-voici leurs fermes. Ici tout n'est qu'azur uniforme, sauf le scintillement des cimes. C'est l'hiver dans la vallée de Dalur. »
    A lire cela, j'ai envie de préparer mon sac, et d'aller voir des mes propres yeux….pas vous ?
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Citations et extraits

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  • Par psycheinhell, le 04 août 2010

    Les "mangeurs de lotus" étaient un groupe de gens qui mesuraient leur existence à l'aune de la poésie française d'écrivains comme Baudelaire, Nerval, Gautier et Musset – et ils organisaient des banquets – sur le compte desquels couraient bien des histoires mais auxquels peu de gens assistaient – où les plantes médicinales transportaient les hôtes dans de nouveaux mondes, tant charnels que spirituels – avec diligence et tout en douceur. Friðrik était un hôte assidu de ces réunions et, une fois qu'ils redescendaient juste de montagnes russes éthérées, il déclara à ses compagnons de voyage :
    – J'ai vu l'univers ! Il est constitué de poèmes !
    Les Danois se dirent qu'il avait parlé là en "rigtig Islæding", c'est à dire en authentique Islandais.
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  • Par Juste-Lire-Avec-Plaisir, le 23 mars 2011

    Les ruisseaux dégouttent lentement sous la pellicule de glace et rêvent de ce printemps où ils se feront périlleuses rivières.
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